L’Europe et l’euro en ont vu d’autres

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L’Europe et l’euro en ont vu d’autres

Publié le 31 août 2011
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L’euro n’est pas en soi menacé dès lors qu’il cimente les solidarités concrètes et la paix et qu’il est géré par une  institution remarquablement stable, la Banque centrale européenne. Un plaidoyer pour l’Europe qui ne laissera probablement pas nos lecteurs indifférents. 

Par Guy Sorman, depuis Moscou, Russie

On ne comprend rien à l’Union européenne, ni à son passé ni à son présent, si on ne se remémore pas son histoire. L’Europe n’était pas au départ, un assemblage bureaucratique, ni un projet de grande puissance et elle ne fut économique que de manière seconde. Le point de départ tel qu’il fut conçu et mis en œuvre par ses pères fondateurs (tous de persuasion chrétienne, ce qui n’est pas indifférent), c’est la paix. Schuman, Adenauer, Gasperi se demandaient comment instaurer enfin une paix définitive entre les nations d’Europe, membres paradoxaux d’une même civilisation ? Ce désir de paix, réalisé au-delà de toute attente est le fondement de l’Europe. Ne l’oublions jamais. Et je le crois inaltérable car les citoyens de l’Union européenne, comme ceux qui aspirent à la rejoindre, partagent ce désir de paix et plus encore, partagent dorénavant un sentiment profond d’appartenance à une seule et commune identité européenne. Tout jeune français, allemand, ou espagnol, se déclare et se sent aujourd’hui européen autant qu’il adhère à sa citoyenneté nationale : l’Europe a inventé et c’est immense, la double citoyenneté sans qu’aucun, en dehors de nostalgiques professionnels et  de politicards, ne ressente de conflit au sein de cette double identité. Et même parmi ceux qui exaltent au-delà du raisonnable, le bon vieux nationalisme, cet ultime refuge des forbans, nul n’imaginerait un conflit avec ses voisins. Pour un Français ou un Allemand de vingt ans, il est aujourd’hui totalement incompréhensible que leurs pays aient pu guerroyer si longtemps et il est presque impossible pour leurs parents, voire pour leurs professeurs, d’en faire comprendre les motifs archaïques.

Ceci étant posé et essentiel, l’économie dans le projet européen est une mécanique au service d’un esprit. Comme l’expliquait Jean Monnet, le tout premier mécanicien, l’économie, le libre échange ont pour but de créer des solidarités concrètes et irréversibles. Ainsi Jean Monnet a-t-il réussi à mettre sur les rails une Europe qui fonctionne là où tous les diplomates avant lui avaient échoué pendant un siècle, parce qu’ils avaient cru en des solidarités abstraites : c’est l’échange et pas le traité qui a fait les Européens. La création d’une monnaie commune doit être comprise dans cette même logique historique. Certes, il existe de bons arguments techniques en faveur de l’euro, telles la facilitation des transactions financières et la possibilité d’emprunter à des taux bas puisque cette monnaie devait être plus fiable, moins risquée que les monnaies nationales. L’euro est donc en principe et sur le papier, un accélérateur de croissance. Cette plus value économique a de fait, bénéficié aux pays à monnaie faible comme le Portugal, l’Espagne et la Grèce.

Mais, depuis 2008, la crise de l’Euro a annulé cet avantage économique. Pour autant, l’Euro n’est pas en soi menacé, pour deux raisons : d’abord parce qu’il cimente les solidarités concrètes et la paix, en particulier entre la France et l’Allemagne. Ces deux pays étant l’un pour l’autre, leur principal client, les évolutions du cours de l’euro sont sans conséquence puis que c’est leur monnaie commune. L’euro n’est pas menacé non plus parce qu’il n’est pas géré par des gouvernements fantasques ou changeants mais par une  institution remarquablement stable qu’est la Banque centrale européenne. Il est tout à fait essentiel que, même en période de crise, aucun gouvernement européen n’a véritablement remis en question l’indépendance de cette Banque, ni modifié sa responsabilité qui est de garantir la stabilité des prix et la sécurité de la monnaie.

