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Luxembourg : les mensonges de la presse française

Publié le 25 décembre 2013
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Par Flavien Tulliez, depuis le Luxembourg.

Luxembourg-2

Malgré la probable futilité de l’exercice, je me sens un devoir de répondre à votre « article » paru dans le numéro 867 pour Le Nouveau Marianne et intitulé « Sortons le délinquant luxembourgeois de l’Europe ! ». Un titre bien accrocheur en effet qui nous laisse déjà présager de ce qui va suivre.

Cet « article » s’appuie sur une lecture erronée du dernier rapport de l’OCDE concernant la coopération fiscale internationale. Ce rapport contient lui-même un certain nombre d’inexactitudes qu’il m’apparaît nécessaire de corriger, ne serait-ce que pour la forme, en tant que Français ayant le privilège de travailler et vivre au Luxembourg.

Vous parlez de « paradis fiscal » ? Pouvez-vous nous définir ces termes ? En ce qui me concerne, je paye plus d’impôts sur le revenu au Luxembourg que je n’en paierais à salaire égal en France. Certes, je paye deux fois moins de charges salariales, soit environ 12,5%, et mon employeur quatre fois moins (environ 11,5%), le tout pour bénéficier d’une meilleure couverture santé et d’un régime de sécurité sociale à l’équilibre. Vous conviendrez avec moi que la France en est loin. Ce n’est en tout cas pas ainsi que je définirais un paradis fiscal. Le taux d’impôt sur les sociétés est à Luxembourg Ville de 28,8%, soit un taux plus élevé (hélas !) que celui du Royaume-Uni et de la Suède, entre autres, et proche de la moyenne de l’OCDE. Il est vrai que nous n’avons pas le bonheur, en tant que contribuables luxembourgeois, de donner plus d’un mois de notre salaire à l’État pour exercer notre droit de propriété (foncière), pourtant consacré dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, partie intégrante du bloc de constitutionnalité français, me suis-je laissé dire. Le secteur financier représente un tiers des recettes de l’État luxembourgeois, on se demande bien comment cela serait possible si les fonds que vous évoquez, auxquels je reviendrai plus tard, ne payaient pas d’impôts comme vous l’affirmez gratuitement.

Il est piquant de s’entendre qualifier de « paradis fiscal » de votre part. Les représentants de la presse française ont en effet perçu près de 2 milliards d’euros d’aides directes de l’État français ou de ses excroissances pour l’année 2011. Si vous suivez l’hyperlien précédent, vous pourrez en outre constater avec moi que les journalistes français que vous êtes bénéficient d’un certain nombre de niches dont le coût pour les contribuables français est évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros. Nous aurions apprécié que vous montrassiez la même verve à pourfendre le paradisiaque statut fiscal de vos confrères.

Les fonds d’investissement luxembourgeois que vous dénoncez comme évitant l’impôt n’existent tout simplement pas. En effet, la plupart des fonds s’acquittent d’une taxe d’abonnement dont le taux habituel est fixé à 0,01% de la valeur nette d’inventaire calculée sur une base trimestrielle. Cela peut sembler peu, mais cette taxe représente des recettes considérables pour l’État luxembourgeois qui a fait le choix d’attirer plutôt que d’effrayer les investisseurs, sport dans lequel la France semble exceller dernièrement. Dans le contexte d’une économie mondialisée, il est plus crucial que jamais de maintenir un cadre législatif et fiscal stable et transparent et c’est le chemin dans lequel le Luxembourg a choisi, pragmatiquement, de s’engager. Vous n’apportez strictement aucune preuve que ces fonds d’investissement que vous dénoncez ne s’acquittent pas d’impôt. Par ailleurs, plus de 80% des actifs nets sous gestion, qui atteignaient 2 590 milliards d’euros à fin octobre 2013, sont placés dans des OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières). Ces OPCVM sont couverts par les directives européennes UCITS qui placent des limites très strictes sur les actifs que les fonds marqués de ce label peuvent acquérir et les soumet à un audit annuel de leurs comptes. Le Luxembourg fut d’ailleurs le premier à transposer la première directive UCITS (85/611/CEE) dans son droit national. Depuis, la place financière a développé une expertise indispensable qui, bien plus que la fiscalité avantageuse (mais bien moins qu’ailleurs), explique l’attrait continu du Luxembourg pour les fonds d’investissement malgré la hausse de la pression réglementaire en Union européenne. Ces fonds d’investissement jouent d’ailleurs un rôle de premier plan dans le financement d’infrastructures et la création de valeur pour des investisseurs individuels (particuliers) et pensionnés autour du monde.

Votre affirmation que le Luxembourg est un prédateur fiscal pour la France est sans fondement. Fermer la place financière luxembourgeoise n’aboutirait qu’à ce que les capitaux déménagent à Singapour, mais en aucun cas ils ne reviendraient en France. Ne vaudrait-il donc pas mieux qu’ils restent dans un État fondateur de l’Union européenne qui applique scrupuleusement le droit européen et international, comme le démontre encore la transposition rapide en droit luxembourgeois de la directive AIFMD (Alternative Investment Funds Managers Directive) en juillet 2013, tout en usant de son pouvoir souverain pour créer une fiscalité intelligente et pragmatique ? Comment les investisseurs peuvent-ils hésiter entre une France hostile pilotée par un État qui considère chaque centime gagné par d’autres comme sa propriété et d’autres pays qui ont fait le choix de laisser les gens disposer de la plus grande majorité de la valeur qu’ils créent par leur ingéniosité et industrie ? Quid des niches fiscales françaises ? Elles sont en fait beaucoup plus nombreuses qu’au Luxembourg, supposé paradis fiscal, et contribuent à l’illisibilité totale de l’impôt en France : investissements dans les DOM-TOM, exonérations Malraux, etc.

Sur le secret bancaire, vous faites une fois de plus un raccourci facile. Quoi que l’on pense du secret bancaire en tant que tel, vous insinuez que le Luxembourg ne respectera pas les engagements pris par Jean-Claude Juncker vis-à-vis de la levée du secret bancaire. Or, le nouveau gouvernement mené par Xaviel Bettel vient de réaffirmer la levée du secret bancaire au 1er janvier 2015. Par ailleurs, les non-résidents sont, jusqu’à la levée du secret bancaire, soumis à une retenue à la source de 35% sur le revenu de leurs intérêts perçus au Luxembourg aux termes de la directive épargne (2003/48/CE). À partir du 1er janvier 2015, les non-résidents pourront continuer à bénéficier de la stabilité du secteur bancaire luxembourgeois tout en s’acquittant des taux de leurs pays de résidence, lesquels sont significativement inférieurs à 35% en Belgique comme en France. En fait, vous voyez, la levée du secret bancaire pour les non-résidents est finalement une aubaine pour le Luxembourg. Le rapport de l’OCDE que vous mentionnez épingle l’Administration des Contributions Directes (fisc luxembourgeois) et les banques locales pour leur manque de coopération, notamment concernant les résidents du Luxembourg. En effet, le secret bancaire est un droit consacré pour les résidents du Luxembourg. À ce titre, on se demande quel est le problème soulevé. Les droits européen et international prévoient l’imposition selon la résidence du travailleur et s’emploient à éviter les cas de double taxation. Il est parfaitement logique qu’une personne qui travaille et réside de manière permanente au Luxembourg (comme c’est mon cas) s’acquitte de l’impôt au Grand-Duché. À ce titre, je ne vois pas bien en quoi mes comptes bancaires devraient concerner l’État français. Il me semble encore être propriétaire de ma force de travail et avoir le droit logique, naturel et légitime de pouvoir disposer librement de mon revenu, le secret bancaire ne m’apparaît donc pas substantiellement différent de la discrétion demandée à un médecin ou à un avocat dans le traitement des données de leurs clients. Par ailleurs, le secret bancaire est logique dans le contexte fiscal luxembourgeois puisque chacun s’acquitte de l’impôt sur le revenu sur son salaire par un mécanisme de retenue à la source opéré par l’employeur, de fait, le revenu restant n’est plus l’affaire de l’État.

Fermez donc le Luxembourg, pays qui traite bien mieux la jeunesse française (présente en nombre ici) que la France qui ne peut leur offrir qu’un stage ou le chômage. Fermez le Luxembourg et c’est près de 90 000 frontaliers (et leurs familles) qui se retrouveront sans cet emploi que la France n’a pas été capable de leur offrir. Fermez le Luxembourg, mais croyez moi, la France ne s’en tirera pas mieux pour autant tant qu’elle continuera de ne pas comprendre qu’elle évolue dans un environnement global où les États sont en concurrence pour attirer les capitaux et les talents. Le vrai problème de la France, ce n’est pas l’Allemagne, la Chine ou le Luxembourg comme certains journalistes français le claironnent à longueur de journée, mais bien cette mentalité qui empêche toute remise en cause et autocritique.

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  • C’est un des grands problèmes de la France, ce qui va mal chez elle n’est jamais sa faute mais toujours celle des autres ce qui lui évite toute remise en cause.

    • Je plusse cher Zendog…

      Je suis outré du manque de courage et d’honnêteté des élites politiques, médiatiques, dirigeantes, syndicalistes, administratives… C’est toujours la faute a l’Europe, dont les décisions sont prisés a l’unanimité … C’est toujours la faute des étrangers sans plus savoir qui devient l’étranger de qui..,
      C’est la faute des jeunes, des vieux, des riches, des différents, des corporations, etc..
      Et bien joyeux Noël a ce foutoir français … Son charme aussi..,

    • C’est aussi une constante de l’histoire de la France : essayer de vassaliser les petits États à ses frontières. Aujourd’hui, ce ne sont certes plus que Monaco, Andorre, et maintenant le Luxembourg, la Belgique : tant que ces états n’auront pas une politique fiscale conforme aux exigences de la France, ils seront décrits à l’opinion publique française comme étants déloyaux. Et cela marche très bien : interrogez Mme Michu sur ce qu’elle pense de ceux qui s’installent en Belgique, et vous verrez.

  • le problème n’est pas le paradis fiscal qui gère bien son pays ,mais plutôt celui de l’enfer fiscal qui gère mal le sien avec une dette énorme un chômage en inflation géante ,les riches, les cerveaux qui fuient ,la délinquance qui explose l’immigration exponentielle et de plus qui s’occupe de faire la loi en Afrique alors qu’il n’est pas capable de faire régner l’ordre dans nos cités qui sont devenue des zones de non droit

    • Je ne sais pas si « Marianne » peut comprendre que les « délinquants » sont ceux qui, depuis des dizaines d’années en France, ont une gestion catastrophique des affaires du pays…
      Si on imagine une entreprise gérée par les mêmes délinquants, on est en plein dans les délits condamnables (abus de biens sociaux, banqueroutes, détournements…), bref, toutes actions qui, pour un dirigeant d’entreprise, conduisent en prison, avec liquidation de la société et saisies des biens du propriétaire !

      Par contre, je ne vois pas de quel droit « Marianne » se permet de porter un jugement sur un pays voisin qui, à la différence du notre, gère ses affaires de manière correcte…

      C’est dire le niveau des journaleux…!!!

    • Le Luxembourg n’est pas un paradis fiscal , c’est juste un tout petit pays, peu étendu avec un très petit nombre d’habitants. Inexistant sur le plan international.
      La France n’est pas un enfer fiscal mais un pays unitaire de 60 millions d’habitants.
      On pourrait avoir, nous aussi, en France des « Luxembourg » en donnant leur autonomie à Deauville ou Biarritz par exemple

      D’autre part à propos de l’Afrique, que fait le Luxembourg en réaction à ce qui se passe dans les pays africains, à part se fourrer la tête dans le sable et proposer les coffres de ses banques aux avoirs douteux des dictateurs ?

      • Oh ! Un troll de Noël !

      • Il s’occupe de ses affaires

        Quand à : « La France n’est pas un enfer fiscal mais un pays unitaire de 60 millions d’habitants. »
        C’est quoi un enfer fiscal selon vous, à partir de quel % de prélèvement et autres punitions fiscales
        Ça veut dire quoi « un pays unitaire »
        Quand 20% de la population bosse pour entretenir tout le monde.
        Avant, c’était la suisse qui accueillait les avoirs douteux des dictateurs, bientôt Singapour et hong kong et pourquoi pas un pays de 60 million d’habitant saturé de dettes dont les richesses immobilières et financières partent entre les mains propres ou sales d’étrangers pour qui la rentabilité est multipliée par 2 du seul fait qu’il soit étranger (et donc plus doucement taxés)

      • Le tout petit pays excite la jalousie des socialistes et du troll de noel harrisburg.

        Le troll de noel devrait aller discuter du pays unitaire avec des Vendeens histoire de rigoler un coup.

      • Le Luxembourg s’occupe de son pays et il le fait bien.
        La France s’occupe des autres, laisse son peuple crever de faim, et surtout prétend donner des leçons à tous les autres. Ainsi sont vos camarades socialistes !

        • Ici est tout le problème! Le Luxembourg s’occupent de son pays!
          L’Europe doit elle servire les pays fondateurs? Ou les pays fondateurs doivent il servire pour une vrai Europe?

      • La France délaisse ses zones de non droit et s’agite en Afrique pour noyer le poisson et donner l’impression qu’elle représente encore quelque chose dans le monde ! … avec l’assentiment des grandes nations
        qui n’en ont rien a faire !

      • Oh, un petit frustré…. juste pour vous dire qu’en Afrique et dans les pays en développement en Asie, en Amérique centrale et latine, le Luxembourg dépense plus de 1% de son Revenu National Brut en Aide Publique au Développement. La « Grande Nation », je parle de la France là, en est à 0,48 %, et encore seulement allouée à des pays « amicaux » qui ouvrent grand leurs portes aux pétroliers, à l’armement et autres industries françaises. Alord la France, cessez de moraliser et de prendre tout le monde de haut, faites ce que vous faites bien, le vin et le fromage, fermez votte clapet et foutez la paix au Luxembourg.

        • Bravo, c’est ça la juste réponse, Merci! Pas de grandes phrases, mais une et sur le point! Chapeau.

        • je suis surpris qu’une association d’experts es vins et fromages vendéens ne soit pas encore entrée en grève contre le gouvernement au titre de l’égalité des droits au développement. En tout cas il faut souligner qu effectivement Santa Troll à raison ! Ce beau pays semble très uni autour d’une spécialité de brochet, ahh la France, l’estomac à décidément souvent fédéré ! Federer et ses amis français eux ont choisi mais je m’égare…

  • Excellent article, bravo !

    • +1.
      Le problème n’est pas les autres, c’est nous même avec notre mentalité de voleur. Il faut être clair.
      Osons dire les choses.

      Et c’est pas parce que des lois légalisent le vol que ce n’est pas du vol.

      La légalité permet de faire de l’immoralité en toute impunité.
      Voila le réel but de la légalité en France.

  • LaFrance est décidément incurable. Faut vraiment être pas net pour faire l’autruche à ce point.
    Quand on a tort on se remet en cause en observant ceux qui font mieux pour progresser..La France ressemble à un enfant roi gâté qui veut garder sa sucette et ne jamais grandir car le monde des adultes ne lui plaît pas.

    • C’est exactement ça.
      Les français ne veulent plus grandir et affronter le monde qui leur fait peur.

      Le français est un râleur comme les enfants gâtés. Ca fait longtemps qu’on le sait.

      Tout le monde veut faire son métier à l’abri dans le fonctionnariat pour ne pas avoir subir la loi du marché. C’est juste de l’immaturité.

  • Bravo pour votre courage de lire encore Marianne, ce torchon gauchiste dans son registre de racolage idéologique systématique, comme le Monde ou encore le Nouvel Obs : de la presse de caniveau !!!

  • il y a aussi des fonctionnaires bornés au luxembourg:

    recement, l’administration a refusé l’entrée de plantes produites en france à un de mes clients, alors mème que le luxembourg fait parti du marché commun, sous prétexte que la plante est d’origine… chinoise.

    • Effectivement yeneralacazar: Le Luxembourg a aussi des fonctionnaires, pas mieux que ceux en France, mais pas pire!!! En plus, le Luxembourg ne donne pas de leçons au monde entier, alors que…..ben la France c’est autre chose, pas vrai?

    • Ne serait-il pas possible que se soit plutot pour des raisons sanitaires que cette plante d’origine chinoise soit interdite comme c’est le cas aux USA et en Suisse ?

  • Habitant le Luxembourg depuis quarante ans, j’aimerais dire aux Français et leurs Gouvernements divers et variés combien le Luxembourg se fout de ce que peut penser la France, et aussi de leurs journaleux pisse-copie.
    Comme dit Zendog, ce qui va mal en France n’est jamais de sa faute, mais surtout celle de Bruxelles, oubliant que les décisions à Bruxelles sont quand même prises pour les ministres que les gouvernements veulent bien y envoyer!

  • Nos politique sont bien content de trouver des fonds afin de continuer leur gabegies et ces fonds proviennent de pays ayant une bonne gestion. Dommage nous nous sommes en enfer grâce au travail acharné de nos énarques!

  • Très bon article !!!!
    Moi qui suit français frontalier, trouve que cette article est très pertinent. Les différents points évoqués pour défendre l’idée sont plus qu’éloquents et parlent d’eux même.
    L’analyse du problème de la France est bien réalisée, en effet le réel problème de la France se trouve dans son incapacité à se remettre en question et sa facilité a dénigrer les autres et vouloir les changer lorsqu’il serait plus sain et bénéfique pour tout le monde que ce soit cette France qui se mette au niveau.

  • Ça me fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls dans votre cas, le problème est entre nous, dans ce grand hexagone qui nous sépares.

    Salutations de la Suisse 😉

  • Marianne : le torchiasse des cuistres et des confiturologues.

  • Le ciel vous bénisse de remettre les pendules à l’heure !

    Pour les français, tout pays qui ferait aussi mal qu’eux (s’il en existe) est hâtivement qualifié de dumping.
    C’est simple, et visiblement efficace 🙂

    Pour les intérêts perçus par des étrangers sur leurs comptes Lux, c’est très simple. Ils sont précompté au-delà du taux pratiqué dans le pays d’origine des déposants, et la somme totale est reversée à ce pays de manière anonyme.

    Autrement dit, sur ce plan, nos pays ont tout intérêt à ce que le précompte soit prélevé au Luxembourg, ils y gagnent.

    Pour la levée totale du secret bancaire, le Luxembourg est d’accord, à condition que ce soit simultané en Suisse et au Lichtenstein. Encore est-il clair que les capitaux iront ailleurs et que l’Europe aura simplement tué des pays de son groupe.

    http://www.rtbf.be/info/dossier/toute-l-info-europeenne-de-la-rtbf/detail_aujourd-hui-en-europe-le-luxembourg-a-promis-de-lever-le-secret-bancaire-a-l-horizon-2015?id=8001760

    • pas tout à fait vrai pour les tranches supérieures de l’impôt:

      40 ou 45% d’impôt plus 15.5% de csg crds. c’est plus rentable d’être précompté au Luxembourg ou tout autre pays européen.
      Mais les comptes bancaires étrangers étant à déclaration obligatoire, les plus values sont taxées en France avec la déclaration d’impôt (pas à la source pour la csg par exemple).
      Les 35%, c’est pour les pays ou l’inquisition fiscale n’est pas le mode de fonctionnement normal.
      Sauf erreur

    • Parceque ceux qui détiennent des capitaux seraient assez idiots pour prendre des comptes en nom personnel et se faire taxer au précompte, alors qu’il y a moyen de gérer plus intelligemment ses avoirs…

  • C’est plutôt positif d’être fiscalement attractif. Je vois pas pourquoi le terme paradis fiscal gène??

    • Je suis l’auteur de l’article.

      Que nous soyons bien d’accord : cela ne me dérangerait pas le moins du monde que le Luxembourg soit un paradis fiscal, bien au contraire. Je contestais simplement le qualificatif au vu des tranches marginales d’impôt sur le revenu, de la TVA et d’autres aspects fiscaux locaux qui ne sont pas aussi paradisiaques que cela, quand bien même le Luxembourg représente un clair mieux par rapport à la France, mais ça, ce n’est pas difficile.

      • Puisque vous êtes là j’en profite pour dire que j’ai trouvé votre article bon mais qu’il n’y a pas de source en bas de pages. Ce qui rend mince la possibilité de citer les exemples mentionnés.

  • Le cancre accuse bien souvent le meilleur élève d’etre trop bon ! c’est d’ailleurs pour ça qu’il est mauvais….
    Et ne comptez pas sur des journalistes ignorants, incompétents et subventionnés pour écrire ne fusse qu’une ligne intelligente.

  • « lesquels sont significativement inférieurs à 35% en Belgique comme en France »
    En France c’est 15,5% de prélèvements sociaux + tranche marginale de l’IR. Avec une TMI à 30%, on est déjà au-dessus.

    • En effet, mea culpa, j’actualise : depuis le 1er janvier 2013, les revenus d’intérêts sur comptes fiscalisés et compagnie sont apparemment ajoutés au barême de l’IRPP en France. J’en étais resté au prélèvement libératoire à 24% (+ prélèvements sociaux ?). C’est en effet une inexactitude dans mon article, merci d’avoir attiré mon attention sur ce point.

  • En tant qu’auteur de l’article, je souhaite remercier tous les commentateurs pour leurs contributions. Je suis heureux de constater l’écho positif que mes propos trouvent. Pour Harrisburg, je me contenterais de dire que je préfère infiniment vivre dans un pays qui n’a pas de prétentions internationales et n’entend pas jouer les gros bras sur la scène internationale. Je préfère la tranquilité de mon pays, le Luxembourg, aux aventures irresponsables de la France en Afrique. Clairement, notre stratégie a été plus payante en termes de bien-être des résidents du Luxembourg et il me semble que cela devrait être la priorité partout. Et non, la France ne peut faire comme le Luxembourg, car l’expertise de nos professionnels du secteur financier n’existe tout simplement pas à Biarritz.

