L’éthique à l’usage des socialistes

Par Fernando Savater.

Extrait de Éthique à l’usage de mon fils, Chapitre 1, 1994 

Ethique MoraleOn étudie certaines sciences pour le plaisir, d’autres pour acquérir une technique dans le dessein de fabriquer ou d’utiliser un outil précis, mais la plupart servent à trouver un emploi et à gagner sa vie. Une nature pas trop curieuse peut s’en passer facilement. Beaucoup de connaissances sont passionnantes, mais on peut très bien vivre sans : moi, par exemple, je regrette d’être nul en astrophysique et ébénisterie, source de bien des satisfactions pour ceux qui les exercent, mais cette ignorance ne m’a jamais empêché de me débrouiller. Quant à toi, si je ne me trompe, tu connais les règles du football, mais tu n’entends rien au base ball. Quelle importance : tu adores regarder le Mundial et tu te moques éperdument de la ligue américaine, chacun son truc !

Autrement dit, il y a certaines choses qu’on peut apprendre ou non, au choix. Comme personne ne peut tout savoir, nous sommes bien obligés de choisir et d’accepter humblement notre ignorance. On peut vivre sans avoir de notion d’astrophysique, ni d’ébénisterie, ni de football, sans même savoir lire ni écrire : on vit peut-être moins bien, mais on vit. Pourtant, il faut savoir certaines choses, car il y va de notre vie, comme on dit. Il faut savoir, par exemple, qu’il n’est pas bon pour la santé de sauter du balcon d’un sixième étage, ou qu’on ne fait pas de vieux os en suivant un régime à base de clous (n’en déplaise aux fakirs !) et de cyanure. De même, il vaut mieux savoir que, si on colle un marron à son voisin chaque fois qu’on le croise, on s’expose tôt ou tard à des représailles. Ces petits détails ont leur importance. On peut vivre de toutes sortes de façons, mais il y a des façons qui empêchent de vivre.

En un mot, parmi tous les savoirs possibles, un au moins est indispensable : celui qui nous apprend que certaines choses nous conviennent et d’autres pas. Certains aliments ne nous conviennent pas, certains comportements et attitudes non plus. A condition, bien entendu, de vouloir rester en vie. Si notre plus cher désir est de trépasser au plus vite, il est chaudement recommandé de boire de l’eau de Javel, ou de s’entourer du plus grand nombre d’ennemis possible. Mais supposons à titre provisoire que nous préférons vivre, et laissons de côté pour le moment les goûts respectables du candidat au suicide. Donc, certaines choses nous conviennent, que nous avons coutume de qualifier de « bonnes », car elle nous font du bien ; d’autres nous font un mal fou : nous les qualifions de « mauvaises ». Savoir ce qui nous convient, c’est-à-dire distinguer entre le bon et le mauvais, est une connaissance que nous voulons tous acquérir — tous sans exception — car nous y sommes bien obligés.

Comme je l’ai signalé, il y a des choses bonnes et d’autres mauvaises pour la santé : il faut savoir ce que nous devons manger, que le feu peut chauffer ou brûler selon les circonstances, que l’eau peut étancher notre soif et nous noyer. Pourtant, rien n’est simple : certaines drogues, par exemple, augmentent notre énergie ou produisent des sensations agréables mais leur abus continu peut être nocif. Elles sont bonnes par certains côtés, mais mauvaises par d’autres : elles nous conviennent et en même temps ne nous conviennent pas. Dans le domaine des relations humaines, ces ambiguïtés sont encore plus fréquentes. Le mensonge est généralement mauvais car il discrédite le langage — dont nous avons tous besoin pour parler et vivre en société — et dresse les gens les uns contre les autres ; mais il peut être utile ou profitable de mentir pour obtenir un petit avantage. Ou pour accorder une faveur à quelqu’un. Exemple : vaut-il mieux dire la vérité sur son état à un malade atteint d’un cancer incurable, ou le tromper pour qu’il vive ses derniers instants sans angoisse ? Le mensonge ne nous convient pas, il est mauvais, mais il a parfois du bon. Nous avons déjà dit qu’il vaut mieux ne pas chercher la bagarre, mais tolérerons-nous qu’une fille soit violée sous nos yeux sans intervenir, simplement pour éviter de se battre ? Par ailleurs, le type qui dit toujours la vérité — quoi qu’il arrive — est mal vu ; et celui qui intervient dans le style Indiana Jones pour sauver la fille agressée a plus de chance de se retrouver la tête en compote que celui qui rentre tranquillement chez lui en sifflotant. En définitive, le mauvais peut paraître plus ou moins bon, et, dans certaines circonstances, le bon a toutes les apparences du mauvais. Un vrai sac d’embrouilles.

