Logement : les maisons rendues hors de prix par l’UE

Tant que la majeure partie de l’activité de l’UE reste invisible aux yeux de ceux qu’elle affecte, il y aura toujours des difficultés à motiver une opposition eurosceptique.

Tant que la majeure partie de l’activité de l’UE reste invisible aux yeux de ceux qu’elle affecte, il y aura toujours des difficultés à motiver une opposition eurosceptique.

Par Richard North, depuis Bradford, Royaume Uni.

Les lecteurs de mes chroniques sont habitués au phénomène de « l’éléphant dans un magasin de porcelaine » avec l’UE, lorsque les médias et les politiciens présentent de nouvelles lois et autres taxes comme étant de leur volonté alors que c’est l’UE qui en est l’auteur.

Ce qui est particulièrement intéressant, quoique, c’est que ce phénomène n’est pas confiné à l’Angleterre comme nous pouvons le voir dans cet article de Die Welt qui déplore l’augmentation des coûts de construction à cause de normes d’isolation plus strictes.

Ces coûts qui mettent l’accès à la propriété hors de portée du salarié moyen sont attribués au « décret [fédéral] sur l’économie d’énergie » mais ils ont en fait pour origine une directive de l’UE du 16 décembre 2002 sur la performance énergétique des bâtiments (directive 2002/91/ce).

Malgré une analyse considérable dans les médias allemands, il n’est aucune fois fait mention de l’Union Européenne. L’Elefant im Raum est clairement invisible.

Bien sûr, ce phénomène n’est pas limité à l’Allemagne. Il est particulièrement visible en France quand, dans le cours ordinaire des événements, vous y êtes confronté et réalisez que la République se trouve être l’UE. C’est seulement en Grande-Bretagne, où la détection de « l’euro-éléphant » est devenue un art, que nous avons une meilleure compréhension du rôle de l’UE même si le chemin est semé d’embûches.

Quand bien même le fait que la population des États-membres soit maintenue dans l’ignorance prête à débats alors que journalistes et politiciens eux-mêmes semblent ne pas bien comprendre le rôle de l’UE, cette méconnaissance relève en partie de leur volonté : ils ne savent pas parce qu’ils ne veulent pas savoir.

Tant que la majeure partie de l’activité de l’UE reste invisible aux yeux de ceux qu’elle affecte, il y aura toujours des difficultés à motiver une opposition au « projet ». Quelque chose dont nous n’avons pas idée ne risque pas de faire descendre les gens dans la rue.

—-
Sur le web.
Traduction : Xelectro/Contrepoints.

Vous souhaitez nous signaler une erreur ? Contactez la rédaction.