Banques : pourquoi Lagarde ne comprend rien à l’économie

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Banques : pourquoi Lagarde ne comprend rien à l’économie

Publié le 30 août 2011
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Les solutions à adopter pour les banques sont tout sauf celles préconisées par le FMI.

Par Charles Gave
Un article de l’Institut Turgot

Comme les nouvelles réglementations sur les banques (Bâle III), Madame Lagarde considère qu’il faut renforcer la solidité financière des banques européennes, et qu’elles vont donc devoir procéder à des augmentations de capital massives pour éviter une répétition de la crise de 2008.

Ces tentatives de « renforcer » les banques en les forçant à effectuer des augmentations de capital m’amènent à formuler deux remarques :

— La première est qu’il n’est pas du tout prouvé que les banques aient été responsables ou uniquement à l’origine de cette crise, les États ayant une énorme part de responsabilité dans ce désastre (cf. mon livre Libéral mais non coupable chez François Bourin éditeur).

— La deuxième est que Madame Lagarde et les autorités de Bâle ne comprennent pas grand-chose à la façon dont fonctionne un système bancaire, ce qui est plus qu’un peu… inquiétant. C’est ce point que je veux développer aujourd’hui. Je vais le faire de manière un peu caricaturale, mais je pense que ce que je vais dire est juste, quoique volontairement schématique.

Le métier d’une banque est de prêter l’argent que ses déposants lui ont confié, mais aussi de l’argent qu’elle a elle-même emprunté à l’extérieur (à une autre banque par exemple). Ces dépôts et ces emprunts constituent son passif. A l’actif, elle aura les prêts qui ont été consentis, mais comme tous les prêts ne sont pas remboursés, certains emprunteurs faisant faillite, il faut que la banque ait un capital suffisant pour absorber ces pertes sans que les déposants aient à en souffrir. Bien sûr, il faut que les taux d’intérêts soient suffisamment élevés pour que la banque couvre ses frais de financement + une prime qui couvre les risques de faillites « normales». Au cas où nous entrerions dans une période anormale (récessions, dépressions), il faut en plus que la dite banque ait un CAPITAL suffisant pour absorber ces pertes anormales.

Imaginons que les autorités de contrôle, pour couvrir ce dernier risque, décident que les banques soient dans l’obligation de conserver à tout moment un capital égal à 10 % des prêts consentis. Cela veut dire que cette banque peut « porter » 900 euros de prêts et avoir une taille de bilan de 1000 euros (900 de prêts+100 de capital). Comme de nos jours la plus grosse partie de la masse monétaire (M2 par exemple) a comme contrepartie des prêts bancaires, on peut avancer sans craindre de se tromper beaucoup qu’il existe une relation forcément assez stable entre la masse monétaire dans un pays et le capital du système bancaire. Si le capital des banques est équivalent à 1000 euros, on voit bien que la masse monétaire doit être à peu prés de 10000 euros…

Imaginons encore que les génies qui nous gouvernent décident que les banques doivent avoir soudain un capital égal non plus à 10 % de leurs prêts, mais à 20 %. Les banques qui pouvaient porter une masse monétaire de 10000 euros, avec le capital dont elles disposent ne peuvent plus porter une masse monétaire « que » de 5000 euros. Elles ont donc le choix soit de faire une augmentation de capital de 1000 euros, pour pouvoir porter leurs prêts existants, soit de réduire leurs prêts de moitié (diviser leur bilan par deux).

Dans le premiers cas, on peut légitimement se demander qui va souscrire à une augmentation de capital dans un secteur dont la rentabilité va s’effondrer (fonds propres deux fois plus importants, même taille de volume de prêts = une rentabilité qui s’effondre) et dans le deuxième, comme l’a très bien montré Milton Friedman, une effondrement de la masse monétaire entraine TOUJOURS un effondrement de l’activité économique au travers d’une « déflation par la dette ».

Il est donc tout à fait évident que l’effondrement des bourses a comme « cause première » ces nouvelles règles établies à Bâle par des comptables qui ne comprennent rien à l’économie, et qui cherchent à établir des règles pour que le risque bancaire disparaisse à tout jamais, ce qui est proprement idiot puisqu’un monde sans risque est un monde en dépression.

Le plus foudroyant est que les hommes politiques ne cessent de réclamer aux banques qu’elles accordent PLUS de prêts alors qu’à l’évidence les mesures qu’ils prennent, ou font prendre, vont arriver exactement au résultat inverse…

Ce qu’il faut faire, c’est casser les grandes banques en une multitude de petites pour que des risques soient pris à nouveau et que la concurrence règne dans le monde bancaire comme partout ailleurs; interdire aux banques d’acheter des obligations d’État avec leurs dépôts, pour que l’État emprunte à un coût normal et cesse d’être subventionné de façon éhontée; et, bien sûr, BAISSER les ratios entre capital et prêts pour que les banques puissent financer à nouveau le secteur privé.