Reste la crise, non pas de l’euro mais de l’endettement public de certains États membres de l’union monétaire européenne. La crise est née d’une confiance excessive en l’honnêteté et la capacité de gestion des gouvernements membres : les traités prévoient que les États membre respectent des critères financiers clairs comme en particulier, un endettement budgétaire au maximum de 3% de la production annuelle. Si les gouvernements étaient vertueux et honnêtes, tous auraient respecté cette norme et il n’y aurait pas de crise. Cet excès de confiance s’est avéré un désastre : les gouvernements supposés les plus vertueux en principe, l’Allemagne en particulier, n’ont pas toujours respecté la règle des 3%, d’autres comme la Grèce ont publié des comptabilités truquées (dissimulant en particulier le coût effarant des Jeux Olympiques d’Athènes). À l’absence de vertu s’est ajoutée l’absence de sanction significative : la Commission européenne, des bureaucrates dépendant, ne peut que faire des observations, mais nul ne peut contraindre un État défaillant à retourner à ses engagements. Faute de coordination politique et de contrainte juridique, ce que l’on appelle les « marchés », sanctionnant les cancres. Ces marchés que l’on décrit comme des forces obscures et sans moralité, ne sont en vérité que l’addition des épargnants, des retraités et des institutions financières qui gèrent cette épargne. Le «  marché » est en réalité un électeur européen (plus quelques non européens peu nombreux à détenir des dettes européennes) qui s’inquiète pour ses placements : n’est-ce pas légitime ! La dette est, pour l’essentiel, de l’argent que certains Européens ont prêté à d’autres Européens. Cette interdépendance explique pourquoi la zone Euro n’éclate pas puisque nul n’en sortirait bénéficiaire.

Les seules solutions relèvent nécessairement d’un bricolage interne, de négociation de maquignon. À plus long terme, cette crise enseigne ainsi trois leçons essentielles.

Tout d’abord, en cas de crise économique, telle celle qui a démarré aux États-Unis en 2008, il est inutile et plutôt contreproductif de « relancer » l’économie par la dépense publique. Cette vieille lanterne magique inventée par Keynes dans les années 1930, ne crée pas d’emplois durables mais seulement des dettes.

La deuxième leçon qui est connexe et, miraculeusement, aujourd’hui admise par tous les gouvernements en Europe, à droite comme à gauche, c’est que la dette crée le chômage : tout euro dépensé pour relancer l’économie est un euro en moins pour créer des entreprises et des emplois. Une crise est plus persuasive que mille leçons d’économie: les peuples, disait Hayek, n’apprennent que de leurs propres erreurs.

La troisième et ultime leçon, c’est que la vertu ne suffira pas à faire de l’euro une monnaie aussi fiable que le dollar : l’indépendance de la Banque centrale doit donc être confortée par une institution politique commune, qu’il s’agisse d’un Ministère des Finances européen, d’impôts européens plutôt que nationaux ou de mécanisme automatiques de sanction contre les États mal gérés.

L’ancien Président français Jacques Chirac observait souvent que l’Union européenne ne progressait jamais que de crise en crise : ce devrait de nouveau être le cas. Entre le suicide et un renforcement des institutions européennes, c’est toujours la seconde option qui a prévalu et qui prévaudra encore.


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  • Le mieux pour comprendre la génèse c’est The Great Delusion de Christopher Booker et Richard North.

    En particulier, le concept de « crise bénéfique » à exploiter pour approfondir l’intégration (sans l’avis des peuples).

    On peut dire que, d’une certaine façon, la deuxième guerre mondiale a été la première crise bénéfique de l’UE, même si elle n’a été créée que longtemps après.

  • « Tout jeune français, allemand, ou espagnol, se déclare et se sent aujourd’hui européen autant qu’il adhère à sa citoyenneté nationale »

    Ah?

    « par une  institution remarquablement stable qu’est la Banque centrale européenne »
    « aucun gouvernement européen n’a véritablement remis en question l’indépendance de cette Banque, ni modifié sa responsabilité qui est de garantir la stabilité des prix et la sécurité de la monnaie. »

    C’est ironique?

    « l’indépendance de la Banque centrale doit donc être confortée par une institution politique commune, qu’il s’agisse d’un Ministère des Finances européen, d’impôts européens plutôt que nationaux »

    Ça faisait longtemps, tiens…

    • « « Tout jeune français, allemand, ou espagnol, se déclare et se sent aujourd’hui européen autant qu’il adhère à sa citoyenneté nationale »

      Ah? »

      >> C’est en majorité. Y a eu des sondages sur ça il me semble.

  • « Tout jeune français, allemand, ou espagnol, se déclare et se sent aujourd’hui européen autant qu’il adhère à sa citoyenneté nationale »

    Euh, je n’ai jamais entendu des étudiants (même en erasmus, j’en ai été un) dire qu’ils se sentaient européens. Quant aux expats (j’en suis un), on reste des français, des allemands ou des espagnols point, on n’a pas le sentiment de partager une identité. Et vu d’autres continents, pareil. Certe on a davantage en commun entre européens qu’avec des membres de la tribu zoulou, mais parfois davantage en commun avec les américains par exemple, rien à voir avec une nation européenne, c’est plus culturel que politique.

