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S.O.S. retraite !

Publié le 30 décembre 2010
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Si vous avez moins de 40 ans, j’espère que vous avez une petite fortune dans vos REER. Parce qu’avec vos rentes du gouvernement, vous n’irez pas loin.

La situation est alarmante : si on n’augmente pas tout de suite la cotisation RRQ que vous payez sur votre chèque de paye, la réserve de la Régie des rentes sera vide en 2039.

Dans ce régime public de pension, les jeunes payent la pension des vieux. Quand c’est leur tour de prendre leur retraite, les jeunes derrière eux payent, et ainsi de suite. Une réserve d’une trentaine de milliards est là pour offrir un coussin de sûreté. Mais elle fond à vue d’œil. Pourquoi ? La population croît moins vite ici qu’ailleurs. Il y a donc moins de cotisants, pour des retraités plus nombreux chaque année. Pensez à une pyramide inversée, avec les vieux en haut et les jeunes en bas. Sans surprise, la pyramide craque.

Politiciens à courte vue

Quand nos bureaucrates ont inventé ce régime en 1960, ils n’ont pas pensé que nous ferions moins d’enfants et que nous vivrions plus vieux. Les politiciens qui se sont succédé, eux, ont bien vu que le régime fonçait dans le mur. Mais ils ont refusé de hausser les cotisations, par peur de perdre des votes. Ils ont préféré pelleter le problème sur le dos des générations futures – nous.

Et ça continue aujourd’hui. On a appris en début décembre que le taux de cotisation actuel de 9,9% demeurera pour l’année prochaine (votre employeur paye la moitié de la cotisation). C’est le même taux depuis 2003. Or on sait, depuis 5 ans, que ce taux est insuffisant pour assurer la survie du régime. Les actuaires recommandent de le hausser à 11,02% au minimum.

Les libéraux ont-ils peur de faire payer les contribuables encore une fois ? Probablement. Mais c’est encore plus irresponsable de continuer de pelleter le problème en avant comme ils le font.

La vérité, c’est que les moins de 40 ans sont les poissons d’une vente pyramidale nommée RRQ. Comme dans toute vente pyramidale, les derniers qui entrent se font avoir. Les premiers entrés dans la pyramide, nos grands-parents, payaient à peine 3,6% sur leur chèque de paye. Ils ont reçu leurs pleines prestations, certains après seulement 15 ans de travail. Nos parents, eux, payaient encore 4,4% en 1990. Nous, si ça continue, devrons cotiser de 10% à 13% toute notre vie pour payer la retraite de nos parents et grands-parents. Pour obtenir quoi en retour ? Des miettes. S’il en reste.

Les boomers aussi doivent payer

C’est inéquitable. On demande à une seule génération de payer pour les excès de toutes les autres.

La moindre des choses serait que les retraités actuels – les baby-boomers – acceptent de recevoir moins de rentes que prévu. Question de partager la facture avec nous. Un premier pas serait de baser le calcul des prestations qu’ils reçoivent sur la moyenne de toutes leurs années de gain. Et non sur les cinq meilleures, comme c’est le cas maintenant.

Réduire les dépenses publiques peut aussi aider. La RRQ est un programme social. On peut renflouer le régime avec l’argent qui provient de l’ensemble des contribuables, si on coupe ailleurs dans les dépenses.

Si les politiciens manquent de colonne pour faire ces choix, alors vaut mieux augmenter les cotisations maintenant. Pendant que les baby-boomers travaillent encore et peuvent cotiser. Mais nos politiciens semblent aussi irresponsables que leurs prédécesseurs. Surtout, ils craignent de perdre les votes des nombreux baby-boomers.

La génération des moins de 40 ans a peu de poids politique. Et elle va payer pour.

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