La probabilité que cela se passe ainsi est, à mon avis, exactement égale à zéro, mais je peux toujours rêver…


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  • L’ennui, c’est que la banque centrale assure le refinancement des banques contre garantie, c’est à dire contre un matelas… d’obligations publiques. Les banques gèrent le tampon de liquidité nécessaire pour parer aux à-coups en disposant d’obligations d’Etat éligibles en masse. Spirale vicieuse.

  • Quand on pense que le roulement de la dette française pour paiement de ses intérêts depuis 30 ans, est environ égal au montant total de cette dette actuellement, donc que s’il n’y avait pas d’intérêts sur la dette, celle-ci serait quasiment nulle, et que devant la somme de ces intérêts, la part des prestations sociales de l’Etat sont assez négligeables. (ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas réduire les dépenses, ou négliger le cas du provisionnement des retraites de la fonction publique)
    Et je n’ai encore trouvé personne pour m’expliquer le bien-fondé d’une création monétaire dévolue à des acteurs «  » » indépendants «  » ». L’avantage des acteurs élus, c’est que – quand bien-même ils auraient fait des bêtises à force de cadeaux électoraux, ils auraient eu des comptes à rendre au citoyens qui les avaient élu.
    A qui la BCE ou la Fed rendent-ils compte?

    Lagarde sait très bien comment fonctionne l’économie : quand les gens ne font plus confiance, les banques ont intérêt à avoir les reins solides, car leur ‘levier’ risque de casser.
    Par contre, on peut effectivement se demander la pertinence d’une telle remarque actuellement…

    Quand à savoir QUI des banques OU des états est responsable, c’est une bien mauvaise question : comme s’il n’y avait qu’UN seul reponsable, à une telle échelle, c’est une vision bien naïve de l’économie, non?
    Il me semble évident que les 2 travaillent de concert depuis cette loi sur l « indépendance » de la création monétaire.

    On peut très bien suivre la voie de l’Islande !

    • ça peut faire rire effectivement, vu le désintérêt affiché généralement par le citoyen lambda, ou encore le temps que mettent des élus à répondre à des questions publiques (généralement, 6 mois est un temps court) et encore, quand la question n’est pas simplement éludée !

      Toutefois, là où les citoyens ne pouvaient, jusqu’à il y a peu, s’exprimer que de façon désordonnée, ou « sortir dans la rue », on a aujourd’hui des moyens de communication collective bien plus performants. Le suivi de l’action des élus, l’enjeu de transparence que des outils à la wikileaks promeuvent, le développement de ces contre-pouvoirs est possible ET nécessaire (et en cours, il suffit de regarder les initiatives qui vont dans ce sens).

      en tout cas je préfère croire et prendre part à ces constructions citoyennes nouvelles, qui seront de toutes façons utiles, que de ricaner bêtement 😉

      • Vous ne devriez pas assimiler ‘croyance’ à ‘religion’ : ce n’est pas une question de chapelle.

        Pour vos fondamentaux en Economie : « il n’y a de richesse que d’hommes », les ‘marchés’ ne sont que nos reflets.
        Pour une approche ‘scientifique’ d’une création monétaire gérée de façon plus ‘juste’ , je vous renvoie à la Théorie de la Monnaie Relative de Stephane Laborde.

        Sur le peu de crédit que vous accordez aux ‘croyances’…
        Si tout le monde ‘croit’ que la guerre va avoir lieu, que c’est chacun pour sa pomme, et que seul le chaos nous attend, cela n’augmente-t-il pas les chances pour qu’une guerre ait effectivement lieu ?
        les ‘croyances’ sont des armes aussi puissantes que les ‘idées’ auxquelles elles s’attachent, il n’y a pas toujours primeur de la ‘raison’, surtout que celle-ci peut parfaitement être ‘rationnellement’ dans l’erreur.
        Bien souvent, on ‘croit’ être rationnel…

        Enfin, je ne parlais pas de gestion de la création monétaire, mais de gestion politique, dans un sens plus large : donc
        hors-sujet !

      • « vu le désintérêt affiché généralement par le citoyen lambda »
        ça n’a rien à voir avec le désintérêt de certains, ce n’est pas un problème de participation plus active. C’est un effet de structure du marché politique (car c’est bien un marché !).
        La politique c’est la guerre, une guerre civile de pillage réciproque et pire si affinité (et même un gauchiste comme l’avait Foucault parfaitement compris et formulé). Plus de politique, ça ne résouts pas le problème, ça l’aggrave.

        • Non, ce que Foucault avait compris, c’est qu’il n’y a d’action que d’hommes, et que les ‘politiques’ ne font pas exception à la règle, et qu’il faut donc éviter de les réifier – critique que beaucoup ici font aux discours qui portent l’Etat au nues, et que je partage – du moins jusqu’au point de dire « la rhétorique, c’est bien beau, mais les beaux discours n’engagent que ceux qui les croient.
          Pas beaucoup de différence avec la vue d’un Schumpeter sur ce cadre là.

