Selon une étude de la BCE, les dépenses publiques nuisent à la croissance

Les déficits budgétaires ne sont pas le problème. C’est l’excès de dépenses publiques qui freine la croissance. Telles sont les conclusions d’une nouvelle étude de la BCE.
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Selon une étude de la BCE, les dépenses publiques nuisent à la croissance

Publié le 30 avril 2013
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Les déficits budgétaires ne sont pas le problème. C’est l’excès de dépenses publiques qui freine la croissance. Telles sont les conclusions d’une nouvelle étude de la BCE.

Par Daniel J. Mitchell, Washington D.C., États-Unis.

Les débats concernant la politique budgétaire me rendent souvent malade parce que beaucoup trop de gens se focalisent sur les déficits. Les keynésiens affirment que les déficits sont bons pour la croissance, ce qui conduit à soutenir davantage de dépenses publiques. Les partisans de l’« austérité », telle qu’elle est défendue dans des lieux comme le Fonds Monétaire International, jugent au contraire que les déficits sont mauvais pour la croissance, ce qui conduit à soutenir des impôts plus élevés. Ensuite, vous avez des institutions comme la Commission des finances du Congrès américain (Congressional Budget Office) qui souhaitent le pire des mondes possibles : soutenir les dépenses keynésiennes à court terme tout en préconisant une augmentation des impôts sur le long terme. Or comme je ne suis en faveur ni d’une augmentation des dépenses publiques ni d’une hausse des impôts, vous pouvez comprendre pourquoi je m’arrache les cheveux.

Que faire face à la Crise ? Les différentes politiques envisageables.

Aussi, je me réjouis que des économistes de la Banque centrale européenne (BCE) aient publié une nouvelle recherche intitulée « Composition du budget et croissance à long terme » qui ne présuppose pas que le déficit public est la variable clé. Au lieu de cela, ils regardent de façon factuelle comment les différentes variables de la politique budgétaire influencent les performances économiques.

Voici la conclusion générale :

Dans cette étude, nous utilisons les données d’un large échantillon de pays développés et en développement durant la période 1970-2008. (…) Plus précisément, nous examinons la question suivante : quels éléments du budget ont une incidence (positive ou négative) sur le taux de croissance du PIB par habitant. (…) Notre étude suggère que, pour l’ensemble de l’échantillon, (…) les dépenses publiques apparaissent avec des signes négatifs significatifs.

Cela me parle. Qu’elles soient financées par l’impôt ou par l’emprunt, les dépenses publiques excessives nuisent à l’économie en détournant les ressources des emplois productifs.

Mais toutes les dépenses publiques ne génèrent pas les mêmes effets. Voici plus précisément quelques-unes des conclusions.

Pour conclure, nos résultats montrent notamment que : i) sur l’ensemble de l’échantillon, les recettes n’ont pas d’impact significatif sur la croissance tandis que les dépenses publiques ont des effets négatifs importants ; ii) la même chose est observée pour le sous-échantillon de l’OCDE avec la nuance que le total des recettes de l’État a un impact négatif sur la croissance ; iii) les impôts sur le revenu ne sont pas les bienvenues pour favoriser la croissance ; iv) les traitements des fonctionnaires, les paiements d’intérêt, les subventions et les dépenses de consommation publique ont un effet négatif sur la croissance de la production ; v) les dépenses de sécurité sociale et autres revenus de transfert n’améliorent pas la croissance.

Il est à noter que les dépenses publiques sont négativement corrélées avec la performance économique des pays en développement et avancés.

Il est également intéressant de constater que les impôts sur le revenu sont mauvais pour la croissance dans tous les pays, et que la pression fiscale totale est mauvaise pour la croissance des pays avancés (soit dit en passant, ces deux résultats suggèrent que la politique fiscale de lutte des classes prônée par Obama est tout à fait erronée).

Les auteurs de l’étude constatent également que certaines formes de dépenses publiques sont particulièrement préjudiciables à la croissance. Cela me parle aussi car, comme je l’expliquais dans cette vidéo sur la courbe de Rahn, si les biens publics de base peuvent être bons pour la croissance, les autres types de dépenses publiques sapent la prospérité.

Alors qu’est-ce que tout cela signifie ? Simplement que le problème financier de presque tous les pays n’est pas d’avoir des comptes publics dans le rouge. Mais plutôt d’avoir trop d’État. Les déficits excessifs ne sont pas souhaitables, c’est sûr, mais ils sont bien mieux perçus et compris que les effets secondaires de trop de dépenses publiques.