    « Et je le crois inaltérable car les citoyens de l’Union européenne, comme ceux qui aspirent à la rejoindre, partagent ce désir de paix et plus encore, partagent dorénavant un sentiment profond d’appartenance à une seule et commune identité européenne »

    On ne crée pas une identité commune en se basant seulement sur la paix, dans ces cas-là qu’attendons-nous pour créer un super Etat fédéral avec l’Amérique, nous sommes en paix avec eux.

    « . Pour un Français ou un Allemand de vingt ans, il est aujourd’hui totalement incompréhensible que leurs pays aient pu guerroyer si longtemps et il est presque impossible pour leurs parents, voire pour leurs professeurs, d’en faire comprendre les motifs archaïques. »

    C’est très beau mais ça ne justifie pas la création d’institutions communes et d’une monnaie unique.

    « Ceci étant posé et essentiel, l’économie dans le projet européen est une mécanique au service d’un esprit. Comme l’expliquait Jean Monnet, le tout premier mécanicien, l’économie, le libre échange ont pour but de créer des solidarités concrètes et irréversibles. Ainsi Jean Monnet a-t-il réussi à mettre sur les rails une Europe qui fonctionne là où tous les diplomates avant lui avaient échoué pendant un siècle, parce qu’ils avaient cru en des solidarités abstraites : c’est l’échange et pas le traité qui a fait les Européens. La création d’une monnaie commune doit être comprise dans cette même logique historique »

    Il y a pourtant de très grandes différences entre le libre-échange et l’instauration d’une monnaie commune. Le premier était effectivement une grande avancée mais il n’impliquait pas de commercer tous dans la même monnaie, ou plutôt si, le dollar ou le Mark par exemple, mais pas nécessairement d’en créer une de toute pièce à cet effet.

    « L’euro est donc en principe et sur le papier, un accélérateur de croissance. Cette plus value économique a de fait, bénéficié aux pays à monnaie faible comme le Portugal, l’Espagne et la Grèce. »

    POurtant les chiffres sur la croissance avant et après l’introduction de l’euro sont frappants, en moyenne, perte de plus d’un point de croissance. Et l’euro n’a absolument pas bénéficié aux pays du sud, l’Espagne a commencé son boom économique bien avant l’introduction de l’euro en 2002, grace aux réformes internes et l’ouverture de son marché. L’euro a favorisé la bulle immobilière qui a précipité sa chute. Quant au Portugal, sa croissance est nulle depuis plus de 10 ans.

     » L’euro n’est pas menacé non plus parce qu’il n’est pas géré par des gouvernements fantasques ou changeants mais par une institution remarquablement stable qu’est la Banque centrale européenne »

    Les dernières monétisations réalisées et les atteintes au traité de Maastricht démontre bien au contraire que c’est une institution instable.

     » Il est tout à fait essentiel que, même en période de crise, aucun gouvernement européen n’a véritablement remis en question l’indépendance de cette Banque, ni modifié sa responsabilité qui est de garantir la stabilité des prix et la sécurité de la monnaie. »

    Et là encore, les chiffres officieux sont formels, l’augmentation des prix dans l’UE est une évidence et l’euro s’est bien trop apprécié par rapport au dollar. La BCE n’assure donc aucune stabilité de rien du tout.

    « La crise est née d’une confiance excessive en l’honnêteté et la capacité de gestion des gouvernements membres : les traités prévoient que les États membre respectent des critères financiers clairs comme en particulier, un endettement budgétaire au maximum de 3% de la production annuelle. Si les gouvernements étaient vertueux et honnêtes, tous auraient respecté cette norme et il n’y aurait pas de crise »

    Vous observez très bien ce qui s’est passé mais ne portez pas les conclusions qui s’imposent. Une monnaie commune à plusieurs pays dont les Etats sont irresponsables est nécessairement mal gérée et porteuse de stagnation économique. Du caca, de la pisse et de la lavande mélangés n’ont jamais donné une odeur de fleur au résultat final.

    « La troisième et ultime leçon, c’est que la vertu ne suffira pas à faire de l’euro une monnaie aussi fiable que le dollar : l’indépendance de la Banque centrale doit donc être confortée par une institution politique commune, qu’il s’agisse d’un Ministère des Finances européen, d’impôts européens plutôt que nationaux ou de mécanisme automatiques de sanction contre les États mal gérés. »

    Ben voyons, un ministère non-élu, un komintern qui s’impose à tout le monde et qui fonctionnera en levant un nouvel impôt, comme s’il n’y en avait pas assez. Et ce ministère finira par grossir, augmenter son train de vie comme le font déjà les europarlementaires.

    • +1

      Ça fait un petit moment que je dis que Sorman raconte (en partie) n’imp…

      Y’a pas très longtemps il nous a fait un beau sophisme digne des plus beaux illettrés économiques / keynésiens avc un joli « le tremblement de terre et le tsunami, c’est bon pour la croissance japonaise »…

  • Excellent billet de G Sorman qui résume parfaitement la situation.

