Les choix du libéral

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Le libéral ne réclame qu’une seule chose : qu’on le laisse vivre sa vie comme il l’entend. Ne vous occupez pas de son bonheur, il s’en charge.

Le libéral ne réclame qu’une seule chose : qu’on le laisse vivre sa vie comme il l’entend. Ne vous occupez pas de son bonheur, il s’en charge.

Par Guillaume Nicoulaud.

Je suis libéral. En tant que tel, j’estime qu’à l’unique condition que vos choix de vie ne portent pas atteinte à ma liberté, vous devriez pouvoir mener votre existence comme bon vous semble.

Il est sans doute utile que je précise ce point : quels que soient vos choix de vie et à l’unique condition que vous ne cherchiez pas à m’en faire supporter les conséquences, je serai le premier à me battre pour que vous puissiez vivre selon votre cœur.

Je le pense vraiment.

Je crois, en toute sincérité, que le collectivisme ne créera jamais rien d’autre que de la misère. Je le crois profondément. Mais si vous désirez fonder un phalanstère ou toute autre communauté basée sur ce principe, sachez que vous pourrez toujours compter sur mon soutien le plus indéfectible. De toutes mes forces et en toute sincérité, je défendrai votre droit à vivre selon vos convictions.

Je réprouve, à titre tout à fait personnel, l’attitude de ces femmes musulmanes qui, alors qu’elles ont la chance de vivre dans un pays où le port du voile n’est pas imposé par la loi et alors que rien, ni dans le Coran, ni dans les hadiths ne le leur impose, se sentent obligées de cacher leur visage. C’est un choix que je ne comprends pas et que je n’approuve pas. Mais jamais, ô grand jamais, je ne ferai rien qui vise à le leur interdire.

J’ai choisi de travailler dur et de prendre des risques pour construire mon avenir et celui de ma famille. C’est mon choix et peut-être ne le partagez-vous pas. Là encore, c’est votre droit le plus strict ; un droit que je respecte sans aucune arrière pensée. Ne travaillez pas, ne prenez aucun risque, faites comme bon vous semble mais, de grâce, ne le faites pas à mes dépens. Assumez vos choix et laissez-moi assumer les conséquences des miens !

Je réprouve absolument le racisme. De mes convictions, comme de mon expérience personnelle, je tiens qu’un homme est avant tout un individu qui doit être jugé pour ce qu’il est et pas en fonction du groupe dans lequel on veut le classer. Mais si c’est ainsi que vous voulez voir notre humanité, ainsi soit-il. Je ne ferai jamais rien pour vous l’interdire. Mais prenez garde : si vos convictions vous amènent à faire usage de la force, vous me trouverez sur votre chemin.

Au fond, je ne réclame qu’une seule chose : laissez-moi vivre ma vie comme je l’entends. Ne vous occupez pas de mon bonheur, je m’en charge. Si le fruit de mon travail vous semble trop cher ou mal adapté à vos besoins, n’hésitez pas à vous fournir ailleurs. Si le travail que je vous propose vous semble mal payé ou trop contraignant, refusez-le. Si vous pensez que vous pouvez produire mieux et moins cher que moi, devenez mon concurrent.

Voilà ce qu’est le libéralisme. C’est la seule forme d’ordre social qui ne nécessite pas que l’on use de violence pour la maintenir pour la bonne et simple raison qu’elle résulte de vos propres choix.

Sachant cela, posez-vous une simple question : quelles que soient vos idées, pensez-vous qu’elles puissent être mises en œuvre sans faire usage de force ? Faudra-t-il exproprier les propriétaires d’entreprises ? Faudra-t-il obliger les musulmanes à se dévoiler ? Faudra-t-il prendre le fruit du travail des uns pour le distribuer aux autres ? Faudra-t-il expulser celles et ceux qui ont le malheur d’avoir la peau trop sombre à votre goût ?

Si vos idées nécessitent l’usage de la force pour être appliquées, c’est que vos idées n’ont aucune valeur.


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