          Mais attention à ne pas confondre l’homme (le politique), et l’intention (la politique).

          « Plus de politique, ça ne résout pas le problème, ça l’aggrave. »
          Je n’ai pas parlé de ‘plus’, j’ai parlé d’initiatives différentes/complémentaires à la ‘représentativité’, une forme de ‘feedback’.

          « C’est un effet de structure du marché politique (car c’est bien un marché !). »
          Evidemment… et il faut avouer qu’avec Sarkozy, on a vu de l’innovation politique en terme de ‘pilotage à vue’ sur ce marché, avec force sondages…
          Le fait est que ce ‘marché’ n’ouvre que tous les 5 ans (pour ce dernier exemple), mais que la demande se prépare tout au long de ces 5 ans.
          Le fait est que l’information qui transite sur ce marché, outre le bruit autour des efforts de communication de ceux qui constituent l’offre’ , connait de plus en plus de traitements, et de sources alternatives.
          Est-ce encore marginal ?
          Est-ce que ça ne change que la dynamique du jeu politique, ou bien sa nature même : cette fameuse « structure » de son marché ?

          En France, peut-être – en tout cas ‘médiatiquement’, on ne peut pas dire que les sources alternatives s’entendent (même si on peut penser à qq événements significatifs, comme l’intronisation du Prince Jean, que les médias traditionnels avaient traité avec douceur, mais qui a fait un feu de paille sur les réseaux sociaux)
          Vous devriez regarder du côté de la Tunisie…

        • Bien sur que l’information ne change rien : il s’agit toujours d’acheter 50 % des voix +1 , pas moins parce qu’on perd, pas plus parce que le but c’est de violer et piller les 50% -1 + abstentionnistes.

        • L’information ne change rien sur un marché ?
          Nous ne serions donc pas libres vu qu’il suffit de nous acheter?
          Mince, je me demande ce que je fais ici :-p

        • Ça t’amuse de jouer au crétin ?

      • « d’où sortez-vous que le politique doit s’occuper d’économie ? »

        Du fait même que l’économie fait du politique…

      • « « …la Théorie de la Monnaie Relative de Stephane Laborde. »
        Mouahahahahaha… (scusati hein…) »
        Pourriez-vous me dire ce que vous trouvez d’erroné à celle-ci ?
        Et, de façon plus large au formalisme un peu matheux, et parfois simplificateur, de Laborde, ses conclusions : sur la nécessité d’une création monétaire + ‘juste’ (type Dividende Universel) sont néanmoins passionnantes. En tout cas, je trouve l’idée extraordinairement fertile, il suffit de se ballader sur les sites consacrés au sujet pour s’en rendre compte.

        « Je ne fais pas peu de crédit. J’observe simplement que votre position relève de la foi la plus enfantine (avec des « constructions citoyennes nouvelles », ce sera trop de la balle), à mille lieues de de la réalité. La pantalonnade des « Indignés » madrilènes ou déjà deux décennies d’Internet démontrent à suffisance l’inanité de ce genre de rêverie »

        C’est généralement au moment où les choses se précipitent qu’il y a le plus d’opportunités, de tous côtés.
        Je n’ai JAMAIS dit que ce serait enfantin, facile, qu’il suffisait de se réunir (comme si cela était un travail suffisant) il suffit de voir le sort qui a été réservé à Wikileaks – je préfère, pour l’impact, cet exemple à celui des ‘madrilènes’.

    • « Et je n’ai encore trouvé personne pour m’expliquer le bien-fondé d’une création monétaire dévolue à des acteurs  » indépendants  » ».
      Tu te fout du monde ?
      Ce genre d’explication c’est facile à trouver et facile à comprendre. Si tu prétend n’en avoir jamais vu c’est que tu refuse délibérément de les voir (ce qui est plus commode que de refuser de les admettre une fois qu’on les a vu, parce que ça, par contre, réclame une mauvaise foi mieux assumée, tellement c’est évident).
      Cela dit, si tu préfères « croire » que raisonner, je comprends…

      • Oui?
        jolie tirade, mais je ne vois toujours pas d’explication…
        Allez, raisonnons, argumentons…

        Je commence :
        il n’y a d’économie que politique.

        • faux. La politique c’est la guerre, l’affrontement, la volonté des vainqueurs imposée aux vaincus, un homme = une ou zéro voix selon qu’il aura été, au final, dans le « bon » ou le « mauvais » camps. L’économie est la gestion des biens rares ; ce qui peut se faire –mal– par la guerre / la politique, mais aussi de façon volontaire, un homme = une voix parce qu’il faut l’accord de tous les protagonistes pour conclure.

