Municipales : le fumeux décodage du « message » des électeurs

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Municipales : le fumeux décodage du « message » des électeurs

Publié le 31 mars 2014
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Bon, ça y est, les municipales sont passées, on va pouvoir reprendre le cours de nos activités habituelles. Pour le Parti Socialiste, il s’agira de se panser les plaies et se penser un avenir, ce qui semble déjà fort mal engagé. Pour l’UMP, son absence presque méthodique de programme crédible et sa vacance de leader charismatique seront un instant couvertes par les hourras de ses têtes de nœud listes. Le Front National va goûter au plaisir douteux de mettre à son tour ses doigts dans le pot de confiture dans plusieurs villes de France. Quant aux journalistes, ils sont formels : les électeurs ont émis un message clair.

Et ce message, on a le droit à sa fine analyse sur les ondes, sur les écrans et dans des milliers de petits notules journalistiques. Tout est clair : l’électeur, dans sa grande sagesse, a décidé que la Drouate UMP devait remporter la timbale et accordait aussi au FN une petite place histoire de bien appuyer le mouvement. (Et comme l’électeur est magnanime et rigolo, il a aussi permis à Bayrou d’être élu et à Moscovici d’être battu, mais c’est pour rire.)

On ne compte plus le nombre d’articles dans lesquels la déroute électorale du Parti socialiste s’est muée en « bastonnade », la victoire de l’UMP en « tsunami », et les résultats du FN en « véritable succès ». Et tous en concluent l’évidence : les électeurs rejettent massivement la politique de François Hollande, n’aiment plus le parti socialiste et se jettent donc facilement dans les bras de l’UMP (et dans une moindre mesure, ceux du FN).

politics, before & after elections...On exhibe même les cas symptomatiques de Limoges ou de Quimper, qui ont violemment basculé à droite. Ainsi, Limoges, ville socialiste depuis 1912 et maintenant aux mains de la droite, doit forcément signifier quelque chose, et de toute évidence, un rejet. Ainsi, Quimper, dont le maire est un proche de François Hollande, et qui a été au centre des manifestations de Bonnets Rouges en fin d’année dernière, voit sa mairie tomber dans l’escarcelle d’une UMP frétillante de joie sur les plateaux télé. Et puis, pensez donc : Béziers qui tombe pour le Front National, c’est quelque chose, ça, monsieur ! Si ce n’est pas une déferlante de la droite, qu’elle soit extrême ou pas, qu’est-ce que c’est, hein, ma brave dame ? On a même pu entendre les envolées lyriques d’un Duhamel (sur Europe 1) expliquer que cette défaite du PS était historique et d’ampleur supérieure à la déculottée de 1983. Ça veut bien dire ce que ça veut dire, hein, mon petit monsieur !

Je suis toujours surpris de voir l’assurance avec laquelle nos journalistes, nos politologues et même nos politiciens se lancent dans des explications a posteriori de ce genre. Comme bien souvent, ces élucubrations partielles s’auto-alimentent fiévreusement et chacun y va de sa petite remarque pour mâtiner le commentaire global (défaite, déculottée, déroute, branlée, bastonnade) de ses propres turpitudes, les teinter de son propre agenda et obtenir le bruit de fond assourdissant et sans grand intérêt qu’on peut entendre maintenant.

img contrepoints192

Regardez, ainsi, comment le chiffre de l’abstention aura été commenté autant qu’il aura fallu avant les premiers résultats, et oubliés aussitôt ceux-ci disponibles. Ce n’est pas anodin : dans l’iconographie politico-journalistique habituelle de la Cinquième République, ceux qui s’abstiennent ont tort (puisqu’ils se sont abstenus) et on peut donc les oublier pour se concentrer sur les vagues (bleues ou roses, peu importe) qui se suivent, se ressemblent et s’analysent de la même façon. Le rappel constant (et navrant) à de précédentes municipales (au mieux) avec des comparaisons à n’en plus finir, ou pire à la précédente présidentielle, en disent finalement plus long sur le match de boxe qui se déroule dans les têtes de ceux qui font l’actualité que sur ce qu’il s’est réellement passé sur le terrain.

Bien sûr, le FN a certainement réalisé un beau score puisqu’au contraire de l’écrasante majorité des élections précédentes, il va pouvoir récupérer quelques occasions de se faire la main au pouvoir (local) et montrer (par quelques échecs à venir, quelques magouilles retentissantes et quelques gestions hasardeuses) à quel point il s’est effectivement normalisé, banalisé et fera finalement aussi bien (c’est-à-dire aussi mal) que les deux autres partis. Bien sûr, l’UMP récupère un nombre considérable de villes et en gagne certaines qui ne lui étaient pas favorables précédemment. Bien sûr, le PS voit clairement son score et sa base s’amoindrir.

Mais tout ceci est un simple constat d’évidence politique.

chat pas super joyceIl suffit de revenir sur l’abstention, qui a battu des records pour une élection locale, pour comprendre qu’on assiste, en réalité, à un tournant bien plus profond que ce que nos analystes nous expliquent : les électeurs, confrontés au cirque habituel, ayant le choix entre une UMP idiote et corrompue ou un PS aussi pourri et crétin, ne se sont tout simplement pas déplacés. Lorsqu’une liste FN s’est présentée avec une chance réelle de l’emporter, là, ils se sont déplacés pour tenter quelque chose de nouveau, mais sinon, c’est vraiment une bascule presque mécanique, en symétrie des précédentes élections.

