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Knockout Game : quand la violence devient gratuite

Publié le 1 décembre 2013
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Par Thomas Sowell, depuis les États-Unis.

Knockout Game

La police de New-York mène l’enquête sur une série d’agressions physiques dans des lieux publics à l’encontre de personnes de confession juive sur le mode de ce que l’on appelle le « jeu du KO », knockout game en anglais.

La manière dont on joue à ce « jeu » est assez simple : parmi un groupe de jeunes noirs, un membre décide de montrer qu’il est capable de mettre KO un étranger dans la rue, de préférence avec un simple coup de poing en passant. Assez fréquemment, un autre membre du groupe enregistre cette « réalisation » et la publie sur internet pour être encensée.

La police de New-York a signalé une série récente d’agressions de ce type qui, comme elles semblent ne concerner que des personnes de confession juive, seront considérées comme des crimes de haine raciale.

De nombreux aspects de cette affaire sont extrêmement pénibles à aborder, y compris le fait que les autorités de New-York semblent avoir été prises par surprise et découvrir un phénomène qui existait pourtant depuis plusieurs années et était le fait de gangs noirs dans d’autres villes d’autres États du pays et touchait d’autres populations en dehors des populations juives – les victimes étant généralement blanches ou d’ascendance asiatique.

Les agressions de ce type sont régulières à Saint-Louis. D’autres se sont aussi produites dans le Massachusetts, le Wisconsin ou ailleurs. En Illinois, le jeu a même été intitulé « chasse à l’ours polaire » par de jeunes délinquants, probablement parce que les cibles étaient blanches.

La principale explication de la surprise du public vient du fait que les médias mainstream avaient tout simplement supprimé les nouvelles relatives au « jeu du KO » ou à toute autre forme de violence raciale dans des dizaines de villes et de régions du pays. Les agressions sont parfois signalées mais comme des actes isolés étant le fait de « jeunes » sans plus de précision et touchant des « victimes » aussi peu précises, sans aucune référence au contexte racial tant de l’agresseur que de la victime, et sans mention des épithètes raciaux déclamés par les voyous lors de leurs « réalisations ».

Malgré des formules euphémisantes telles que « jeunes en difficultés », les agresseurs étaient généralement d’humeur plutôt joyeuse et festive. Lors d’une agression massive à Milwaukee, allant bien au-delà du simple « jeu du KO », les agresseurs rigolaient et mangeaient des frites, comme s’ils étaient en train de faire un pique-nique. L’un d’eux a remarqué de manière détendue que « la blanche saigne beaucoup ».

Cette phrase, White girl bleed a lot (« la blanche saigne beaucoup »), c’est aussi le titre d’un ouvrage de Colin Flaherty qui aborde les agressions racistes à travers le pays ainsi que les tentatives des médias de les cacher au public mais aussi celles des autorités locales et des forces de police qui assurent que la question raciale n’a aucun lien avec ces agressions.

Le deuxième chapitre de l’édition de 2013 s’intitule « Le jeu du KO à la mode de Saint-Louis ». Il n’y a donc absolument rien de neuf, malgré ce que pensent certains à New-York, grâce au politiquement correct des médias.

Ceci n’est pas non plus une farce passagère. Des gens ont été frappés jusqu’à perdre connaissance, que ce soit dans ce « jeu » ou au travers d’autres affaires d’agressions racistes. Certaines des victimes resteront handicapées à vie. D’autres sont décédées.

Dans l’ensemble, les médias ne voient pas de mal, n’entendent pas de mal et ne parlent pas de mal. Dans ces conditions, non seulement le mal ne va pas disparaître mais il va s’amplifier.

Certains, dans les médias et parmi les hommes politiques, s’imaginent certainement qu’ils peuvent éviter de provoquer un conflit racial ouvert en ignorant ou en passant sous silence ces agressions. Cependant, le seul moyen d’éviter ce conflit est de faire cesser ces agressions, pas de les aseptiser.