    Pour les résidents au Luxembourg et les frontaliers qui sont intervenus ici, je serais ravi de rentrer en contact avec vous et vous invite à me contacter à l’adresse suivante : vasilios29@hotmail.fr

  • A Harrisburg…ah Oui, on continue à se la jouer l’AFRIQUE et notre superbe !
    Vous connaissez …un peu ?
    aux dernières nouvelles, la décision unilatérale de FH est entrain de porter ses fruits…et je ne parle même pas du ridicule de nos positions, mais tout simplement du chaos qu’elle va générer sur place et des milliers de morts, au nom d’Allah ou des autres, qui vont s’aligner sous nos couleurs
    Qu’elle est belle et bonne la France lorsqu’elle est dirigée par des politiciens…ce ne sont vraiment pas des « bons à rien » mais sûrement des « mauvais partout »

  • Le Luxembourg va tenir car il n’étrangle pas les entrepreneurs et les travailleurs …Tout le contraire de la France qui finira comme jadis l’URSS!C’est à dire dans un effondrement et un chaos total…

  • Le français « moyen » ne supporte pas la concurrence venant de ses pairs ; pire encore lorsqu’un voisin pourrait faire mieux que lui=même (ce qui n’est guère difficile à démontrer …).

    Le français « moyen » apprécie de recevoir des aides , ce qui en fait un assisté tout désigné.

    Le français « moyen » a néanmoins un nombril surdimensionné.

    « Moyen » reste évidemment un terme ambigu. Ceux qui s’y reconnaissent nieront ces évidences.

    Le tout mis bout-à-bout explique la forme de gouvernement et de système imbéciles qui nous ravagent…

  • Le Gouvernement luxembourgeois a publié les nouveaux paramètres sociaux applicables dès le 1er janvier 2014 et ne note pas de gros changements pour l’année à venir.

    Au 1er janvier 2014, le Salaire social minimum ne change pas, étant donné qu’il a déjà été indexé au 1er octobre 2013. Il reste ainsi à 1 921,03€ bruts par mois pour les travailleurs non qualifiés de plus de 18 ans et de 2 305,23€/mois pour les travailleurs qualifiés de plus de 18 ans.

    Les pensions pour leur part vont être revalorisées, notamment la Pension minimum personnelle qui passe de 1 703,10€ à 1 718,86€ ou encore la pension de survie qui passe de 1 261,56€ à 1 273,23€.

    Au niveau des prestations familiales, les allocations familiales ne changent pas au 1er janvier 2014, le montant pour un enfant est toujours de 185,60€, de 440,72€ pour deux enfants et de 802,74€ pour trois. Le montant du Boni est toujours de 76,88€ par mois et par enfant.
    Par contre, au niveau de l’allocation d’éducation, le seuil de revenu augmente. Le revenu professionnel pris en compte en cas d’activité des deux parents passe à 5 657,70€ pour un enfant à charge (au lieu de 5 438,25€), pour deux enfants à charge, il passe à 7 543,60€ (au lieu de 7 251,00€) et pour plus de deux enfants à charge, il passe à 9 429,50€ (au lieu de 9 063,75€).

    Vous trouverez tous les détails dans le document du Ministère de la Sécurité Sociale :Paramètres sociaux valables au 1er janvier 2014 (PDF), avec le montant du salaire minimum, de l’assurance maladie, dépendance, de la pension, des prestations familiales avec le détail des montants pour les allocations familiales, allocation d’éducation, de rentrée scolaire, allocation de naissance, de maternité, pour le congé parental ou encore du RMG (Revenu minimum garanti).

    Voilà une forme de fraternité bien comprise par un pays capitaliste.
    Le gouvernement vient de changer. Après 30 ans de gouvernance de droite voilà maintenant une alliance entre
    Libéraux, Socialistes et Verts. Inédit et courageux en sachant que le CSV (parti chrétien) reste le premier parti
    avec 33% de voix.
    Il n’y a rien à faire, ce petit pays est un exemple pour nos démocraties dirigées par des carriéristes, des intrigants
    et finalement des incapables. Car quel meilleur exemple que de mettre en priorité le confort matériel des citoyens.
    Seules les « petites démocraties » comme la Suisse ou le Luxembourg en sont vraiment capables.
    Les grands se croient obligé d’être constamment engagés dans des luttes d’influence, des colonisations culturelles et des chimères
    du passé. Au final ils ne règlent rien hormis le maintien des privilèges des happy few mais par contre finissent par faire le malheur
    de leurs propres peuples.
    Car que valent les belles idées quand la misère est quotidienne, les soins limités au minimum, les droits et les acquis sociaux réduits
    à la portion congrue et enfin le niveau de vie en baisse constante . La France a le 10ième PIB par habitant en Europe…

    Joyeux Noel fraternel !

  • Pas convaincu du tout par l’article. On se congratule entre expats je vois… Mais on ne rêve que d’une chose, prendre le premier avion et quitter la grisaille de ce petit pays merveilleux. Sans expats le Lux. n’est rien. Sans banques non plus. Merveilleux pays, mais pour combien de temps encore?

    • Nous avons ici l’avis du Français moyen. Merci de l’avoir donné. Il illustre bien l’article.

    • Tant de mauvaise foi me laisse sans voix. Les réalités sont-elles si difficiles à être admises?
      Pour votre information, la part de la finance au Luxembourg représente 32% du PIB. Ni plus,ni moins!
      Et 62% de l’économie est portée par le commerce et l’artisanat.
      Non je ne suis pas expat comme vous dites avec un mépris bien sous-entendu et ne travaille pas dans la finance.
      Voilà 40 ans que j’observe cette morve française nombriliste et pathétique et rien n’y fait: la réputation du coq français continuant de chanter sur son tas de fumier n’est pas prête de s’éteindre.
      Pour ma part, j’ai le privilège de pouvoir comparer avec les citoyens belges, allemands, suisses ou autrichiens et je constate simplement que notre tas de fumier ne baisse pas…
      Je crois comprendre que vous par contre êtes un vrai expat venu au Luxembourg uniquement pour l’argent et que vous faites partie de ces Français détestés à raison par les Luxembourgeois…

    • Parlez pour vous, Lealux. En ce qui me concerne, je ne suis pas au Luxembourg juste pour ramasser mon salaire. Je suis au Luxembourg parce que j’apprécie ce pays, la chaleur de ses habitants, la beauté de ses campagnes, la mentalité pragmatique, la bière (Battin !) et la culture. J’apprécie bien évidemment aussi de jouir d’une bien plus grande partie de mon revenu, mais cela va bien au-delà : Lëtzebuerg ass mäi Land. Et je ne vois pas ce que les gens reprochent au climat, je ne comprends pas pourquoi des gens qui rêvent de vivre sous les tropiques viennent ici. C’est que vous subordonnez vos rêves à votre salaire, assumez au moins cela et cessez de mordre le main qui vous nourrit. C’est agaçant d’entendre des gens qui se plaignent toute la journée du Luxembourg tout en venant y faire leur marché ; si vous n’êtes pas contents, vous pouvez déménager, nous sommes dans l’espace Schengen (bourgade luxembourgeoise).

  • Il y a quand même quelques inexactitudes 😉

    Ce qui est vrai pour le citoyen ou la PME de base ne l’est pas pour les grands groupes ou les autres 1%…

    La France a certes ses problèmes, mais si on fréquente nos amis juristes et fiscalistes, ils nous expliquent que la souveraineté fiscale (et juridique) permet bien des détournements. On peut respecter le droit à la lettre, tout en en trahissant l’esprit (les mauvais esprits diront que c’est le métier des avocats).

    Sans ces privilèges, la rente fiscale luxembourgeoise serait loin d’être ce qu’elle est.

    Paradoxalement, l’illustration la plus fragrante est le secteur financier… Les décisions sont prises dans les maisons mères (ex les sièges nationaux des grandes banques allemandes, française, etc,) et les branches luxembourgeoises exécutent : les capitaux proviennent de revenus exogènes, la stratégie financière est décidée ailleurs , la localisation permet le gain fiscal, mais la création de valeur est bien étrangère du début à la fin. On ne croise d’ailleurs pas beaucoup de génies de la finance dans les rues du Grand Duché, et celui qui s’intéresse au sujet peinera à trouver une seule conférence de niveau supérieur aux bases (et aux simples cours techniques pour les executants, technique n’étant essentiellement que des recettes comptables, fiscales et juridique pour tirer ‘profit’ des jeux legaux).

    Il en va de même de la domiciliation des droits de propriétés intellectuelles ou d’auteur. Que dire des chanteurs (souvent « de gauche », comme il se doit des artistes), qui domicilient leurs droits ici (ou aux pays bas), en les négociant pour arriver à un énorme 1% d’imposition au final… alors qu’on ne les voit jamais ici (même pour un simple concert…).

    Que dire du tour de passe-passe sur a TVA du commerce électronique (prenant fin bientôt), permettant à une poignée d’employés chez Apple (ou Microsoft, ou…) de faire transiter la VA (et son imposition ici), alors que ni la production (artistes, créateurs, plateforme, etc), ni la commercialisation (marketing, etc), ni la consommation (l’écoute, l’achat) n’ont lieu ici ?
    ( Et même si la TVA va bientôt suivre un chemin plus ‘juste’, il restera d’autres flux financiers que l’on peut détourner pour les prélever là où on peut s’arranger…).

    Que dire de la future zone franche qui va bientôt permettre aux détenteurs d’objets de valeurs, d’oeuvre d’arts, etc, de les entreposer ici, sur la zone aéroportuaire, en les déclarant ‘en transit’ afin d’échapper à la fiscalité de leur pays de domiciliation ?
    On a beau aimer le pays, le trouver malin de réussir à détourner ainsi l’argent des voisins, j’ai du mal à trouver cela moral.
    http://www.wort.lu/fr/view/objectif-2014-pour-la-zone-franche-au-findel-4fcf4ee5e4b0c77473ce975d

    Que dire de cette banque où j’ouvrais un compte il y a quelques années, car son ebanking permettait de trader des certificats, alors qu’en fin d’ouverture de compte, l’employé, me montrant la machine à billet, me demande, « vos billets sont dans votre porte documents » ? Et qu’alors que je lui expliquais que j’allais faire un virement, il me répondait « c’est très inhabituel… »… hum, hum…

    (Et ne parlons pas des politiques qui critiquent le Luxembourg du haut de la tribune, mais qui ne rechignent pas à utiliser le Luxembourg ou la Suisse, ou Singapour, mais c’est un autre dégât ;-). Il y a une quinzaine d’années en interne, même en backoffice, les fond portaient encore le nom du « client » (politique, footballeur, etc), on disait calcule la VNI du fond Machin, du fond Bidulle… depuis, la confidentialité s’est améliorée…

    Le système est bien plus ‘raffiné’ qu’on le montre, et la discrétion est de mise.

    On peut aussi critiquer les grands pays, dont la France, mais c’est aussi facile d’avoir une fiscalité de petite ville de province (un peu de route, quelques écoles, pas de vraies université, aucune armée, pas de recherche sérieuse). Quand il s’agit d’envoyer des militaires rétablir le droit pour supporter l’ONU ou protéger les intérêts de l’union, où sont les ‘paradis’ fiscaux? C’est facile de s’abriter derrière l’investissement militaire, ou le sang versé, des autres, et de récolter les profits.
    C’est facile de domicilier les droits et les rentes, mais de ne pas en être à l’origine.

    Mais effectivement, selon la règle communément reconnue, pour le résident (ou le travailleur frontalier), il n’est jamais de paradis fiscal en son pays (ou lieu de travail).
    C’eat ce que l’auteur de cet article, qui visiblemet ne fréquente pas les milieux permettant d’exprimer un avis, doit seulement connaître.

    Le travailleur ou le résident luxembourgeois n’échappent pas ç-à cette règle universelle ;-), et ceux qui veulent frauder doivent aller chercher leur paradis ailleurs (genre Malte, les îles anglo-normandes, etc : les mêmes fiscalistes vous orienteront si vous voulez vous soustraire au droit).
    [C’est un jeu de dupe entre pays].

    Un dernier point sur la ‘création de travail’, chaque entrepreneur doit à un moment reconnaître que, sauf à créer un nouveau marché de A à Z, ce qui est rare, il ne crée pas de travail : il l’utilise. Ce n’est pas lui qui crée le travail, c’est la demande.
    Son rôle est d’être un acteur de l’optimisation de l’utilisation des ressources. Un bon entrepreneur est d’ailleurs celui qui pour un même output, détruit le maximum d’emploi : il libère les ressources pour d’autres usages.
    Dans cette logique, le Luxembourg déménage juste des emplois au sein de l’UE. Mais on pourrait aussi dire qu’effectivement, le luxembourg ‘crée’ des emplois en satisfaisant une demande ‘celle d’échapper aux fiscalités nationales’ : mais sont-ce des emplois qui contribuent au bien commun au sein de l’Union ? A-t-on vraiment besoin de ces emplois ?

    Le souci avec les articles que ce post naïf de contrepoint critique est essentiellement le manque d’investigation : s’en tenir au lieux communs, alors qu’en menant une simple investigation (et il suffit d’aller comme ‘client’ chez des cabinets fiscalistes, ou chez des experts des big4 pour se renseigner….), ce qu’on découvre est à la fois beaucoup plus trivial et glauque.

    Rien de secret, mais plutôt une complaisante paresse. ;-), au dela du buzz (pour faire de l’anti-luxembourg, ou de l’anti-france).

    On peut donc aimer le pays, le trouver malin comme un renard dans le poulailler de l’union, profiter des retombées, trouver intéressante les sociétés qui participent à la fête (et saluer leur rôle utile comme contributeurs à la réformation des pays voisins), mais n’allons pas jusqu’à considérer ces mêmes voisins comme ‘ayant tord’ de chercher à comprendre ce qu’il advient de ces flux d’argents qui se promènent. Ce serait un rien ‘abusé’, non ?
    Tout au plus peut on rire des articles de Mariane qui vont aussi peu loi dans l’investigation (on se demandera pourquoi… Veulent-ils ‘vraiment’ nettoyer le système… N’en font-ils pas partie?).

    • Cher Pataquès

      En lisant vos commentaires, que je trouve pertinents, je me suis posé la question si nous ne devions pas nous rencontrer pour faire un article commun.

    • Je vous remercie pour votre contribution.

      Je me dois néanmoins de répondre à un ou deux points. Concernant les « génies de la finance », vous n’en trouverez effectivement pas dans les rues de Luxembourg, pour la bonne raison que Luxembourg est le back office de l’Europe et abrite à ce titre plus des comptables et des spécialistes du reporting financier que des gestionnaires de portefeuille plutôt localisés à Londres et à Zurich. C’est une autre démonstration de la division internationale du travail et des complémentarités entre pays, bien que le Luxembourg soit en train de faire quelques efforts pour attirer le front office en fonds alternatifs. Nous verrons bien ce qu’ils donnent. Je n’ai en tout cas nulle part ici prétendu que le Luxembourg était autre chose qu’un back office.

      En revanche, si le seul problème de la France est sa trop grande taille, donnez donc leur indépendance aux nombreuses régions qui ne rêvent que de cela : Bretagne, Alsace, pays basque et qui se feraient un plaisir d’avoir une « fiscalité de petite ville ». Si on reconnait ici implicitement la supériorité de petits Etats dans la mondialisation, dans ce cas la solution est simple : fractionner la France.

      Je ne comprends pas pourquoi tout le monde s’entête à me parler de l’interventionnisme français à l’étranger qui n’aide en rien les pays concernés et dont on peine à voir comment il sert les intérêts des Français. Outre cela, il me semble au demeurant assez pathétique de considérer que la France seule a encore un poids quelconque dans les relations internationales. Au moins, le Luxembourg ne s’encombre pas de ces prétentions et est un pays apaisé où il fait bon vivre. Je préfère cela à la folie des grandeurs de vos dirigeants.

      Quand aux insinuations ad hominem que vous faites sur moi, je n’y répondrai pas ; mon milieu ne concerne que moi et j’exprime un avis de citoyen intéressé ici, rien d’autre.

    • Vous avez eu la patience et certainement l’expertise nécessaire pour rédiger un commentaire bien plus profond que l’article lui même! Je vous en remercie!
      L’hypocrisie est un vice qu’il faut combattre a chaque instant!

  • J’apprécie la précision de cet article. Cependant il est aussi incomplet que celui à qui il répond.

    Ainsi, il n’évoque nullement la question de la provenance des fonds gérés au Luxembourg et certainement soustrait à une honnête taxation tel que évoqué:
    Fonds émanant de successions non déclarés
    Commissions occultes encaissées
    Montage de financement par des outils exotiques (Îles Caymans) habilement déguisés en passant par le Luxembourg en prêts (utilisation de Pecs, Cpecs), généreusement tolélérés par d’anciens préposés de bureau d’imposition,
    Société de financement pour lesquelles leur « ancrage et substance » à Luxembourg est fictivement simulé par une secrétaire qui n’a d’autres occupations que de se faire ses ongles à longueur de semaines, des Conseils d’Administration composés d’avocats, employés de banque ou d’experts comptables sans aucune connaissance de base des activités réelles de ces véhicules financiers,
    De « rulings fiscaux » accordés par un ex préposé de bureau d’imposition qui violent de façon éhontée l’adage que tous les contribuables sont égaux devant la loi,

    Et j’en passe

    Voici la réalité au Luxembourg, mais dont personne n’ose parler

    • Cet article ne visait pas une impossible exhaustivité sur un sujet aussi vaste. Des aspects ont donc été volontairement simplifiès qui auraient pu, dans un autre cadre, mériter une élaboration.

      Les dispositifs anti-blanchiment (AML) sont obligatoires pour les banques comme pour certains autres prestataires de services financiers au Luxembourg. A ce titre, le bénéficiaire ultime des fonds est identifié dans ces procédures. Le Luxembourg n’est vraiment pas le lieu pour faire transiter de l’argent sale du fait de son appartenance à l’UE. Le blanchiment passe par d’autres canaux. Que les pourfendeurs du Luxembourg considèrent les zones fiscales qu’ils abritent en leur sein.

      La réalité du Luxembourg, c’est 2 590 milliards d’euros d’actifs sous gestion dont 80% dans des véhicules ultrarégulés (OPCVM ou UCITS) par des directives européennes. Ne parlons même pas des banques (140 au Luxembourg) qui sont soumises à une batterie de réglementations plus impressionante encore. Vous devriez aussi relever sur ce qui a été dit par un commentateur plus haut : le secteur financier ne représente qu’un tiers du PIB luxembourgeois. Le Luxembourg, c’est aussi de grandes compagnies comme RTL et SES. Le Luxembourg, c’est aussi le pays qui attire les industries de Lorraine par une fiscalité pro-entrepreneur (surtout les charges). Vous ne nous prouvez rien de ce que vous affirmez jusque là.

    • « Ainsi il n’évoque nullement la question de la provenance des fonds gérés au
      Luxembourg ». Bien évidemment, vous ne saviez pas que la plupart des fonds viennent de TOUTES ces horribles mafia???

  • @ Aliasloulouth

    Je ne vois pas l’utilité de faire un article 😉
    Surtout que si on veut s’attaquer au sujet, ce sera plutôt une encyclopédie…

    De plus c’est très utile que le Luxembourg apporte sa pierre à la destruction des états-nations voisins, et de leur collectivisme rampant.
    Laissons les choses aller à leur terme et n’en faisons pas un pataques.

    Mais c’est toujours attendrissant de voir ‘défendre’ le Luxembourg et son ‘modèle’, avec tant de naïveté.
    Alors que comme disait l’autre : « J’ai vu fermenter les marais énormes, nasses où pourrit dans les joncs tout un Léviathan ! »

    Qui veut savoir ce qui se passe ici doit y vivre et en fréquenter le dark side, au moins dans le contexte professionnel, au mieux dans sa vie extra-professionnelle. Et c’est hot.
    Mais si on fait ceci, quel intérêt à témoigner ? La soupe est bonne.

  • Quand à la part de la finance dans le PIB…

    Commerce, artisanat, etc : vous pensez que les personnes qui travaillent dans le secteur financier vivent comme des ermites ?
    Heureusement qu’ils consomment, font leurs courses, réalisent des travaux, etc…

    Stricto sensu, le secteur financier et le secteur fiscal (comment appeler autrement une industrie fiscale intégrée) correspondent à un poids X, mais son impact global sur le revenu national est tout autre.

    • La mention de SES et RTL est aussi intéressante, car peu se souviennent de la particularité qui a donné naissance à ces deux succès. Mais c’est un autre sujet, même s’il est voisin dans ses causes, tout en étant certainement plus honorable.

      Quand aux industries, un secret bien gardé est le montant versé aux industriels pour qu’ils maintiennent leurs sites, ne licencient pas (et la, les libéraux qui fréquentent contrepoints s’étrangleraient).

      De manière générale, hors fiscalité, quand vous discutez de business case avec des sociétés qui souhaitent s’installer ici (je veux dire vraiment, avec des employés qui produisent le coeur de la VA), c’est loin d’être gagné. Mais c’est vrai qu’il y a discussion et que cela dépend de la structure d’activité).

    • Et pour l’industrie des fonds sur laquelle tapait l’article initial de Marianne, c’est une mauvaise cible si on veut attaquer ce qu’ils voulaient dénoncer.
      C’est plutôt une sort de back-office géant pour les institutions financières, opportunément localisé, qui emploie un prolétariat comptable et informatique en ce lieu.
      Mais c’est effectivement un bon virage pris fin des années 90 début des 2000.
      En revanche, ayant atteint une taille telle et si probablement délocalisable et automatisable que ce secteur est relativement fragile. La « création » nette d’emploi dans ce secteur est à suivre de près.

      • Comme on dit chez moi: balayez devant votre porte au lieu de regarder ce qui se passe chez les autres. Le Luxembourg est certainement pas parfait, mais n a pas l arrogance d affirmer le contraire. Contrairement a la France il ne laisse pas tomber son peuple, il le bichonne. Alors au lieu de perdre votre temps a chercher la petite bête, regarder un peu ou en est la France grace a son arrogance. Il n y a que les jaloux et les médisant pour aller chercher aussi profondément les vice cache du secteur bancaire luxembourgeois. Et ça me choque profondement

  • Tout à fait d’accord avec vous, cher Monsieur! Et il me semble que la presse luxembourgeoise devrait être un peu plus offensive pour défendre toutes ces vérités que vous rappelez si justement…

  • Bonjour,je bosse au lux depuis 7 ans maintenant et je peux vous dire que cet article dit vrai. La France et les successives gouvernances sont incompétentes.