Il n’est pas si facile de vivre, car, dans ce domaine, les critères sur ce que nous devons faire peuvent être opposés. En mathématique ou en géographie, il y a des savants et des ignorants, mais les savants sont presque toujours d’accord sur l’essentiel. Pour vivre, en revanche, les opinions sont loin d’être unanimes. Si nous voulons connaître des émotions fortes, nous pouvons choisir la Formule 1 ou l’alpinisme ; mais si nous préférons la sécurité et la tranquillité, il vaut mieux aller chercher l’aventure au vidéoclub du coin. Selon l’un, rien n’est plus noble que de vivre pour les autres ; son voisin affirme que le plus utile est d’arriver à convaincre les autres de vivre au service d’un seul ; un troisième trouve que l’essentiel est de gagner de l’argent, un point c’est tout, et certains soutiennent que l’argent sans la santé ni les loisirs, sans affection sincère ni esprit serein, n’a aucun intérêt. Des médecins autorisés prétendent que la suppression du tabac et de l’alcool est un moyen sûr d’allonger la vie, à quoi les fumeurs et ivrognes répliquent que privés de tout il trouveraient évidemment la vie beaucoup plus longue. Etc.

A première vue, le seul point sur lequel nous sommes tous d’accord, c’est que nous ne sommes pas d’accord avec tout le monde. Mais tu remarqueras que ces opinions divergentes sont unanimes sur un autre point, à savoir que notre vie sera, au moins en partie, le résultat de ce que chacun voudra en faire. Si notre vie avait un caractère entièrement déterminé, fatal, irrémédiable, toutes ces considérations n’auraient aucun sens. Personne ne se demande si les pierres doivent tomber vers le haut ou vers le bas : elles tombent vers le bas, et on y peut rien. Les castors font des barrages dans les torrents et les abeilles des rayons à cellule hexagonale : aucun castor n’est tenté de confectionner des cellules en cire, aucune abeille n’a jamais envisagé de se spécialiser dans l’hydraulique. Dans son milieu naturel, chaque animal parait discerner très bien ce qui est bon et mauvais pour lui, sans erreurs ni hésitations. Il n’y a pas d’animaux bons ni mauvais dans la nature, même si la mouche qualifie de mauvaise l’araignée qui tend son piège et la dévore. Mais l’araignée n’y peut rien…

Je vais te décrire un drame : tu connais les termites, ces fourmis blanches qui, en Afrique, construisent des fourmilières impressionnantes, hautes de plusieurs mètres et dures comme de la pierre. Le corps des termites est mou, car il est dépourvu de la croûte chitineuse qui protège d’autres insectes, la termitière sert donc de carapace collective contre certaines fourmis ennemies, mieux armées qu’eux. Mais parfois, une termitière s’effondre à cause d’une inondation ou d’un éléphant (les éléphants adorent se gratter contre les termitières, c’est comme ça). Aussitôt les termites-ouvrières se mettent au travail pour reconstruire dare-dare la forteresse endommagée. Et les grandes fourmis ennemies se lancent à l’assaut. Les termites-soldats organisent la défense de la tribu, et comme ils ne peuvent se mesurer à leurs assaillantes, ni par la taille, ni par leur armement, ils s’accrochent à celles-ci pour freiner leur avance, se laissant mettre en pièce par leurs féroces mandibules. Pendant ce temps, les ouvriers travaillent en toute hâte pour reboucher la termitière endommagée…mais ils la referment en laissant dehors les pauvres et héroïques termites-soldats, qui sacrifient leurs vies pour sauvegarder la sécurité de leurs coreligionnaires. Ne méritent-ils pas au moins une médaille ? N’est-il pas juste de dire qu’ils sont courageux ?

