Le Libé anglais suce à la mamelle publique

Les subventions prive le Guardian de toute autorité morale ou réelle

Le blog Autonomous Mind a rebondi samedi sur un article de Peter Sissons, ancien présentateur vedette de la BBC, dans le Daily Mail, en y reprenant ce commentaire :

« Dans les dernières années de ma carrière, j’ai perdu le compte du nombre de fois où j’ai demandé à un producteur un topo sur une nouvelle, pour me retrouver simplement à ce qu’il me passe une copie du Guardian [quotidien bobo socialo réchauffiste urbain, le Libé anglais, NdT] et qu’il me dise ‘tout est là’. »

Dans les commentaires au sujet de l’article du Mail, nous avons notre propre Jonathan Stewart Brown qui fait aussi des observations pertinentes :

« Le Guardian ne vend que 250.000 copies par jour (en baisse). Enlevez les achats en vrac des bibliothèques, des concessions de services publics, des syndicats, des organisations caritatives et de la BBC, et le vrai chiffre est de 50.000 acheteurs réels, pour la plupart dans les beaux quartiers de Londres Ouest. Et pourtant, le Guardian a le monopole des annonces d’emplois de la BBC (des millions facturés chaque année) qui le subventionnent et qui font monter ses ventes (du fait des chercheurs d’emplois). Pourquoi n’y a-t-il aucun député, et certainement pas le secrétaire d’État à la culture Jeremy Hunt, qui s’attaque à ça ? »

Ça soulève une question très intéressante. Ce n’est pas comme si la BBC avait réellement besoin du Guardian pour l’aider à remplir ses postes vacants. Il y a le site web de la BBC, hors de prix, et son propre portail de l’emploi, qui est plus qu’adéquat pour remplir ce rôle. On peut y lire, d’ailleurs, « Ici à la BBC nous nous respectons les uns les autres et nous célébrons notre diversité afin que chacun donne le meilleur de soi même ». J’ai comme la nausée.

Néanmoins, la question ici, c’est que la BBC – tout comme le reste de l’État, au niveau national et local – avec ses annonces d’emplois, subventionne le Guardian à un point tel que, sans ces rentrées, il cesserait certainement d’exister en tant que journal.

La raison réelle en est, du moins le soupçonnons-nous, que cet organe est une entreprise déficitaire. Et comme sa société mère affiche des pertes de £171 millions pour l’année dernière, il aurait bien du mal à survivre à des pertes supplémentaires. Et on ne peut pas dire que c’est une entreprise qui connait le succès sous d’autres aspects. Sa circulation de décembre, de 264.819 exemplaires, est en baisse de 11,89% par rapport au même mois de l’année dernière.

De tous les points de vues mesurables possibles, c’est une maison en situation d’échec. Mais qu’il puisse être subventionné si lourdement par la BBC est déraisonnable. Cette dépendance financière en fait le petit caniche de la BBC, et son magazine de com’  interne.

Ce que font aussi ces subventions, c’est de priver le Guardian de toute autorité morale (ou réelle). N’étant pas capable de continuer par ses propres moyens, et devant compter sur la « charité » du secteur public, ce n’est qu’une entité de plus qui suce à la mamelle de l’argent public. Son staff, et particulièrement ceux du genre du réchauffiste en chef George Monbiot, s’ils devaient affronter les rigueurs du monde réel, seraient au chomedu.

Repris d’EU Referendum avec l’aimable autorisation de Richard North.

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