    • @albertino
      Ok, on a compris, tu bosses au Luxembourg et tu viens te foutre de la gueule de ceux qui bossent en France.
      D’après toi, est-ce que le Luxembourg pourrait absorber 10 millions de travailleurs français qui voudraient comme toi venir bosser au Luxembourg ?

      Et puis dans quoi tu bosses, la banque ou alors tu es barman ?

      • Il y a de quoi rigoler : travailler dans un pays où 75% du brut va à l’Etat à la fin du mois entre les cotisations salariales et patronales…

        • @blueglasnost

          N’importe quoi .
          Tu écris « où 75 % du brut va a l’Etat » alors que tu voulais dire « 75% du super-brut »

          Or comme le super-brut n’existe pas sauf dans la tête de quelques illuminés comme toi, tu as raté une bonne occasion de te taire.

          • riton: « Or comme le super-brut n’existe pas sauf dans la tête de quelques illuminés comme toi, tu as raté une bonne occasion de te taire. »

            C’est la part qui ne part pas à l’état donc ça existe absolument sauf à ne pas savoir faire une addition.

      • @Harrisbourg: A part dire des âneries, connaissez-vous la superficie du Luxembourg, et le nombre de ses habitants? Non? …eh bien renseignez-vous!

  • A noter que les OPCVM luxembourgeeois paient entrepreneurs 0,01% et 0,05% de taxe de leur valeur d’inventaire nette. En France ils ne paient aucun cent. En suivant la logique française la FRANCE est un paradis fiscal. Ou est ce que je me trompe?

    • Ce n’est justement pas pour rien que j’affirmais que, plus que la fiscalité, c’est l’expertise de la place financière qui place le Luxembourg dans cette position de deuxième domicile mondial pour les fonds d’investissement, notamment parce qu’il fut le premier à tirer parti des directives européennes UCITS.

  • cé pa ma fôte, cé lé méchan paradis fiscaux msieur !

    D’ailleurs c’est bien connu, la France gère tout parfaitement mais les gens cachent leurs avoirs, déménage au lieu de tout donner… incompréhension gauche…

  • La France est un pays qui attend la mort en rêvant d’un confort illusoire de tout avoir sans produire.
    « Ph’nglui mglw’nafh L’Etat France wgah’nagl fhtagn » en quelque sorte…

  • Cet article est aussi déplorable que celui qui l’a inspiré..
    Rempli de paradoxes et de raccourcis avec pour unique fondement l’usage de thermes techniques incompréhensible ni vérifiables par la plupart des lecteurs.
    Pour comprendre plus clairement le problème ici évoqué il suffit de commencer par parler de sa base…d’une part, Chacun est en mesure de comprendre que la gestion d’un pays de 65 millions d’habitants engendre des complications qu’un pays de 300 000 pers. ignore totalement…
    D’autre part, il est également nécessaire de reconnaître les torts propres a chacun…. Certes la France ne peut se permettre de donner des leçons de morale à tout va dans son contexte economico-politique, mais le Luxembourg lui même est forcé de constater que sa force économique n’est pas due aux uniques bénéfices directs engendrés par ses habitants ni par l’intervention de l’esprit saint … Mais bel et bien Grace à sa souplesse fiscal pour les grandes sociétés internationales et grâce à son secret bancaire …( je doute fort que Apple pour ne citer que lui, n’ai installer une « boîte postale » au Luxembourg après avoir été fasciné par le climat tropicale si agréable qu’il y règne ) …
    Pour conclure, ces chamailleries journalistiques sont le reflet de l’illusion européenne, et celles- ci ne cesseront que lorsque ces pays membres auront exactement les mêmes lois fiscales, bancaires… « Quelle famille au monde peut s’auto-declarée comme telle , si les règles de celle- ci sont différentes pour chaque enfants? »

    • Ouais, c’est surtout votre commentaire qui est déplorable. Cela dit, pour moi aussi les « thermes techniques » sont incompréhensibles… Un peu comme les imbéciles qui invoquent « l’esprit des lois » sans nous dire ce qu’est l’esprit d’une loi ! Ou encore qu’il existe des tours de passe-passe avec la TVA alors qu’en principe, les entreprises ne supportent pas la TVA.

      Parler de complications de gestion d’un grand pays par rapport à un petit pays, c’est du raisonnement lourd, vous m’avez convaincu, excellent argument.

      Parler de souplesse fiscale pour pays avec un IS à 28%, qui a de plus, un impôt sur la fortune, ça me fait bien rire en comparaison avec le taux d’IS de l’Irlande à 12.5% 🙂

    • J’ignore où vous résidez, mais certainement pas au Grand-Duché puisque vous n’en connaissez pas le nombre d’habitants! Alors soyez un peu moins arrogant dans votre façon de parler d’un pays que vous connaissez si peu, et référez vous plutôt aux commentaires de ceux qui y vivent, y travaillent et y paient leurs impôts, et qui unanimement affirment que le Luxembourg n’est pas un paradis fiscal.
      Sachez que la France et la Belgique offrent chacune beaucoup plus de niches fiscales que le Grand-Duché! Mais sans doute l’ignorez-vous…

      • Vu que les chiffre vous offusque voici une correction :550 000 habitants au Luxembourg soit une approximation de ma part de 250000 pers… 66 400 000 en France soit une sous estimation de 1 million 400 milles pers….
        Deuxièmement je travail et paye mes impôts au Luxembourg , d’où mon droit de parole et surtout de réponse a vos idioties collectives…
        A en croire vos paroles le Luxembourg est injustement considérer comme niche fisclale? Les grandes multinationales qui s’y sont sont implantées sont certaine mtn arriver a placer leurs sièges sociales par pur erreur ou hazar… Se voiler la face à propos de ce sujet est une hypocrisie qui vous décrédibiliserai immédiatement aux yeux du monde….
        Je n’ai pas pour ambition de cracher dans la soupe ou de faire de la morale… Simplement de répondre a ces attaques déplorable et xénophobe a l’échelle européenne de votre part…
        Et si le sentiment qui émerge en vous après avoir lu cette humble commentaire est bel est bien : »si il crache dans la soupe qu’il parte et se taise » j’aimerai rappeller que la grande majorité des fonds qui circule au Luxembourg et qui ont d’ailleurs permis une croissance exemplaire au Luxembourg est due aux européen tout entier…
        On ne peut pas se permettre publiquement de comparer l’incomparrable…

        • Je me demande pourquoi vous travaillez au Luxembourg et y payez vos impôt. Si vous aimez tellement votre pays qui est la France vous êtes libre d y retourner. Quelqu un d autre sera sans doute plus reconnaissant de prendre votre place… Ah ben non… En France on gagne la misère ;)))) pffff c est lamentable de cracher sur la main qui vous nourrit.

        • Gregdp: « Vu que les chiffre vous offusque voici une correction :550 000 habitants au Luxembourg soit une approximation de ma part de 250000 pers… »

          Pour ne même pas savoir le nombre d’habitant du pays ou il travail il faut être un sacré abruti ce que confirme le reste de ta prose.

          Des « attaques xénophobe a l’échelle européenne » !????…. !!!

          MUAHAHAHAHAHAHAH !!

      • Enfin, cet article est intéressant mais certaines vérités ne vont pas jusqu’au bout. Vous parlez de la taxation à 28,8, vous savez très bien qu’une part très faible du profit est taxée à ce taux. Je n’ai plus le montant en tête. La taxation pour la partie supérieure à ce seuil est directement négociée avec l’administration au tour d’un bon repas.
        Le Luxembourg est-il un paradis fiscal ? Oui, comme peut l’être la France pour les belges. Le problème vient du fait de l’hypocrisie des professionnelles du secteur (j’en fais partie, je suis analyste financier et ancien analyste fiscal dans un big 4 donc l’optimisation, montage de structures de fond pour diminuer au max l’imposition je connais). Chaque pays à droit d’avoir un système propre, sauf qu’on se moque du monde avec l’Europe. Il doit y avoir une harmonisation fiscale, le Luxembourg crée un dumping fiscal. Tout les grands groupes passent par le Luxembourg (et d’autres pays) pour pays le moins d’impôt possible. Les mécanismes on les connait. Cela impact directement les recettes fiscales (de la France vu qu’on parle de la France dans cet article) et donc qui trinque ? Les français avec des hausses d’impôts. Nous dans les faits on s’en fout, on travaille au Luxembourg et payons nos impôts au Luxembourg. Mais la réalité c’est qu’il n y a aucune justice fiscale, sociale et économique en Europe. Maintenant, soit on veut une harmonisation européenne, soit l’Europe n’a plus grand intérêt (bon l’euro nous a protégé face à l’envolé du pétrole mais est-ce suffisant ?)

        • Je ne meux que plussoyer cyniquement.

          Tant que les français (mais c’est vrai des autres pays) sont assez passifs et se font plumer (avec en plus des « idiots utiles » pour défendre le système, pour de bonnes ou mauvaises raisons, entre autre par « haine de soi » ou pour taper sur le camp d’en face), au lieu de défendre les intérêts de leur pays (tout en le reformant, car l’un n’empêche pas l’autre), on aurait tord de se priver de récupérer les flux financiers (pendant qu’ils se chamaillent entre eux).

          • Ben non justement Boul et Bil,

            Vous pouvez plussoyer dans votre médiocrité.

            ITFunky, vous deviez certainement travailler dans le big 5 qui a coulé. Pour votre info, un taux d’IS s’applique sur un résultat fiscal, lui-même déterminé en fonction de la loi fiscale locale. Donc, que vous n’ayez pas le taux en tête est normal puisque vous fantasmez.

            Le problème de la justice fiscale n’est pas le fait que des entreprises et autres riches évitent certains impôts, mais bien le ramonage guidé par l’idéologie nauséabonde du socialisme. Vous vous trompez de coupable en désignant les multinationales ou les riches (ceux qui donne du travail), le coupable est le gouvernement avec sa folie taxatoire qui nous mène tout droit en enfer.

            Le dumping fiscal est un mot inventé par les politiques qui vivent grassement sur le dos des contribuables pour leur expliquer la vie.

            • Mais vous vous moquez du monde ? Qui accuse les riches ici ? On accuse les escrocs, nuance. Et heureusement que tous les riches ne sont pas des escrocs. Qu’un grand groupe français, américain etc ouvre des holdings au Luxembourg dans un but purement d’optimisation fiscal afin d’échapper à l’impôt, c’est de l’escroquerie économique mais aussi intellectuel parce que malheureusement c’est purement légal…mais ce qui est légal n’est pas nécessairement juste.

              Évidemment que les gouvernements en sont responsables, qui a dit le contraire ici ? Les gouvernements sont responsables de la folie taxatoire, mais ils sont aussi complice de ces groupes.

              Votre arrogance et votre hypocrisie du milieu vous disqualifie. A vous écouter, tout est beau, tout est rose au Luxembourg. Merci au Luxembourg de nous donner du travail, mais il faut savoir rester réaliste et arrêter d’avoir une vision égoïste.

              500K habitants, une moitié de travailleurs frontaliers, un pays qui ne possède que très peu de grand groupes nationaux. Stop le pipeau, le Luxembourg s’est construit grâce à sa fiscalité avantageuse. Est-ce un mal ? Non, mais il y a trop d’hypocrisie au sein des gouvernements, des groupes et des professionnels du milieu.

            • De plus je tiens à rajouter vu que vous affirmez que nous crachons sur ces grands groupes. Une économie, c’est de la création de richesse. Que créée la boite au lettre d’Apple, la boite au lettre de Microsoft, la boite au lettre de Sony etc etc. Elles créent de la richesses ces boites ? Il y a une production ? Où se trouve les gérants de ces boites ? Même pas au Luxembourg.

              Tiens tenez, Prada va tous simplement fermer ses holdings luxembourgeoise après avoir passer un accord à l’amiable avec le fisc italien. On se demande pourquoi…

            • Les grands groupes, les riches, c’est pareil ! Vous pensez vraiment que les pauvres vont passer par le Luxembourg pour payer moins d’impôts ?

              Si vous appelez « escroc » quelqu’un qui cherche à payer moins d’impôts, c’est que fatalement vous êtes sous l’influence du dogme socialiste. La justice fiscale ce n’est pas de taxer les riches ou les multinationales, c’est d’arrêter de taxer tout court.

              Je ne dis pas que tout est beau ou rose au Luxembourg puisque je ne sais pas… Mais je n’ai pas envie qu’on me vende de la « justice fiscale » en faisant payer tout le monde quand ce n’est pas la solution.

              De grâce, arrêtez de me raconter des conneries sur les créations de boîte aux lettres des entités US alors que la création d’une BAL au Delaware bénéficiera d’un régime fiscal bien meilleur qu’au Luxembourg.

              Sinon Microsoft, Sony etc… j’aimerai bien savoir en quoi ils ne créent pas de richesses ? En quoi ne contribuent-ils pas au bien être des individus ? Qu’en avons-nous à faire qu’ils soient au Lux ou aux Bahamas ?

            • Pour la boite aux lettre d’Apple, c’est ici
              https://www.google.com/maps/preview#!q=8+rue+Heinrich+Heine+Luxembourg%2C++1720+Luxembourg
              Pour la photo, à défaut de Google Street Map :
              http://treasureislands.org/this-is-what-apple-itunes-europe-looks-like/

              Si vous voulez savoir pourquoi ils sont là, allez leur demander pourquoi, mais je ne sais pas si les petits lutins qui y logent vous répondront (ils sont occupés avec tout ces fichiers musicaux à envoyer aux quatre coins de l’Europe…).
              J’ai beau passer parfois des fois devant cet ancien hotel particulier, il n’y a pas beaucoup de monde pour vous accueillir pour une journée porte ouvertes (pas comme à Cupertino, où là c’est le grand show).

              Pour le Delaware, ils y ont pensé aussi 😉
              http://articles.latimes.com/2013/nov/14/business/la-fi-tn-apple-store-delaware-iphone-sales-20131114
              pour la version store

              Mais pour la domiciliation des profits US, Apple aura préféré le Nevada.

              Pour les profits issus du reste du monde, ça ne les empêche pas d’avoir des soucis avec leurs liquidités accumulés dans les paradis fiscaux. Comment les rapatrier en douceur.
              http://www.boursier.com/actions/actualites/news/apple-100-mds-de-cash-de-quoi-gater-les-actionnaires-et-les-paradis-fiscaux-467826.html

              C’est ça le problème avec l’optimisation, vous diront ceux qui la pratiquent : il y a parfois des moments où on a besoin de ses capitaux là où ce n’est pas optimisable.

              Bon ça c’est pour Apple, mais chacun a ses petites recettes.

              Toutefois, c’est dommage que vous que vous suppliez « arrêtez de me raconter des conneries… », car à partir d’un certain niveau, l’optimisation peut être considérée comme un art.
              Vous passez à coté de l’une des plus belle création intellectuelle de notre époque moderne.

            • Et pour la question « Qu’en avons-nous à faire qu’ils soient au Lux ou aux Bahamas ? »

              La réponse dépend d’où vous habitez :
              Si c’est à Paris, à Luxembourg ou au Bahamas.
              http://fr.wikipedia.org/wiki/Idiot_utile

            • Il y aussi cette adresse-ci :
              ITUNES S.à r.l.
              31-33, Rue Sainte Zithe
              L – 2763 Luxembourg
              (moins prestigieuse pourtant, mais pour une BAL, ça suffit)

            • Pour avoir une idée (vue grossière d’avion) de ce travail de dentelle, où plutôt d’horlogerie fine :

              http://www.nytimes.com/2012/04/29/business/apples-tax-strategy-aims-at-low-tax-states-and-nations.html

              Ah que le génie humain est puissant quand il s’attaque à de grandes causes !

            • Et pour discuter avec un des nombreux employés ici, il suffit d’offrir une petite mousse à l’un d’eux :

              http://www.linkedin.com/vsearch/p?company=iTunes&openAdvancedForm=true&companyScope=CP&locationType=I&countryCode=lu

              En changeant de quartier, car niveau bar, les meilleurs ne sont pas dans ce coin-ci.

            • Pataques

              Merci pour vos réponses, comme quoi c’est utile d’avoir le temps.

              Vous m’êtes bien sympathique. Si vous voulez, je vais prendre plein de domiciliations de différentes entités sur Paris, ensuite on ira prendre une mousse avec Donald et Mickey, et vous pourrez nous expliquer qu’il y a des idiots utiles qui mettent en place des BAL à Paris pour faire de la fraude fiscale (lol) et que les pauvres gentils des autres pays devront payer plus, et que c’est pas bien.

              Il est gentil mon biquet. 🙂

            • Je vois surtout que vous ne répondez sur aucun point précis 😉

              Sinon, pour domicilier des sociétés de manière industrielle, il y a des spécialistes (au point que les process nécessaires sont en grande partie automatisés pour réduire les coûts).

              Je vous laisse chercher dans l’annuaire : pour trouver leurs locaux, plus facile que pour iTunes… les sièges de certains spécialistes sont bien visibles avec google maps car occupent bien plus d’ares que le bureau d’iTunes 😉

              Pas besoin de boire un verre, ça se fait en mode clic-clac-kodak.

            • Après vérification, c’est bien rue Zithe.
              Rue Heine, 25 sociétés se partage l’hotel particulier.
              Mais c’est toujours la même boite aux lettres, qui est maintenant partagée par des jolies sociétés dans le u-business (pourquoi U, mystère) et d’autres aux noms aux consonances arctiques. La domiciliation est aussi un art poétique.

            • Oups, je me suis trompé, ça c’était la boite aux lettres du dessous.
              (on s’y perd)

    • Il n y a pas une methode pour gerer un petit pays et une pour un grand pays, mais seulement celle qui est bonne et celle qui est mauvaise. La France a opte pour la mauvaise il y a 40 ans et la faillite qui vient va le confirmer. le seul gros problems du Luxembourg est d etre situe trop pres de ce pays de cons et d idiots utiles qu est la France.

  • @ Moi,

     » Les USA et la suisse ne font pas partie de l’espace Schengen, ou les biens et personnes sont sensés circuler librement.  »

    Les USA non; mais la Suisse elle fait bien partie de l’espace Schengen.

    D.J

  • Pour la TVA, le tour de passe-passe consit(ait) grosso-modo à faire domicilier certaines activités de ecommerce dans un pays à bas taux de tva (pour attirer le eclient avec un prix plus bas), donc â récupérer la dite TVA au nez et à la barbe de l’etat du client ; mais du coup à récupérer également les autres impôts sur l’activité… (à un taux négocié, bien sur).
    [Lesquels impôts pouvant être minorés en diminuant le bénéfice par d’autres outils, mais c’est une autre histoire].

    Il faut bien comprendre qu’avec ces jeux de coktails fiscaux, c’est globalement tous les pays qui sont perdants face aux multinationales.
    Les USA ont du résoudre (et encore en partie), les mêmes soucis durant les années 30.

    Ceci dit, les multinationales auraient tord de se priver devant la nullité (la complicité?) des instances européennes.

    Et il est vrai que chaque pays (dont la France), y va de son petit dumping 😉
    Aucun politique ne souhaite mettre le pied dans le plat, dans aucun pays.
    (demandez-vous pourquoi…).

    • C’est bien ce que je pensais… Vous ne savez pas de quoi vous parlez, mais vous en parlez quand même en toute ignorance de ce qu’est l’autoliquidation en matière de TVA ou encore de l’existence d’un seuil de CA pour acquitter la TVA dans le pays de destination.

      Tous les pays perdants face aux multinationales… N’importe quoi ! 🙂 Vous connaissez la Multinationalie ? C’est un pays avec 0% d’impôt comme aux Emirates, et toutes les multinationales ont leur siège social la-bas, y a des requins avec des dents en or !

    • pataques: « c’est globalement tous les pays qui sont perdants face aux multinationales. »

      Totalement faux, les « pays » sont constitués de citoyens et les gains réalisés en baisse de taxe vont directement dans leurs poches. De plus les employés, cadres et investisseurs des multinationales ne vivent pas sur la lune mais dans des « pays » qui savent très bien taxer leurs consommation –il ne mangent pas leur argent ni ne l’enterrent– mais le donnent au boulanger, au maçon, à l’entrepreneur etc. etc.

      Les « pays » n’y perdent rien, bien au contraire.

      Ce que vous pointez du doigt c’est le manque à gagner des –états– et là il faudrait vraiment que vous en reveniez aux fondamentaux: « a quoi sert l’impôt, à quoi sert l’état ? »

      Comment ce fait il que le pays qui taxe le plus et à un des plus gros état au monde aie des résultats tout à fait moyen et une dette aussi colossale qui s’accumule depuis 38 ans alors que des états avec 30% d’état et de taxe en moins arrivent à boucler, eux, des budgets positifs depuis 10 ans tout en assurant un niveau de vie au moins comparable si ce n’est plus élevé.

      Si votre moteur consomme 25 litres au cent pensez vous que la solution c’est de remettre plus d’essence ou d’améliorer le fonctionnement du moteur ?

      • Sur ce point de  »les gains réalisés en baisse de taxe vont directement dans leurs poches », permettez moi d’émettre un certain doute.
        Ils se retrouvent effectivement dans une poche, mais pas forcément celle-ci.

        En revanche, tout ceci devient intéressant si on se met à suivre à la trace le ‘vers où’.

        En cela, les ‘paradis fiscaux’ jouent un rôle dans un système plus vaste (qui s’est mis en place, sans chercher à trouver ‘les coupables’, à partir de la fin des années 70). S’ils en sont un rouage important, ils ne sont pas le système en lui-même.

        Mais vous posez la bonne question : « où va cet argent ».

        A part les miettes laissées à ceux qui facilitent son transit : mais comme vous le soulignez, elle auraient bien fini atterrit dans une autre poche : entre entretenir un emploi public inutile ou un chômeur, ou entretenir un optimisateur fiscal, quelle différence en terme de valeur réellement produite pour la communauté ? Tant mieux pour l’un ou l’autre, dommage pour le service qu’ils ne pourront pas rendre aux autres).

        Et sur ce sujet de ‘où va l’argent’, ce qui compte est de poser la question, et la capacité à questionner les autres,.
        Bien plus que de jouer les positions défensives (« la France ceci, le Luxembourg cela, je suis Travailleur ceci, etc) ou les attitudes affectives (on critique le ‘modèle ceci’ que j’aime, qui m’a nourrit, etc).
        Et les découvertes sont beaucoup plus intéressantes.
        Explorer sans tabous, que ce soient les vices du systèmes français, où les détours des flux financiers..