          • lol, ok, on ne parle pas de la même chose 🙂

            On peut faire de la ‘politique’ (influer sur la gestion des affaires de la cité) sans être ‘professionnel’ de la politique (j’ai l’impression que c’est plus CETTE manière précise de faire de la politique que vous critiquez, ce sur quoi je ne peux que vous rejoindre)

          • Foucault avait compris aussi bien que Clausewitz que la politique c’était la guerre, toi pas encore. Il n’y a pas de différence à faire entre le général (l’élu), l’adjudant (le militant de base), le trouffion engagé volontaire (l’électeur de base), et le franc-tireur (le militant dans ton genre, qui veut juste influer sur « les affaires de la cité » sans être un professionnel) : tous ne sont que des guerriers dans cette sale guerre civile. En fait, ton problème c’est de confondre « affaire de la cité » et « affaire dans la cité » (par exemple le fait que Dupond soit plus riche que Durant, ou que Duschmol soit malade non contagieux)

            Mais je ne suis pas pacifiste et je comprend la nécessité de ne pas s’interdire de faire la guerre (donc de la politique). Je (te) demande juste de ne pas considérer que la guerre (la politique) serait par principe bien, et encore moins que la guerre serait une bonne solution pour résoudre les problèmes du temps de paix (= du marché libre, où on ne s’impose pas par la force mais en payant une compensation librement acceptée). La guerre (la politique) c’est toujours dégueulasse même quand c’est pour la bonne cause ; voire surtout quand c’est pour la bonne cause, après tout on peut alors tout se permettre, y compris foutre une bombe A sur la gueule des civils d’en face et ne faire aucun quartier.
            La guerre, la politique, ça n’a de sens que pour dissuader et repousser les méchants (Mélanchon, Sarkozy, Hollande, Le pen, Vinzzz, etc. : tous ces gens qui se croient tout permis parce que leur bande est la plus nombreuse…). Parce qu’hélas il ne suffit pas de ne pas monter au front pour que la guerre s’arrête ; je crois que c’est le contraire et que plus on laisse le champs libre aux politiciens au sens le plus large (y compris « seulement » dans ton genre) plus la guerre s’étend, donc, contrairement à certains, j’invite les libéraux à voter (même si c’est répugnant de voter, aussi répugnant que de menacer autrui avec un flingue ; simplement on a pas le choix : ils nous ont déclarer la guerre et il faut bien se défendre)

          • Tu as mal compris ma position, encore une fois…

            Pour moi, économie et politique ne sont que 2 façons de traiter de la gestion des affaires humaines (la politique en temps de paix, car sinon, c’est la guerre, c’est pour cela qu’on a créé un nom différent.)

            Il faut bien comprendre pourquoi Foucault fait ce rapprochement entre ‘guerre’ et ‘politique’, en reprenant la thèse de Clausewitz (dans ‘il faut défendre la société’ notamment, p41, merci Google)
            Et garder en tête quelle était son approche quand il étudiait les prisons, les asiles, bref, les cas ‘limites’ :
            « ce que l’on observe dans les marges se construit au centre. »

            Le cas limite de la ‘guerre’ , appliqué à l’objet de la ‘politique’ et de ses institutions, permet de comprendre les enjeux de domination d’un « centre » de pouvoir, utilisant ‘ordre’ et ‘discipline’ d’une manière militaire.

            Dire « la politique c’est la guerre » met bien en lumière cette logique de contrôle du centre du pouvoir, mais elle ne dit rien de la façon dont se construisent les positions de pouvoir, voire de la topologie de ce « centre ».
            Foucault se borne à étudier dans un certain contexte historique, et c’est CE pouvoir doué de réflexion, d’institutions, que Foucault critique.
            Et pour ma part, j’avance que l’on peut ‘dépasser’ ces institutions, contre-carrer les jeux de pouvoir trop important, créer des dynamiques qui modifient profondément la structure même de ce pouvoir, qui en élargissent le centre
            Et on le fait déjà !

            Moi militant ? Militant sans drapeau, sans centre, à la manière d’un Anonymous, si tu veux…
            La structure du pouvoir changera car nos communications changent, et nos communications déterminent qui nous sommes.

          • J’ai parfaitement compris ta position, ça ne la rend pas moins fausse. Économie et politique ne sont « 2 façons de traiter de la gestion des affaires humaines » que si tout et le reste c’est n’importe quoi, parce que fondamentalement c’est très différent. L’économie traite des biens (et même seulement des biens rares) et jamais des personnes ; la politique traite des personnes, et seulement des personnes, même quand elle prétends traiter des biens c’est indirectement, en forçant les personnes à se comporter d’une façon ou d’une autre à l’égard de ces biens). L’économie est pacifique, volontaire, consensuelle ; la politique c’est une volonté qui s’impose par la force à une autre, un viol au sens le plus strict, la guerre sans les canons.
            Ton rêve d’un pouvoir unique omnipotent mais bienveillant car décentralisé, c’est le rêve soviétique, et la réalité a montré ce qu’il en était. Le rêve libertarien d’un pouvoir impuissant car fragmenté à l’infini est peut-être utopique, mais on en est encore bien trop loin pour que ça pose problème, et ça reste la direction à viser.