En d’autres termes, les « droits à » doivent être réformés et les besoins de dépenses discrétionnaires réduits. Résolvez ces problèmes liminaires et vous corrigez les symptômes des comptes publics dans le rouge et de la croissance atone.


Sur le web.
Traduction : Raphaël Marfaux/Contrepoints.

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  • Excellent article qui touche au problème de fond modélisé par la courbe de Rahn. En France, cela signifie de passer de 57% de dépenses publiques dans le PIB à moins de 25%, soit 600 à 700 milliards de coupes dans les dépenses. La route va être longue mais elle n’est pas impossible.

  • Tout est dit, simplement et clairement exposé, sans chiffres superfaitatoires.
    Mais, reste, pour des pays englués jusqu’au cou dans la mélasse de la fonction « publique », que se « priver » des services de nos chers fonctionnaires et de leur atavisme pour la dépense irraisonnée, du jour au lendemain, est presque une tâche digne d’un Hercule devant les écuries d’Augias.
    Nos lendemains ne chanteront pas avant longtemps, mais des articles comme celui-ci redonnent un peu de baume au coeur.

  • Bel exemple que les guerres menées par les américains….

    à croire que le présidents américain ont changés quelque chose.
    Guerre, Tornade, attentat, guerre, tornade, attentat,…

    je trouve pas tellement de keynésianisme dans la vente d’arme.

    • Raphaël Marfaux
      30 avril 2013 at 13 h 36 min

      Et le rapport avec la choucroute, c’est quoi ?

      • La choucroute c’est un plat d’Alsace, par contre la propagande de cet article sens la scientologie. On peut critiquer la France, mais venant des US c’est l’hôpital qui se fout de la charité.

        • Raphaël Marfaux
          1 mai 2013 at 8 h 02 min

          Encore un commentaire à côté de la plaque. D’abord, il n’y a aucune critique de la France dans cet article. Ensuite tout le propos de l’auteur repose sur une étude européenne. Ce n’est donc en rien un point de vue américain.

          Faudrait peut-être lire les articles avant de poser un commentaire sinon ça finit par se voir que vous n’êtes qu’un troll totalement endoctriné et fanatisé.

          • Merci pour le troll, notez quand même que si on est d’accord avec le thème de l’article on ne va pas poster un commentaire contradictoire. Donc un avis en vaut un autre. Je ne conteste pas votre point de vue, mais entre OCDE et la France c’est un secret pour personne que l’on parle du même sujet. je doute fortement que beaucoup d’autres pays membre de l’OCDE y maîtrisent le français.

            Bref c’est bien français de pinailler, surtout chez les socialaux.

  • Par définition, l’économie administrée est non marchande. Donc l’éventuelle valeur ajoutée produite par la dépense publique ne peut pas apparaître dans le PIB. Ca ne veut pas dire qu’elle ne peut pas exister, simplement que le PIB n’est pas le bon outil pour la mesurer. On ne peut déduire de ce résultat que la dépense publique est intrinsèquement nocive pour le bien être général de la population que si on fait du PIB la mesure du bien être général d’une population, alors qu’il n’en est qu’un médiocre proxy.

    • Cher Fabrice,

      Le PIB n’est pas, c’est très vrai, un bon indicateur de la richesse nationale, car en effet il inclut les dépenses publiques (en gros, des éléments sont enlevés, comme les subventions au secteur marchand…) qui n’ont pas de valeur marchande.

      La où je ne vous rejoins pas, c’est dans le sens de l’erreur : prendre les dépenses publiques ajoutent trop au PIB, car la valeur des services rendues est très probablement inférieure au coût comptabilisé.

      Par exemple, dans le cas d’un investissement non rentable : dans le PIB marchand, il viendrait en soustraction, car perte, du PIB. Dans le secteur public, son coût s’ajouterait. Il y aurait bien d’autres exemples, comme le coût des services publics.

      C’est d’ailleurs ce qui fait croire à tort que la véritable austérité (pour le gouvernement, c’est à dire une baisse de ses dépenses à lui, et non pour le secteur privé par une hausse des impôts) fait baisser le PIB. A court terme certes, jusqu’à ce que l’économie se réadapte en fonction de la nouvelle demande du secteur privé avec les ressources ainsi libérées.

      • Olivier

        Si je vous disais « la valeur des services rendues est très probablement supérieure au coût comptabilisé », quelles raisons auriez vous de me croire ? Aucune, vous ne me connaissez pas, vous n’avez aucune idée ni de mes compétences, ni de l’attention mise à la production de cette affirmation. Ca marche aussi dans l’autre sens.

