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Wauquiez, le Luxembourg et la théorie économique

Publié le 15 avril 2014
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Par Flavien Tulliez, depuis le Luxembourg.

Laurent-Wauquiez

Je souhaite faire ici réponse à l’allocution de M. Wauquiez sur le plateau de l’émission RMC le jeudi 9 avril. M. Wauquiez, de l’UMP, a en effet perpétué la triste et récente tradition française de s’attaquer à son voisin grand-ducal, sans fondement cohérent comme à l’accoutumée. À mon tour de perpétuer ma tradition personnelle de répondre à ces saillies donquichottesques et d’en profiter pour rappeler les bases de la théorie économique à la classe politique française.

M. Wauquiez souhaiterait en effet exclure le Grand-Duché de l’Union européenne au motif que celui-ci serait devenu un pays « artificiel » et un « paradis fiscal ». Faut-il encore rappeler que le taux marginal de l’impôt sur le revenu des personnes physiques est de 40% pour l’année 2013 au Luxembourg, contre 13% de flat tax en Russie, ce bien connu paradis fiscal ? Faut-il encore répéter que le taux normal de TVA y sera porté à 17% d’ici 2015, quand nombre d’États américains sont totalement dépourvus de TVA ou que celle-ci atteint 8% dans certains cantons suisses, dont le Ticino ? Ou encore que le taux d’impôt sur les sociétés atteint 29,22% à Luxembourg Ville soit presque le taux français effectif de 36,1% ? Le Luxembourg a aussi ses droits de successions, entre autres. En outre, quand on sait que la moitié de la population française ne paie pas d’impôt sur le revenu, qu’il soit permis de sourciller quand des politiciens français, au demeurant fort bien placés quand il s’agit d’échapper à l’ISF, viennent faire la leçon au Luxembourg.

Le Luxembourg n’est hélas pas l’État que M. Wauquiez croit. La dépense publique y a augmenté rapidement et se situe désormais dans les clous de l’OCDE à 41,8% du PIB avec le même degré d’inefficacité que constaté ailleurs. Le régime de pension par répartition y sera le plus déficitaire d’Europe à l’avenir avec un niveau d’engagement implicite à presque 1.200% du PIB. Par ailleurs, la situation est même, à certains égards, pire au Luxembourg, dans le sens où la dépense publique par habitant y est sensiblement plus élevée : 34.000 EUR par tête contre 14.000 EUR dans l’UE, du fait d’un PIB par habitant sensiblement plus élevé. Je n’aimerais rien de plus que décréter que le Luxembourg est un paradis fiscal, mais l’affirmation de M. Wauquiez ne résiste pas à un examen basique des faits. En fait, le Luxembourg est un pays caractérisé par une forte intervention de l’État dans l’économie, sur le modèle prédominant en Europe continentale. Hélas ! Xavier Bettel n’est pas Margaret Thatcher non plus ; pour le premier budget de son administration, la dépense publique augmentera de 3,5%. En attendant, toujours est-il qu’expulser le Luxembourg de l’Union européenne équivaudrait à priver la zone euro du seul pays qui respecte les critères du Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC), à savoir une dette publique en dessous de 60% du PIB (mais en rapide hausse) et un déficit en-deçà de 3% du PIB.

Quant à l’affirmation gratuite selon laquelle le Luxembourg serait un pays artificiel, qu’il soit permis de rappeler comment la France s’est historiquement construite : sur une conquête et une assimilation forcée de territoires par l’Île-de-France. Au-delà des simples considérations historiques, cette affirmation de M. Wauquiez s’appuyait sur la faiblesse supposée de l’industrie luxembourgeoise. Tout d’abord, il est vrai que le Grand-Duché a un besoin cruel de libérer la création d’entreprises, beaucoup trop malaisée ici. Ceci n’empêche que l’industrie représente 13% du PIB du Luxembourg et que la production industrielle connaît une hausse tendancielle au Luxembourg alors que l’emploi manufacturier s’est effondré en France. Parmi ses champions hors secteur financier, le Luxembourg compte SES, leader mondial dans le lancement de satellites, RTL pour les médias, et accueille les sièges d’Amazon et de Microsoft, qui sont loin d’être des coquilles vides comme en témoigne le nombre d’employés dans ces structures.