Si ces agressions se poursuivent et grossissent en nombre, de plus en plus de gens en entendront parler, malgré les médias et les politiciens. Des représentants de toutes les communautés concernées doivent encourager la répression de ces agressions, ce qui peut avoir pour conséquence une réaction en cascade des communautés blanches, et qui peut mener à un conflit racial. Cependant, l’opportunisme politique prend la direction opposée.

L’opportunisme politique, c’est globalement ce que fait le District attorney Eric Holder lorsqu’il lance une campagne contre les écoles qui sanctionnent un nombre qui lui semble trop important de garçons. Le maire de gauche nouvellement élu à New-York est supposé mettre fin au « stop-and-frisk » (NDT : littéralement, « l’arrestation et la fouille », il s’agit d’une méthode controversée permettant à la police de NYC de fouiller n’importe quelle personne soupçonnée raisonnablement d’avoir commis ou d’être sur le point de commettre un crime), une politique qui a pourtant permis de faire baisser le taux d’homicide au quart de ce qu’il était avec les précédents maires de gauche.

Visiblement, le politiquement correct vaut mieux que la protection de la vie humaine.

Couvrir les voyous n’est un service à rendre à personne, quelle que soit sa race et y compris les voyous eux-mêmes. Il serait nettement préférable qu’ils soient arrêtés immédiatement et punis, plutôt que de les voir s’engager dans un processus qui pourrait les mener à la prison voire à la chambre d’exécution.


Article paru initialement dans National Review.

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  • « Il serait nettement préférable qu’ils soient arrêtés immédiatement et punis, plutôt que de les voir s’engager dans un processus qui pourrait les mener à la prison voire à la chambre à gaz. »

    Euh, chambre à gaz ? Erreur de traduction ?

    –> Corrigée.

    • Contrepoints >> Message modéré. Venir insulter gratuitement les gens pour une malencontreuse erreur de traduction, ça ne passe pas.

      • Un Français à New York
        2 décembre 2013 at 5 h 47 min

        J’avais en effet vu une émission où on expliquait qu’il s’agit d’une épidémie de dangereux enfants assoifés de sang. M’enfin..

  • L’agression sur la photo n’est pas celle d’une juive à NY mais d’une musulmane de 16 ans à Londres : http://www.youtube.com/watch?v=Lc3J7H-iWas

  • La traduction n’est pas géniale.. Du coup l’article perd son aspect percutant. Dommage..

  • J’ajoute en ces temps de dénonciation du racisme, que de mon point de vue le racisme le plus grave est le racisme violent. On nous bassine avec les discriminations à l’embauche, au logement… D’accord ! La majo des victimes dans ces cas sont noires ou arabes. Mais par contre il ne fait aucun doute aujour’hui que les tabassages sous insultes racistes, elles, ont en majorité pour cible des blancs. Mais faut croire que c’est moins grave qu’un blanc se fasse défoncer par 5 types sous des insultes du type « sale français », « sale porc » ; qu’un noir qui se voit refuser un logement par une proprio. Ceux qui ont peur de sortir la nuit dans les rues aujourd’hui ce ne sont plus les arabes comme à l »époque de la marche des beurs, ce sont les petits blancs, qu’on se le dise. Lutter efficacement contre le racisme c’est dénoncer tous les racismes et non pas occulter une large part dans le seul but odieux de dresser les uns contre les autres afin de récupérer leurs voix à gauche.

    • Avec ces histoires de racisme on finit par banaliser de vrai crime.

      Le blanc qui tuerai un noir n’est plus poursuivi pour meurtre mais pour crime raciste. On a l’impréssion que le meurtre est moins grave q’il n’est pas raciste, c’est fou!

      Moi qui croyait que la justice c’était punir les actes et non les intentions. Je dois être vraiment inadaptée dans cette société.

