Contrôles d’identité au faciès ? Supprimons la carte d’identité !

Plutôt que réclamer des contrôles d’identités non discriminants, réclamons la suppression de la carte d’identité !

Enfin, l’État est attaqué en justice pour cette histoire de contrôles au faciès visant plus spécialement les hommes noirs et arabes. Pourquoi « enfin » ? Parce que, si l’on en croit les plaignants, les contrôles sont discriminatoires, donc humiliants.

Un article du Parisien Libéral.

Ce combat que mène la Ligue des Droits de l’Homme, nous devrions tous le soutenir. Pourquoi ? Parce que ces contrôles sont légaux.

Le Président Hollande, pour lequel tous ces « jeunes » et moins jeunes ont sans doute voté, en pensant sortir de la France « sarkozyste et fasciste », avait promis non pas de supprimer les contrôles policiers au faciès, mais de rendre leur procédure plus transparente (voir « Lui, président »). Mais ça, c’était avant.

Que les électeurs de gauche lisent les conclusions de la défense, que Le Monde rapporte :

« L’avocat du Trésor affirme que les policiers ont agi dans le cadre de l’application de l’article 78-2 du code de procédure pénale, qui encadre les contrôles d’identité. Ceux-ci peuvent avoir lieu sur réquisition du procureur ou dans le cadre d’un « trouble à l’ordre public » et peuvent ainsi « concerner n’importe quel citoyen même en l’absence de toute commission d’infraction ». Dans ses conclusions, l’État ne conteste pas l’aspect discriminant des contrôles, mais affirme que les agents de police avaient le droit de les effectuer. »

Vous comprenez pourquoi la lutte contre les contrôles policiers au faciès nous concerne tous ? Tous simplement parce que nous sommes tous ou nous serons tous victimes de la toute puissance des agents de l’État (police, fisc), à un moment ou à un autre. Nicolas Bernard-Brusse, que le député Mariton est allé visiter en prison, en sait quelque chose. La police a tous les droits. Il n’y a pas que les délinquants de Villiers le Bel qui sont victimes des abus policiers.

Du coup, n’y a-t-il aucun espoir pour tous ces Français qui subissent l’arbitraire ? Bien sûr que si. Reste à savoir s’il existe des politiques désireux de mettre en œuvre des mesures palliatives.
Déjà, il faut partir du principe que dans le cadre actuel d’un État socialiste, jamais les contrôles policiers ne cesseront.

La présence sur le territoire national implique de se soumettre à un corpus d’obligations directement lié à l’existence du socialisme. Si les étrangers ou les Français de type maghrébin sont en priorité surveillés, c’est parce que l’État pense qu’il doit :

  • contrôler ce que les gens choisissent de consommer (d’où, toute cette absurde lutte contre le trafic de drogue qui ne fait qu’enrichir les mafias et remplir les prisons) ;
  • s’occuper des gens que le système qualifie de pauvres (d’où tout ce système social composé d’allocations diverses et variées qui recèlent en elles-mêmes leur potentiel de destruction du système, vu que le nombre d’allocataires n’a pas de limites) ;
  • effectivement détenir le monopole de la violence.

Les conclusions sont donc très claires : il ne faut pas réguler les contrôles policiers au faciès mais bien les supprimer. L’État n’arrive pas à penser en dehors du cadre, et ne parvient pas à concevoir un monde sans contrôle. Pourtant, toutes les enquêtes le montrent, la présence policière n’est pas de nature à rassurer la population (voir Malgré la présence des policiers, les habitants du 18e arrondissement ne se sentent pas en sécurité), elle ne fait que souligner l’existence de l’insécurité, sans y apporter de réponse durable.

Autre question : à quoi sert l’obligation d’avoir une carte d’identité sur soi ? La tragique actualité terroriste qui endeuille Londres et Paris montre qu’au final, le niveau de dangerosité est le même, alors qu’au Royaume-Uni, il n’y a pas d’obligation d’avoir une carte d’identité. Le Parti Libéral Démocrate britannique et les Conservateurs, qui ne sont pas des irresponsables puisqu’ils gèrent le Royaume-Uni, ont salué l’échec de la tentative (de Gordon Brown, socialiste) d’introduire une carte d’identité outre-Manche.

Alors pourquoi pas chez nous aussi ?

Rappelons que la Carte d’Identité Nationale française est un héritage de Vichy (au même titre que la médecine du travail ou les tickets resto). Alors qu’est-ce que Jean-Marc Ayrault, de gauche donc « progressiste« , attend pour l’abolir ?

En attendant que l’idée fasse son chemin, Copwatch France va continuer son travail de recensement des policiers déviants. La police vous surveille parce que vous êtes arabe, noir, blanc ou catholique ? Surveillez la police !

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Et si on reprenait nos vies ?

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