Autrement dit, les électeurs veulent toujours une chose de façon claire : le changement, celui-là même que Hollande n’a pas été capable de leur fournir sur les deux dernières années.

Ce qui apparaît n’est pas vraiment le rejet du PS. C’est plutôt le rejet de toute une classe politique, et ce, dans une proportion encore plus grande qu’aux précédentes élections, tant la présidentielle que parlementaire. De la même façon que Hollande fut choisi par rejet de Sarkozy, l’UMP est ici choisi par rejet du PS, et le FN par rejet de l’UMP et du PS quand c’est possible. Et pire encore, ceux qui sont élus le sont par un corps électoral tous les jours plus faible, avec une abstention toujours plus forte, des bulletins blancs ou nuls toujours plus nombreux, et un nombre de non inscrits qui n’arrête pas de grimper.

On peut tenter de tortiller la réalité comme on veut, on peut essayer de camoufler ces éléments derrière les discours les plus enflammés de dirigeants politiques aux accents tribuns, mais elle n’en changera pas pour autant : les politiciens voient à chaque élection s’éroder l’intérêt que leur portent les électeurs, qui votent machinalement pour l’opposant, quel qu’il soit, afin d’amoindrir le mal du précédent guignol qu’ils ont eu à se farcir.

Et que l’intérêt de l’électeur baisse autant alors qu’il s’agit d’une élection locale indique encore plus clairement que la demande électorale n’est pas remplie. Petit à petit, depuis les maires jusqu’aux députés et au président lui-même, le nombre de personnes prêtes à soutenir ces personnes et les laisser continuer à taper dans la caisse publique s’amenuise de façon sensible ; il ne reste plus que les convaincus, indécrottables, et surtout, une masse informe d’électeurs qui votent par défaut, pour faire barrage au précédent élu, jugé impropre.

Oh, bien sûr, pour le moment, on ne parle pas encore de légitimité amoindrie ; on ne doute pas, en plateau télé, dans les articles et les analyses, de la pertinence du vote ni de la bonne légitimité des élus que le peuple s’offre à grand frais actuellement. Mais le désaveu grandit, à chaque élection. À chaque vote, les discours se font plus futiles et plus creux, les programmes se font plus transparents, les différences entre candidats se diluent (sérieusement, NKM et Hidalgo, vous voyez une différence ?). Et à chaque vote, la base s’amenuise, et la légitimité recule.

Inévitablement, un jour, cette question va se poser. Et ce jour là, elle pourrait être posée violemment.

la vie des autres n'aime pas voter
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  • Heu, « Limoge » s’écrit Limoges, cher Hash 16.

  • Oui, le dégoût tournant de plus en plus à la nausée (et pas de la sartrienne celle-là, que ce détestable bolchévique se retourne dans sa tombe!) est bien la véritable donnée à considérer après ces calamiteuses élections locales.
    Le plus regrettable est que, à cette échelle, aucune liste (en tous cas à ma connaissance) proposant un semblant de propositions acceptables d’un point de vue libéral, ne s’est fait entendre nationalement (ni même localement je le crains). C’est consternant, car ce n’est qu’à ce niveau de la vie politique que le libéralisme peut s’insérer avec une petite chance de réussite.
    Certes l’individualisme (méthodologique ou non) de nombre de libéraux y est pour quelque chose, mais peut-on raisonnablement considérer que tant que les prédateurs du portefeuille du contribuable de tous poils continueront de prospérer, il faut se résoudre à attendre l’implosion de ce système socialo-clientéliste?
    Certes l’abstention est majoritaire de très loin, mais les vautours s’en arrangent fort bien. Alors, comment leur faucher la main?

    • Et oui, rien de libéral dans cette élection, comme d’habitude.

      Il reste deux moyens pour leur faucher la main :
      – partir
      – rester et faire le dos rond (consommation minimale, revenu minimum, impôts minimums, attente maximale)

      •  » consommation minimale  »

        achete déja des produits étrangers, c’est bon pour ton portefeuilles et mauvais pour le système france…

  • H16 n’a toujours pas compris que ce résultat catastrophique pour le PS va permettre à Sarkozy de faire un retour plus tôt que prévu.
    Un retour violent sur le devant de la scène avec un soutien massif de la population.
    Le reste c’est de la littérature.

    • Un soutien massif des abstentionnistes ? Vous prenez vos désirs pour des réalités. Moi je lis dans le message la demande d’un programme réaliste et ayant une chance non nulle de réussite, et un incroyable raz-le-bol des choix et des querelles de personnes, et des grands mots bien abstraits genre « juste, équitable, social » qui ne sont que la sauce à laquelle tous accommodent les couleuvres dont ils nous nourrissent.

    • Le président « normal » s’est pris un retour de balancier tout aussi normal.

      Le problème de Hollande, c’est qu’il considère que l’économie est cyclique – probablement à juste titre mais avec beaucoup trop d’optimisme et d’aveuglement sur sa propre capacité à bloquer la reprise en accumulant les conneries.

      L’oeuil rivé sur sa courbe du chomage il s’est donc pris le balancier dans la figure.

    • richard_ump: « Un retour violent sur le devant de la scène avec un soutien massif de la population »

      Avec un tsunami de mesures étatiques keynésiennes et PS-Compatible qui ont fait la gloire des 40 dernières années de déficit. Le tout sous les insultes d’un classe politico-médiatique toute acquise à la haine des socialistes de droite.