          •  » L’économie traite des biens (et même seulement des biens rares) et jamais des personnes »
            « la politique traite des personnes, et seulement des personnes »

            C’est bien, découpons biiiien les problèmes dans des cases distinctes pour être sûr de ne pas voir nos propres incohérences.

            L’économie n’est pas un ensemble de ‘lois naturelles’ qui nous seraient imposées comme la gravité, ou l’astronomie, c’est un ensemble de lois des HOMMES, façonnées par les ‘valeurs’ et ‘institutions’ humaines. On peut en sortir des comportement généraux, mais ceux-ci doivent TOUJOURS être éprouvé par les faits, et le ‘toutes choses égales par ailleurs’ a bien du mal à être défini en économie (à moins de devenir complètement irréaliste, ce qui ne dérange pas certains économistes)
            Il y a bien certaines ‘lois’, suffisamment générales (ex: loi des rendements décroissants), mais 3 ou 4, pas plus.
            Le reste n’est que construction humaine.
            Comme on dit : « jeter une pierre en l’air : elle tombe ! lancez la même pierre sur quelqu’un, vous ne serez jamais sûr de sa réaction »

            Politique et économie seraient 2 choses distinctes qui devraient rester telles quelles ?
            Bullshit !
            Et voilà l’autre partie de la doxa : on a aucun pouvoir sur l’économie vu que c’est mé-ca-nique (une loi naturelle) : ça découle de lois physiques, inviolables, indépendantes de nous, et on y peut rien.
            Du coup, l’économie étant une ‘loi’, l’exploitation des hommes par les hommes (qui n’a pas attendu l’apparition de ces 2 mots pour se manifester) est forcément …. politique !

            Non.
            Je veux bien comprendre que VOUS le voyez ainsi, mais de nombreuses personnes se sont posé ces 2 questions conjointement, je ne dis pas qu’elles sont confondues, mais en que les séparer comme tu le fais est – in fine – un parfait non-sens.

            Faut bien comprendre que je ne parle pas de l’Economie et la Politique, des disciplines qui ont émergé, et aujourd’hui défendues par des Economistes et des Hommes Politiques.
            Non, je parle de tout ce qui fait partie du fait économique, et tout ce qui fait partie du fait politique.
            Des économistes ont d’ailleurs vu l’impasse de leur discipline, leurs modèles, quand l’homme y devenait une ‘machine’, L’homo oeconomicus n’est pas un homme, c’est un centre d’usage ou de stockage de biens liés entre eux par des flux matériels ou monétaires : super !
            Les Hommes Politiques…pfff, sujet fatiguant, mais pour résumer : je ne pense pas que ça devrait être un métier (réservé à certains).

            ça n’empêche que les 2 questions – gestion des biens & services (par les hommes), et gestion de l’intérêt collectif (par les hommes aussi!) – ont les mêmes conditions-limites : le même sujet : l’homme, et le même monde matériel fini.
            Le marché ne fait pas le bonheur ! (argument « socialiste » ? => ‘prouvé’ par les faits)
            L’Etat ne fait pas le bonheur ! (argument « libéral » ? => ‘prouvé’ par les faits )

            Les préoccupations d’efficacité (économie) et de justice (politique) ne sont PAS indépendantes. Donc même si leur objet d’étude est distinct, les étudier séparément est idiot.
            ‘marchés’ et ‘états’ ne sont pas prêts de disparaitre !
            Partant de là, je préfère raisonner avec ces 2 éléments imparfaits.

            « Ton rêve d’un pouvoir unique omnipotent mais bienveillant car décentralisé, c’est le rêve soviétique »
            Encore une fois n’importe quoi.
            ‘mon’ rêve?
            Pourquoi « unique » ?
            Pourquoi « omnipotent » ?
            T’as lu ça où ?
            Un peu d’imagination là mon coco !
            j’ai jamais prétendu qu’on devait tous être pareil,
            je n’ai jamais utilisé le singulier, le pluriel me convient très très bien !

            « […] l’infini est peut-être utopique »

            certainement 😉

          • donc, je résume, pour toi, tout est dans tout et réciproquement, on peut et même on doit tout mélanger en un grand gloubi-boulga parce que, sic, tout ça a « le même sujet : l’homme , et le même monde matériel fini « .