Enfin, il convient de souligner que le propos de M. Wauquiez en matière d’économie semble être quelque peu confus. Dans l’intervention en question, M. Wauquiez fait en effet allusion à une réduction des dépenses publiques qui ne concernerait que les frais de fonctionnement et sous-entend que toute autre diminution se ferait dans les poches des Français. Pourtant, toute dépense publique est financée par des impôts actuels ou de la dette via le déficit – donc des impôts futurs. On peine à comprendre la cohérence du discours ici. Suit ensuite un plaidoyer en faveur des grands travaux à l’échelle de l’Union européenne, ceux-ci ne se feraient-ils pas aussi dans la poche des citoyens, par hasard ? On peut aussi reconstruire les pyramides ou enterrer des pièces de monnaie pour payer des gens à les déterrer par la suite, comme M. Keynes le suggérait. Oserais-je recommander à l’ensemble de la classe politique française la lecture du passage de Frédéric Bastiat, économiste français, sur « la vitre cassée » dans Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas ?

Ensuite, M. Wauquiez réaffirme qu’il est bon de maîtriser les dépenses publiques – malgré son désir de ne pas tailler dedans – puis souligne l’importance de l’épargne, avant de nous dire qu’il souhaite que la France demeure au sein de l’eurozone pour bénéficier de taux d’intérêt bas. Or, comme toute autre denrée, la monnaie est soumise aux lois de l’offre et de la demande. Quand les taux d’intérêt sont bas, la création de monnaie via l’expansion du crédit que cela permet au niveau des banques commerciales – capables de se refinancer à moindres frais auprès des banques centrales – croît, générant de l’inflation. Les bas taux d’intérêt incitent à de mauvais investissements et à une mésallocation du capital dans un phénomène bien connu des économistes autrichiens et théorisé par Mises et Hayek. Les taux d’intérêt directeurs des banques centrales sont fixés à des niveaux en-deçà de ce qu’un marché libre créerait ; ils sont une incitation à l’endettement, que M. Wauquiez professe vouloir combattre.

M. Wauquiez présente sa position comme originale dans le spectre politique français. Pourtant, elle ne l’est pas. Sa position est un consensus pour la classe politique française qui embrasse globalement – du PS au FN, en passant par l’UMP et les autres – le dirigisme économique, soit l’idée que l’État doit orienter la production économique, voire posséder des participations significatives dans des secteurs jugés clés. M. Wauquiez le souligne d’ailleurs assez en acquiescant lorsque M. Bourdin qualifie sa position de proche de celle d’Arnaud de Montebourg, dont la nomination au ministère de l’économie a de quoi faire sourciller. M. Montebourg est en effet un défenseur du concept – s’il en est – de « démondialisation ». Quel message à envoyer au reste du monde, en effet ! La France se fermera désormais au commerce extérieur, c’est du moins ce que la rhétorique affirme, car cela n’est pas possible dans l’union douanière européenne, au demeurant fort protectionniste elle-même vis-à-vis du reste du monde. De fait, M. Wauquiez n’est qu’une version supplémentaire de l’homme politique français archétypal, acquis à l’étatisme, au protectionnisme et aux sophismes économiques. Rien de nouveau sous le soleil : la France se recroqueville sur elle-même et accuse le reste du monde.

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  • Petite correction : En Suisse, la TVA est au taux de 8 % dans tout le pays (sauf pour l’hébergement, l’alimentation, …), pas uniquement dans certains cantons (quant au Ticino, on dit Tessin en français 🙂 ). La TVA est donc un impôt fédéral, appliqué à tout le pays.

    Tout comme l’Impôt Fédéral Direct (ex « Impôt de guerre » (1916-1917), « nouvel impôt de guerre extraordinaire » (1921-1932), « taxe de crise » (1934-1940) et « impôt de défense nationale » à partir de 1941). Cet impôt a été, de 1916 à 2004, un impôt provisoire (sic !). C’est la 2ème source de revenu de la Suisse.

    Tous les autres impôts sont des impôts cantonaux (sur le revenu, sur le capital, sur les successions, …..).

    • Je me suis renseigné un peu plus sur le sujet ; effectivement, le 8% de TVA est au niveau national en Suisse. My mistake, merci pour votre vigilance!

      • votre « proffessionalisme » vous oblige à vos renseigner AVANT d’écrire vos articles. Erreur de jeunesse sans doute..

  • Nadège Rivendel
    15 avril 2014 at 8 h 31 min

    « Oserais-je recommander à l’ensemble de la classe politique française la lecture du passage de Frédéric Bastiat, économiste français, sur « la vitre cassée » dans Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas ? »

    C’est demander là l’impossible : ils seraient tous obligés de reconnaître qu’ils font fausse route depuis. Vous imaginez le gouvernement déclarer :

    Nous nous sommes trompés, obstinément trompés, volontairement trompés, nous vous avons trompés et voulons absolument continuer de vous tromper !