    • un retour de ZIZI ? il y a quelques temps vous faisiez la promo de fillon, il faut savoir ?

  • J’avoue que je suis très déçu. Vraiment. Qu’il n’y ait que 37-38% d’abstentionnistes c’est vraiment lamentable.
    Je comprends qu’il y ait 10-15% de l’électorat qui, par des prébendes et sinécures aient intérêt a voter.
    Mais les autres , ils votent pour quoi. Pour changer Flanby par Coppé . Vraiment ? C’est ça le but ? Ca va aller mieux avec les UMP ? Qu’ils nous donnent les changements précis et chiffrés qui vont être mis en oeuvre par les UMP pour améliorer la situation. Des chiffres concrets , pas de phrases !!

    • Tu votes pas, les autres choisissent pour toi.
      Je reconnais qu’entre le PS et l’UMP, il y a un chouïa, mais ça vaut un peu mieux que l’accélération vers le paradis socialiste.
      Par ailleurs je pense de plus en plus que l’électeur ne veut pas du libéralisme (au delà du fait qu’il faut déjà qu’il comprenne déjà que ce n’est pas qu’un gros mot), mais juste se décharger de ses responsabilités sur les élus.
      Donc autant essayer de ne pas trop favoriser les socialistes purs.
      Ensuite si vous n’êtes pas content, rien ne vous empêche de vous présenter.

      • « Tu votes pas, les autres choisissent pour toi. »

        Et si tu votes … les autres choisissent pour toi.

        Mais je vous rejoins sur votre dernière phrase. Je ne crois pas qu’une chute éventuelle de notre système politique soit en faveur des libertés, la seule chose qu’on peut faire pour sauver le France est selon moi de se présenter aux élections et de participer à la vie publique.

      • En France, le vote d’une personne, c’est une voix sur combien ? 50M, soit 0,000002%… C’est sur, une voix, ça change tout…

  • Si je paye 100 Euros pour un service et que je ne suis pas content du résultat, je change de fournisseur. Si après avoir fait le tour des fournisseurs, je constate qu’aucun ne m’en donne pour mes 100 Euros, j’en déduis que la commercialisation de ce service est une arnaque et je cherche à réduire ma facture.

    J’ai ce genre de problème avec mon fournisseur de services internet/TV/téléphone. Il me propose des choses dont je n’ai pas besoin, mal faites, compliquées et qui m’empoisonnent la vie au lieu de me rendre des services de base de qualité que j’attends. Je cherche donc à minimiser ma facture quitte à me passer des services de l’offre qui me sont peu utiles.

    Moralité : ce n’est pas les dirigeants politique qu’il faut changer : on en attend trop et on paye trop d’impôts pour des services mal rendus qui nous empoisonnent plus qu’ils nous servent.

    Conclusion: Baisser l’impot et réduisez les services ! Tous libertariens !

    • Chers amis, vous avez deux options : faites la grève ou présentez-vous. Le reste est de la littérature.

      J’ai fait mon choix.

  • « les politiciens voient à chaque élection s’éroder l’intérêt que leur portent les électeurs »

    C’est très inexact. Les Français se passionnent pour la politique et pour les politiciens, aujourd’hui comme hier. Négativement, agressivement, mais ils se passionnent. Vous les premiers, du reste.

    C’est une des raisons du malheur français, mais dire qu’on en est exempt ne suffit pas à inverser la courbe, quand on ne parle que de ça. Ce qui est également mon cas.

    Que celui qui fait du business au lieu de passer son temps à écrire sur la nullité des politiciens jette la première pierre à ceux qui ne se sont pas abstenus.

    • Mauvaise interprétation de la phrase. Oui, la politique suscite toujours de l’intérêt, mais les électeurs sont de plus en plus intéressés par une politique alternative, et pas celle qu’on leur présente. Ca explique à la fois les scores du FN ou des extrêmes en général qui s’opposent violemment aux habituels, et le mouvement violent et rapide de balancier entre les UMP et les PS lorsqu’il n’y a que ce choix en rayon.

      • Certes, mais la population reste passionnée par les turpitudes, les vices et les gaffes de la classe politique. On est loin, très loin d’un pays qui ne s’intéresse à ses politiciens que les jours d’élections.

        La France est un pays obsédé par l’idéologie et par ses acteurs – elle tient ce trait de la Révolution et des délires de la Convention : elle a peur de la Terreur et en cherche partout les signes annonciateurs. En cela, c’est un pays où la politique est liée à une forme de désespoir speed, de ferveur apocalyptique, à l’instar de la Russie.

        Les libéraux ne sont pas étanches à cette maladie mentale. J’en suis également atteint.

        • la terreur se termine avec la semaine sanglante de la commune, sorte de vengeance à un siècle de distance, des conservateurs sur les ultraprogressistes ( ou révolutionnaires ). depuis, le débat politique en france, n’a jamais accouché, et tant mieux, d’un bain de sang.

  • Quand la gauche reconnaitra qu’elle a gouverné à tort et à travers, en se moquant des gens qui se sont rebellés parce qu’ils ne sont pas si bêtes qu’elle le pense, et qu’elle a aggravé leur situation par rapport au gouvernement précédent, elle sera sur la voie du progrès. En attendant tout remaniement sera de nul effet, car le mal est trop grave: il faut nécessairement en passer par la dissolution. La possibilité d’une réélection en 2017 en passe surement par-là. Si Hollande fait un autre choix, cela confirmera qu’il n’a rien compris et qu’il est définitivement incapable de faire autre chose que d’accumuler des successions de coups fourrés!