            Tu délire grave, et tu ne t’en rends même pas compte. A force de vouloir placer « l’homme au centre », tu l’as mis dans la même position, le même rôle, qu’une future barquette de saucisses : un sujet, ou plutôt un objet, que le pouvoir politique peut légitimement manipuler à sa guise. Et ne me dis pas que ce n’est pas ton intention, pas ce que ce que tu veux, pas ce que tu as écrit. Si, c’est exactement ce que tu as écrit, textuellement.

            Tu n’aimes pas les économistes ? Bravo. Un libéral s’en passe très bien. Pour un libéral l’économie est une affaire privée, y’a pas de raison que l’état s’en préoccupe plus que de savoir avec qui on couche, et la République n’a pas besoin de plus d’économistes que de sociologue de la vie sexuelle. Ce genre de savants peut, et même sans doute doit, exister, mais pas peser dans la vie publique.

            On a pas de pouvoir sur l’économie ? Tu es con ou quoi ? Tous les libéraux savent qu’on a du pouvoir sur l’économie, sans quoi ils ne passerait pas leur temps à dire à l’état de rentrer dans sa niche. Tout le monde le sait, tellement c’est évident : on a tous les Castro, Mugabe, Roosevelt et autres débiles qui démontrent tout le mal qu’il est facile de faire à l’économie. Et inversement : on a toujours au moins le pouvoir d’arrêter de faire chier. Tu crois qu’on peut faire mieux ? Ben oui, tu CROIS. Parce que là, pour le coup, on a pas le moindre exemple historique, et seulement des des élucubrations théoriques qui ne valent pas un clou (comme ce con de Krugman qui prétend que se défendre contre une futur invasion d’Alien serait positif … comme si on manquait de vrais problèmes bien réels !)

            Imagination ? oui-da, change de moquette tu a trop fumé la tienne.

            Plus fort que L’homo oeconomicus (concept de sociologie, pas d’économie) : l’Homo cono-comicus . Plus malléable, il avale toutes les conneries qu’on lui raconte sans réfléchir, et les vomit en suscitant le rire.

          • « donc, je résume »
            encore un résumé qui montre que décidément on ne se comprend pas.

            « On a pas de pouvoir sur l’économie ? Tu es con ou quoi ? »
            C’est toi le con.
            Je ‘supputais’ que tu te plaçais dans le même genre de considérations ‘fortes’ quand à la ‘vérité’ des phénomènes économiques qu’un économiste. Apparemment non.

            « L’homo oeconomicus (concept de sociologie, pas d’économie) »
            Concept d’un sociologue (Pareto) critiquant les hypothèses de comportement irréalistes de certains économistes.

            « tout est dans tout et réciproquement »
            Non, tout est lié.

            Sur certains points, on dit la même chose, mais :
            Quand tu dis’politique’, tu penses à l’institution politique de l’Etat.
            Quand je dis ‘politique’, je pense au cadre qui permet à un collectif d’édicter les règles qui l’organisent.

            cf. la définition http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique

            Je fais référence à la définition 2, en considérant toutes les échelles de groupes sociaux, c’est donc le jeu interne à 1 collectif qui m’intéresse.
            Tu fais référence à la définition 3. l’affrontement entre plusieurs ‘collectifs’ qui sont dans l’institution ‘politique’ (représentativité)

            « A force de vouloir placer « l’homme au centre », tu l’as mis dans la même position, le même rôle, qu’une future barquette de saucisse »
            euh… c’est toi qui a fumé là, je te rappelle le sujet de notre incartade : pourquoi la création monétaire de devrait pas être dans le champs de l’action politique. Mon explication ici, était que ça touche à un ‘fondamental’ du système collectif – nécessaire à sa cohésion – à ce champ ou politique et économique se recouvrent : comment crée-t-on la monnaie ?

            Tu ne m’as toujours pas fait comprendre l’intérêt de la loi Giscard-Pompidou, et j’aimerais comprendre ‘POURQUOI’ je suis un imbécile de penser qu’on a fait une belle bêtise à ce moment là.
            (je ne parle même pas du tetris Européen)

          • Tu peux toujours jouer sur les définition ça ne change rien. que tu prennes la 1 la 2 ou la 3 la politique ça reste une affaire des humains entre eux, et l’économie une affaire de gestion des biens rares, et que sauf à mélanger tout et n’importe quoi en un grand gloubi-boulga inutilisable ce sont deux affaires différentes. Même et surtout parce que la politique peut toucher à tout, sans limite.