        Quand à le ‘à quoi sert l’Etat’, ceux qui lisent attentivement mes messages auront deviné mon libéralisme sous-jacent et reliront les passages où je souligne la nécessité de la France de se réformer.
        A ce sujet, au Luxembourg, il y a d’ailleurs en germe les mêmes défauts que chez son voisin.
        Ils ont seulement été masqués par les flux fiscaux intelligemment orienté depuis une trentaine d’année.
        Mais aujourd’hui il glisse doucement sur la même pente. Une réforme du modèle social est nécessaire (Cf les analyses de la Chambre de Commerce), les travailleurs luxembourgeois ne pourront pas être chouchoutés comme ils le sont pour longtemps.
        (Il n’y a qu’à voir comment cette question de la TVA du eCommerce est entrée dans la campagne électorale ; ou comment le système de retraite Luxembourgeois n’est jugé stable que si grosso-modo le nombre de cotisants double d’ici 2050, ou le poids du budget de l’assurance chômage, ou l’explosion du chômage chez les nationaux non-qualifiés).
        Les analystes luxembourgeois les plus avisés (mais peu les écoutent) sont conscient qu’il y a un message assez dur à faire passer à la population. Mais le gouvernant luxembourgeois, qui tel Raymond Barre s’essayera à l’exercice va avoir bien du mal à tenir bon (sauf à changer la composition de l’électorat : c’est un des enjeux d’un des referendums à venir).
        Il n’y a qu’à lire le bulletin de la CGFP et son poids direct ou indirect dans l’électorat pour se dire que ce n’est pas gagné.

        La conclusion du post de ‘contrepoints’ (« mais bien cette mentalité qui empêche toute remise en cause et autocritique ») peut s’appliquer à tous.
        Il n’y a qu’en examinant lucidement d’où viennent ses revenus (rente ou travail) que l’on peut orienter son action et ses dépenses de manière durable.

        • Pataques : « permettez moi d’émettre un certain doute. Ils se retrouvent effectivement dans une poche, mais pas forcément celle-ci. »

          Vous avez peut-être des frémissement libéraux mais vous êtes encore sacrément pollué par le dogmatisme idéologique qui ne constitue en aucune manière un connaissance de l’économie.

          Quand les boites sont taxées elle ne réduisent qu’a la marge leurs gains, l’essentiel des taxes est payée par les clients et, si la situation est plus critique, en non investissement et non développement.

        • Vous avez tout à fait raisons sur les défis que le Luxembourg va devoir relever dans les années qui arrivent.

          Il est vrai que des gens freinent des quatre fers la réforme du système. En attendant, les enjeux sont quand même sur la place publique et une bonne partie de l’électorat reconnaît que les choses doivent changer. Aujourd’hui, des membres du DP (Parti Libéral) reconnaissent ouvertement que les retraites vont devoir intégrer au moins une dose de capitalisation. De là à ce que ce soit fait, nous verrons, mais les structures pour sont déjà en place au Luxembourg entre les SEPCAV et les ASSEP.

          Je pense que l’enjeu majeur est la généralisation du droit de vote aux résidents non luxembourgeois. Sachant que 85% du secteur privé est constitué de ces personnes, leur inclusion dans l’électorat changerait très probablement le paysage politique local, en faveur du DP, probablement. Cet électorat recomposé serait moins conservateur et plus réformiste.

          Le chômage des nationaux non qualifiés est aussi un problème qui grandit et qui n’est pas pris en compte pour le coup ; le gouvernement actuel veut augmenter le budget de l’Adem, mais outre cela, pas vraiment de feuille de route pour l’instant (mais attendons de voir).

          Ceci dit, le Luxembourg est dans une position bien plus favorable pour réformer : son régime de retraite est encore excédentaire (alors que la branche retraite de la sécu française flirte avec les 5 milliards d’euros de déficit annuel), la sécu luxembourgeoise a produit un excédent de 750 millions d’euros en 2012, la fiscalité reste stable et il est question pour le DP de continuer à faire baisser le taux d’IS sur quelques années (engagement qui avait été pris sous Jean-Claude Juncker), etc. Par ailleurs, le déficit public n’est plus que de 0,2% du PIB et ce n’est pas comme si le Luxembourg atteignait 90% du PIB en dette publique.

          Les solutions sont simples ; la dépense publique doit baisser et les impôts aussi, mais moins rapidement. Etant donné le problème de qualification de la population, nous devrions rapidement passer à un système de chèque scolaire qui aurait aussi l’avantage de faire baisser les coûts opérationnels comme en Suède. Puis, les allocations familiales sont trop élevées, comme Xavier Bettel le soulignait. L’idée du DP d’introduire un salaire minimum plus bas pour les jeunes était une bonne idée qui aurait pu atténuer le problème de la sous-qualification, mais ce projet vient d’être abandonné dans les négociations avec le LSAP… Pour la sécu : privatisons sur le modèle néerlandais avec subventionnement de la couverture pour les plus pauvres, le système couvrirait ainsi tout le monde tout en faisant des économies significatives. La réforme du système de retraite est aussi urgente au vu des déséquilibres prévus à l’horizon 2030. Il faudrait passer à une part de capitalisation immédiatement et financer les retraites actuelles par les surplus budgétaires et/ou une privatisation massive d’actifs publics (les participations dans les banques et les CFL par exemple) en attendant de passer au tout capitalisation. Pour les parts et chiffres exacts, je n’ai pas les données pour parler en termes de proportions. Concernant encore la compétitivité, il faut aussi lever l’indexation des salaires de mon point de vue.

          Cela paraît compliqué comme cela, mais si les résidents non luxembourgeois étaient associés au vote, ce qui apparaît compromis au vu des récents sondages portant sur le référendum que vous évoquiez, les choses évolueraient sans doute plus dans ce sens et également dans un sens de modération salariale dans la fonction publique. Tout cela ayant été dit, le Luxembourg se trouve dans une bien meilleure position pour réformer.

    • « Pour la TVA, le tour de passe-passe… »
      C’est vrai, mais le Luxembourg n’a jamais à lui seul inventé un système de TVA sur les services électroniques, mais c’est bien à l’unanimité que le système a été mis en place en Europe, parce que tout les pays voulaient profiter des rentrées de TVA additionnelles que le commerce transfrontaliers aller leur procurer. Qu’en fin de compte, il y ait un pays qui fasse mieux que les autres était prévisible. Ce qu’ils n’avaient pas vu venir, c’est que (encore une fois) aucune entreprise européenne n’allaient être le champion des biens « dé-matérialisés », mais bien quelque géants américains, qui eux en toute logique choisissent le pays qui leur laissent le plus de bénéfice.

  • Des qu on parle de paradis fiscaux, ca fait sortir tous les cons du bois.

  • Et il y a une époque où on faisait tourner des stocks entre trois pays, il y avait des camioneurs dont c’était le seul travail (10km un jour d’un sens, 10 km le lendemain dans un autre, et retour au bercail le dernier jour).
    Je ne sais pas si ça se pratique encore. (Je ne pense pas).

  • Ou encore puisqu’on parle de camionneurs, certaines pratiques de domiciliation ou de décomptage avantageux de frais,
    Ça a eu son heure de gloire, mais on en parle moins. (parceque banalisé, ou parceque passé de mode?).

  • En lisant les commentaires, on comprend mieux comment la France se fait avoir deux fois :
    – une par les collectivistes qui taxent les français
    – l’autre par les financiers qui détaxent leurs amis

    Au lieu de se défendre contre les deux, pragmatiquement, ils adulent les premiers pour les uns, et les seconds par les autres, sur fond idéologique.

    Et au final le franchouillard moyen se retrouve nu comme ver et pauvre comme job.
    C’est la juste punition d’un excès d’idealisme.

    • C’est vrai que certains adulent les collectivistes taxateurs. Mais supprimez l’impôt, il n’y aura pas de financiers pour détaxer leurs amis.

      • Oui, supprimez (ou diminuez) l’impôt, mais n’oubliez pas avant :
        – de supprimer les dépenses
        – le maximum de dépense
        – les dépenses restantes
        – de rembourser les dettes
        – de supprimer des dépenses (je crois que j’avais oublié ce point)
        – y compris toutes les aides et exonerations (les niches fiscales et autres n’étant que de l’assistanat pour clientèles particulières incapable de se frotter aux réalités du marché).
        – de supprimer des dépenses

        Sinon, en supprimant l’impôt seulement, vous aurez un problème avec vos créanciers…

        • Quels créanciers? Je n’ai contracté aucune dette.

          Supprimer les ou des dépenses sont les premières choses à faire, y compris les aides. La TVA a 15% sera très bien.

          • Dette : Ah Ah Ah (enfin plus tout à fait).
            C’est ce que je voulais vous voir dire.
            Vous non, l’etat français oui.
            Qui doit la rembourser, et comment sans impôt.
            Je n’ai rien contre le défaut, mais là, ce sont certains fonds (tiens, des fonds ? retour à l’article de départ…) qui vont manquer d’air.
            Donc allons y, chiche : que l’etat français taille dans les depenses, et fasse defaut. Et hop, plus de taxes, plus d’impôts !
            (il y a juste un secteur financier qui va avoir la gueule de bois).

            • Le défaut est envisageable dans la mesure où la dette est illégitime. Toutefois, nous ne resterions pas sans impôts. Il y a notamment la TVA qui serait à 15%. Si vous enlevez toutes les fonctions inutiles et nuisibles de l’Etat, la dette pourrait être remboursée. Ce n’est pas comme si elle était due pour demain.

              L’important serait d’avoir des signes de retournement : à minima, un excédent budgétaire. On en est très très loin en France avec le trou de 11 milliards…

            • En dernière hypothèse, c’est celui qui détient la force physique qui décide si le defaut est envisageable et pertinent (légitime, ça ne veut rien dire).
              Pour l’instant, celui qui a la force est du coté des créancier.

              Si je peux tuer mes creanciers, peu me chaut d’avoir des dettes.

  • je me demande pourquoi tant de gens de la grande nation viennent travailler au Luxembourg si à la fin du compte ils attaquent le pays qui les nourrit si bien!

    • Il ne faut pas confondre attaque et explications (sauf à être surémotif).

      Sur ces sujets, que ce soit par l’émotionnel ou l’ideologique (ou pire le nationalisme), on ne peut arriver à rien d’autres que de servir quelques interets particuliers (qui doivent bien rire de ces ébats, si jamais ils y consacrent 1 millième de seconde).

      Oui, la France (enfin les français qui ont fait ces choix electoraux en continu depuis 40 ans quand même…) ont probablement mis en place un moloch étatique… (qui semble leur plaire puique quasiment personne ne tient à y retoucher).
      Ca ne lui enlève pas le droit de défendre pragmatiquement ses intérêts au sein de l’union (sauf à avoir une approche punitive/moraliste). Et défendre ses intérêts ne la dispense pas de se réformer.
      Question de clairvoyance.

      Du point de vue français, est-ce insulter ses voisins que de signaler que l’on remarque certaines pratiques ?

      Du point de vue luxembourgeois, faut-il se sentir outragé quand le voisin ait remarquer que, quand même, voyons, hum, hum…
      C’est de bonne guerre quand même.

      Après, on peut jouer avec la réalité par idéologie (faire creuver la gueuse collectiviste), par pragmatisme (dissimuler ce qui nous arrange), etc.

      Mais ça reste un positionnement tactique (qui est honorable également, tant que l’on est conscient de la différence entre la réalité que l’on connait, et les mensonges/vérités arrangées que l’on se doit de promouvoir).

      • pataques: « (qui semble leur plaire puique quasiment personne ne tient à y retoucher). »

        Ils ne veulent rien toucher de la partie qui les arrangent mais veulent réformer celle qui ne les avantagent pas jetant un éclairage éclatant sur cette maxime de F. Bastiat « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde »

        Chaque mois la France emprunte 14 milliard d’euro sur le dos de ses enfants et ça fait 38 années que ce « buffet gratuit » dure.

  • 43 ans dont 25 entant que Luxembourgois. je tiens d’abord a féliciter l’auteur de l’article, malgré quand même un petit oublie concernant diront nous l’opportuniste de notre industrie financière. oui le traitment sociale de notre est pays est remarque, oui nous bénéficions de certains avantage grâce a notre taille. Sérieusement nous luxembourgois plus petit qu’une ville francaise on fait vaciller la grande nation… non je crois que le mal est plus profond vos representants sont a l’image de leur electeurs. Comment expliquer autrement autant de déferlement de reaction negative sur un sujet aussi minuscule. on représente rien par rapport a la france mais on a compris l’Europe car on est en Europe, au coeur de l’Europe et on ne peux pas avoir le luxe de faire comme si elle n’existe pas. il y a t’il un pays plus européenne. les grand etat veulent dirigés l’Europe nous luxembourgeois on veut l’Europe. juste encore une chose franchement la diekirch c’est quand même meilleur. adi

  • De mémoire, il y a 10 ans, les encours en fonds commun de placement du Luxembourg était légèrement inférieur aux encours en France et légèrement supérieur aux encours de fonds de placement de droit allemands. Ces 3 pays sont de loin les poids lourds de FCP en Europe, les autres pays (y compris les grosses économies que sont l’Espagne et l’Italie) ayant des encours très faibles. Doit-on en conclure que la France et l’Allemagne sont 2 horribles Paradis Fiscaux également?

    • Que la France soit mal gérée et applique une fiscalité dure à soutenir pour les pme et classes moyennes, rien à redire. Concernant l’éloge du système financier luxembourgeois, plus mitigé. Si les avoirs sous gestion fuient actuellement les banques de la place, c’est, ne nous aveuglons pas, une preuve de la fraude avérée qui entraîne un manque à gagner conséquent pour les états européens plus transparents sur le plan fiscal. Cette fraude n’est pas plus défendable qu’une autre

      • jimbo: « Cette fraude n’est pas plus défendable qu’une autre »

        Si, vous le faites d’ailleurs très bien à la première ligne:

        jimbo: « Que la France soit mal gérée et applique une fiscalité dure à soutenir pour les pme et classes moyennes, rien à redire. »

  • Un sujet très intéressant, abordé d’un certain point de vue qui est le mien.

    Je suis français, loue mes services à l’international, et personnellement je souhaiterais vous apporter ma compréhension sur certains éléments que tout le monde ne voient pas nécessairement.

    Je connais bien le Luxembourg, mais je n’y exerce pas mon métier. Le Luxembourg est un petit pays, fort dans le milieu financier, milieu dans lequel il s’est lancé à la fin des beaux jours de la sidérurgie dans cette région d’Europe.
    On ne peut pas dire que le Luxembourg vivent de richesses matériel, en tout cas pas majoritairement. Je pense que tout le monde en conviendra. Mais l’industrie y existent toujours. Il semble s’y porter pas trop mal.

    La France est mon pays de naissance, et de part mon métier, j’ai l’occasion de le voir sous différents angles. Aussi au travers de mes connaissances de toute catégorie socio-professionnelle. La France est plutôt un grand pays, surtout comparativement au Luxembourg, et avec la taille, vient la diversité. Je parle ici de diversité dans le travail, l’industrie, les services.
    Je constate que beaucoup d’entre vous ne comprennent pas pourquoi la France s’engage dans des campagnes extérieures lorsque le Luxembourg se contente de faire briller ses chaussées. L’explication est pourtant simple. Et si je suis en complet désaccord avec la politique de président en poste, je ne lui reprocherai pas de conduire des actions à l’étranger. Je ne parle pas des campagnes actuelles, mais d’une manière générale.
    Mais pourquoi ? Et bien parce qu’il y a des secteurs où la France est en concurrence directe avec d’autres pays, pas directement, mais indirectement. Prenons un exemple simple, la production pétrolière. Le prix du baril, véritable main de fer qui donne la direction à suivre au PIB dans le monde entier, est un facteur clé pour la France. Je sais ce qu’on va me dire… Total ne paie pas d’impôts en France… mais d’où sortez vous ? Peut être que les bureaux à la Défense savent être aussi fûtés que le Luxembourg, et c’est ce qui est facile lorsqu’on parle de services, tout est virtuel si vous m’accordez ce terme. Seulement, n’oubliez pas que chaque raffinerie, chaque station service génère de la TVA, taxe foncière, professionnelle… et j’en passe. Et la France n’est pas folle là dessus. Elle le sait, lorsqu’elle défend un pays étranger, c’est peut être pour soutenir des intérêts économiques qu’on ne peut pas évoquer.

    Le Canada fait tout à fait la même chose en matière d’exploitation minière et forestière.

    Alors quelle est ma conclusion personnelle ?
    Arrêtons de se mettre des bâtons dans les roues, chacun son pays, chacun sa problématique. Battons nous pour que le gouvernement de chaque pays consacre tous ses efforts au développement de ce qui produit de la richesse. Le Luxembourg l’a très bien compris depuis très longtemps, alors que la France persiste à vouloir ponctionner cette richesse… bien dommage.
    Vous avez, je garde toujours un modèle simple à l’esprit. Le triangle. Tout comme le triangle du feu, à qui, lorsqu’on supprime un des 3 éléments, on empêche tout départ de feu, l’économie est un triangle très simple à comprendre selon moi, créateur de richesse :
    Il y a moi, le travailleur, le chef d’entreprise, le libéral qui représente chaque personne d’un pays.
    Il y a la société, l’industrie… qui est le lieu ou le moyen de créer de la richesse.
    Et il y a l’Etat, une sorte de régulateur pour créer des règles, de la dynamique et permettre une certaine équité qui doit être social oui, mais en osant s’attaquer aux causes des problèmes.
    Aujourd’hui la France suit la mauvaise route, elle veut éliminer le créateur de la richesse en la birdant. Elle veut prendre tout le revenu de chaque personne pour le redistribuer de manière… sans commentaire. Alors que reste t il ? Le triangle est cassé, il n’y a plus de triangle, l’argent ne tournant plus, il n’y a plus de richesse.

    En résumé, je ne pense pas qu’il faille comparer le Luxembourg à la France. Mais apprenons à vivre intelligemment. Comme cela a été dit, le Luxembourg est le back office lorsque le front office est assuré à Londres ou Zurich.
    La France doit apprendre à trouver son équilibre et non vouloir l’imposer.

  • Tout à fait ! La France est comme le Titanic, elle a heurté l’Iceberg mais n’a pas encore pris conscience qu’elle prend l’eau et va couler. Vous vous étonnez de la fuite des cerveau en France ? Regardez simplement sur leurs fiches de salaire, inutile de chercher très loin, gagner 200 ou 300€ de plus qu’un ouvrier après 5 ans d’études, non merci. Donc Oui le Luxembourg reste toujours plus attractif que la France, me^m si ce n’es plus l’Eldorado d’y il y a plusieurs années. On gagne en moyenne entre 1000 et 1500 de plus que ce que la France offre pour les personnes qualifiés…

    Mais bon c’est pas grave, la France a toujours cherché des responsables de son marasme, au lieu de s’attaquer aux problèmes directement chez elle, ben oui tout va bien chez elle, ce n’est que les autres le problème c’est bien connu.

  • Encore des articles de règlement de compte de journalistes avec des tonnes de réponses qui débouchent pour la plupart à une simple explosion de leur propre haine envers autrui. Honnêtement je suis frontalier et les propos et constatations de commission françaises luxembourgeoises ou autres qui sont retranscrites par les médias ne reflètent pas ma réalité. J’ai des amis belges luxembourgeois et français et nous sommes bien plus proches que ce que de nombreuses personnes pseudonationalistes peuvent le dire. Messieurs allez vomi r votre haine de l autre sur vos petits écrans d ordinateur mais vous devez êtres des personnes bien seules au fond pour utiliser n’importe quel sujet qui ne sont utiliser qu’ à ce seul et unique intérêt. Bisous

  • Gregdp,

    Que me vaut ce courroux ? Les arguments, que je n’ai pas réellement, sont souvent démontés point par point. C’est bien, ça veut dire qu’il y a débat.

    Je n’ai pas d’argument à opposer à une discussion de comptoir. Je réponds aux questions ou je présente mes observations, c’est tout ! Sur la question de la TVA, j’ai répondu d’aller voir les directives communautaires. Vous ne voudriez pas que je fasse son travail ?

    A une question précise, je réponds précisément. A une fumisterie, je réponds par une autre. Lorsqu’on me demande quel pays perçoit de la TVA sur du ecommerce, c’est une discussion de café du commerce. Pourquoi aurais-je à y répondre ? Maintenant, pour vous, je veux bien faire l’effort de vous préciser pourquoi la question est aussi bête que de voir des fraudes fiscales partout.

    Dans une opération internationale, vous avez besoin de connaître les faits. Vous ne pouvez pas donner de réponse si vous ne connaissez pas les faits. Ensuite vient la qualification juridique des faits : s’agit-il d’opérations portant sur des livraisons de biens, des prestations de services, quelles sont les parties, quelle est leur qualité juridique (personne physique, personne morale), ont-ils fiscalement le statut d’assujetti à la TVA ou pas, quelles est la destination des biens ou des services… Cette qualification juridique permet ensuite de déterminer le régime fiscal et de savoir où la TVA sera acquittée.

    Si votre ami me pose la question en connaissance de cause sur la nécessité d’une qualification juridique préalable, il agit en toute malhonnêteté intellectuelle. Dans le cas contraire, c’est un con qui tient une discussion de comptoir. Voilà pourquoi je ne réponds pas.

    Sur les domiciliations d’entreprise, cela relève de la même nécessité. Je ne dis pas qu’il ne peut pas y avoir d’optimisation fiscale derrière. Mais il ne faut pas prendre les agents du fisc pour des imbéciles, soit il s’agit d’un process légal et dans ce cas, il n’y a rien à redire. Soit c’est une fraude, et le fisc dispose de suffisamment de moyens pour sanctionner les fraudes.

    Sur ce point la loi vient d’être changée en France, un simple avantage fiscal dans un choix économico-stratégique sera considéré comme un abus de droit. Ce qui permet à un Etat à l’agonie tel que la France de sanctionner des opérations menées dans l’intérêt des individus qui pourtant servent leur pays.