      Peu importe, je continurais de penser qu’un crime raciste est d’abord un crime et tant pis si je suis le seul.

      Ca vaut aussi pour le féminisme.

  • Le point le plus intéressant est que les médias mainstream et les institutions ont commencé à s’intéresser à ce phénomène… parce qu’un nombre significatif de personne de confession juive a été victime de ce « jeu ». Avant quand ça concernait les blancs ça n’intéressait personne, faits divers circulez y’a rien à voir.

    Autre point intéressant : si cet article à droit de cité dans les médias mainstream, et qu’il est repris sur Contrepoints, c’est uniquement parce que son auteur est noir. Un auteur blanc qui ferait les mêmes constats serait inévitablement soupçonné de racisme.

    Il serait temps que les blancs se réveillent et se rendent compte qu’ils sont dirigés par une oligarchie hostile à leurs intérêts.

    • La national review et contrepoints ne sont pas vraiment des média « mainstream ».

      Pour le reste si vous craigniez tant que cela d’être soupçonné de racisme évitez de parlez des juifs comme si ce n’était pas des blancs pour la plupart, ou de parler du « réveil » des blancs pour défendre « leurs intérêts ».

      • Le « boloss » libéral dans toute sa splendeur…

      • Franchement, le mot « raciste » ne veut plus rien dire de toute façon. Ce n’est plus qu’un anathème qu’on lance un peu à n’importe sui et à n’importe quel propos, dont la définition est si étirée qu’elle doit pouvoir s’appliquer à nimporte qui et à nimporte quelle situation dés que vous avez le malheur d’être blanc.

        Il y’a d’autre mots dans ce style: « macho », « cupide », « égoiste »… Et bien sûr le classique « fasciste ».

        Ce sont des mots magiques qui permettent de faire plier les malheureux qui y accorde encore de l’importance. Trop souvent je vois des gens qui changent de ton dés que le mot est laché et c’est une erreur.

        On ne devrait pas brader ses conviction simplement parce que notre interlocuteur croit avoir trouver la formule magique pour avoir toujours raison. Ces gens n(ont aucune cohérence, laissons-les ce casser les dents sur notre vision du monde. C’est la seule façon.

        • +1
          La liberté d’expression est trop bridée, voir menacée sur certains thèmes à cause d’un antiracisme trop abusé et pour autant bien fondé à l’origine.

        • Mais ne pas aimer les noirs, les arabes, les femmes, les x, les y, les z, c’est la base même de la liberté. On doit (devrait) pouvoir haïr qui l’on veut et le crier autant qu’on veut sur tous les toits. Le seul truc qu’on devrait punir c’est l’agression. Et on ne devrait punir l’agression que pour ce qu’elle est, pas pour les motifs qu’on pense y détecter.
          Je tabasse quelqu’un, c’est mal, et c’est identiquement mal que la victime soit blanche, noire, juive, musulmane ou chrétienne. Et cela indépendamment aussi de ma race, ma religion, etc.

          Enfin, c’est le principe de base dans une société juste. Mais nous ne vivons plus dans une société juste depuis longtemps. Ni dans une société libre. Mais à la place on l’antiracisme et la défense de l’identité de genre.

          Faut savoir ce qu’on veut, quoi.

    • les juifs te pissent au cul

  • Il faudrait surtout que ces petites canailles soient condamnés a travailler pour indemniser les victimes et couvrir les frais de procédure et d’incarcération…Pour les jeunes criminels impliqués dans ce type de « jeux » direct en camp militaire jusqu’à l’age de 30 ans!

  • Il est curieux cet article, d’évidence mal traduit, et cela ressemble à une trappe à opinions, ce n’est que mon avis…

    • Après avoir lu les commentaires, j’arrive à conclure que même un Libéral, très attaché aux valeurs d’individualité et d’individualisme a comme tout être humain le besoin naturel de s’identifier à un groupe.
      C’est une observation, pas un jugement.

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