            Pourquoi la création monétaire de devrait pas être dans le champs de l’action politique ? Si tu voulais une réponse tu l’aurais déjà trouver. Je vais te donner la mienne parce qu’elle n’est pas la plus fréquente :
            « création monétaire » est une expression ambiguë qui recouvre deux opérations bien différentes : la monétisation d’un bien, c’est à dire l’émission d’un titre représentatif d’un bien lui-même doté d’une valeur, titre librement échangeable par celui qui le reçoit. Tu fais ça dès que tu fais un chèque « non barré » ou quand tu fais un emprunt à ta banque en hypothéquant un bien, alors tu vois à quel point ça concerne l’action politique … La seconde opération c’est une parodie de la première : une création de monnaie qui ne représente rien du tout mais qui prétend quand même donner un droit sur quelque chose, une fraude où le bien monétisé n’existe pas. La première opération, on devrait l’appeler « monétisation » et pas « création monétaire » ; quand à la seconde, le nom correct c’est « faux-monnayage ».
            Une fois les chose bien décrites, la réponse à la question est évidente.
            Il y a certainement des cons, des truands et des simplets pour soutenir qu’il faut une autorisation du pouvoir pour avoir le droit de faire un chèque ou un emprunt, mais un individu censé ne peut pas être d’accord. De même, de toutes les opérations qui permettent le financement de la politique au sens le plus large ou le plus étroit, le faux-monnayage est une des pire.

  • De plus Bâle II a eu des effets procycliques évidents, voir par exemple http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+WQ+E-2009-5528+0+DOC+XML+V0//FR
    L’augmentation forcée des capitaux propres des banques est absurde pour deux raisons:
    1. Le seul coefficient « sûr » est de 100%. La banque prêtant à long terme et recevant les dépôts à court terme, elle ne peut jamais faire face à des retraits massifs.
    2. Si les fonds propres augmentent, il est clair que les actionnaires vont demander une rémunération pour ces fonds propres. Ce qui va forcer la banque à trouver des moyens pour augmenter sa rentabilité. Or pour une banque, les seuls moyens sont, soit d’augmenter les coûts pour ses clients (le veut-on vraiment?), soit prendre des risques plus élevés (le veut-on)

    Mais il faut avouer que ce sont des mesures qui plaisent « au bon peuple » qui ne se rend pas compte qu’il en fera les frais

  • Très bon article, assez d’accord pour interdire aux banques d’acheter des obligations d’Etat et surtout interdire aux Etats d’emprunter. En revanche je ne vois pas bien en quoi cela est-il meilleur d’avoir des petites que des grandes banques. Quand bien même ce serait justifié on ne peut pas les casser de manière autoritaire en plusieurs petites.

    • La multiplication des petites banques est la condition indispensable à une concurrence effective, à la séparation des activités, à la responsabilisation des actionnaires des banques, mais également des déposants, et permet d’envisager raisonnablement la faillite d’un établissement, contrairement au monstrueux oligopole TBTF.

      • « La multiplication des petites banques est la condition indispensable à une concurrence effective, à la séparation des activités »

        Sans revenir sur la belle blague de la concurrence « effective » (qui n’est pas forcément « efficace »), on peut le prendre à l’envers :

        « la séparation des activités est la condition indispensable à la multiplication des petites banques »

  • Le plus simple ne serait-il pas d’interdire aux banques de promettre des rendements sur des dépots et placements ? De sorte qu’en cas de crise les déposants prennent pour leur tarif eux aussi ?

    Puisque la banque prête l’argent des déposants (selon Charles Gave – perso on m’a appris que la banque créait l’argent qu’elle prête), n’est-il pas normal que le risque soit partagé ?

    Le problème des banques c’est qu’on fait croire que l’argent des déposants est sain et sauf. Tout le monde est deresponsabilisé : les déposants car leurs dépots sont garantis donc ils se fichent de savoir où va leur argent ; et les banques car elles savent leurs clients assez fénéants et rassurés pour ne pas s’inquiéter de ce qu’ils font avec leur argent. Open connerie donc.

    Il n’y a pas de libéralisme possible sans responsabilité.

  • Je me joins au concert de louanges pour le spectacle comique signé Vinzzzz! Bravo, quel artiste!

    Sinon, une solution simple à tout ce bordel, qui a très bien marché les rares fois où l’Etat n’est pas venu mettre son grain de sel: système de banques et monnaies libres. Ou pour les Rothbardiens: interdiction des réserves fractionnaires et monnaie-marchandise.

    C’est « légèrement » plus solide comme théorie que les délires « relativistes » du père Laborde…

    Mais l’ours ne voudra jamais rendre le pot de miel, je le crains…

  • Pardonnez ma candeur mais les PER actuels des banques (à peine 4 pour le Crédit Agricole) ne sont ils pas le signe que le marché a anticipé ces augmentations de capital? Dès lors, pourquoi ne pas tenter de les faire, effectivement? Cela remettrait les valeurs bancaires à des PER de 8/10, soit la normale du marché…

    • ben non, si tu augmente le capital ça dilue encore le bénéfice, donc par exemple un doublement du capital ça ne double pas le PER, ça le divise encore par deux. Bon, c’est plus compliqué que ça parce que effective les prix des actions reflètent une crainte de perte qui serait moins lourde avec un capital plus fort, mais enfin faut pas compter sur la recapitalisation pour améliore les PER

  • Moi ce que j’en dis c’est que j’ai pas envie d’entrer dans un débat qui ne convainc personne car au final chacun reste sur ses positions.