    • issartier: « Quand la gauche reconnaitra »

      Déjà la c’est mal parti :mrgreen:
      Un gauchiste qui reconnait quoi que ce soit n’est plus un gauchiste.

  • Sortir de cette foutue manie d’etre, d’apartenir, de soutenir un parti au detriment d’un autre, ce qui ne mene finalement qu’a satisfaire les partis, pas les electeurs qui trinquent et se font girouettes d’un scrutin a l’autre. Il faudra bien passer outre les partis si on veut un peu de decense et une chance d’oeuvrer pour le bien de la collectivite.

  • L’abstentionniste est politiquement neutre ou spectralement transparent, il prend donc la couleur la plus importante du moment.
    Vague bleu, il bleuit, vague rose il rosit.
    Merci de n’avoir pas voté. Et ne vous inquiétez pas, je l’ai fait pour vous.

    • On s’en fiche, ça ne changera absolument rien. Tu as juste perdu ton temps en croyant faire quelque chose.

      • Je n’ai pas perdu mon temps.
        D’abord j’aime bien voter
        Ensuite même si le changement n’est toujours pas pour maintenant, ça permet de changer de têtes.
        Et enfin remplacer le système par quoi ?
        Parce que ce n’est pas le tout de dire non, il faut aussi proposer autre chose.

        • Pourquoi « il faut » ? C’est quoi, cette manie de vouloir à tout prix régenter la vie des autres ?

        • Voici la proposition : ne pas voter, ne pas cautionner ce système qui consiste à choisir entre la peste et le choléra pour prochaine maladie. Donc on fait tomber le système et on le remplace par … rien. Vous allez voir, on respire carrément mieux.

        • MDR: « Et enfin remplacer le système par quoi ? »

          Par la vraie démocratie participative puisque les pays qui sont les mieux dirigés et les plus libéraux sont les plus démocratique. Facilement vérifiable avec ces deux tableaux, l’indice de démocratie et de liberté économique:

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3%A9mocratie
          http://www.heritage.org/index/

          Mais les libéraux français n’aiment pas du tout la démocratie, on ne sait pas trop pourquoi, (le marché des produits doit être libre mais celui des lois doit être centralisé dans quelques mains!??), donc, effectivement, ils ne proposent rien et n’existent pas politiquement en France contrairement aux autres pays libéraux ou ils sont bien plus pragmatique.

      • Là, il faudrait démontrer que faire quelque chose revient exactement au même, a exactement les mêmes conséquences que de ne rien faire. C’est philosophiquement et scientifiquement impossible.

        De plus, si voter et s’abstenir se valent, il est absurde d’appeler à l’abstention : on peut voter par loisir, par caprice, pour rire, ce n’est en rien pire que de ne pas le faire.

  • Je viens de tomber sur du LOURD, un moment d’anthologie 🙂

    Lienemann (PS) sur LCI à l’instant : « Il faut emprunter et augmenter la dette pendant que les taux sont bas pour investir du capital public dans l’industrie ».

    Je ne vous cache pas que je suis mort de rire 🙂

    Ils vont arriver à couler le pays plus vite que je ne le pensais nos socialos-verdo-communistes!

  • En Belgique le vote est obligatoire, et la Belgique n’a rien d’un état totalitaire, pourquoi ne pas instaurer la même obligation en France. L’inscription sur les listes électorales devrait être automatique et ne pas voter entrainerait automatiquement la suppression de certaines aides comme par exemple les allocations familiales ou des aides au logement. Car après tout si l’Etat aide par redistribution, le moindre des devoirs serait de voter !

    • Votre conception de la liberté et du totalitarisme est très particulière. Forcer les gens à voter sous la menace ?
      Le totalitarisme de papa à changé, il se cache sans le vote justement pour mieux se légitimer. Ouvrez vos yeux.

    • Voter serait le moindre des remerciements 🙂

      C’est le meilleur argument anti-vote à ce jour, merci !

    • Suivant votre logique si je ne vote plus, je ne dois plus bénéficier de la redistribution… donc je ne devrais pas non plus y contribuer ? Ce serait un moyen formidable pour doper l’abstention ça !!

      • J’ai pensé pareil.
        Si en ne votant pas, je ne peux pas bénéficier de redistribution généreuse de l’état, j’aimerai aussi qu’il m’oublie dans sa généreuse ponction alors. Et dans ce cas, bizarrement, j’ai le sentiment que l’abstention sera massif.

        • Excellente idée !

          Que les impôts et subventions concernent uniquement ceux qui votent, les abstentionnistes étant exonérés. On pourra alors mesurer finement la portée des deux concepts au coeur des discours idéologiques : le « consentement à l’impôt » et « l’intérêt général ».

          En poussant le raisonnement, on pourrait même imaginer plusieurs Etats en concurrence sur un même territoire, les adhérents de l’un votant pour l’un, les adhérents de l’autre votant pour l’autre. Ah ? Ca existe déjà ? Ca s’appelle le marché libre, les prix, la concurrence, et toussa ? Eh oui, le marché est la forme supérieure de la démocratie, les élections politiciennes n’en sont qu’une pale, inefficace et impuissante copie.