    Loin de l’erreur d’analyse à la base de trop nombreux raisonnements, cette crise est celle de l’Etat-providence, non celle de la monnaie.

    Mais Sorman ne va sans doute pas assez loin dans la critique de l’Etat-providence comme frein à l’activité. Il ne suffit pas de réduire l’endettement public. C’est à l’attrition générale et massive de l’Etat qu’il convient de procéder à la faveur de cette crise. Dans cette optique, l’Europe et l’euro apparaissent comme les cadres indispensables pour mater les égoïsmes et les intérêts constructivistes des administrations des Etats providentiels européens.

  • « Excellent billet de G Sorman qui résume parfaitement la situation. »

    Ce n’est pas du tout mon avis. Voir le post de Tremendo, que je rejoins totalement.

    • Le discours de Guy Sorman est un discours qu’on entend souvent, même chez des libéraux (malheureusement). Si nous l’avons posté, c’est aussi pour savoir comment vous répondez, avec quels arguments. Des pistes pour répondre?

      • Pas trop le temps, et Tremendo l’a fait pour moi.

        De toutes façons quand on parle de banque centrale (décrite comme « stable » qui plus est, avec la monétisation des dettes, cela fait sourire), de ministère des finances européens, d’impôt européen etc., on risque pas de convaincre les libéraux, surtout les partisans du free banking comme moi.

        Oh, tout n’est pas à jeter, il tape par exemple juste quand il dit que la seule croissance produite par les relances keynésiennes est celle de la dette. Encore qu’il se trompe lourdement en croyant que les hommes politiques ont compris la leçon…
        Mais dans l’ensemble, non je ne trouve pas ce post « excellent », ni même bon.

      • ET contrepoints a bien fait, il y a effectivement beaucoup de libéraux qui ne sont pas contre l’Europe, bien que cela se fasse de plus en plus rare.
        C’était mon cas mais j’en suis revenu il y a bien longtemps. Ma réponse à Guy Sorman -à supposé qu’il la lise- ne se voulait pas insultante, pas du tout, j’y ai peut-être réagi un peu à froid. Guy Sorman est en général très bon et agréable à lire, et certaines choses dans ce texte sont exactes mais globalement je ne le rejoins pas sur son euroenthousiasme comme je le rappelle plus haut.
        Je pense qu’il reste trop dans le symbolique, mais parlons-en, un super-Etat européen ne pourra naître que si les européens le veulent vraiment et se sentent européens, mais ce n’est pas le cas, les réflexes nationaux ont la vie dure, on ne peut pas forcer les gens à penser différemment, tout ceci est ancré.

        Il ne perçoit pas à quel point les déséquilibres économiques dus à la mise en place de l’euro étaient prévisibles dès le début pour tout économiste qui se vaut. Moi je ne l’avais pas prévu, j’étais beaucoup trop ignare, jeune et enthousiaste mais Charles Gave l’avait déjà vu en 2002. L’Allemagne s’est bel et bien servie d’un euro fort pour conforter son modèle industriel, l’Espagne a étendu sa bulle immobilière de manière dramatique parce que les taux bas de la BCE favorisaient la récupération de l’Allemagne etc…Une monnaie commune nécessite une politique économique commune, mais une politique économique commune nécessite que les 17 économies de la zone euro soient similaires, c’est donc fort impossible et des déséquilibres naissent.

        D’autre part, une monnaie adossée à la discipline budgétaire de 17 pays c’est impossible, chacun continue dans son coin en espérant que ses gabegies seront compensées par les vertus des autres. Au final tout le monde pense ainsi et les budgets de tous les Etats flanchent. Il faut effectivement des règles très contraignantes, ça s’appelle le traité de Maastricht, tout le monde s’assit dessus à commencer par les Etats mais aussi et surtout la BCE, la gardienne du temple. Si la gardienne du temple s’assit sur ses propres règles, n’espérons pas en imposer à 17 Etats. Tout ça prouve que c’est juste impossible.

        • Même en dehors du fait d’être « pour » ou « contre » l’Europe (encore que la vraie est question est pour « quelle » Europe ou contre « quelle » Europe), les arguments développés dans l’article ne sont pas bons.

  • Il y a 2 grandes tendances chez les libéraux, d’un côté ceux qui souhaitent la disparition des nations au profit d’un état européen( abolir la concurrence entre les pays pour aboutir à la fameuse  » harmonisation par le haut » c ‘est à dire beaucoup d ‘impôts de taxes, de lois). De l’ autre côté, les libéraux qui voudraient dépasser l’état-nation pour construire un monde composé de multi-copropriété( plus d’espace public mais un espace commun privé).

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