Le blues des jeunes diplômés

Le baromètre de « l’humeur des jeunes » réalisé par l’Ifop confirme les difficultés rencontrées par les étudiants sur le marché de l’emploi.
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Le blues des jeunes diplômés

Publié le 1 mars 2013
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Le baromètre de « l’humeur des jeunes », réalisé par l’Ifop pour le cabinet Deloitte, confirme les difficultés rencontrées par les étudiants sur le marché de l’emploi.

Par Ahcène Amrouz.

Les jeunes diplômés français ont des envies d’ailleurs. Ils sont en effet près d’un quart à estimer que leur avenir passera par un départ à l’étranger. Le baromètre de « l’humeur des jeunes », réalisé par l’Ifop pour le cabinet Deloittefait ressortir cette tendance grandissante et confirme les difficultés rencontrées par les étudiants sur le marché de l’emploi.

Les résultats dévoilent que les bonnes études ne protègent en aucun cas du chômage et des difficultés d’insertion professionnelle. Le temps de prospection s’est encore accru : les jeunes diplômés ont envoyé 16 CV en moyenne pour décrocher le poste qu’ils occupent. L’étude précise que la durée moyenne pour décrocher un emploi à la sortie de son cursus est de 10 semaines. Mais elle peut être bien plus longue…

Ce baromètre montre aussi un certain « autisme » des recruteurs qui réclament des candidats jeunes, diplômés et toujours plus expérimentés. Les stages ne sont plus, à leurs yeux, une garantie de sérieux et d’expérience. Les formations à vocation professionnelle, comme les BTS ou DUT, ont la côte. Ainsi, une formation généraliste, même dans une grande école, ne répond pas aux besoins des entreprises qui demandent avant tout des candidats opérationnels.

Cette déprime donne aux jeunes diplômés des désirs d’exil. Ils sont 27% à envisager de s’expatrier pour trouver du travail. Cette proportion a presque doublé en un an. L’initiative « barrez-vous » avait lancé le débat, en encourageant les jeunes à quitter leur pays pour élargir leur horizon.

Avec des voisins « vieillissants » comme l’Allemagne, les jeunes Français ont une véritable carte à jouer, et la France des talents à perdre. La Belgique aussi trouve la faveur de ces exilés d’un nouveau genre. Le baromètre souligne cependant que les jeunes diplômés ne partent pas avec enthousiasme et préféreraient rester dans leurs pays d’origine.


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  • Il faut aussi ajouter à la nécessité de partir le fait que les grandes écoles les ont envoyés en stages obligatoire à l’étranger, mais est-ce fondamentalement un mal ? Surtout si, comme dit dans l’article, leur volonté est de vivre au pays.

    Pour ce qui est de l’attitude des recruteurs frileux, ils devraient eux-même partir à l’étranger pour apprendre à recruter en prenant des « risques » gagnant/gagnant !

  • Oui avant 30 ans c’est trop jeune, pas assez d’expériences etc… Et après 45 ans, bah, c’est trop tard. Ça risque d’être dur pour la retraite. Sauf pour un ministre, escrocs et hommes politiques….

  • En terme de qualité de vie c’est édifiant: n’importe quel CAP plomberie ou électricien en milieu rural / péri-urbain peut très facilement travailler, gagner bien sa vie et se payer une villa avec piscine. Un diplômé de grande école, après des années à ingurgiter des connaissances qui ne lui serviront peut-être à rien et à s’entendre rabâcher qu’il est l’élite de la nation, doit s’estimer heureux de gagner le droit de passer 20 ans dans une tour et à vivre dans un minuscule appartement hors de prix… Il y a, en effet, de quoi avoir le « blues ».

  • hippolyte canasson
    2 mars 2013 at 17 h 29 min

    Cet article est vraiment insignifiant.
    Dire qu’une durée moyenne est de tant et que d’autres durées sont plus longues est pitoyables. Cela induit que d’autres durées sont plus courtes. Cela va de soi, il s’agit de comparer des résultats à une moyenne.
    Le bon diplôme est celui qui permet de trouver du travail. Dire à la fois d’un diplôme qu’il est bon (sur quels critères?) et qu’avec on ne trouve pas du travail est une rigolerie de pitre.
    Si les BTS et DUT ont du succès c’est précisemment qu’ils préparent à la vie professionnelle.

    • Je finis actuellement un DUT et l’affirmation que ce type de diplôme prépare encore à la vie professionnel est entrain de devenir faux, de plus en plus les gens poursuivent – et sont encouragés dans ce sens – les « études » pour gonfler les effectifs de certaines écoles d’ing ou licence pro.

      Le niveau baisse en DUT et les entreprises le savent, ce qui se ressent dans les salaires et les responsabilités qu’elles donnent à la sortie du bac+2.

      Néanmoins il vaut mieux faire un DUT GEII qu’une licence EEA (par exemple) si l’on souhaite travailler tôt.

  • L’article omet une autre raison du désir d’exil chez les jeunes : la médiocrité des salaires et la pingrerie des employeurs. Tandis que nos glorieux « entrepreneurs » s’en mettent plein les poches, ils continuent de couiner qu’ils n’en ont pas assez, que le travail leur coûte trop cher, etc.

    Mais c’est de la connerie. Ce sont juste des rapaces. S’ils pouvaient ne pas nous payer, ils le feraient. Illustrons et soyons un peu narcissique en prenons mon cas, salarié français, et comparons ce que je coûte à ce que je coûterais à un employeur États-Unien s’il devait me payer à ma « juste valeur ».

    C’est simple : malgré toutes les inepties que nos amis libéraux rabâchent à longueur de journée, je coûte moins cher à mon généreux employeur — qui a pourtant eu l’extrême miséricorde de m’accorder plus que le SMIC tant décrié — que si j’occupais le même poste aux États-Unis, où je coûterais environ 50% plus cher. (Je parle bien du « coût » complet, c’est à dire en comptant tout, cotisations salarié + cotisations patronales )

    Ne parlons même pas de ce que je gagne en net du coup, tant l’écart serait alors énorme.

    En aparté, on notera que j’utilise le terme « coûter » alors que je ne suis pas un coût mais bien un bénéfice, puisque tout l’argent qu’il se met dans les poches provient de la richesse que mon travail a créée et qu’il ne m’a pas reversé. Mais ce n’est pas le sujet ici alors tant pis, je ne vais pas partir dans un débat sur la sémantique.

    Pour conclure, si, pour ma part, je n’ai pas fait le choix de partir, c’est uniquement parce que je ne voudrais pour rien au monde vivre dans un pays libéral comme les États-Unis.

    Mais d’autres jeunes ne feront peut-être pas ce choix. La pingrerie des employeurs a une forte part de responsabilité dans le départ de nos jeunes.

    • Allez, c’est dit, ton patron est un enfoiré et les USA une saloperie de pays libéral ! Làààà, caaalme, tout doux, respire ! Ca va mieux ? T’es soulagé ?

      Mais, au fait, qu’est ce que tu attends pour devenir ton propre patron, Gemini le pur, le bon, le champion mondial de la sémantique, puisque tu affirmes haut et fort que tu dois toucher 100% du bénéfice issu de ton travail ? Mais qu’est-ce qui t’empêche de niquer ton patron-voyou dès lundi matin ? Démissionne, mon gars, crée ta propre boite ! Vas-y, fonce, Gemini, fonce !

  • Juste une remarque : si on pouvait éviter d’utiliser le terme « autisme » à tort et à travers et d’en banaliser le contresens, ça serait bien.
    Merci pour les autistes.

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