        Pour solder ce genre de cas, la seule manière de s’en sortir est de comparer le service rendu en France par rapport à celui rendu à des personnes s’acquittant approximativement d’un même montant de cotisations à l’étranger (et intégrer le coût subjectif du manque de liberté de choix en France .. évidemment si vous attribuez une valeur infini à ce poste, le rapport qualité prix tend vers 0, mais ce n’est pas franchement fair play)

        • Cher Fabrice,

          Vous ne me croyez donc pas, j’en suis navré, mais je vous comprends. Pourtant, comme le disait je ne sais plus quel économiste (mais il parlait de dollars), dans le secteur libre, lorsque vous dépensez 1 euro, vous avez (du moins vous pensez avoir, ex ante) en échange une valeur d’au moins un euro car autrement vous n’auriez pas fait l’échange. Dans le cas d’une dépense publique, comme elle est imposée à la totalité par une majorité (bien relative), et que son imposition est nécessaire, cela signifie que la valeur vaut très probablement (car je suis prudent) moins que l’euro dépensé, car sans cela l’échange aurait été volontaire. Il n’y a guère que les « biens publics par nature » (s’ils existent, mais certains le nient) qui peuvent faire exception (comme la défense nationale..).

          Par ailleurs, le fait même qu’il est délicat de déterminer la valeur de la dépense publique par rapport à son coût, devrait, si on préfère la liberté à la contrainte, militer pour la réduction de la dépense publique pour cette seule raison.

    • PIB ou pas, l’administration est « intrinsèquement nocive pour le bien être général de la population » par le simple fait qu’elle est issue d’une contrainte. Un truc favorable, vous n’avez pas besoin de l’imposer, il s’impose de lui-même par ses qualités.
      Ça n’exclut pas que la sphère publique rende des services, mais ça en augmente le prix

      Accessoirement, il n’y a aucune raison pour qu’on ne sache pas calculer un PIB « administré ». On arrivait bien quand même à calculer un PIB de l’URSS, par exemple. C’est évidemment approximatif, donc à prendre avec précautions, mais on y arrive… si on veut en faire l’effort.
      L’INSEE n’a pas les même scrupules quand il s’agit de calculer des trucs en fait bien plus problématique, comme la contribution au PIB des artisans et professions libérales (dont on une idée assez claire du chiffre d’affaires officiel — le seul qui compte dans le PIB –, mais une idée bien plus floue des consommations intermédiaires).
      Le simple fait que les organismes d’état qui se chargent de calculer le PIB ne fassent pas l’effort de ce calcul sur l’administration en dit long sur eux, et sur la sphère publique.

    • « Donc l’éventuelle valeur ajoutée produite par la dépense publique ne peut pas apparaître dans le PIB. Ca ne veut pas dire qu’elle ne peut pas exister »

      Pourtant, c’est précisément ce que ça veut dire.

      Voilà plus d’un siècle que des cohortes de collectivistes essayent de mesurer la VA des activités publiques. D’autres bricolent le PIB en y intégrant de force certaines dépenses publiques qui n’ont rien à voir avec la VA, donc rien à voir avec le PIB. Aucun d’entre eux n’est jamais parvenu à un résultat probant. Et pour cause ! Par définition, la dépense publique ne crée absolument aucune valeur ajoutée nette. Tout ce qui est pris par le secteur public est forcément détruit dans le secteur privé. Pour financer la contrainte, il faut nécessairement détruire l’échange volontaire, donc détruire de la VA. Ce n’est donc pas un hasard si on ne peut pas compter la VA publique : la VA publique n’existe pas.

      Quant au bien-être, par définition non mesurable, c’est un truisme d’affirmer que le PIB ne peut pas le mesurer. Mais on peut l’estimer simplement. C’est en effet en considérant l’inverse du taux de dépenses publiques qu’on obtient un estimateur du bien-être d’une population, avec quelques lois simples :
      1) VA (stricto sensu) = vrai PIB = échanges volontaires = bonheur.
      2) Taux de dépenses publiques = taux d’échanges contraints = taux de malheur.

      On se souvient que les Français sont un des peuples les plus malheureux, les plus pessimistes, au monde, plus malheureux même que certains peuples en guerre.

    • Le PIB a certes des défauts, mais c’est un indicateur existant et relativement simple. Toutes les tentatives de le remplacer par d’autres indicateurs ont toujours été des tentatives idéologiques de soumettre le thermomètre à l’influence des politiques pour pouvoir mener des politiques auto-réalisatrice via des agences de mesure sous contrôle (cf indicateur de bonheur de Ségo, …).