Changement de décor, mais pas de sujet. Dans L’Iliade, Homère raconte l’histoire d’Hector, le meilleur guerrier de Troie, lequel attend de pied ferme, sous les murailles de la ville, le bouillant Achille, champion des Achéens, en sachant pertinemment que ce dernier est le plus fort et va sans doute l’occire. Ainsi accomplit-il son devoir, qui est de défendre sa famille et ses concitoyens du terrible assaillant. Personne ne doute qu’Hector est un héros, un authentique brave. Mais Hector est-il héroïque et courageux à la manière de ces termites-soldats dont aucun Homère n’a jamais daigné conter la geste qui s’est déjà répété des milliards de fois ? En fin de compte, Hector ne se comporte t-il pas comme le premier termite venu ? Pourquoi trouvons-nous son courage plus authentique et plus difficile que celui de ces insectes ? Quelle différence y a t-il entre ces deux cas ?

Simplement que les termites-soldats luttent et meurent parce qu’elles doivent le faire, c’est plus fort qu’eux (comme l’araignée qui dévore la mouche). En revanche, Hector va affronter Achille parce qu’il le veut. Les termites-soldats ne peuvent déserter, ni se révolter, ni tirer au flanc pour laisser leur place à d’autres : ils sont programmés par la nature pour accomplir obligatoirement leur mission héroïque. La situation d’Hector est différente. Il pourrait dire qu’il est malade, ou qu’il n’a pas envie d’affronter un combattant plus fort que lui, ces concitoyens le traiteraient sans doute de lâche et de dégonflé ou lui demanderait s’il a envisagé un autre plan pour arrêter Achille, mais, dans tous les cas, il n’y a pas de doute, il peut refuser d’être un héros. Quelles que soient les pressions exercées sur lui, il pourra toujours se défiler : il n’est pas programmé pour être un héros, aucun homme ne l’est. D’où le mérite de son geste, et l’émotion épique avec laquelle Homère raconte son histoire. A la différence des termites, nous disons qu’Hector est libre, et, pour cette raison même, nous admirons son courage.

Et nous arrivons au mot-clé de tout cette imbroglio : liberté. Les animaux (sans parler des minéraux ni des plantes) sont obligés d’être tels qu’ils sont et de faire ce pourquoi ils ont été programmés naturellement. On ne peut leur reprocher leurs actes ni les admirer, car ils ne savent pas se comporter autrement. Un tel comportement obligatoire leur épargne sans doute bien des cas de conscience. Bien entendu, les hommes sont aussi programmés par la nature, dans une certaine mesure. Nous sommes faits pour boire de l’eau, pas de l’eau de Javel, et, malgré toutes nos précautions, nous finirons par mourir tôt ou tard. D’une façon moins impérieuse quoique analogue, notre programme culturel est déterminant : notre pensée est conditionnée par le langage qui lui donne sa forme (un language imposé de l’extérieur, que nous n’avons pas inventé pour notre usage personnel) et nous sommes élevés dans certaines traditions, mœurs, attitudes, légendes… ; en un mot, on nous inculque au berceau certaines fidélités. Cet ensemble pèse lourd et nous rend passablement prévisibles. Prenons par exemple Hector, dont nous venons de parler. Sa programmation naturelle éveillait en lui une soif de protection et d’entraide, vertu qu’il avait à peu près trouvé dans sa ville de Troie. Non moins naturellement, il éprouvait de la tendresse pour sa femme Andromaque — qui lui offrait une compagnie agréable — et pour son rejeton avec qui il était lié biologiquement. Culturellement, il se sentait de Troie et partageait la langue, les coutumes et les traditions de ses concitoyens. En outre, il avait été éduqué depuis son enfance pour être un bon guerrier au service de sa ville, pour prendre en horreur la lâcheté, indigne d’un homme. Si Hector trahissait les siens, il savait qu’il serait méprisé et châtié d’une façon ou d’une autre. Il était donc relativement bien programmé pour agir comme il l’a fait, n’est-ce pas ? Et pourtant…