          • Voilà, très bien :
            – tu votes, tu paies des impôts et tu bénéficies des facilités de l’Etat
            – tu ne votes pas ? Tu ne paies plus rien, et tu te démerdes.

            Je crois qu’il y aurait de grosses surprises.

          • Ce que vous décrivez c’est plus ou moins l’utopie « de Anarchie, État et utopie », de Robert Nozick (derniers chapitres), si on s’entend sur l’état minimal des citoyennetés différentes pourrait coexister.

            La suite est de moi pas de Nozick …

            Ceux qui adhèrent à la citoyenneté « communiste-socialiste-social démocrate » auraient une carte full access mais paieraient le max d’impôts, ceux qui adhéreraient à la citoyeneté « libertarienne » paieraient selon LEURS besoins mais pas d’impôts. Peut-être qu’ils auraient a payer plus cher certaines choses mais globalement ils s’y retrouveraient.

            Ils suffirait d’avoir une carte indiquant le système auquel on cotise ou pas. J’aime pas le principe des cartes d’identité mais une carte pas d’impôt je ferais une petite dérogation.

            • Oui, le profond délitement de la France démontre qu’il n’y a pas besoin de l’Etat au delà des rares et limitées fonctions régaliennes. Pire, l’Etat obèse français démontre jour après jour qu’il est parfaitement inefficace. L’anarchie « construite » formée par le chômage, l’appauvrissement, les réglementations ubuesques et les montagnes de dettes, c’est l’Etat !

              L’Etat obèse social-démocrate, c’est l’anarchie. L’Etat régalien limité, c’est l’harmonie.

              Le marché libre est le système de sélection des services (qui n’ont rien de public) infiniment plus performant que le schéma Etat obèse, pseudo-démocratie, idéologues partisans corrompus, élections plus ou moins honnêtes.

          •  » on pourrait imaginer plusieurs états en concurrence sur un mème territoire  »

            ça existe déja, et pas besoin de voter, il suffit que les responsables pensent que vous allez le faire: lors de la sècheresse de 2003, les différent échelons administratif ( départements, régions, état ) se battaient pour donner des subventions aux éleveurs afin qu’ils passent le cap difficile qu’ils avaient à affronter. s’il n’y avait pas eu d’échéances electorales avant 15 ans, les éleveurs auraient toujours pu se brosser…

    • Si j’ai envie de voter, personne n’a à me l’interdire. Si je ne veux pas voter, personne n’a à me l’imposer.
      Si on m’impose par la force de choisir, mon vote n’aura pas de valeur, de plus, l’obligation de vote aboutit à une surabondance d’électeurs inutiles rendant plus difficile l’entrée de nouveaux arrivants.

    • je suis d’accord. Mais si plus de 50% votent blanc —> invalidation de tous les candidats et pas de gouvernement.

      • Nadège Rivendel
        31 mars 2014 at 21 h 44 min

        J’avais proposé (sur d’autres articles) de voter blanc (ce que j’ai fait), en disant que si nous étions nombreux, cela pourrait même faire un buzz… une ou deux réactions me disant : vous fatiguez pas… plutôt décevant… à partir du 1er avril, il sera reconnu, peut-être serons-nous plus nombreux alors à l’utiliser (à moins que ce ne soit un poisson d’avril – humour)

  • L’analyse est juste, mais c’est une contradiction intrinsèque d’espérer que ceux qui ont fait comme choix de carrière d’être des parasites interventionnistes, qu’ils soient nos socialistes nationaux, ou membres de l’union des mafieux prébendiers, de reconnaître qu’ils ne servent a rien. Branche, scie, assis, etc.

    • Ce n’est pas les parasites qui doivent se rendre compte de leur propre inutilité. Ce sont aux autres de comprendre. Et ça vient, lentement mais sûrement.

      • Cela vient peut-être, mais est-ce pour les bonnes raisons (réalisme, bon-sens) ?

        Tout n’est jamais blanc ou noir. Cela permet à chacun de s’auto-justifier, de choisir consciemment ou inconsciemment en fonction de son intérêt en prétendant agir pour l’intérêt général sans être nécessairement de mauvaise foi. Et à l’inverse de rejeter en fonction des ses craintes et de ses propres intérêts.

      • Ça ne vient pas. Plus la situation se dégrade, plus les profiteurs, de plus en plus nombreux, dont en demande d’état. En dehors des cercles libéraux, qui ne représentent rien politiquement et très peu médiatiquement, la seule chose que veulent les citoyens c’est que tout soit « mieux géré »; la France a été rééduquée selon un travail de fond pro-étatisme; le citoyen, même « de droite » ne conçoit même pas une société libérale comme envisageable.

        Vous le dites vous même, ce pays est foutu. Et même après la banqueroute, les citoyens de tourneront vers un homme providentiel qui prônera le dirigisme et la solidarité nationale.

        Pour vivre dans le libéralisme sur le territoire France, il faudrait que sa population et ses dirigeants disparaissent, et soit remplacée par des individus raisonnables et industrieux… Ce qui n’en prend pas le chemin, mais la j’arrive au politiquement incorrect, censuré sur contrepoints.