    Pour ma part, le mot « optimisation » est n’est pas dans mon vocabulaire, car il est sujet à fantasme de la part des étatistes qui y voient toujours des fraudes. Je parle de payer le juste impôt. En revanche, je reconnais que les expressions du genre : « un Etat à un manque à gagner » ou « une perte de recette fiscale », ont tendance à m’irriter car les individus qui créent de la richesse vont créer de l’emploi alors que l’Etat se gave pour imposer ses lois délirantes, pour maltraiter ses pauvres et en créé davantage.

    • Stef75 vous êtes gérants de sociétés ? Votre but in fine quel est-il ? Quand je lis vos propos, j’ai l’impression que vous voulez un monde sans taxe…ou du moins sans taxe pour les sociétés. Beau monde utopique. Pour vous, la justice fiscale est, je vous cite : « arrêter de taxer tout court ». Mais attendez, la sécurité sociale, les infrastructures dont les citoyens profitent sont payés de quelle manière ? Grâce à l’optimisation fiscale ?

      Je défends entrepreneuriat, l’innovation, c’est ça qui est source de richesse et de croissance. J’en reviens aux boites au lettre. Sérieusement, vous n’avez aucune crédibilité de défendre l’indéfendable. Je crois que Pataques a parfaitement répondu à cela. Mais encore une fois, qu’apporte les boites aux lettres des groupes déjà cités ? Il y a des usines de productions derrière ces boites aux lettres ? De la RD ? C’est pour dire, même les chinois qui produisent pour une misère apportent plus à l’économie mondiale que les boites aux lettres que vous défendez!! Merci aux campus US de Microsoft, de Apple ect qui eux contribuent au développement économique. Leur boite au lettre luxembourgeoise, pas du tout!!

      Je vous conseil de lire les théories néoclassiques pour essayer de comprendre comment atteindre « le paradis économique ». Étrangement l’optimisation fiscale n’en fait pas partie et serait même par définition un frein à cela.

      De mon côté, dans les faits je m’en fous éperdument de tout cela, mais je reste réaliste et non hypocrite par rapport au milieu.

      Le gouvernement luxembourgeois est parfaitement au courant des méthodes de domiciliation, une grande majorité des sociétés sont des substances vides. L’avantage du Luxembourg, c’est d’être un paradis fiscal mais avec une carte de membre économique européenne.

      • ITFunky

        Non je ne suis pas gérant de société. Je suis comme vous, un simple être humain. Je ne tiens pas à un monde sans taxes, mais plutôt à un minimum de taxes utilisées de manière rationnelle et non dogmatique. Je suis également pour une fiscalité non pénalisante.

        En clair, je suis pour la suppression de l’impôt sur toute forme de revenu pour les particuliers et sociétés. Car en pratique, ce type d’imposition n’a que des effets néfastes, il pénalise le mérite, détruit le travail, réduit voire anéantit la croissance. Il donne à certains individus un pouvoir considérable d’inquisition. Les travailleurs sont traités comme des escrocs, des fraudeurs (exactement ce que les ignares de la fiscalité relayent dans les médias).

        Je veux bien discuter avec vous du financement des infrastructures, mais prenons des exemples précis. Si je vis à Lille, pourquoi m’obliger, par mes impôts, à financer le viaduc de Millau ?

        La sécurité sociale, comprenez-vous que vous n’aurez PAS de retraite tel que c’est géré actuellement ? Ou préférez-vous juste faire la politique de l’autruche ? Savez-vous qu’il existait sept actifs (individus qui cotisent) pour un retraité avant Mitterrand, et que nous sommes à deux actifs pour un retraité. Comprenez-vous ce qui se passe ?

        L’assurance forcée de l’urssaf (URSS A la Française), ponctionne de plus en plus, rembourse de moins en moins, et est de plus en plus déficitaire. Vous comprendrez qu’il y a d’autres moyens de s’assurer (sauf lorsque l’Etat réglemente pour vous faire adhérer de force sous peine de représailles).

        Vous dites défendre l’entreprenariat, je vous raconte ma discussion avec mon coiffeur. Il n’est pas cher, du coup, beaucoup de monde vient chez lui : il refuse des gens. Je lui dis, pourquoi vous n’embauchez pas ? Il me répond, le salaire d’une coiffeuse chargé (entendez + cotisations), je ne pourrais pas la payer. Donc augmentez vos prix… Oui mais je perds des clients, et je risque de ne pas faire assez de chiffre d’affaires pour la payer. Vous qui défendez l’entreprenariat, vous lui répondez quoi ?

        Vous êtes facteur pour tous vous mettre aux boîtes aux lettres ? Une dernière fois, je ne conteste pas qu’une BAL puisse être utilisée à des fins de fraude fiscale (et non pas optimisation, merci d’éviter la confusion), mais encore une fois, les agents du fisc ne sont pas des imbéciles, et nombreuses sont les administrations fiscales à demander de prouver que la société située dans un pays dit à fiscalité privilégiée, est opérationnelle et a une consistance. Donc comprenez que l’histoire de la BAL est de l’enfumage pour discréditer ce qu’on croit être de l’optimisation. Au demeurant, le Luxembourg ne figure pas dans la liste française des pays dit à « fiscalité privilégiée ». Vous pouvez donc renoncer à vos fantasmes.

        Quelles sont ces théories néoclassique que vous me conseillez qui expliqueraient qu’en payant des impôts on atteindrait un paradis économique ? Marx ?

        • Ok vous êtes un ignorant. Les néoclassiques sont des ultra libéraux, Marx est un…marxiste qui est contre le capitalisme…tout le contraire des théoriciens classiques et néoclassiques. Je peux vous conseiller l’école de Chicago, l’école Autrichienne. Des économistes comme David Ricardo (grand libéral de mon avis), Adam Smith etc.

          Je ne vais pas rentrer dans les détails parce que vous me démontrez que vous ne connaissez rien en économie (désolé pour vous mais je suis économiste de formation).

          Concernant les retraites. Le système est à réformer, mais vous dites n’importe quoi et ne prenez pas en considération les gains de productivié. Il y a 20-30 ans on avait environs comme vous le dites entre 4 et 7 actifs pour 1 retraité, aujourd’hui on tombe entre 2 et 3…SAUF que c’est 2 à 3 actifs sont plus productifs que les 7 actifs d’il y a 30 ans. Bref, avant de penser à réformer le système de retraite des travailleurs, pourquoi ne pas réformer celui des députés. Un député qui fait son mandant de 5 ans, aura sa retraite plein pot. Vous trouvez ça normal ?

          Évidemment que vous avez raison sur les charges fiscales qui pèsent sur les sociétés et individus, mais moi je ne suis pas pour une hausse des taxes sur les entreprises et encore moins sur les individus, je veux juste attirer l’attention sur l’hypocrisie du milieu financier et fiscal luxembourgeois qui veut nous faire croire qu’il joue avec des régles non biaisées. Quand une société réalise une majorité de ses ventes sur le territoire français et donc doit s’aquitter de ses impôts, mais que grâce aux mécanismes d’optimisation se voit très peu imposable, je trouve ça peu juste parce que cet impôt qui échappe au prélévement justement pourra servir à financer les retraites…des salariés français qui eux produisent sur le territoire contrairement aux boites aux lettres luxembourgeoise.

          • Eh oui, je suis un ignorant (sauf que moi je le sais). Sans entrer dans les détails, vous pouvez m’expliquer ce qu’est l’ultra libéralisme ? Parce que je ne connais rien en économie. Et que promeut cette fameuse école autrichienne ? Faites-moi au moins profiter de votre formation française en économie autrichienne !

            Plus productif ou pas, ça ne change rien… Les salaires sont les mêmes que dans les années 1980 car les socialistes du PS et du RPR-UMP se sont arrangés pour niveler les revenus vers le bas. Il faut pomper plus sur le travail pour financer les retraites d’aujourd’hui alors que nous n’aurons pas de retraite et que nous ne laisserons que des dettes à nos enfants. Il est grand temps de passer à une retraite par capitalisation.

            Comme vous, je ne trouve pas normal qu’un député se rince autant sur le dos des contribuables. Je trouve également qu’il y en a beaucoup trop et qu’ils ont trop de pouvoirs.

            Je crois que les règles sont davantage biaisées en France qu’au Luxembourg. Ce serait donc beaucoup mieux de supprimer l’impôt sur les sociétés et sur les travailleurs.

          • ITFunky: « mais que grâce aux mécanismes d’optimisation se voit très peu imposable, je trouve ça peu juste parce que cet impôt qui échappe au prélévement justement pourra servir à financer les retraites »

            D’autres pays avec 30% de taxes en moins financent très bien leurs retraites, il faudrait penser surtout à boucher l’énorme voie d’eau qui fait couler le paquebot France parce que là, tout le monde écope au maximum et il s’enfonce toujours, et ce depuis 1974.

            De plus vous êtes aussi économiste que je suis pape parce que les ventes sans les taxes qui en grèvent le cout profitent —directement— au clients sauf à croire benoitement que les boites les paient sur leurs profits. En fait ce que regrettent les états c’est la perte de la double imposition de leurs citoyens: quand ils reçoivent leurs salaire et quand ils l’utilisent pour un total de 50% à 75% de richesses qui partent à l’état, un taux que même les seigneurs du moyen-age n’osaient pas.

            Et vous nous dites tranquillou, que « la justice » ce n’est pas de réformer un système qui pompe à mort les gens pour un résultat social misérable mais que les AUTRES devraient être soumis à la même peine ce qui n’aboutirait en fait qu’a appauvrir les clients.

            Mouahrf !

      • « Merci aux campus US de Microsoft, de Apple ect qui eux contribuent au développement économique. Leur boite au lettre luxembourgeoise, pas du tout!! »

        Pourquoi le travail des campus US de Microsoft ou de Apple serait taxé en France (ou autre part en Europe) ? Donc tout logiquement, ils choisissent le pays qui les taxe le moins.

        • Bon Marc vous êtes à la masse, mais ayez svp un minimum de bon sens. Ok le travail des campus US de Microsoft et de Apple doivent être taxés aux USA, autant pour moi, pas en France, mais prenez leurs filiales française, cela revient au même. Elles ne s’acquittent pas de l’impôt du. Mais cela s’applique aussi aux USA bien évidemment. Apple est sous le coup de différentes affaires juridiques concernant sa fiscalité. Bref.

          Stef75, j’ai pas le temps d’instruire des ignorants. Deuxièmement, ce que je mets en relief, c’est que vous avez une vision très dualiste du monde, le capitalisme (dont vous ne connaissez rien) et le socialisme (dont vous ne connaissez encore plus rien). Ces deux courants de pensés sont très nuancés vous savez.

          Vous parlez de la stagnation des salaires. Entre 1980 et 2010, le salaire moyen net a augmenté de 20.1%. Allez on va dire que c’est marginal pour vous faire plaisir. La réalité c’est que la hausse de la productivité des salariés n’a pas profité aux salariés (sur leur salaire), mais a profité plus au grand patronat parce que les disparités elles entre les bas salaires et les hauts salaires ont bien augmenté elles par contre.

          Ensuite vous nous parlez de retraite par capitalisation. Le jeu est dévoilé. Vous êtes le genre d’individu à vouloir profiter des richesses des autres mais sans les partager dans votre vision égoïste des relations économiques. Je vais vous donner un exemple simple que vus avez sans doute déjà entendu. Dans les années 2000 l’une des plus grandes sociétés américaine, à savoir Enron, production de gaz naturel et de activité de courtage. Cette bonne vielle compagnie, spéculait sur le marché de l’électricité et engendrait des pertes, pertes maquillés par un cabinet d’audit. Après la découverte de cette vague escroquerie, Enron fut faillite (évidemment elle avait mit en place des holdings dans les paradis fiscaux).
          Bref, TOUS les épargnants qui avaient confié leurs fonds de pension à Enron ont perdu leur capital retraite constitué principalement de parts dans l’entreprise. JE NE DOUTE PAS UNE SEULE SECONDE QUE C’EST CE QUE VOUS VOULEZ.

          Ilmryn ça tombe bien que vous soyez le pape, parce que vous brassez du vent comme les dogmes religieux de vos amis du clergé.

          Donc vous me dites, que les ventes sans les taxes profitent au client. Vous allez me dire que cela permet de faire baisser les prix. En théorie, en économie pure et parfaite ça serait le cas. Or vu que vous êtes incapable d’avoir un vrai raisonnement macroéconomique. Cette perte de recette fiscale pour l’état, à votre avis, in fine elle est impactée sur qui ? Le consommateur (les beaux et merveilleux client que nous sommes). Mais attendez, une baisse de recette fiscale est impactée sur le consommateur et sur les sociétés logiquement ? Mais miracle, l’optimisation fiscale est présente pour permettre à ses sociétés de toujours y échapper. Et là où c’est encore plus vicieux, c’est que le consommateur lamba, il ne peut pas faire de l’optimisation fiscal à grande échelle…tout comme les petites PME qui créent 90% de la richesse et qui par la fraude des grands groupes et leur dirigeants sont aussi impactés. Apple qui fait 30 milliards de profit annuellement (chiffre non vérifié, j’ai pas le temps de me prendre la tête avec ça), qu’elle paye 2 ou 3 milliards d’impôt, la différence elle ne la sent pas, par contre pour la petite PME, c’est plus problématique quand les bénéfices annuels sont de 500K et qu’on paye soit 100 ou 200K d’impôt (chiffres non corrélé évidemment mais pour que vous ayez une vision plus terre à terre).

          Mais attendez, au final on se rejoint sur la même chose, mais quand les grands groupes industriels biaises les règles, macroéconomiquement cela impact directement toute la chaine. Mais tous cela reste dans les faits beaucoup plus compliqués, mais je veux juste vous montrer de manière simple, les soucis engendrés par l’optimisation fiscal et l’hypocrisie du milieu (gouvernements, professionnels et grands groupes).

          • ITFunky

            On essaye de discuter avec vous, mais vous êtes définitivement un cuistre.

            Vous vous êtes présenté dans un commentaire plus haut comme étant un ancien analyste fiscal dans un des big (évidement celui qui a coulé, d’où votre fausse connaissance d’Enron). Il ne suffit pas de faire des photocopies et du café dans un big pour s’improviser fiscaliste. Manifestement vous ne comprenez pas le principe de territorialité de l’IS pourtant à la portée de n’importe quel étudiant en fiscalité.

            Ilmryn a relevé à juste titre que vous n’êtes pas économiste non plus. Pour votre information, ultra libéral est un concept qui n’existe pas. Vous manipulez des concepts sans en comprendre la signification ce qui est très grave car vous commettez des erreurs que des collégiens pourraient relever.

            S’agissant de la stagnation des salaires, vous devriez lire ceci :
            http://www.contrepoints.org/2013/06/20/128583-salaires-ce-que-le-capitalisme-vous-offre-ce-que-le-socialisme-vous-laisse

            Regardez l’évolution des salaires depuis l’ère Mitterrand à aujourd’hui, regardez aussi le graphique sur les salaires nets. Cela devrait vous rendre légèrement moins con vis-à-vis de ce que vous appelez, comme le font les communistes, « le grand patronat ».

            Manifestement vous ne comprenez pas que vous n’aurez pas votre retraite via la répartition, mais grâce à votre vrai raisonnement macroéconomique, vous comprendrez que la retraite que vous ne toucherez pas, d’autres l’utiliseront. Car la retraite que vous ne toucherez pas permettra de payer les fonctionnaires qui vous fourniront des tickets de rationnement pour aller bouffer.

          • Par essence, tous les systèmes de retraites sont des systèmes par répartition : les « retraités » consomment à un instant t les biens et services produits par les actifs durant la même période.
            Capitalisation ou Repartition sont des jeux comptables illusoires.
            Au final, les vieux passifs doivent s’accrocher à la bienveillance ou à la docilité des jeunes actifs pour assurer leur (sur)vie.

            (Que ces actifs soient sous les mêmes cieux, ou sur d’autres continents : et pour ce dernier point, espérer que les jeunes d’autres continents soient assez stupides dans la durée pour entretenir les petits vieux de l’occident – l’idée de certain derrière la capitalisation, des « fonds de pension » – est bien incertaine. Et reste suspendue à l’usage de la force militaire tôt ou tard… Mais les vieux maréchaux ne suffisent pas, il faut aussi de la chair fraiche pour le front).

            Les futurs petits vieux (capitalisation ou répartition) seraient bien plus prudent en achetant un lopin de terre et en apprenant à cultiver des patates.

            C’est (entre autre) comme cela que l’on survit à l’effondrement d’un système. Il faut cultiver son jardin…

          • Entièrement d’accord avec vous tibere. Évidemment qu’il vaut mieux cultiver son propre jardin. Le système des retraites est en déclin et à réformer. Mais comme Stef75 prône la retraite par capitalisation, je suppose qu’il prône aussi un système de couverture médical à l’américaine.

            Stef75, nous ne sommes plus à l’époque de la guerre froid, capitalisme vs communisme c’est fini. Vous faites parti du MEDEF ?

            Pour en revenir au concept d’ultraliberalisme, sachant que vous êtes dans une vision très duale des choses (communistes d’un côté et capitalistes de l’autre), je m’adapte au langage des « discours de comptoirs ». L’ultra libéralisme est en effet un faux concept, nous parlons plus de néolibéralisme (personnellement je me considère comme libéral mais contrairement à vous je suis prêt à partager de ma richesse).

            Ensuite j’attends de Ilmryn qu’il aille plus loin que dire « des ventes sans les taxes profitent au client ».

            Bref, une fois de plus vous occultez la problématique liée à l’optimisation fiscal des grands groupes. Une fois de plus ces groupes ne paient pas l’impôt du. Vous trouvez ça normal oui ou non ? Profitez d’un territoire comme la France pour réaliser ses ventes et se contenter du Luxembourg comme plateforme d’optimisation, très peu glorieux dans les faits pour le Luxembourg. Mais que voulez, quand on est un pays dont les jeunes viennent faire leur études en France, qu’on ne possède même pas un semblant d’université, qu’aucune innovation ne vient du Luxembourg, qu’on se contente uniquement d’accueillir les capitaux des AUTRES, on ne deviendra jamais un grand pays sur la scène internationale.

          • Mais une chose me dérange chez vous Stef75, mais je me trompe peut être, j’ai l’impression que vous ne condamnez pas les dérives économiques. Je vous ai donné l’exemple avec Enron. Ce genre de dérives (entre autres bien évidemment) créent certains problèmes que nous connaissons aujourd’hui. L’optimisation fiscale en fait partie. Évidemment, si elle existe c’est qu’il y au milieu de la chaine des aléas. Mais aléas qui résultent de quoi ? Des errances des gouvernements (je vous rejoins) mais aussi des errances qui sont intrinsèque au système liées aux asymétries d’informations (pour moi l’optimisation fiscale en fait partie) et au tenant même de l’espèce humaine (bon malheureusement on risque de rentrer dans de la psychologie de bas étage).

            Aujourd’hui nous sommes plombés par les dettes publiques qui ne seront jamais remboursable. Mais hypocrisie veut nous faire croire du contraire et nous continuons à avoir des mesures politiques qui n’auront aucun effet voire accentuera les effets que vous voulez combattre.

          • @ITFunky: Ah bon? le Luxembourg n’a même pas un semblant d’université? Première nouvelle. Venez faire un tour à Luxembourg-ville quartier du Limpertsberg.

          • Ohlala Me l’enchanteur sors de ce corps…car même lui ne croit plus à ses idées.

            On ne peut pas dire dans la même phrase qu’il vaut mieux être propriétaire de son jardin de patates et refuser la retraite par capitalisation…

            Du reste dans ce beau pays socialiste voisin, seuls les fonctionnaires ont droit à la prefon retraite…une retraite par capitalisation defiscalisée…logique. Le petit salariés de boulangerie provincial lui…aura le droit de travailler au noir le week-end vu que son coût le rend totalement prohibitif…

            Le Luxembourg est plus un paradis social que fiscal, méditez la dessus plutôt que de nous sortir une suite d’articles YouTube. Curieux que vous ne nous parliez pas de Monsanto, je dois me faire vieux.

            Méditez aussi la dessus : il vaut qu’un grand groupe privé explose en vol, plutôt qu’une nation à la dérive depuis presque une génération.

            Oubliée votre soupe socialo-communo-feignasso-stupide. Vous êtes dans la caricature du facile : c’est la faute du patron, sans taxes pas de redistribution. Pourtant les riches américains de type Gates et consort n’ont ils pas fait don de la moitié de leur fortune à des fondations?

            Le patron avare et exploitant est souvent très proche du prêcheur de la lutte contre l’oppression…don’t le concept occupe tout le temps qu’il devrait passer à créer des richesses pour la société.

            Bon travail

  • Il est un peu étrange de voir tous les commentaires déniant le « paradis fiscal », alors que sur une chaîne TV suédoise un milliardaire déclare avoir placé sa fortune dans une banque à Luxembourg, et avoir fait des affaires qui lui auraient permis de doubler son investissement en 48 heures. Berth Milton, le plus grand fraudeur fiscal en Suède – à vérifier. Le même jour, un documentaire sur la TV danoise sur un fils de président africain, ayant escroqué des centaines de millions à son pays – placées au Luxembourg. Tout cela n’a évidemment rien à voir avec l’imposition des personnes travaillant au Luxembourg. Quant on parle de paradis fiscal il s’agit de fraude à grande échelle.

    • Vivi,
      C’est quoi un paradis fiscal ?
      Qu’un milliardaire place sa fortune où il veut, ça vous fait quoi ?
      Pour doubler ses milliards en 48 heures, il a du faire en faire une belle au banquier, vous ne pensez pas ?
      Si le fis du président africain est un escroc, pourquoi vous en voulez à la banque et pas à l’escroc ?

      • réponse à Stef75:
        Un milliardaire fraudeur de fisc – grâce au système bancaire à Lux. Sans les paradis fiscaux les fraudeurs
        seraient obligés de payer leurs impôts dans leur pays comme tous ceux qui sont honnêtes. Berth Milton a bien expliqué sa combine, publiquement dans l’interview, puisqu’il juge les faits périmés et sans risque de poursuite. Il a pu investir dans un gros paquet d’actions grâce à son argent noir au Lux. Il avait une garantie de rachat par une autre société, ce qui lui a permis de vendre au double endéans 48 heures. En principe une vente d’actions est imposable au Lux. pendant les six premiers mois après l’achat. BM aurait dû déclarer son profit à Lux. On peut se demander si la banque a déclaré son bénéfice?
        Tout le monde est libre de placer son argent où il veut, tant qu’il soit déclaré. Un paradis fiscal est un système qui ne dévoile pas les comptes et qui contribue à la fraude fiscale.
        Un escroc africain ne pourrait pas voler des centaines de millions à son peuple, s’il n’y avait pas de banques pour les cacher. Les banques contribuent à l’apauvrissement de ce peuple africain.