Pourtant, Hector aurait pu dire : « Au diable toutes ces histoires ! » Il aurait pu se déguiser en femme et s’évader de Troie à la faveur de la nuit, feindre d’être malade ou fou pour ne pas se battre, s’agenouiller devant Achille et lui offrir de la guider pour investir Troie par son flanc le plus faible ; il aurait aussi pu sombrer dans l’alcool ou inventer une nouvelle religion proclamant qu’on ne doit pas se battre contre ses ennemis, mais, au contraire, tendre l’autre joue quand on reçoit un soufflet. Tu me diras que tous ces comportements auraient eu l’air bizarres, vu le caractère d’Hector et l’éducation qu’il avait reçue. Mais reconnaît que ces hypothèses ne sont pas impossibles, alors qu’un Castor qui bricole un rayon de cire ou un termite qui déserte, c’est non seulement bizarre, mais surtout impossible. Avec les hommes, on ne peut jamais être entièrement sûr, contrairement aux animaux et autres êtres de la nature. Les hommes ont beau être programmés jusque dans les moindres détails, biologiquement et culturellement, ils peuvent toujours choisir une solution qui ne figure pas dans le programme (ou pas entièrement). Nous pouvons dire « oui » ou « non », je veux ou je ne veux pas. Même forcé par les circonstances, nous n’avons jamais une seule voie à suivre, mais plusieurs.

Quand je te parle de liberté, c’est à cela que je fais allusion. C’est en cela que nous sommes différents des termites et des marées, de tout ce qui bouge de façon intangible et inéluctable. Certes, nous ne pouvons pas faire tout ce qui nous passe par la tête, mais rien ne nous oblige à ne faire qu’une chose. Et le moment est venu d’apporter deux précisions au sujet de la liberté.

Premièrement : nous ne sommes pas libres de choisir ce qui nous arrive (être né tel jour, de tels parents, tel pays, avoir un cancer ou être renversé par une voiture, être beau ou laid, voir les Achéens, conquérir notre ville, etc.), mais libres de réagir à ce qui nous arrive de telle ou telle façon (obéir ou nous révolter, être prudents ou téméraires, vindicatifs ou résignés, nous habiller à la mode ou nous déguiser en ours des cavernes, défendre Troie ou fuir, etc.).

Deuxièmement : être libre de faire une tentative ne garantit pas la réussite. La liberté (qui consiste à choisir dans le domaine du possible) n’est pas l’omnipotence qui serait de toujours réussir ce qu’on entreprend, même l’impossible). C’est pourquoi plus grande sera notre capacité d’action, plus efficace sera notre liberté. Je suis libre de vouloir escalader le Mont Everest, mais, étant donné mon état physique lamentable et mon absence d’entraînement en alpinisme, il est pratiquement impossible que j’atteigne mon objectif. En revanche, je suis libre de lire ou de ne pas lire, mais, ayant appris à lire quand j’étais enfant, je n’aurais pas trop de mal à m’y mettre si j’en ai envie. Il y a des choses qui dépendent de ma volonté (c’est cela être libre), mais tout ne dépend pas de ma volonté (autrement, je serais omnipotent), car le monde est plein de volontés et d’impératifs qui échappent à mon contrôle. Si je ne me connais pas moi-même, et si je ne connais pas le monde dans lequel je vis, ma liberté se brisera un jour ou l’autre contre ces impératifs. Mais, détail important, cela ne m’empêchera pas d’être libre…même si cela me fait mal.

