La créativité résiste mieux à la crise

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La créativité résiste mieux à la crise

Publié le 31 mars 2011
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Les industries créatives se sont avérées plus résistantes aux chocs de la crise économique mondiale que les industries manufacturières traditionnelles.

Le rapport 2010 sur l’économie créative « Creative Economy: A Feasible Development Option », publié sous l’égide du Programme des Nations Unies pour le développement et de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, montre que les exportations mondiales de biens et de services de secteurs d’activités fondés sur les idées et la créativité, comme l’art, l’artisanat, l’audiovisuel, la littérature, le design, le cinéma, la musique, les nouveaux médias, les arts visuels et le spectacle, ont plus que doublé entre 2002 et 2008, pour avoisiner aujourd’hui les $600 milliards.

En dépit d’une réduction de 12% du commerce mondial en 2008, les échanges de biens et services créatifs à l’échelle planétaire ont continué de progresser à un taux annuel d’environ 14%, démontrant que les industries axées sur la créativité sont une véritable source de croissance économique.

À condition qu’on lui accorde l’attention nécessaire, l’économie créative peut être une source de croissance, de création d’emplois, d’innovation et d’échanges commerciaux, tout en contribuant à l’inclusion sociale, à la diversité culturelle et au développement humain durable. Les technologies nouvelles et Internet offrent aux pays en développement une option réaliste pour promouvoir leur créativité et leur entrepreneuriat sur le marché mondial.

Le rapport présente plus de 40 exemples concrets provenant de secteurs d’activité variés, tels que l’industrie de la mode en Afrique et en Asie, les feuilletons télévisés au Mexique et au Brésil, l’industrie du cinéma en Inde, le reggae en Jamaïque et les carnavals au Brésil et aux Caraïbes. Il montre que dans les pays en développement, ces industries soutiennent les échanges commerciaux et favorisent le développement de formations et la création d’emplois dans les couches populaires de la population.

À titre d’exemple, l’industrie cinématographique du Nigeria, avec son chiffre d’affaires de $2,75 milliards, se classe au troisième rang mondial, après les États-Unis et l’Inde. Avec plus d’un millier de films produits chaque année, l’industrie « Nollywood » a créé des milliers d’emplois et représente aujourd’hui le deuxième secteur d’activité du pays après celui des hydrocarbures. Conscient de ce potentiel, le gouvernement nigérian a massivement investi dans l’industrie cinématographique, lancé des réformes politiques pour faciliter son développement et mis en place des formations destinées à promouvoir les emplois dans la production et la distribution de films.

Dans ses conclusions, le rapport 2010 sur l’économie créative de 2010 formule dix recommandations pour mettre en œuvre des politiques soutenant les industries créatives et la promotion d’une croissance inclusive.

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Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • Vladimir Vodarevski
    31 mars 2011 at 23 h 38 min

    Le développement de l’économie telle que nous la connaissons aujourd’hui est marqué par l’industrie. Tous nos concepts sont basés sur l’industrie, sur le monde industriel. Alvin Toffler a écrit que nous étions entrés dans la 3ème vague, c’est-à-dire l’économie des services. Est-ce que les services peuvent être créateurs de richesses et d’activité comme l’a été l’industrie. La question est en débat, avec un a priori défavorable aux services. Pourtant, dans l’économie de marché, ce qui importe, c’est l’offre et la demande. Si l’offre de services rencontre une demande, pourquoi n’aurait-elle pas la même valeur que l’offre industrielle?

  • Les commentaires sont fermés.

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