  • Remaniement inutile s’il ne commence pas par le Président. Car c’est bien lui le problème, comme le pensent tous ceux qui travaillent avec lui! Aujourd’hui il n’a plus aucun autre choix que de dissoudre le parlement pour aboutir à une cohabitation lui assurant la tranquillité nécessaire pour s’occuper de ce qui l’intéresse comme on peut l’imaginer ! S‘occuper pendant 3 ans de nanas à l’Elysée, sans casque ni scooter ni paparazzi et sans en faire des premières dames avec leurs problèmes d’égo, cela n’enchante-t ’il pas le rêve?. Et après 3 ans de bonheurs amoureux, se faire réélire les doigts dans le nez, quand le cohabitant se sera cassé la figure sur la situation pourrie qu’on lui aura mijotée avec tendresse. Ce serait quand même plus marrant que d’écouter le téléphone de Sarkosy du matin au soir pour « savoir tout ce qu’il fait» comme le lui propose Taubira! ! Soyons raisonnables.

  • Oui, seuls la banqueroute et la pauvreté font tomber le socialisme. Et encore, seulement de manière temporaire… La démocratie est condamnée à subir un cycle capitalisme/socialisme/banqueroute/réformes; il y aura toujours des populistes pour proposer de spolier les uns pour donner aux autres.
    C’est dans la nature du pouvoir d’attirer des chacals, les honnêtes gens sont trop occupés à gagner leur vie.

  • « Et ce jour là, elle pourrait être posée violemment. »

    Et le pire c’est que tout est prévu : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=FF936442D51EDA6FFE953A9CEFD81335.tpdjo06v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006165370&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20130625

    C’est bizzare qu’il y ait pas encore de délit d’incitation à ne pas voter. Vraiment bizarre. A mon avis ils vont résoudre ça par de la fiscalité comportementale dans un premier temps. A mon avis ils vont pondre un rapport d’ici peu sur comment forcer (pardon inciter) les gens à voter.

    Personnellement je me suis refusée à aller voter mais je m’intéresse à la politique. Et je pense que je vais me désinscrire car je n’ai pas envie d’être fichée en plus d’activiste comme non-votante.

    Tout comme refuser de consommer (français surtout) et produire/investir (en france) est un des moyens d’attaquer le système, refuser de voter en est un autre.

  • Entièrement d’accord avec vous. C’est l’organisation même des institutions à travers la constitution de la Veme qui démobilise les électeurs. Les Français ont parfaitement compris que, quel que soit leur vote et leur choix, ce seront toujours les mêmes qui se coopteront pour pouvoir se servir dans le pot de confiture.
    La constitution de la Veme à très efficacement verrouillé le système dont nous nous trouvons prisonniers.

  • Une seule chose à faire effectivement c’est la grève Ayn Randienne. ça détruira tout l’écosystème socio-patriarco-liberticido-collectiviste et on pourra tout reconstruire. Oui la grande nouvelle c’est le déficit.

    • Et Adèl(e) continue de troller…technique fine pour décridibilise le libéralisme mais ayez au moins l’intelligence de changer de nom… N’oubliez pas que vous êtes sur contrepoint…;-)

      • Pour info je repondais à @MDR qui demandait quel système j’ai juste loupé mon reply. Je ne vois pas en quoi je décridibilise le libéralisme en citant la grève Ayn randienne ? Certes c’est extrême proche de l’anarcho-capitalisme mais c’est totalement libéral. Après c’est clair, je souhaite casser le système et pas que pour des raisons économiques mais aussi sociétales … le libéralisme ce n’est pas que de l’économie.

        Admettez au moins que le libéralisme soit pluriel. On peut vouloir changer l’économie et la société si on a un peu d’ambition. Vous croyez sincèrement que je me taperai tout les écrits libertariens que je trouve si je n’avais pas un goût pour la pensée libérale ?

  • Très honnêtement, le boulot d’un politique est très facile. Le peuple se laisse entuber facilement. C’est du travail tout mâché.

  • Dans les commentaires de la classe blablatante, le comble de la mauvaise foi est atteint par les escrologistes qui appellent à un virage à gauche de la politique de Hollande. Eh oui, ce sont bien les mêmes qui ont appauvri les Français avec des torrents de taxes conscientisées et comportementales qui font maintenant mine de vouloir réduire les taxes, tels des médecins pervers qui blesseraient d’abord leurs victimes pour pouvoir justifier de les soigner ensuite !

    La classe silencieuse, désormais majoritairement abstentionniste, cohérente avec son intérêt supérieur alors que le voile des illusions démagogiques est enfin déchiré, va sans nul doute apprécier le caractère sidérant de cet aveuglement, de cette obstination coupable, face à la situation réelle du pays. Décidément, la classe parlante est équipée d’une sacrée bande d’inconscients qui ne voient pas venir leur guillotine, qui refusent de comprendre que ce pays est à la veille d’un nouveau 1789 qui leur sera réservé.

    Peuvent-ils seulement comprendre qu’ils feraient mieux de se taire, pour ne pas dire se terrer au plus profond d’une grotte sombre et humide pour se faire oublier ?

    • le plus déprimant dans cette election, c’est encore que les escrologistes montent…

      décidément, on est pas encore sorti de l’auberge cubaine .

      • A part les grenoblois et un arrondissement parisien qui vont faire une indigestion de pastèques, on ne voit pas trop la vague verte.

      • Les escrolos restent des nains électoraux et, sans la connivence du PS et des journalistes qui leur font une place imméritée, politiquement ils n’existent plus. Maintenant que le PS est passé en mode « sauve qui peut », les escrolos vont être effacés du paysage, d’autant plus sûrement que l’escroquerie du réchauffement est désormais bien comprise par la plupart des Français.

