Roland-Garros : un bon cru 2013, mais pas pour tout le monde

Roland Garros (Crédits : Passion Leica, Creative Commons)

Après une belle finale dames et avant le duel Nadal-Ferrer, petit bilan de Roland Garros 2013 pour les parisiens.

Après une belle finale dames et avant le duel Nadal-Ferrer, petit bilan de Roland-Garros 2013 pour les Parisiens.

Par le Parisien Libéral.

Du grand spectacle, cette édition de Roland-Garros. Les spectateurs ont pu apprécier samedi après midi le match entre Williams et Sharapova avant une finale messieurs opposant aujourd’hui Rafael Nadal à David Ferrer. La vainqueur de la finale dame, l’Américaine, repartira avec un beau chèque et une belle coupe.

En revanche, ceux qui sont moins souriants, ce sont les riverains, les habitants de la Porte d’Auteuil et de Boulogne, mais surtout ceux du XVIème sud.

Pourquoi ? Parce que pour le moment, on ne sait pas du tout où en est le projet d’extension de Roland-Garros.

Rappelons : tout le monde s’accorde à dire que le stade de Roland-Garros est trop petit. Surtout en 1ère semaine de la quinzaine, la foule des spectateurs rend le stade peu pratique.

La solution qui a été trouvée par la Ville de Paris : étendre Roland-Garros en direction des Serres d’Auteuil, plutôt que de privilégier le déménagement (Versailles, Gonesse et Marne-la-Vallée étaient candidates) ou la couverture de la A13 (lire Sauver Roland-Garros à Paris et préserver les Serres d’Auteuil).

Il y a une sorte de consensus entre les décideurs, Claude Goasgen et Bertrand Delanoë sur le sujet, alors que d’autres élus, comme Jean-François Martins (Modem Paris XIV) ou Pierre-Christophe Bagué (UDI Boulogne)Valérie Sachs (UDI Paris) tentent de faire explorer des solutions alternatives sur le sujet de l’extension de Roland-Garros.

Et alors, le contribuable (parisien) dans tout ça ? N’est-il pas content si Roland-Garros reste Porte d’Auteuil ? Pas forcément. Pas du tout, en fait. Le Delanopolis montre que la Mairie de Paris, et donc nous tous, avons perdu ce que les économistes appellent un coût d’opportunité (lire Roland-Garros : un tournoi en perdition) car la FFT a réussi a faire signer à la Mairie de Paris un contrat très avantageux.

Conclusion : après la finale hommes de cet après-midi entre Nadal et Ferrer, il ne faudra pas que les Parisiens laissent les seuls politiques s’occuper du dossier Roland-Garros.


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