  • Je signé des 2 mains, en venant travailler il y a maintenant 16 ans au Luxembourg
    Ca n’a pas été facile, mais on ne me demandait pas si quelqu’un pouvait me recommander,
    Je signerais à nouveau des 2 mains si je devais recommencer
    J’y réside depuis maintenant un peu plus de 10 ans et ne retournerai pour rien au monde en France. Hormis le prix du foncier qui ne fait qu’augmenter probablement en raison aussi des nombreux Français qui fuient la France et peuvent se payer cet exil (ils ont bien raison, d’ailleurs)

    Merci au Luxembourg
    Bravo pour cet article!

  • En tant que française travaillant au Luxembourg, je trouve aberrant que m’a terre natale puisse se permettre de dicter une conduite à un pays qu’y nous ouvre ses portes. Un tel salaire en France je n’aurais eut, oui je paye des impôts au Luxembourg, quoi de plus normal ! Mais mon salaire net est quand même dépensé en France et l’état est bien servi. Que la France et ses journalistes commence par faire un reportage et une enquête sur les millions qu’y sortent du Luxembourg et qu’y sont réinvesti en France par tous mes concitoyens frontaliers. Ce serait beaucoup plus intéressant que de voir combien de milliard ils ont laissé partir à cause des impôts et diverses taxes

    • Neaud: « Ce serait beaucoup plus intéressant que de voir combien de milliard ils ont laissé partir à cause des impôts et diverses taxes »

      Ce sont des socialistes, après avoir tué la richesse chez eux et foutu le peuple dans la merde ils passent en mode pillage des autres.

  • La simple solution à ceci serait que la France sorte de l’Union Européenne.
    Le problème ne se poserait plus.

    • tibere: « La simple solution à ceci serait que la France sorte de l’Union Européenne.
      Le problème ne se poserait plus. »

      Clair, et la France qui n’a pas bouclé un seul budget positif depuis 1974 malgré un record d’imposition, verrait le miel et la myrrhe couler de nouveau à flot et les marmottes se remettre à emballer le chocolat dans l’alu.

    • On vous souhaite bien du courage pour rembourser une dette libellée en euros avec des francs dévalués !

      • Si vous considérez que la dette ne sera ni remboursée que ce soit en euro ou en franc ou en kopek, ça ne change pas grand chose à l’affaire.

        Qui plus est, tant qu’on y est, en profiter pour annoncer le défaut de la France aurait un tel effet que la question du remboursement serait le cadet des soucis de la plupart des intervenants.
        La plupart des créanciers seront à genoux car leur survie serait en jeu. De nombreux fonds (d' »investissement ») le toucheraient (le fond). Sans compter que un signal fort de course au défaut serait donné pour toutes les économies occidentales (y compris les « vertueuses », qui seraient forcer de jouer le jeu pour ne pas être pénalisées).

        Prêts ?

      • Tout ça devient complètement aberrant !!!! Comment peut-t-on avoir ne serai ce que l’idée de comparer la France, sont Histoire et sa culture avec cette illusion de nation fictive qu’est le Luxembourg?? J’en arrive a une telle exaspération morale, qu’il me vient idée de souhaiter aux chers hypocrites aveuglés par la  » bonté  » du système fiscal Luxembourgeois, de recevoir assez de goutes de pluie propres aux « campagnes verdoillantes  » du grand duché , pour nettoyer leurs yeux infestés de « bonne soupe aveuglante  » avant 2015… Afin que ceci aient le temps de s’inventer un nouveau paradis moins verdoillant certe, mais certainement plus « tropicale »….
        Bonne chance a vous ce débat n’en est plus un….

        • Au-delà de sa place financière et de ses contrées verdoyantes, le Luxembourg jouit d’une multiculture qui lui permet, entre autres, de maîtriser l’orthographe de la langue de Molière… et d’échapper aux oeillères hexagonales!

    • Il serait tellement logique que la City devienne un Etat independant.
      Ou le quartier de la Defense, d’ailleurs.
      Pourquoi n’y pensent-ils pas ?

  • Oui et non. Je connais bien le Luxembourg, je n’habite pas très loin. Mais il faut avouer que ce pays pose quelques problèmes.
    Et c’est pas forcément l’afflux d’argent français vers ce pays, provoqué par nos politiques incontinentes et avides d’argent public, qui pose réellement problème. Ce qui me pose problème personnellement, c’est plus la structure même de ce pays. Quand j’y vais, j’ai toujours un peu l’impression que ce pays est construit sur du vide. Un château de cartes qui n’attend que de s’effondrer sur lui même. C’est un peu le soucis.

    D’ailleurs, aujourd’hui, notre malheur leur profite, puisque l’enfer fiscal français rapporte énormément au Luxembourg. Mais si on mettait fin à cet enfer? Que resterait il au Luxembourg? Car en dehors des banques, il faut avouer que le pays ne possède pas grand chose d’autre. L’industrie est quasi absente, et à vrai dire, trouver un travail au Luxembourg n’est pas si simple quand on est pas rattacher au système bancaire. Et encore, le peu qui n’en fait pas partie n’existe que grâce à l’argent du système bancaire. Sans ça….

    Et contrairement à un pays comme Monaco, qui s’appuie sur une taille microscopique et peut donc se permettre par exemple de supprimer l’impot sur le revenu (et donc de rester interessant en toute circonstance), ou comme la Suisse, qui s’appuie elle au contraire sur un pays bien plus vaste et peuplé, et sur une industrie qu’on sous estime largement, le Luxembourg n’a rien d’autre que ça! Trop gros pour faire comme Monaco, trop petit pour exister industriellement comme la Suisse.

    Le Luxembourg est largement dépendant de ses voisins. Trop. Et ça, c’est un problème, qui m’empêche de considérer le Luxembourg comme une réussite.

    • Je ne suis pas d’accord avec cette analyse.

      Tout d’abord, l’industrie se porte mieux au Luxembourg qu’en France et il y a eu croissance de la production industrielle au Luxembourg sur ces dernières années là où la France a perdu des points de PIB dans l’industrie. Comment pourrait-il en être autrement quand les charges patronales avoisinnent 11-14% de ce côté ci, quand elles atteignent 45-50% du brut de l’autre côté de la frontière ?

      Par ailleurs, l’avantage compétitif du Luxembourg, ce sont les fonds d’investissement plus que les banques. La place financière a une expérience de ces véhicules depuis presque trois décennies et qu’il est difficile de retrouver ailleurs. Et les fonds continuent de collecter des souscriptions et de voir leurs actifs nets gonfler comme les statistiques de l’Alfi le démontrent ; les actifs sous gestion ont crû de 11% entre janvier 2012 et octobre 2013.

      Le secteur bancaire reste important, mais se restructure depuis quelques années ; le nombre de banques tend à diminuer (concentration). Cependant, au global, les dépôts ont stagné ou un peu augmenté suite à l’annonce de la levée du secret bancaire pour les non résidents à l’horizon 2015. Si la clientèle des banques luxembourgeoises était réellement constituée d’évadés fiscaux, le retrait de dépôts serait autrement plus important…

      Par ailleurs, le Luxembourg a aussi d’autres domaines d’activité qui se développent : un régime favorable a été mis en place pour le secteur de la logistique avec un certain succès, le pays se distingue par sa haute connectivité et un hub de biotechnologies commence à se monter. En outre, nous accueillons un certain nombre d’institutions européennes, dont la Cour de Justice de l’Union européenne.

      Avec un rythme de dépense publique réduit, le Luxembourg pourrait aisément baisser encore ses impôts et rester attractif sans remettre en cause la qualité de vie qu’il offre à ses habitants. En effet, rapportée au PIB par habitant, la dépense publique par tête au Luxembourg approche 14 000 EUR contre 7 500 EUR en France. C’est dire qu’il y a une bonne marge de manoeuvre pour faire diminuer la dépense publique. L’actuel Premier Ministre a réussi à faire comprimer les charges de la ville de Luxembourg (dont il était bourgmestre) de 10% en deux ans, souhaitons donc qu’il transpose cela au niveau national.

    • Pas de risque, une solution pour le Luxembourg serait de créer un paradis fiscal en son sein : une principauté autonome de Monabourg, à la fiscalité totalement paradisiaque pour éviter que les évadés fiscaux ne s’évadent plus loin. Quelques hectares peuvent suffire aux milieu du pays classique avec ses travailleurs quoi resteraient soumis à la loi d’airain commune ?
      La règle est bien de concentrer les profits sur une tête d’épingle, et de répartir les efforts ailleurs.
      Pour améliorer la performance du système, il suffit de réduire de plus en plus la taille de l’épingle.

  • Excellent argumentaire qui prouve, s’il le fallait encore, cette absence totale de remise en question de la France. Quant à la position du Luxembourg par rapport à ce qui peut se passer dans certains pays d’Afrique n’a rien à faire dans le sujet débattu ici. De plus, la France aurait grand intérêt à s’occuper en priorité de ce qui se passe et part en dérive totale dans son pays plutôt que de jouer au sauveur-aventurier dans des pays qui de toute façon ne sont pas disposés à être accompagnés vers plus de démocratie et de paix.
    J’ai la chance de travailler au Luxembourg mais je vis encore en France car ce pays a toutefois des atouts qui mériteraient d’être exploités et non dilapidés.
    Regardons nous en face et bougeons nous un peu plutôt que de parader sur le record du million de bénéficaires des Restos du coeur. Ca, c’est juste honteux pour un pays comme le nôtre.
    A bon entendeur….

    • Dom: « J’ai la chance de travailler au Luxembourg mais je vis encore en France car ce pays a toutefois des atouts qui mériteraient d’être exploités et non dilapidés. »

      Le miracle français c’est une capacité de production de richesse hors normes, même totalement parasitée par un état devenu un monstrueux cancer le pays produits toujours. (De moins en moins il est vrai, la limite est dépassée)

      Cela veut dire qu’avec juste 20% d’état en moins le pays ferait des miracles sur la scène internationale.

      • Oui, c’est cela le plus triste. En fait, il est surprenant que cela n’aille plus mal en France, c’est dire à quel point ce pays recèle des trésors. La France forme de la matière grise, mais elle va à l’étranger. La France a une bonne infrastructure, mais non utilisée productivement. La France a une variété de climats et terres qui permettent une diversité de produits agricoles exceptionnelle, mais la PAC détruit l’agriculture. La France a une position géographique stratégique, mais une fiscalité qui décourage l’investissement et l’embauche. On peut continuer des heures ainsi. Bottom line : la France a une kyrielle d’atouts qui, si un cadre fiscal et législatif propice était mis en place, feraient probablement d’elle un pays prospère voire la première puissance économique d’Europe à terme. Oubliez cela, ce n’est pas la voie qui a été choisie, malheureusement. Contrairement aux accusations précédentes, cela ne me réjouit aucunement ; j’ai beau avoir fait du Luxembourg mon pays, je suis triste de voir la France sombrer ainsi et j’y ai encore ma famille et bon nombre d’amis.

  • Je suis bien d’accord avec tout cela et mes enfants étudiants et bosseurs ont bien l’intention de quitter la France !… Nous allons perdre tous les bons jeunes et il y en a plein pour d’autres pays moins avides de TAXES !!!! C’est un désastre et en temps que maman installée en libéral , je ne les pousse pas à rester dans ce pays !!!!

  • Reconnaissons que le système Luxembourgeois est envié par nombreux systèmes dont la France qui le considère comme  » paradis fiscal  » .

    Mon analyse est que le Grand Duché à su reconvertir ses richesses contrairement à la France .

    Ils avaient compris depuis longtemps que la Sidérurgie ne serait pas éternelle , ils ont contrairement à la France , placé leurs richesses , le fruit de leur travail et de celui des frontaliers .

    Ce qui fait qu’à ce jour ils n’ont pas besoin de considérer le peuple luxembourgeois et les travailleurs frontaliers que des vaches à lait .

    J’ai toujours eu une certaine admiration pour les pays qui réussissent là ou d’autres ont échoués .

    • Rayonnement culturel et intellectuel du Luxembourg par rapport à France ? Le néant. Apport technologique ? Le néant. Le Luxembourg c’est aucun groupe automobile, aucun groupe pharmaceutique, aucun grand groupe sidérurgique (je parle groupe Luxembourgeois évidemment) etc etc.

      La semaine dernière une petite start up française a lancé le premier cœur artificiel. Le jour où ça sera le cas au Luxembourg, vous m’appelez. Du moins le jour où une tête pensante luxembourgeoise développera un produit innovant qui contribuera au développement économique vous m’appelerez aussi.
      Merci.

      • Rayonnement culturel au Luxembourg néant? Mais ce n’est pas vrai. Nous avons des concerts d’excellente qualité pratiquement tous les soirs, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg dont le chef est Emmanuel Krivine -vous connaissez? nous avons une magnifique salle de concerts construite par l’architecte de Portzampac, vous connaissez? nous avons des opéras, ah oui, là nous n’avons pas de troupe en résidence, mais les troupes étrangères viennent chez nous, etc…. Vous commencez à nous les briser menu ITFunky!

      • Je suis mosellan et quand je parle de la réussite du Luxemboug , je ne parle pas de rayonnement culturel ou autre .

        Allez dire aux ouvriers d’Arcelor qu’ils doivent s’estimer heureux d’avoir un produit innovant qui contribuera au développement économique .

        Surement pas celui de la Vallée de Fensch ..

        • Je me doute très bien Charly que vous ne parlez pas du rayonnement culturel. Mais quand vous concluez par « J’ai toujours eu une certaine admiration pour les pays qui réussissent là ou d’autres ont échoués », va falloir m’expliquer en quoi la France a échoué et sur quel plan ? La période actuelle n’est clairement pas une période optimiste, mais renier les apports et les qualités de la France face à un pays qui s’est uniquement construit avec ses avantages fiscaux, ça me pose souci. Parce que bon, si on vient à tendre vers une harmonisation économique européenne, je me demande bien quels seront les avantages compétitifs du Luxembourg.

          Vous voyez moi j’estime plus un pays comme le
          Japon par exemple qui ne dispose que de très peu de ressources naturels (la pluspart des biens sont importés) mais qui par la force de travails est devenu la deuxiement puissance économique mondiale et qui innove, apporte de nouvelles techniques de fabrication (le toyotisme vous connaissez ?), qui excelle dans l’éducation (bon évidemment la démographie n’est pas la même j’en tiens rigueur et suis prêt à nuancer pour votre plaisir), tout le contraire du Luxembourg. Mais le Luxembourg fait avec ses avantages actuels, il en totalement raison, mais quand on a une carte de membre de l’UE, le minimum serait de ne pas jouer double jeu.

          Eole, tant mieux si je vous les brises menu. Personnellement je suis plus ému face au courant de pensée philosophique français, au siècle des lumières qui ont permis des avancées sociales mondiale que la philosophie luxembourgeoise (attendez ils existent des philosophes Luxembourgeois ?) ou vos théâtres et concerts (que je fréquente et apprécie beaucoup) au rayonnement…luxembourgeois.

          Merci.

          • Par contre Eole, je m’en excuse je ne dénigre pas la culture luxembourgeoise, toutes les cultures se valent. Elles sont toutes sources d’enrichissement. Ce qui m’exaspère c’est de voir les frontaliers oublier un peu d’où ils viennent et de dénigrer leur propre pays en occultant l’histoire et ne pensant qu’au fric qu’ils vont chercher au Luxembourg.

            • Vous n’y êtes pas, ITFunky.

              Il y a indubitablement des mercenaires au Luxembourg, mais d’autres, comme moi, sont heureux d’y être parce qu’ils apprécient tout simplement le pays, ses paysages magnifiques et verdoyants, sa richesse culturelle et historique (Echternach, Vianden, etc.), la mentalité et jusqu’au bon sens paysan qu’on y trouve en dehors de la capitale.

              En ce qui me concerne, j’ai peut-être un passeport français, mais ce n’est guère plus qu’un accident de naissance et mon pays est le Luxembourg, car c’est le pays qui non seulement m’offre un avenir bien plus radieux que si j’étais resté en France, mais c’est aussi la ville (la capitale) où je me sens tout simplement chez moi. Passer au-dessus de l’abbaye de Neumünster chaque matin, l’admirer du plateau d’Altmünster, puis se balader sur les remparts, traverser la place d’Armes pour aller jusqu’à la gare… Prendre le train pour aller à Wasserbillig, le cosmopolitisme ambiant dans les rues, la facilité de passer d’une langue à l’autre, le syncrétisme belgo-franco-allemand mais distinctement luxo, il y a tellement de raisons d’aimer le Luxembourg.

              Et je sais que je ne suis pas le seul à ressentir cet attachement au Luxembourg. Alors, oui, on peut gagner très bien sa vie au Luxembourg, mais ça ne me suffirait pas pour aller vivre dans un autre pays, personnellement. Puis, vous savez, les gens qui ne viennent que pour ramasser un salaire ne restent pas bien longtemps, en fait. Je n’ai rien contre la France en tant que telle, mais ce n’est tout bonnement pas l’endroit où je me sens chez moi.

            • Blueglasnot,

              Je suis entièrement d’accord avec vous. Heureusement que vous vous sentez bien au Luxembourg, j’y travail et c’est incontestablement un pays où il fait bon vivre.

              Pour recentrer plus sur le sujet et pour revenir sur certaines de mes commentaires, je suis moi de mon côté exaspéré par les professionnels du milieu financier et fiscal au Luxembourg (j’en fais partie) qui sont complètement hypocrites par rapport à la fiscalité du Luxembourg et son écosystème.
              Se voiler la face par rapport à cela est pour moi une escroquerie intellectuelle.

              Quand certaines personnes ici semble trouver parfaitement normale l’abondance des BAL des grands groupes leur permettant d’échapper à l’impôt du, ce déni me pose problème. Je suis persuadé que vous, Blueglasnot n’approuvez pas aussi le non respect des règles du jeu par ces groupes. Même si c’est légal, vous savez très bien que cette légalité n’est pas socialement et économiquement profitable (sauf pour le Luxembourg, mais pas pour pour les États de ces groupes).
              Mais à un moment donné quand les rouages du système fiscal luxembourgeois est notre gagne pain, je peux comprendre que certains ont du mal à le critiquer.

            • @ITFunky
              Justement, la « BAL » la plus critiquée par les médias français, y compris dans certains émissions télé imbéciles, je parles d’un certain vendeur en ligne n’est pas une BAL. Juste que le reporter de Cash ne voulait pas trouver les bureaux à Clausen. C’est ce qu’on appelle de la désinformation politique (par une chaine publique). Mais bon, après qu’un reporter encore plus idiot avait l’audace de (vouloir) refuser au Luxembourg d’avoir un registre des navires (comme peuvent également avoir tous les autres pays sans accès directe à la mer), rien ne me surprend plus des médias dirigées directement par Paris. Cela rappelle bien le temps quand la France voulait refuser au Luxembourg de lancer ses premiers satellites Astra.
              Vous avez le droit de critiquer le Luxembourg, mais les médias français ont perdue toute neutralité, ils reprennent aveuglement ce que le parti actuellement au pouvoir leur dicte. En Italie, on a vu où cela mène.

            • Marc,

              La théorie du complot Marc, les
              Médias sont tous à la bottes du gouvernement depuis Mai 2012. Évidemment!
              Bref, je rejoins quand même sur la qualité des médias (français ou autre) qui sont pour partie incompétents.

              Le reportage de Cash était très intéressant. Je me souviens la gène du boss de PWC quand on lui explique que PWC de 2000 salariés n’est pas une substance vide, tout le contraire des BAL dont la fiscalité est à la charge de PwC. Je me souviens aussi de la gène du ministre (je ne je sais plus lequel, de l’économie ?) qui lui aussi ne trouvez pas normal (hypocrisie devant la caméra ?) cette abondance de BAL avec 1 ou 2 salarié.

              Concernant le revendeur en ligne, vous parlez d’Amazon ? En effet je ne crois pas que ça soit une BAL, d’autant plus qu’Amazon recrute assez régulièrement sur le Luxembourg (marketing, analyste etc) ce qui est une bonne chose.

              Moi je vous parle d’autres BAL, dont les gérants ne sont jamais sur place (ah si sauf si le gérant est un manager du cabinet qui domicilie cette BAL), qui font des dépréciations d’actifs et des liquidations organisées des holdings afin de faire baisser la base imposable.
              Merci à la participation de monsieur Kohl au passage.

            • Le meilleur signe que le Luxembourg est un pays sain, est qu’un homme de gauche, potentiellement presidentiable en 2012, ami du peuple (enfin surtout des soubrettes), n’hésite pas un instant à y être actif pour y mener ses affaires.

              http://www.lefigaro.fr/societes/2013/09/25/20005-20130925ARTFIG00233-dsk-se-reconvertit-a-la-tete-d-une-banque-d-affaires.php

              Y aurait-il le moindre soupçon qu’il n’y serait pas.
              Voilà de quoi envoyer au tapis ces vulgaire méprisants.
              Et toc !

            • Un autre signe, une star éternelle de la glorieuse France (mais belge d’origine), qui avec Pimiento Music vient au Grand Duché, sans doute car elle y chante en permanence…

              http://www.lefigaro.fr/musique/2009/12/22/03006-20091222ARTFIG00724-johnny-hallyday-a-la-tete-de-pme-tres-diversifiees-.php

              De bons témoins de moralité.

            • @IITFunky
              Oh, complot est peut-être exagéré. Mais il y a certainement une forme autocensure. Quand des ministres disent des choses tout simplement fausses, aucun médias français n’osent les contredire, mais si les reporters ou journalistes qui ont plus de connaissances sur le sujet savent que les choses sont autrement en réalité.

