Après le 6 mai, on a toute raison d’être inquiet !

Pas besoin de craindre les chars soviétiques comme en 1981 pour être très inquiet de ce qui se passera après le 6 mai 2012, quelque soit le gagnant.

Pas besoin de craindre les chars soviétiques comme en 1981 pour être très inquiet de ce qui se passera après le 6 mai 2012, quelque soit le gagnant.

Par Philippe Robert.

Je suis littéralement saisi d’effroi dès lors que je m’aventure à imaginer l’après 7 mai 2012. Mille signes de ce qui attend les Français au lendemain de cette date fatale parcourent en tous sens les moindres recoins de l’Hexagone.

En effet, la confusion mentale à l’origine du désordre généralisé, moral, politique, économique, social et plus encore qui s’est emparé de notre pays en voie avancée d’égarement me fait redouter le pire à brève échéance.

Car à constater la déficience intellectuelle affirmée des candidats actuellement en lice, tout spécialement dans le domaine fondamental de l’économie, je me demande sincèrement si la France est encore capable de sursaut.

La société civile est sûrement consciente du drame qui se noue meetings après meetings lesquels, d’ailleurs, ne sont rien d’autre que des cache-sexe destinés à dissimuler l’impuissance des prétendants à maîtriser l’avenir.

Mais je sais aussi que, parfois, lorsque le pays se trouve comme aujourd’hui tout près de sombrer, il peut advenir qu’un homme ou une femme d’exception peuvent tout à coup jaillir de l’ombre et susciter le sursaut libérateur :

“Voici l’État bafoué, la Nation défiée, notre puissance ébranlée, notre prestige international abaissé (…) et par qui ? Hélas ! Hélas ! par des hommes dont c’était le devoir, l’honneur, la raison d’être, de servir et d’obéir”.

À moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, je ne vois guère se dessiner quelque miracle de dernière heure susceptible, par sa seule survenance, de nous épargner les derniers outrages. Oui. Hélas ! Hélas !…


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