      Le souci est que faute d’être soumise à la concurrence et à la nécessité de rentabilité à terme, tout service public va être soumis à une croissance spontanée difficilement contrôlable (principe de Parkinson) et va avoir une efficacité décroissante dans le temps (principe de Peter) , voir carrément négative quand elle va empêcher le secteur privé de fonctionner correctement. En théorie, avec des services public bien géré, on gagne le besoin de rémunérer des actionnaires mais dans les faits, cette rémunération est justifié par la surveillance des dits actionnaires qui veillent à préserver l’efficacité et la valeur des entreprises. Les entreprises publiques sont souvent comme des biens en déshérence où l’on laisse s’accumuler les fenêtre cassés et les mauvaises herbes jusqu’à que le toit fuit, et que in fine les murs s’écroule. En plus d’avoir un grande quantité de service public, la France n’est pas non plus reconnu comme ayant eds service public particulièrement performants …

  • Cela va de soi ! Or, mettre le mammouth étatique au régime semble tabou, et on joue à taxer un peu moins le travail et un peu plus le patrimoine, comme si transvaser de la baignoire au lavabo allait augmenter la quantité d’eau 🙂

    • Oui, avec une nuance économique essentielle pour la prospérité : le travail, c’est le flux de création de l’eau (pour reprendre votre exemple) alors que le patrimoine, c’est le stock d’eau issu du flux créatif précédent.

      Taxer le revenu ralentit la création de richesse par une destruction égale à la taxe tandis que taxer le patrimoine empêche carrément le flux de richesses nouvelles de se produire.

      Sans patrimoine, pas de capital, donc pas de revenu possible, quand bien même il y aurait travail acharné. Sans capital, on revient à l’économie de subsistance du Moyen-Age et de l’Antiquité, où le travail ne sert qu’à la survie immédiate. Taxer le patrimoine ou le collectiviser (c’est la même chose) revient à détruire 100% du revenu au delà de la simple survie individuelle.

      Le socialisme, on peut l’analyser de tout côté, c’est toujours la pauvreté au bout du chemin. Le socialisme, c’est le retour à l’ancien régime, pas celui d’avant 1789, mais celui d’avant l’an 0 de notre ère.

  • Libéral classique
    30 avril 2013 at 22 h 08 min

    Diminuons les dépenses de 57 à 39 % pour la France c’est à mon avis jouable.Mais il faut que celles -ci ne dérapent pas de nouveau don limiter leur croissance future à une fraction de la croissance de la population.Maintenant il faut agir progressivement sous peine d’avoir une belle grosse dépression (comme en Grèce) qui ne trouve de solution que dans un cadre non démocratique…Quand aux dépenses sociales les limiter à un filet de sécurité suffisant pour rebondir mais ne pas distribuer de l’argent en » veut tu en voila » comme on fait de nos jours!

    • « qui ne trouve de solution que dans un cadre non démocratique »…
      Mais comme dans le cadre démocratique, les solutions seront refusées, préoccupons-nous un peu moins du cadre, et un peu plus de mesures pratiques de réduction des dépenses qui soient explicables et acceptables.
      Les études comme celle-ci doivent servir à peser en faveur de choix pratiques, car si c’est uniquement pour des discussions d’hommes du monde ou de café du commerce, ce pays est foutu comme dit h16.

  • Très franchement quand on regarde une situation, sans chercher à rattraper les leader mondiaux, c’est que l’on vise une politique perdue d’avance.

    Le coût d’une politique de relance n’a de sens que si elle a un but.
    Mais ne prendre que le coté dépense publique, c’est partir dans la logique réductrice du pays.

    Une politique positive est au contraire de prendre en compte les besoins de maintenir un pays actif, même si cela coûte cher de rattraper les erreurs du passé. Au final si tous les pays font la même politique, il n’y a pas de déséquilibre.

    • « Mais ne prendre que le coté dépense publique, c’est partir dans la logique réductrice du pays.  »

      Au contraire. La dépense publique est plus que tout le reste réductrice du pays. Elle porte sur des actions si peu rentables que personne ne les aurait entreprises sans cela, et que ce soit par l’emprunt ou l’impôt, son financement est plus coûteux que si le privé l’avait faite.
      Le produit est inférieur et le coût supérieur au résultat qu’on aurait obtenu en laissant le privé libre de dépenser son argent à sa guise.

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