  • Sans vouloir critiquer le choix de l’abstention, le vote FN a aussi des vertus rationnelles.

    Primo, il exprime la demande de fermer les frontières à l’immigration, ce que notre contexte exige de plus en plus.

    Deuxio, et tant que ce vote sera attribué au chômage, il incitera le PS à chercher vraiment à la réduire.
    Car le PS et la gauche en général a un intérêt objectif à ce que le chômage soit élevé.
    Et je doute fort que ses stratèges omettent d’en tenir compte.
    Le FN illustre les bienfaits de la concurrence, sans doute malgré lui, mais c’est déjà ça…

  • Pas grave, il va faire un remaniement pour faire croire que tout va bien.

    On prend les meme et on recommence.

    T’aime pas le salé sucré, pas de problème on va changer ton plat, ça sera du sucré salé.

  • Quand la gauche reconnaitra qu’elle a gouverné à tort et à travers alors qu’elle avait un pouvoir hégémonique, en se moquant des gens qui se sont rebellés parce qu’ils ne sont pas si bêtes qu’elle le pense, et qu’elle a aggravé sur tous les plans leur situation par rapport au gouvernement précédent, elle sera sur la voie du progrès. Il est bien certain qu’avec la puissance des oppositions actuelles multiples et majoritaires, tout remaniement, en cap et en hommes, sera de nul effet, car le mal fait est trop grave: il faut nécessairement en passer par la dissolution et une cohabitation pour que ce soit elle qui se discrédite. La possibilité d’une réélection de la gauche en 2017 en passe surement par-là. Si Hollande fait un autre choix, cela confirmera qu’il n’a rien compris et qu’il est définitivement incapable de faire autre chose que d’être un mauvais chef de parti et absolument pas un Président mobilisant tous les Français. Pour Hollande c’est la fin, s’il ne dissous pas: l’anti Sarko et l’anti FN ne remplaceront jamais une politique intelligente adaptée aux circonstances !!

  • « le changement, celui-là même que Hollande n’a pas été capable de leur fournir sur les deux dernières années »
    Oh, mais pas d’accord du tout!
    Si l’aspiration des Français au changement n’est pas en doute, il est à douter, au vu de la participation et des résultats de ces deux weekend d’élection, que François Hollande ait jamais incarné cette aspiration.
    Les Français semblent tout au contraire repousser la social-médiocrité que Hollande et Copé incarnent.
    Sont-ils mûrs pour une société ouverte au libéralisme?

    • Kerwood: « Les Français semblent tout au contraire repousser la social-médiocrité que Hollande et Copé incarnent. »

      Les forums bruissent de ce que veulent les Français de gauche: un véritable socialisme avec la chasse aux riches, aux salauds, les entreprises mises au pas, l’interdiction des licenciements etc. etc.
      Hollande y est qualifié de « traitre social vendu au grrand capital »

  • L’erreur à ne pas commettre serait d’essayer de se concilier les diverses tendances qui ont fait échouer le gvt.: les plus mauvais doivent être exclus si l’intention est de durer: Adieu Taubira, Peillon, Sapin, Duflot et les écolos, Najat, Mosco, Montebourg….

  • Je viens encore d’entendre à la radio un connard d’auditeur dire que Hollande menait une politique « néo-libéral ». J’ai coupé le son.

    Un tel manque d’intelligence est navrant. Le bonhomme utilise des mots qui n’existent pas et les brandi comme un épouvantail.

    Ce pays est foutu…

    Quant à l’énergumène qui fait la propagande du droit de vote ici, pourquoi devrais je aller voter?
    Pour voter pour des candidats en qui je ne crois pas? Voter, c’est dire par qui ou par quoi ou comment on veut être dirigé. Or je ne veux être dirigé ni par les gens qui se présentent, ni de cette manière. Donc que dois je faire selon vous? Me forcer à voter pour des gens en qui je ne crois pas? C’est ça pour vous la démocratie?

    Quant à la réplique aussi stupide qu’user jusqu’à la corde du « vous n’avez qu’à vous présenter », bah bien sur, tous les abstentionnistes vont se présenter, va y’en avoir des candidats à la présidentielle…
    D’autre part, elle est formidable votre alternative: soit on accepte des cons en qui on ne croit pas, soit on est obligé de se présenter! Et pourquoi devrait on être obligé de faire de la politique? Est ce que cela a pu vous effleurer une seconde que peut etre que tout le monde n’a pas ni les capacités, ni les motivations, ni les relations, ni l’argent aussi, pour faire une campagne électorale? Vous croyez quoi? Qu’on se présente à la va vite comme ça, un matin en se levant, on va à la mairie avec sa carte d’identité et sa botte de radis?

    Voter pour un con ou vous présentez, bah voyons: et si on pouvait simplement voter pour des candidats en qui on croit? C’est pas difficile, il suffit d’arrêter d’empêcher les idées officiellement déplaisantes de s’exprimer et ainsi d’offrir un vrai panel de choix aux citoyens. Aujourd’hui je suis coincé entre des étatistes de gauche ou de droite et aucune alternative. On a un droit de vote qui ne sert au final qu’à plébisciter l’étatisme, grand gagnant de tous les scrutins.

    • Il n’y a pas que l’abstention et le vote blanc ou nul. Il y a aussi le vote « contre ».

      Cela fait hélas le jeu des politiciens qui le contabilisent pour celui qu’on choisi pour faire obstacle à un candidat.