    J’aimerais bien plus m’embarquer sur l’une des îles libertariennes prévues par ce milliardaire surtout que j’avais eu cette même idée sans en avoir les moyens financiers de la réalisation, ou alors dans le Free State Project mais je me demande si l’antillais que je suis pourra s’adapter au climat du New Hampshire.

    Au pire, créer un équivalent initialement francophone de ces projets, au moins l’idée est lancée.

    Pour le reste, au lieu de me lancer dans des explications alors que je n’ai jamais été doué pour le formalisme (je suis plutôt intuitif) , je me contente d’observer qu’historiquement toute intervention de l’État dans quelque domaine que ce soit s’est pratiquement toujours soldée par un désastre SAUF quand cette intervention consistait justement à réduire le rôle de l’État quitte par exemple (choisi en fonction du sujet présent) a se lancer franchement dans une déflation quelles que soient ses conséquences à court terme, le véritable objectif étant le long terme (C.F. crise de 1920, Prés. Harding)

    Et j’en tire les conséquences.

    En me souvenant d’un type dont je ne citerai pas le nom de peur de tomber dans l’appel à l’autorité, qui disait « La folie consiste à faire toujours la même chose et d’espérer un résultat différent à chaque fois. »

    Ce qui me conduit plutôt à vouloir virer les « solutions » qui nous plombent à chaque crise depuis 1929 incluse, pour adopter celles qui ont fait leurs preuves en 1920 aux USA et au XIXème siècle au Royaume Uni : réduire dépense publique et impôts pour laisser les créateurs de richesse la créer, simplifier la législation pour se rapprocher au plus du droit naturel que chacun perçoit et a instinctivement tendance à respecter, et virer la monnaie papier (donc le principe même de la banque centrale car une monnaie papier battue par une banque privée a peu de chance de faire long feu pour cause de manque de confiance des utilisateurs potentiels quand une banque centrale jouit de cette confiance et finit toujours par utiliser ce stratagème : assignats&Co.) qui empêche tout calcul économique fiable à long terme.

    Évidemment tout ceci implique un bordel monstrueux vu le stade où nous en sommes sur tous ces plans, mais l’histoire montre que cela permettra de repartir sur de bonnes bases au lieu de se lancer à nouveau dans un cycle croissance_artificielle-bulle-récession-QE&Assimilés-inflation avec l’hyperinflation en ligne de mire.

    Et MERDE si ça veut dire faire la révolution, de toute façon vu comment les gouvernements successifs se foutent ouvertement de la gueule du peuple à tous les niveaux (impôts, inflation, traitement par la « justice » des victimes et des coupables à de rares exceptions près et ainsi de suite) depuis je ne sais même pas combien de décennies, ça fait longtemps qu’on aurait dû l’avoir faite.

    Après, vous faites comme vous le sentez vu que de toute façon il est peu probable que je vous fasse changer d’avis, je vous ai dit comme moi je le sens et je n’ai pas l’intention de revenir sur ce fil : @+++!

  • « comment crée-t-on la monnaie ? »

    En la basant sur un étalon métallique assez rare (or, argent, platine) pour qu’elle ne perde pas de sa valeur. Pas besoin d’une décision collective.

    « L’économie n’est pas un ensemble de ‘lois naturelles’ qui nous seraient imposées comme la gravité »

    Ben voyons ! il n’y a pas 36 mille façons d’assurer la prospérité d’un pays, il n’y en a qu’une : bien gérer une entreprise et dégager des profits, au risque de faire faillite et disparaître. Tout comme il n’y a qu’une façon technique de faire voler un avion.
    L’économie est la science des incitations sur les hommes : l’exemple très simple de la courbe de Philips devrait inciter les connards qui gouvernent à dégager l’étau de l’Etat sur l’économie pour qu’elle redevienne prospère. Et ce sont ensuite ces mêmes connards qui découvrent qu’il y a des millions de pauvres en France. Le désastre des économies planifiées prouve que l’économique devrait être séparé du politique : l’Etat n’a pas à s’occuper de la façon dont les agents économiques s’organisent. Ils sont assez grands et responsables pour le faire eux-même.

  • Vous oubliez sciemment de mentionner (par subjectivisme partisan?) que les banque Européenne se renflouent en partie avec l’argent que leur donne la BCE (« donner » employé à escient voyant le taux d’intérêt hallucinant de la BCE). Le rôle d’une banque n’est pas de prêter du vent et n’est surtout pas de créer de la monnaie à partir de ce même vent. Il est donc légitime que les banques ne prêtent que les fonds dont elle dispose. « La déflation par la dette » vient du fait qu’elle ne repose que sur des actifs inexistant ou mort qui n’ont aucune contrepartie chez le prêteur…

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