              Par exemple: Amazon reverse bien la TVA à 19,6% au fisc français pour les livraisons de biens physiques (dont les livres). Ce n’est que sur les services dématérialisés que c’est vrai, et vous savez que le système changera en 2015 (et que de toute façon le système a été adopté à l’unanimité par les pays européens puisque les matières fiscales requièrent l’unanimité => chaque pays voulait profiter des ventes chez ses voisins dans le temps, il n’y a finalement eu qu’un gagnant à ce jeux, mais le gagnant n’a pas créé ses propres règles.) Alors répéter tout le temps (surtout si le politicien visite un libraire français) que Amazon ne reverse pas la TVA au fisc français, me semble simplement revenir à vouloir délibérément mentir aux français. Dans les faits, les problèmes des libraires datent de bien plus longtemps (vente des bestsellers par supermarchés etc) et l’émergence des ebooks feraient autant mal si Amazon n’existait pas.
              Et si le fisc français met en doute la déclaration d’impôt d’Amazon en France, parce que le modèle appliqué aux centres logistiques ne reflèterait pas la réalité (cost-plus je suppose), c’est bien son droit, mais ce sera à un tribunal de le vérifier. Le fisc aura de la peine de démontrer sa position, Amazon faisant des pertes chaque année, car son modèle le pousse à s’étendre tout le temps vers de nouvelles activités très diversifiées, qui elles sont déficitaires dans leur phase de lancement et réduisent d’autant le bénéfice du groupe. Mais le jour viendra où même Amazon ne trouvera plus de domaine pour investir de cette façon.
              Quant aux autres plateformes de distributions électroniques (si ignore le sujet de la TVA qui se résoudra en 2015): Bien évidemment, il n’y a que quelques salariés dans ces boites. Elles proposent des « places de marchés » à des créateurs tiers (ou à leur représentants) de biens culturelles (vidéos, musiques) ou d’applications. Les besoins en mains-d’œuvre ne sont simplement pas du tout liés à la taille de ces marchés. Ces boites sont au Luxembourg pour des raisons fiscales, c’est vrai, mais même si elles étaient en France, elles n’auraient aucun besoin d’embaucher plus qu’une poignée de salariés. D’ailleurs, je considère la mise en place d’une telle place de marché comme activité fort utile pour tous les créateurs de biens culturelles ou d’applications.

              Quant aux vraies BAL, c’est un problème mais ce n’est pas un phénomène dont l’origine est à chercher au Luxembourg. Elles existent en France, en Allemagne, dans tous les pays de l’UE. Les registres des sociétés nationaux ne connaissant que les sociétés bénéficiaires économiques en ligne directe, qui sont le plus souvent situé en dehors de l’Europe, les sociétés ou personnes physiques qui possèdent ces sociétés aux iles Caïman etc restent inconnues. Le Luxembourg pourrait uniquement agir contre en adoptant une législation plus restrictives que la France ou l’Allemagne par exemple, en matière de contrôle des bénéficiaires économiques finaux. D’ailleurs le secret bancaire n’est qu’un élément secondaire pour ce genre de structuration de société: même les pays sans secret bancaire ne fourniront pas à la France des données sur les avoirs bancaires si aucun lien avec un contribuable résident en France n’est apparent ou démontré par le fisc français.

              Quant aux autres « avantages fiscaux », c’est plutôt la France qui est tout le temps dans le désavantage:
              – tabac : désavantage par rapport au Luxembourg mais également Espagne et même Allemagne (mais avantage face à UK!)
              – carburants : idem
              – taxe sur les boissons énergisantes: désavantage par rapport au reste de l’Europe
              – taxe sur l’espace de vente des points de ventre physique: situation de déséquilibre même intra-France
              etc.

              Tout ceci pour dire que les problèmes de la France ne se résoudraient pas sans l’existence du Luxembourg, comme certains médias veulent bien le faire croire.

      • @ITfunky :
        Point de vue rayonnement culturel c’est peut-être inférieur à la France, mais on nâ pas besoin de se cacher non plus (Philharmonie, divers théâtres, salles de concert, MUDAM,…).
        Apport technologique : SES (sattelites Astra), Sidérurgie (développement de nouveaux produits notamment pour les constructeurs automobiles), pas de Groupe automobile c’est vrai, mais le secteur automobile en France n’est plus très rose non plus.
        Groupe sidérurgique : je rappelle que c’est le groupe ARBED (Luxembourg) qui a racheté USINOR (France) pour devenir ensuite ARCELOR (Luxembourg) et enfin ARCELOR-MITTAL (toujours au Luxembourg). Je ne connais pas de groupe sidérurgique français qui soit de niveau mondial, à part quelques petites unités qui se retrouvent dans la presse pour cause de fermeture de sites…
        Un inventeur luxembourgeois? Je ne m’y connais pas dans ce domain, mais il y a également des Centre de recherche au Luxembourg, le plus important est le CRP Henri Tudor (qui était l’inventeur de l’accumulateur, et Luxembourgeois). Et la grande recherche n’est pas réservée à la France, d’autres pays sont loin devant elle. Et puis avec plus de 10 fois plus de population que le Luxembourg, vous avez 10 fois plus de chances de découvrir qqchose 🙂

  • Fausse alerte…

    http://www.arretsurimages.net/chroniques/2013-12-27/Le-banquier-de-Terra-Nova-contre-les-lanceurs-d-alerte-autoproclames-id6398

    Tout le monde peut retourner dormir. Aucun risque de remise en cause, ni des uns, ni des autres.
    (mais qui s’en était inquiété, ne serait-ce qu’un instant?).

  • Les français et leur habilité de cracher dans leur propre soupe.

    Xavier devrait, au plus vite, sortir publiquement la liste des sociétés françaises de capital majoritairement publique, avec des bureaux au Luxembourg, comme la SNCF, que l’état français, actionnaire unique de l’établissement publique, se livre au Luxembourg aussi à des acrobaties fiscales, bénéficiant, ainsi, à la NON imposition de son résultat grâce aux provisions spéciales. La SNCF RE est domicilié au 145, rue du Kiem à Strassen.

    Le plus étrange c’est que ceci fut dénoncé en juin 2013 par …. MARIANNE

    Ils,sont fous ces français

  • Que Marianne cesse de brailler et qu’elle balaye d’abord sur ses seuils. Ils faut rappeler ses couacs retentissants des quelques récentes années et la sagesse lui impose donc, impérativement, le silence. Faites donc silence Marianne, nous ne vous avons que trop entendu ces derniers temps et nous en avons assez de vos rodomontades et incessants mal-habiles rappels à l’ordre tous azimuts. :-(

    • Mais pour le moment Marianne et tous les autres sont occupés par des problèmes de quenelles 😉 !!! Laissez-donc là vos vaines querelles !

  • Un peu de lecture
    Prix de transfert : Pas-de-polémique (Paperjam – décembre 2012)
    http://www.paperjam.lu/article/fr/pas-de-polemique?page=1

  • Et à la fin de l’envoi, il touche. Bravo.

  • La France, ce fier pays donneur de leçon…
    Je suis travailleur frontalier depuis le début de ma carrière professionnelle (j’habite en France et travaille au Luxembourg), je n’ai jamais travaillé une seule minute en France, car je n’y ai jamais trouver de boulot. J’ai pu grâce au Luxembourg, me former, évoluer dans mon domaine et gagner correctement ma vie, malgré une scolarité réduite à son strict minimum. (CAP et BEP)
    La France ne propose rien en terme de travaille, elle ne fait que ponctionner le peu de gens qui arrivent à gagner un tant soit peu leur vie, tout ça pour pouvoir financer pléthore d’associations qui viennent en aide à tout le monde et n’importe qui. On ne récompense plus le travail, on le punit. Le social, ça va bien un moment, mais quand on a plus les moyens, ce n’est pas la peine de « péter plus haut que son cul »…

  • Bonjour,
    Tout d’abord un grand bravo pour cet « post » très bien écrit et qui tempère souvent a juste titre l’article un peu haineux de Mariane.
    J’avoue ne pas avoir lu tous les commentaires ci-dessous et je risque donc de répéter ce qui a déjà été écrit.
    Voici mes remarques sur le sujet.

    Il est vrai que l’imposition luxembourgeoise est au final assez élevée et systématique du fait de la retenue à la source. Il est de fait très peu intéressant pour un étranger de venir placer son argent ici, à partir du moment ou cet argent est connu du fisc du pays d’origine. De plus, les banques luxembourgeoises ne sont vraiment pas intéressantes en terme de rentabilité (en tant que résident, je le déplore). les banques des pays voisins font certainement mieux.
    Et c’est bien là le problème. Seul l’argent non déclaré a intérêt a être mis au Luxembourg, a l’unique fin que la cause de ces revenus ne soit pas connue. Et dans cet argent non déclaré, nous pouvons citer le travail au noir, les dessous de table, l’emploi illégal de travailleurs, et l’argent du crime organise. Bref tout ce qui n’est pas très honnête. Car il n’y a pas que le fisc qui en pâtit, il y a aussi l’emploi.
    Il ne faut pas se voiler la face, les fonds d’investissement luxembourgeois en tirent profit certain. Sinon quel serait la cause de leurs succès? Pourquoi seraient-ils moins rentables en Allemagne ou en France?

    Autre point sur lequel je m’interroge, c’est au sujet de la TVA. Pourquoi est-elle plus faible ici? On a vu récemment que l’Europe impose une TVA à 20% a la France sur le monde équestre. Pourquoi n’impose-t-elle pas une TVA plus élevée au Luxembourg?

    Maintenant, je vais vous expliquer la seule force du Luxembourg.
    Ce n’est pas, n’en déplaise aux plus convaincus, la qualité du travail de ses habitants, ni les 40h, ni l’absence relative de grèves (ce serait déplace je pense pour un enseignant qui touche 8000Eur minimum…).
    Non, la seule et unique cause de réussite du pays est: sa TAILLE.
    Ce pays a choisi, comme bien d’autres de petites taille d’ailleurs, de faire du volume. Le ratio nombre d’habitants et richesse extérieure est totalement en sa faveur.
    Alors, il suffit de baisser les taxes (carburant, cigarettes…), de fermer les yeux sur les origines de l’argent qui y entre, et, c’est tout!
    Un plus grand pays, comme ses voisins, ne peut pas se le permettre, il faudrait un volume entrant trop important pour couvrir ses dépenses internes. Ces pays, maintenant qu’il est vrai, l’ère du colonialisme est révolu, n’a d’autres possibilités que d’apporter de la richesse et se battre dans un monde hyper concurrentiel.
    J’ajouterais aussi que cette petite taille permet au pays d’être certainement très réactif aux événements extérieurs. Un grand pays est souvent freiné par une politique instable.

    Tous les pays ont leur partie de cynisme. La France vend des armes. Ici, on fait du volume.

    • Non, vous n’y êtes pas.

      Il y a belle lurette que le Luxembourg ne prospère pas de dépôts douteux dans ses banques. La levée annoncée du secret bancaire n’a pas entraîné de retrait massif ; les dépôts bancaires tendent à stagner ou augmenter légèrement selon les banques, la croissance est plutôt organique (dépôts des résidents). Si la levée du secret bancaire effrayait tant, les dépôts auraient déjà fondu, or, ce n’est pas le cas. Certains ont chiffré l’impact de la levée à maximum 3% des dépôts, ce qui serait probablement rattrapé en une année au vu des tendances de fond.

      Les fonds d’investissement sont le vrai avantage compétitif du Luxembourg. Je le répète encore : 80% des actifs sous gestion au Luxembourg sont placés dans des OPCVM régis par les lois transposées des directives UCITS. A ce titre, les actifs sont sous l’étroite surveillance des banques dépositaires et des procédures AML (Anti-Money Laundering) identifiant le bénéficiaire ultime sont implémentées. De même, des restrictions d’investissement strictes sont placées sur les fonds munis du label UCITS du fait du passeport européen associé au statut. Par ailleurs, les fonds d’investissement sont aussi placés sous la surveillance de la CSSF et audités par les réviseurs d’entreprises. Il existe des contrôles à quasiment tous les niveaux. De fait, les allégations que vous faites et que d’autres ont fait plus haut sont totalement infondées.

      Une petite taille n’est pas toujours rentable : en témoignent les prix de l’Internet ici et l’absence d’économies d’échelle dans certains secteurs. Ceci dit, je suis d’accord qu’un petit pays a plus d’atouts dans la mondialisation. Si ce n’est que cela, il suffit de fractionner la France et de redonner aux régions leur indépendance. Certains ont ici (c’est hors sujet, mais admettons) dénoncé la construction « artificielle » du Luxembourg, mais la France est aussi une construction artificielle qui a conquis et assimilé à grands coups de répression… Si on s’en tient à des critères de taille, l’Allemagne a plutôt bien réussi à se réformer, pourtant elle compte presque 20 millions d’habitants de plus que la France. L’Australie, pays de 22 millions d’habitants, s’est aussi bien réformée depuis les années 1990. Le Royaume-Uni reprend des couleurs actuellement. On peut multiplier les exemples similaires.

      Non, la taille est encore une excuse pour justifier l’immobilisme total des hommes politiques français et l’incapacité chronique d’une frange considérable de l’électorat à accepter que le système doit s’adapter à de nouvelles réalités.

    • Je rebondis encore une fois sur un point que j’avais omis dans votre réponse.

      Vous dites qu’il n’est pas possible pour les plus grands pays de faire du volume pour couvrir les dépenses. La solution est simple : tailler dans les dépenses. La dépense publique en France atteint 57% du PIB, c’est le niveau le plus élevé au monde, désormais devant le Danemark, hormis la Corée du Nord, Cuba et éventuellement la Biélorussie et quelques pays africains. La moyenne de l’OCDE est plus proche de 42-44%. Que fait donc de plus la France pour justifier plus de dix points de PIB en plus ? Couvre-t-elle mieux ses habitants en termes de système de santé ? Non, pas vraiment et on pourrait penser que les comptes de la sécu seraient au moins à l’équilibre avec un tel degré de cotisations, mais non, la sécu flirte gaiement avec 15 milliards d’euros de déficit annuel. Parvient-elle à mieux endiguer la pauvreté ? Non, le taux de pauvreté augmente en France et menace de revenir à son niveau de 1995. Pourtant avec près du tiers du PIB en transferts sociaux, si la dépense publique fonctionnait vraiment, cela ferait belle lurette que la France serait le pays le plus riche d’Europe. A-t-elle une meilleure armée ? Non, la France taille dans ses budgets militaires et n’a même pas un porte-avions dans un état décent là où le Royaume-Uni, pays de PIB et population comparables, en a trois. A-t-elle une meilleure éducation ? Non, elle dégringole dans les tests PISA, les rapports de l’Education nationale montrent une recrudescence de l’illettrisme (sous le terme de « lecteurs inefficaces », que voici une belle litote). Est-ce Pôle Emploi ? Pas vraiment non plus.

      Alors comment justifier un Etat aussi gros au vu de résultats aussi mauvais ? La vérité, c’est que la France a trop de fonctionnaires, trop d’Etat, trop de taxes, trop de réglementations, trop d’empilements de structures administratives, etc. La France est en train de mourir de son étatisme et dirigisme. La vérité, démontrée par tous ces pays qui ont su réformer les uns après les autres, c’est qu’il faut mettre l’Etat français à la diète, baisser les impôts, rétablir des mécanismes de marché et remettre de la liberté de choix. C’est ce qu’ont fait la Suède, le Canada, l’Australie, la Suisse, la Nouvelle-Zélande et d’autres, tous avec succès. Ces pays sont-ils connus comme des enfers ? Non, ils surplomblent tous les classements et offrent un meilleur standard de vie, un avenir plus radieux à leurs citoyens.

      Tout le monde cite la Suède comme un exemple d’Etat-providence sur lequel la France devrait se calquer, mais les gens sont à côté. La Suède a réduit son Etat de 20 points de PIB depuis 1992-1993 période où la dépense publique atteignait plus de 70% du PIB et le déficit public flirtait avec 12% du PIB. Aujourd’hui, la Suède, c’est le chèque scolaire qui permet une gestion privée des écoles avec un financement public, c’est 20 à 30% des hôpitaux possédés au moins partiellement par des fonds d’investissement (source : The Economist), c’est un impôt sur les sociétés de 22% du résultat net contre 33,33% en France (effectif : 36,1% avec les surcharges « temporaires ») et 28,8% à Luxembourg Ville. Les effectifs de la fonction publique ont fondu d’un tiers dans les années 1990. En fait, l’histoire peu connue ici est que la Suède était affligée des mêmes maux que la France aujourd’hui et a choisi la voie de la réforme pour devenir une économie plus ouverte, plus flexible et plus libérale pour conserver son niveau de vie.

      La France doit emprunter la même voie, sinon elle restera figée dans sa sclérose actuelle. Le Luxembourg doit aussi réformer, mais le chemin sera beaucoup moins long pour lui.

    • En somme, pour résumer divers posts qui précèdent, d’auteurs aux positions divergentes, quand on voit les taux effectifs d’imposition pour les residents, le niveau de redistribution (chomage, securite sociale, revenu de solidarité, retraites, aides à l’emploi, …), les resultats Pisa comparés au coût de l’enseignement, la logique sociale (rvenu minimum, …), etc, le Luxembourg est beaucoup plus proche de la France qu’il ne le croit.
      Seules les entrées fiscales que certains disent « détournées » et d’autres disent « astucieuse », permettent d’avoir un système à la française (ou meme pire, ou meilleurs diront les uns ou les autres en examinant certains points), sans le deficit qui l’accompagnerait sinon, et ce depuis deux décennies au moins.

      C’est une sorte de pays occidental des années 70, égaré dans les années 2000.

      Ce qui n’est pas mauvais en soi, mais un bien mauvais exemple de pays « liberal ». Domage qu’une partie de ce social soit financé ainsi, sinon ce serait presque un exemple pour les socialistes.

      • Il y a clairement beaucoup à améliorer au Luxembourg comme l’illustrent mes commentaires précédents, notamment le système de retraites et de redistribution.

        Cependant, l’Etat luxembourgeois pèse 40% du PIB contre 57% en France. 17 points de PIB, c’est loin d’être innocent. Sur la fiscalité, malgré les taux marginaux concernant l’impôt sur le revenu, le Luxembourg est beaucoup plus modéré et lisible. Rappelons l’absence de taxe d’habitation et le caractère dérisoire de la taxe foncière au Luxembourg là où mes proches propriétaires demeurés en France alignent plus d’un mois de salaire par an pour payer. Rappelons que la TVA est à 15% (bientôt 17%, mais toujours en dessous de la moyenne de l’UE). Rappelons aussi que l’IRC (ou IS en France) est à 28,8% à Luxembourg Ville et va probablement être abaissé dans les années qui arrivent, à comparer avec un taux effectif de 36,1% en France, bientôt davantage comme la surtaxe sur les entreprises réalisant plus de 250 millions de chiffre d’affaires vient d’être doublée. La France, c’est près de 150 impôts et taxes différents sur les entreprises. N’oublions pas aussi les cotisations : 23% du brut employé et employeur confondus au Luxembourg contre près de 75% en France. Je rappelle que malgré ses torts, la sécu locale est excédentaire de près de 700 millions d’euros contre près de 14 milliards d’euros de déficit projeté en France. Il me semble, de fait, que la situation est quand même bien différente.

        Sur les tests PISA, nous sommes d’accord. Clairement, le Luxembourg bénéficierait grandement d’un système plus axé sur l’apprentissage et libéré par le chèque scolaire.

        Je dirais que les plus gros efforts à réaliser ici sont sur le système de retraite (transiter vers la capitalisation entière), l’enseignement (chèque scolaire), l’assurance maladie (évoluer vers le modèle néerlandais) et faciliter la création d’entreprises. Il faut également restaurer la compétitivité (la désindexation pourrait aider) et maintenir la fiscalité sur les fonds, tout en abaissant l’IRC (et éventuellement l’ICC) qui pèse sur les entreprises. En attendant, il me semble un peu excessif de ne pas reconnaître que le Luxembourg est dans une bien meilleure posture pour réaliser ses réformes que la France. Vous évoquiez à juste titre le déficit budgétaire, lequel n’est « que » de 0,2% du PIB ici, parlons aussi de la dette publique : 23% du PIB ici (et va plafonner à 25% en toute vraisemblance) contre près de 90% du PIB en France. Ramenons les choses à leurs justes proportions.

        • Sans vouloir critiquer, et plus par amitié, juste deux chiffres:
          – dette française par habitant = environ 30k€, construite sur 30 ans par UMP et PS
          – dette luxembourgeoise par habitant 10k€, mais construite sur 3 ans seulement ( http://www.te.public.lu/dette_publique/moyen_long_terme/Dette_publique_Habitant_2012.pdf )

          Perspective de rentrées fiscales en baisse.
          Reduction du deficit… hum, hum… ce n’est pas le premier pays qui a ce genre de propos…

          Moins de cotisations sociales, mais des indemnités chomages généreuses financées par l’impot (viable quand le taux de chomage des residents etait faible, avec des perspectives de reemploi rapide, mais on passe d’un chimage conjoncturelle à un chomage structurel du à une inadequation offre-demande). Et avec l’avantage de ne pas indemniser les frontaliers au même niveau (demandez à un belge, un allemand ou en français ce qu’il pense de ne pas avoir cotisé au chomage quand il rentre chez lui).

          Un regime de retraite qui a terme a besoin de doubler le nombre de cotisants pour tenir.

          Comme partout, les retaites de la fonction publique qui ne sont pas provisionnées… Et par rapport àa taille de la population active résidente, elle pèse lourd.

          Sans choc de rigueur (et certains devraient tomber de haut), et prise de conscience objective de la nature des revenus (sans complexe) la chute peut être rapide et rude.
          C’est l’inconvenient d’être petit : les croissances peuvent être fulgurantes, mais les retornements violents. (a l’inverse des grands pays avec une forte inertie).

          Et un dernier point : non seulement la « creation » de richesse tient beaucoup à des flux étangers (sans relancer la polémique), mais en plus la part des personnes physiques non luxembourgeoises dans la production de VA est prépondéante (et en hausse rapide). Les libéaux peuvent se gausser des sentiments patriotiques, mais la plupart des expatriés d’affaire repartiront vite ailleurs en cas de retournement, les residents étrangers de longue date avec des liens locaux bougeront plus lentement, mais ils ont un point de chute (et ils ont déja bougé une fois), et les frontaliers, pour la plupart sans attache réelle (relation humaines avec la population licale, hors relations professionelles) seront remisés à leur point de départ.