      Si on fait le cumul des abstentions, des blancs, des nuls et des votes contre il leur reste quoi comme légitimité ?

    • Desproges54 : « Quant à l’énergumène qui fait la propagande du droit de vote ici, pourquoi devrais je aller voter? »

      Dans une vraie démocratie tu irais voter sur les lois et pas pour des cons:
      « Acceptez vous le nouvel impot blabla? »
      « Voulez vous l’alignement des retraites? »
      « Cumul de mandats? »

      Et ça tomberait méchant pour l’aristocratie et la social démocratie parce que les gens brancheraient leur cerveau pour chaque loi.

      • Ingmar Klaksson
        1 avril 2014 at 22 h 11 min

        Si les Suisses branchaient leur cerveau chaque fois qu’ils vont voter, depuis le temps, on l’aurait remarqué…

        • Ingmar Klaksson: « Si les Suisses branchaient leur cerveau chaque fois qu’ils vont voter, depuis le temps, on l’aurait remarqué… »

          3.4% de chômage (3.6% chez les jeunes), dette à 36% en réduction rapide depuis 10 ans
          4eme place mondiale pour la liberté économique, 1er au classement Global sur la Compétitivité
          pas de status de fonctionnaire, 60 pages de code du travail etc. etc.

          Qui ne branche pas son cerveau déjà et qui n’a pas les yeux très ouvert ?

          Tu fais références à la votation sur les quotas ou les journalistes Français (habitant du pays au 5000 milliards de dettes, 40 années de déficit et 70eme pour la liberté économique) ont encore rivalisé d’imbécilités pour nous expliquer les « heures sombres » et à quel point la démocratie participative ne marche (hohoho) pas ? (HAHAHAHA) (Et qu’il faut donc laisser pouvoir à oligarchie et donner encore pognon)

          • Ingmar Klaksson
            2 avril 2014 at 21 h 58 min

            Non, je fais référence aux nombreuses fois où le peuple a accepté des augmentations d’impôts ou de nouvelles taxes, par exemple. Parce qu’il faut être civique et responsable, hein, si l’État demande cet argent, c’est qu’il en a besoin…
            Et le fait que la Suisse s’en sorte bien relativement à beaucoup d’autres pays ne veut pas dire que rien n’est à changer; l’analyse de l’histoire suisse montre à quel point l’État peut faire preuve de cynisme et d’un manque absolu de respect des citoyens.

            • Ingmar Klaksson: « Non, je fais référence aux nombreuses fois où le peuple a accepté des augmentations d’impôts ou de nouvelles taxes, par exemple. »

              C’est une blague ? Tu as comparé les niveaux de taxation et les modalités ?
              En moyenne les démocraties participative ont 30% d’impôts et 50% de dettes en moins.

              Ingmar Klaksson: « Et le fait que la Suisse s’en sorte bien relativement à beaucoup d’autres pays ne veut pas dire que rien n’est à changer; »

              Dire que la suisse n’est pas la perfection incarnée est une évidence puisque ça n’existe d’ailleurs pas. Mais on peine à voir un quelconque argument à l’encontre des votations directes puisque c’était la ton objection. Entre la médiocrité absolue du système représentatif Français et la démocratie semi-directe suisse il y a un monde.

              Ingmar Klaksson: « l’analyse de l’histoire suisse montre à quel point l’État peut faire preuve de cynisme et d’un manque absolu de respect des citoyens. »

              Les états broient des gens c’est universel. On ne discute pas musique des sphères mais quel système est (de loin) le moins mauvais pour le libéralisme et donc pour les gens.

              Bien sur que les gens votent des imbécilités parfois, comme les marchés font des erreurs mais la démocratie participative est un système auto-correcteur comme le marché et les résultats sont la:
              Les meilleures démocraties, sont et de loin les pays les plus libéraux économiquement et civilement.

  • vous savez bien que l’ on vote pour le moins pire. Et puis vous n’ écoutez pas, il y a des discours libéraux, sauf que ça passe mal, je sais ça vous fait mal au cul mais ça passe mal. Alors si vous avez un soupçon d’ intelligence, vous votez pour le discours libéral même le plus timide, au lieu de tourner autour du pot de votre petite révolution foireuse.

    • valls, c’est le pire étatiste qu’il puisse y avoir, passage de lois par ordonnance, délations, montée de l’antisemitisme , du racisme, de l’extrémisme, humour interdit, rederssement de la société par pensée unique… Bref ce pays est foutu

  • Aujourd’hui Valls offre le gîte et le couvert aux SDF de France à l’Elysée. C’est sa tournée !

    – Bière à volonté, saucisses grillées sur des pneus certifiés Made in France, lits moelleux.
    – Accès total aux caves de l’Élysée (le pinard est trop cher il faut s’en débarrasser)
    – Call girl certifiées sans maladies contagieuses et avec peu d’heures de vol.
    – Et bien sur Champagne et coke à gogo

    • J’ai oublié de préciser que le label SDF de France va redéfinir le statut des SDF en France et de France.

      (c’est en gros des SDF plus propres, plus sains, plus beaux, peuvent se marier; être homo et même manger bio, etc…)

      Ainsi nous ne parlerons plus de SDF, mais de personne en recherche active d’un toit soit : PRAT.

      Donc ne vous étonnez pas d’entendre Valls parler de PRAT à la TV.

  • Les commentaires sont fermés.

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