Dans la réalité, beaucoup de forces limitent notre liberté, des tremblements de terre aux tyrans en passant par les maladies. Mais notre liberté est aussi une force dans le monde, notre force. Cependant, si tu parles avec les gens, tu découvriras qu’ils ont plus souvent confiance des limites de leur liberté que de leur liberté à proprement parler. Ils te diront : « Liberté ? Mais de quelle liberté parles-tu ? Comment peut-on être libre quand la télévision nous bourre le crâne, quand les gouvernants nous trompent et nous manipulent, quand les terroristes nous menacent, quand les drogues nous réduisent à l’esclavage, et quand par dessus le marché, je n’ai pas assez d’argent pour m’acheter la moto que je voudrais ? » Et si tu y regardes d’un peu plus près, tu t’aperçeveras que ceux qui tiennent ces discours, sous couvert de se plaindre, sont en réalité ravis de savoir qu’ils ne sont pas libres. Au fond, ils se disent : « Ouf ! Nous voilà débarrassés d’un sacré poids ! Comme nous ne sommes pas libres, nous ne pouvons pas être responsables de ce qui nous arrivera… » Mais je suis sûr que personne — personne — n’est vraiment convaincu de ne pas être libre ; personne ne peut admettre qu’il fonctionne comme un mécanisme d’horlogerie implacable ou comme un termite. On peut trouver qu’il est très difficile de faire librement certains choix dans certaines circonstances (par exemple, entrer dans une maison en flamme pour sauver un enfant, ou s’opposer fermement à un tyran), et qu’il vaut mieux dire qu’il n’y a pas de liberté pour ne pas avouer qu’on préfère librement la solution de facilité, à savoir attendre les pompiers ou lécher la botte qui vous piétine. Mais, intérieurement, une voix s’obstine à répéter : « Si tu avais voulu… »

Si quelqu’on s’obstine à dire que les hommes ne sont pas libres, je te conseille de lui appliquer le test de philosophe romain. Dans l’Antiquité, un philosophe romain discutait avec un ami qui niait la liberté humaine et assurait que les hommes n’ont pas d’autres choix que de faire ce qu’ils font. Le philosophe prit sa canne et se mit à le frapper de toutes ses forces. « Arrête, ça suffit, arrête de me frapper ! » criait l’autre. Mais le philosophe, sans cesser la bastonnade, continuait d’argumenter : « N’as-tu pas dit que je ne suis pas libre et que je n’ai pas le choix de faire autre chose que ce que je fais ? Alors, ne gaspille pas ta salive en me demandant d’arrêter : je suis un automate. » Et le philosophe ne suspendit sa raclée que lorsque l’ami eut reconnu que le philosophe pouvait librement cesser de le battre. Le test est valable, mais je te conseille de ne l’utiliser qu’en dernier recours et toujours avec des amis qui ne connaissent pas les arts martiaux…

Résumons : à la différence des autres êtres, vivants ou inanimés, les hommes peuvent inventer et choisir en partie leur façon de vivre. Nous pouvons opter pour ce qui nous paraît bon, autrement dit pour ce qui peut nous convenir, et écarter ce qui nous paraît mauvais et inadapté. Et comme nous pouvons inventer et choisir, nous pouvons nous tromper, ce qui n’arrive généralement ni aux castors, ni aux abeilles, ni aux termites. Il est donc prudent de bien faire attention à ce que nous faisons et d’acquérir un certain savoir-vivre afin de réussir. Et ce savoir-vivre ou cet art de vivre si tu préfères, on l’appelle l’éthique. Si tu as un peu de patience, nous en reparlerons dans les pages suivantes de ce livre.

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