          Ce qui fait la force d’une nation, c’est sa cohésion, pas seulement la recherche d’opportunités.

          Encore une fois, il faut lire ce message comme celui d’un ami qui conseillerait un ami alcolique qui ne reconnait pas son problème. D’autant plus qu’il a vu sombrer un autre ami avant, qui rechute dans la bouteille depuis trente années.

          Attention aux sentiments de sur-confiance. Ce sont les pires ennemis.

          • Il ne s’agit nullement de nier ces défis. Je fais partie de ceux qui voudraient voir une réforme rapide du régime des pensions. Je vais même plus loin : selon les données de la Commission européenne, le régime de retraites luxembourgeois sera le plus déséquilibré d’Europe d’ici 2040. Il faut d’urgence passer à la capitalisation, au moins partielle. Je compte bientôt, avec d’autres, sortir un papier complet (et un peu long) sur le sujet avec des données chiffrées et une feuille de route pour réformer. Beaucoup au DP sont réceptifs à ce sujet.

            De mon point de vue, l’un des principaux problèmes est que les résidents non luxembourgeois n’ont pas le droit de vote, alors que nous payons des impôts. Je voudrais avoir mon mot à dire sur ce qui est fait avec mon argent. Si nous obtenons demain le droit de vote, les choses changeront plus rapidement. Je déplore seulement qu’il faille tenir un référendum sur un sujet qui me semble relever du bon sens le plus élémentaire.

            Je suis aussi de ceux qui souhaitent une réduction sensible du périmètre de l’Etat luxembourgeois. En fait, je pense même que l’Etat luxembourgeois devrait être diminué de moitié pour revenir à 20% du PIB et j’ai des idées très précises sur comment y parvenir.

            J’entends bien ce que vous dites et sur les points que vous identifiez comme problématiques pour le Luxembourg, je suis en total accord avec vous. Ceci étant, beaucoup de ces problèmes sont sur la place publique et sont débattus. Je pense sincèrement qu’il y a plus de chances d’arriver à faire bouger les mentalités ici qu’en France. Ici, quelques individus avec du charisme et des idées peuvent encore peser et influencer la conduite des affaires, alors qu’ils ne seraient que des voix dans le désert en France ou en Belgique. Je n’ai pas dit que ça serait facile et je suis bien d’accord avec vous que le chemin est long.

            • Oui, hoc illud est punctum.

              La question clé n’est plus de rester ce qu’il est, mais de savoir ce qu’il veut devenir 😉

            • Sur la question du droit de vote, c’est un sujet sensible.
              Laisser un résident non-national décider du destin de la nation comporte aussi un risque.
              Car le résident non national aura toujours une attache moins forte, pourra toujours plus facilement quitter le navire.
              Mais il est clair que les acteurs primordiaux de la vie exonomique doivent pouvoir influer sa gouvernance (« pas de acation sans representation »).
              Plutôt que d’attribuer un droit de vote plein, peut-être est il plus judicieux de concevoir une autre forme de gouvernance démocratique. Et eventuellemnt d’assumer pleinement la stratification du pays entre une sphère productive relativement apatride, et une sphere locale enracinée dans un terroir.

              Ou alors il faut travailler le sujet de la cohésion et de l’identité. En particulier la question de la contrepartie a long terme d’un droit (créer le lien).

              C’est un grand ecart intellectuel, mais vraisemblablement des liberaux (des purs, qui comprennent liberalisme economique ET politique) pas ceux qui confondent liberalisme et voracité individualiste) doivent pouvoir imaginer qqch.

            • Il fallait lire « pas de taxation sans representation »

            • pour le droit de vote j’émets quand même un bémol : tant que le pays d’origine du résident non-luxembourgeois n’accorde pas lui-même le droit de vote aux étrangers résidents sur leur territoire, je ne vois pas pourquoi le Luxembourg devrait être le premier à le faire. Je pourrais être d’accord en cas de réciprocité, mais uniquement dans ce cas.
              Si vous vivez au Luxembourg depuis des années et qu’en plus vous vous y sentez bien (et parlez même notre langue 🙂 ) vous pouvez demander la nationalité luxembourgeois (même en gardant votre nationalité d’origine), dans ce cas vous aurez également droit de participer au vote pour le parlement.

            • @Tuggi

              C’était en partie le sens de mon propos.

              D’ailleurs je ne crois pas au changements de nationalité.
              On reste selon ses origines : à la rigueur pour la seconde generation, voire la troisieme, c’est différent. Cela n’empeche pas d’agir en symbiose. L’un des plus grand ministre du Roi de France n’était-il pas étranger (Le Cardinal Mazarini) ?

              Le cas particulier du Luxembourg est que son corps electoral ne represente dans l’etat actuel ni sa population (et on ne parle pas de quelques poyrcents), ni ses forces economiques (idem, d’où la position de la Chambre de Commerce) et que ça pose un soucis technique pour que les decisions prise concourent à l’interet commun (cà ne doit pas être vu comme un probleme de revendication, mais un soucis d’efficacité).
              Contrairement aux classiques immigrations (pauvres vers pays riche), le Luxembourg attire une immigration qualifiée (et de plus en plus qualifiée) qui organise un second luxembourg, mondialisé, dont la langue est l’anglais (et un peu le français et l’allemand), au dessus du Luxembourg traditionnel.

              L’exercice atteint ses limites opérationnelles, surtout par exemple si le premier a besoin de la rigueur, mais que le second ne la vote pas.
              Si vous regardez la structure des revenus et des patrimoines, vous verrez la même inversion par rapport à ce qu’on voit dans d’autre pays.

              Le pays étant par nature singulier (ou ayant choisi une voie singulière, celui d’être un acteur mondialisé, et en consequence de se de-nationaliser), la voie a trouver pour dénouer cette contradiction est probablement plus complexe qu’un simple droit de vote à accorder ou une question de nationalité. C’est une expérience unique qui aura une solution unique.

              Peut etre en differenciant les questions d’ordre économique des questions sociales. Peut être en reconnaissant la coexistence de communautés disjointes, l’une prosperant sur le territoire de l’autre ?

              La question de la langue est importante, mais masque le débat de fond : un pays est-il indépendant si sa production de richesse n’est pas nationale. Etre juste une infrastructure et un cadre légal à des activités de service nomades par nature suffit à définir une identité et à construire un système durable ?

              C’est un exercice difficile, c’est certain, mais penser avec des matrices binaires est le meilleur moyen d’échouer.

              Une dernière remarque : penser en terme de réciprocité est illusoire : la question importante est « quel est l’intérêt du pays ? ». Se positionner (uniquement) en fonction des autres, cela revient à ne pas décider soi-même de son destin 😉

            • Pour documenter : sur la question des différence de patrimoine entre résidents nationaux (avec en plus une analyse entre nationaux de naissance et naturalisés)et non nationaux:
              http://www.statistiques.public.lu/catalogue-publications/regards/2011/PDF-11-2011.pdf
              Page 3 en bas (et cela date déjà un peu)
              A mettre également en regard de la différence de revenu moyens et des différence de qualification moyenne.

              Il y a un grand écart qui doit amener des analyses autres que binaires (on a quand même des ratio de 1 à 2 ou 1 à 3, ce qui n’est pas négligeable). Et en tout cas différentes de l’approche employables pour d’autres pays où les ratio sont inversés.

            • Même si l’idée de réciprocité est probablement (même sûrement) impossible, je ne comprendrai pas que les étrangers décident de l’avenir du pays. Je suis d’avis qu’il faut au minimum s’associer et s’identifier au pays pour lequel on veut participer aux décisions, et cela passe par la nationalité.
              On verrai le tollé que cela soulèverait si une proposition d’accorder le droit de vote aux étrangers serait introduite en France (alors que le pouvoir décisionnel de cette partie potentielle d’électeurs serait minime), alors on comprends que les luxembourgeois (de nationalité) s’y opposent.
              Concernant le type d’immigration je ne suis pas tout à fait d’accord. Même si maintenant les nouveaux arrivants sont en partie hautement qualifiés, une grande partie des immigrants établis est d’un niveau inférieur.
              Et je ne suis pas du tout d’accord que le Luxembourg ne soit qu’une infrastructure ou un cardre légal. Le Luxembourg a eu la chance d’être assez petit pour pouvoir s’adapter dans le temps en passant d’un état agricole vers l’industrie (sidérugie), ensuite dès les prémisses de la crise de l’acier de se tourner vers le secteur bancaire/assurances et ensuite sattelites. Maintenant il se tourne de plus en plus vers les services (Transports, Logistique) tout en essayant de ne pas sombrer avec le secteur bancaire, et tout en gardant d’autres domaines.
              Et le Luxembourg est surtout un pays avec aussi des Luxembourgeois, qu’on le veuille ou non, et c’est d’abord aux nationaux de décider, pour le bien de tous les résidents bien évidemment.

            • Si vous relisez attentivement ce que j’ai écris, c’est ce que j’indique.

              Et encore plus haut j’indiquais aussi qu’il faut prendre garde à inclure dans une décision des personnes qui ont des possibilités d’exit relativement aisées, contrairement aux nationaux.
              Toutefois, l’histoire montre que le type de déséquilibre tel que constatés conduit tôt ou tard à des soucis de gouvernance (ou pire des conflits), s’ils ne sont pas gérés intelligemment (et sans affect).

              Au moment du choix de la mondialisation extrême (en attirant les entreprises, la finance, etc), il fallait se douter que la conséquence serait un changement structurel et de nature du pays. D’autant plus que la compétition mondiale dans laquelle veut se placer le pays fait monter le niveau d’exigence sur les ressources (financières, talents, etc).

              On ne peut pas avoir créé l’un des pays les plus mondialisé du monde ( http://www.paperjam.lu/article/fr/mondialisation-luxembourg-sur-le-podium ) et ne pas se trouver dans une situation particulière de gouvernance (d’autant plus que c’est la source de richesse du pays).
              Comme dit plus haut, cela ne fait pas des acteurs économiques des nationaux, ni ne leur donne des droits identiques (et cela ne signifie pas non plus que c’est ce qui est souhaité par eux, d’ailleurs). Juste que c’est une expérience unique qui va trouver sa propre voie, loin des classiques schémas traditionnels (sinon, cela fera long feu très rapidement, ce qui serait triste).

              C’est un très beau projet de construction politique à mener.
              Et bonne chance à ceux qui en ont la charge.

  • Chapeau!!!
    La preuve que des non luxembourgeois, travaillant et vivant au Luxembourg, savent apprécier le Luxembourg, sa politique et ses habitants.

  • « Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage » Le journaliste de Marianne n’a fait qu’écrire des coquecigrues, sans aucune connaissance de la réalité du Luxembourg. Il est plus facile de taper sur les autres que de balayer devant sa porte. En France, la réussite est mal vue, l’esprit d’entreprise est bridé, les créateurs de richesses sont ostracisés, seuls comptent l’assistanat, l’indigence et le « rasage gratis » pour tous. Avec pour conséquences des déficits budgétaires colossaux, pas un seul exercice budgétaire en équilibre depuis 1975 !! et 150 milliards d’emprunts sur les marchés financiers en 2013. La France finance son train de vie dispendieux par de la dette, mais ne cesse de dénigrer ses voisins qui réussissent. Quel bonheur que de vivre à l’orée de cette douce France, transformée en vrai paradis socialiste, dans ce petit Grand-duché de Luxembourg qui ne cesse d’attirer les diplômés des Grandes Ecoles françaises et où on reste 20 ans et plus, alors qu’on pense n’y faire qu’un passage.

  • Bon résumé de la situation réelle, et le Luxembourg peut être fier d’attirer des talents comme cet auteur, capable de passer le miroir à cette France, que nous aimons au L uxembourg, même si on voudrait pas nécessairement y vivre, aprés les détails partagés.

  • Pour reprendre sur la nationalité et le droit de vote, il faudrait peut-être effectivement un système hybride où les résidents non luxembourgeois pourraient voter sur le budget et l’économie, mais pas nécessairement sur les autres aspects. Ou alors, revoir les conditions d’attribution de la nationalité ; 5 ans de résidence et des cours sur les institutions ne semblent pas excessifs, pour le luxembourgeois, on pourrait peut-être viser plus une compréhension générale sans qu’il y ait forcément aisance à l’oral. Je dis cela en tant que personne qui souhaite apprendre le luxembourgeois sérieusement, mais pourquoi ne pas aussi envisager des conditions moins drastiques si la personne parle déjà français et allemand ?

    Après, j’entends les arguments des deux côtés. Pour être franc, c’est vrai que les conditions actuelles d’obtention de la nationalité ne sont pas si élevées, il suffit de faire des efforts sur le luxembourgeois et il n’est pas illogique que des conditions minimales de résidence subsistent, c’est vraiment la moindre des choses.

    • je ne suis pas d’accord avec la possibilité « hybride ». Comme tu le dis bien, il n’est pas si difficile que cela d’obtenir la naturalisation. Donc, si on veut participer aux décisions qui concernent le pays, vous avez la possibilité de le faire en vous faisant naturaliser. Pour les conditions je’estime qu’elles ne sont pas si compliquées que cela. Pour la langue luxembourgeoise je suis d’avis que la compréhension et le parlé seraient suffisants, même les luxembourgeois ont du mal à l’écrire parfois.
      Moi j’habites en France, et si un jour je veux avoir mon mot à dire j’essayerai de devenir français (bon à ce jour, pas trop envie).

      en réponse à Willems : Monaco a la particularité avec la France que les résidents monégasques de nationalité française sont imposés selon les lois françaises. Les autres sont imposés (donc 0,- EUR) selon les lois monégasques. Je crois que cela date de l’époque De Gaulle.

      • Je ne suis pas fermé sur la question.

        Clairement, je pense que la naturalisation pour obtenir le droit de vote peut rester une bonne chose, mais si on relaxe les conditions pour le luxembourgeois. Pourquoi ne pas envisager de substituer une connaissance courante de deux des trois langues officielles au lieu de demander explicitement le luxembourgeois qui était en quasi-voie de disparition avant d’être ramené par l’Etat dans les années 1970 ?

        • Pour les conditions de résidence, 5 ans, ça paraît très raisonnable. Quelques cours sur les institutions, comme c’est le cas actuellement, il me semble, c’est aussi relativement modéré.

  • La France montre toujours du doigt les autres pays sans jamais se pencher sur son cas étonnant pour un pays connu pour son nombrilisme .
    En revanche je n entends jamais parler de Monaco qui je pense en terme de paradis fiscal est bien plus à critiquer que le Luxembourg.
    Chers journalistes français commencer par balayer devant votre porte avant de critiquer les autres pays.

  • Un peu de lecture…

    Pour faire dans le people.

    http://www.independent.co.uk/news/world/europe/spanish-kings-soninlaw-inaki-urdangarin-makes-court-appearance-over-fraudulent-use-of-public-money-8507965.html

    Ca date, mais ça redevient d’actualité avec l’audition de l’Infante Christina…

    😉

    Des comptes, où ça, des comptes…

  • Un peu de lecture chez [woxx | déi aner Wochenzeitung]

    A qui la faute ?http://www.woxx.lu/id_article/7043

    • Je trouve l’article exceptionnellement mauvais ; il se contente d’affirmer sans l’ombre d’un fait, d’une donnée chiffrée, sans se donner, finalement, les moyens de prouver ce qu’il dit.

    • Appellons le « Luxembourg, les mensonges de la presse Luxembourgeoise ». 😉

    • Peut-être aussi que ceux qui habite sur place depuis longtemps, voire depuis leur naissance, n’ont pas besoin qu’on leur fasse un dessin.
      Il suffit d’avoir un peu vécu.

      • Je ne suis pas convaincu. Pour me convaincre, il faut généralement me présenter des faits et des données fiables. Or, l’article en question ne cite pas une seule donnée et se contente d’affirmer et marteler. Ce n’est pas ma façon de faire.

      • Apres quelques années de vie ou de travail sur place vous aurez toutes les infos.

        En général, les nouveaux arrivant aiment bien le village potemkine.

        Après, avec le temps, et un peu de sens de l’observation, certain font leur crise de conscience, s’apercevant de la vacuïté qu’il y a à être un docile serviteur du système financier, et repartent dans leur pays d’origine pour redevenir qui artiste, qui instituteur, qui petit commerçant, qui hotelier, etc.
        D’autre abandonnent ces secteurs et reintègrent l’économie productive et utile, ou vont dans le secteur associatif.

        Bon, OK, ceux qui ne savent pas faire grand chose d’autre que de brasser du papier, ou qui sont trop attachés à leur Porsche de fonction restent dans le métier…

        Vous verrez, il faut laisser letemps au temps : j’en ai vu des jeunes enthousiastes arriver, puis repartir ou abandonner.

        Bon dimanche,

        Amicalement,

        Lucilius

        • J’ai vu bien des personnes vivre des décennies entières dans le même pays sans réussir à s’apercevoir des problèmes qui sont pourtant juste sous leur nez. Si la sagesse se mesurait en nombre d’années vécues, cela se saurait. Certains sont tout simplement plus lents à la détente.

          Je ne constate pas le même enthousiasme que vous pour le Luxembourg. La plupart des personnes avec qui je travaille, presque toutes non luxembourgeoises, sont clairement dans l’optique de rester quelques années, puis de repartir et cela dès le début. Rares sont ceux qui ont l’intention de rester. Pour moi, c’est différent ; j’apprécie le Luxembourg au-delà de ce qu’il peut me procurer professionnellement.

          Je ne partage bien sûr pas votre avis sur le secteur financier. C’est une question de perception, j’imagine.

  • Allez passons de la lecture à l’exercice (puisqu’on aime la recherche de sources).
    Quel rapport entre l’associé d’un grand acteur français récemment exaptrié et Luxembourg ?
    Est-ce que cette opération a du sens ?

    Exercice de niveau 2/10 pour une recherche d’information.
    Operation de type basique.

  • Encore une chose que j’aimerais relever : certains interlocuteurs ont mentionné les négociations d’impôts entre les entreprises et les autorités luxembourgeoises pour invoquer une négation du principe de l’égalité devant l’impôt. Je ne vois pas en quoi. En effet, une grande entreprise qui vient s’implanter, créer des emplois et apporter de la richesse, créé bien plus que juste un individu. L’égalité devant le droit ne concerne que des situations identiques. A situations différentes, le droit (français aussi) a toujours admis que l’on applique, logiquement, des traitements différents.

    Par ailleurs, la France n’est pas différente du Luxembourg en cela. Il est vrai qu’il existe des ATAs (Advanced Tax Agreements) au Luxembourg, c’est de notoriété publique. Cependant, la France manie sans modération la subvention ou les déductions d’impôts, comme c’est le cas avec une certaine multinationale américaine basée au Luxembourg et qui a ouvert une unité dans le Nord de la France récemment. Finalement, c’est même pire dans le cas français, car on utilise une subvention qui est directement prise sur les deniers des contribuables français. Par ailleurs, que l’on se souvienne aussi d’un certain nombre de régimes avantageux, de rentes de secteur. Total est ainsi imposé sur la base de son bénéfice mondial, ce qui lui permet de compenser les profits en France par les pertes à l’étranger pour réduire l’assiette de l’IS. Je ne vois ainsi vraiment pas en quoi la France est plus exemplaire.

    Enfin, je préfère repréciser pour mes lecteurs : il ne s’agit pas d’un article contre la France. Je reste de nationalité française, la plupart de ma famille et de mes amis sont restés en France. Je continue d’avoir une affection certaine pour la France, mais cela ne doit pas nous rendre aveugles sur les dérapages des derniers gouvernements, en particulier de l’actuel. C’est un conseil d’ami que je donne à la France. D’ailleurs, le thème principal était de remettre les pendules à l’heure sur le Luxembourg, pas d’attaquer qui que ce soit (sinon Marianne).

  • Au fait, quelqu’un a des news du développement à l’international de AWPG

    http://www.lessentiel.lu/fr/economie/story/15932714

    Vous savez dans quel pays ils se développent ?

  • Bravo pour cette petite répartie, gentille ET bien méritée. Malheureusement le jour ou ces journalistes français auront un peu plus d’honnêteté intellectuelle pour dire la vérité en France, sur un plan économique comme politique, n’est pas près d’arriver… C’est tellement plus facile d’attaquer le voisin!….
    Merci. Une française, d’origine et d’histoire.

  • Pour changer du notaire de province qui planque sa petite épargne.
    http://www.timesofisrael.com/us-treasury-fines-luxembourg-bank-for-hiding-iran-holdings/

  • FRAUDE FISCALE FRANÇAISE
    Les exceptions luxembourgeoises prises en compte
    Il est assez rare que la justice française soutienne les positions du Luxembourg, surtout lorsqu’il s’agit de fraude fiscale.
    Pourtant, la Cour de cassation française vient d’annuler l’acte d’inculpation pour fraude et blanchiment de fraude fiscale de trois Français qui avaient dissimulé leurs fonds au Luxembourg.

    http://www.paperjam.lu/article/fr/les-exceptions-luxembourgeoises-prises-en-compte

    La France n’est pas si canaille avec ses fraudeurs.

  • Un petit up:

    L’optimisation fiscale via luxembourg, ce n’est pas sale, même la presse de gauche y goute (enfin ses actionnaires).

    http://www.mediapart.fr/journal/france/130214/limmeuble-de-liberation-est-au-coeur-de-montages-offshore

  • Merci Monsieur Tulliez!

    Max Kohn

    Luxembourgeois et fière de l’être!

  • j’ai trouvé le livre de Zemmour très intéressant.
    par sa méthode d’approche utilisant l’histoire, la sociologie, la psychologie, dans la suite de la méthodologie de l’école des annales hardiment perfectionnée,
    par la force et la rigueur de la conceptualisation des faits,
    et enfin, en dépit du pessimisme du titre, qui pourrait faire passer ce livre pour « décliniste » par le formidable optimisme qu’il véhicule. Comprendre les racines de nos maux comme de nos joies, c’est déjà faire un formidable pas vers la résolution des premiers ou vers la préservation des secondes.

  • may maria cattaneo
    8 mars 2015 at 14 h 22 min

    bien dit, bien écrit !!

  • Les commentaires sont fermés.

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