    « Les bas taux d’intérêt incitent à de mauvais investissements et à une mésallocation du capital dans un phénomène bien connu des économistes autrichiens et théorisé par Mises et Hayek. »

    Là aussi en pure perte : Keynes est leur dieu.

    • Keynes est leur dieu , oui mais il faudrait quand même leur préciser que Keynes n’a jamais préconisé de faire 40 ans de déficit à la suite.
      même si son idée n’était pas bonne, Keynes préconisait de faire des dettes en tant de ( vraie ) crise et de se désendetter entre les crises … là , crise ou pas crise , c’est endettement continu

      • oups !! méga-faute !! lire « en temps de crise  » désolé

      • Nadège Rivendel
        15 avril 2014 at 9 h 38 min

        Citation de J.M. Keynes :

        « Le long terme est un mauvais guide pour les affaires courantes. A long terme, nous sommes tous morts. » (A Tract on Monetary Reform, 1923)

        Autrement dit : après nous le déluge…

        Ce à quoi Ludwig von Mises répliquait :

        « Brûler ses meubles n’est pas forcément une bonne méthode pour chauffer son logis… »

  • Comment faire la moindre confiance à l’UMP quand un de ses représentants connus raconte de telles inepties?
    Wauquiez, comme presque tous les politques racontent n’importe quoi pour faire parler d’eux. Ils sont nullissimes.

  • Encore un savant illuminé qui sait mieux que les être-humains (variable d’ajustement sans âme selon cette caste) ce qui leur faut et ce qui est bon pour eux.

    Je lui souhaite bien du plaisir dans sa carrière politique qui de toute façon le conduira, comme tous les autres, au cimitière des oubliés de l’humanité comme tous les autres.

  • Les leaders de la droite française ne croient pas aux vertus des libertés économiques. Giscard l’a dit dans ses mémoires. Chirac (hormis la 1ère cohabitation) s’en est détourné, et Sarkozy aussi. Leur point commun est qu’ils ont été des politiciens professionnels. Cursus que partagent la majorité du personnel UMP-UDI et la quasi-totalité du personnel PS. Une exception : Pompidou, banquier, il savait tenir un budget à l’équilibre. Il n’y avait que 300.000 chômeurs à l’époque car la logique de l’entreprise était connu du gouvernement. Le prochain président entrepreneur – donc libéral – sera peut-être Denis Payre ? Votez Nous Citoyens aux européennes !

  • Quand on voit le nombre de gens qui souhaitent le retour de ceux-là.

  • Ce qui choque, c’est que Wauquiez pense vraiment que l’Allemagne et les Pays-Bas accepteraient d’entrer dans un club Euro-6 exclusif, où il n’y aurait que la France, l’Espagne, l’Italie et la Belgique comme autres membres. L’aveuglement géopolitique atteint de nouveau sommet.

    • Wauquiez veut faire de l’Europe une grande France…Appliquer les recettes socio-économiques françaises, qui ont fait leur preuve (on arrête de rire dans la salle), au reste de l’Europe.

      • Exactement, il reste peut être encore un peu d’argent en Allemagne, alors pourquoi se gêner ? Ça permettrait à la clique des politichiens français de vivre un peu plus longtemps sur le dos des administrés.

  • La TVA va augmenter de 2% au Grand-Duché. Tout cela pour partager les revenus TVA de grandes sociétés internet comme Amazone. Est-on bien certain de la réciprocité ?
    Luxembourg, paradis fiscal?
    C’est de la rhétorique facile du Don Qui Chiotte UMPS Wauquiez.
    L’impôt marginal est à 40% + 1% surtaxe, soit environ 41%

    Au fond, ce Wauquiez ne vaut guère mieux que l’autocrate Poutine, qui je l’affirme, en comparaison est plus démocrate ❗
    ça ou l’autre crétin mélangeons tout, des gens qui lancent des cris guerriers, de haine, encore comme dans le passé.
    Rappelons que Metz appartenait au Grand-Duché.
    S’il n’y avait eu cette agressivité française (et allemande) depuis des centaines d’années, on aurait sans doute évité les 2 grandes guerres.
    Allez, Wauquiez, soyez fier comme un coq ❗
    Et devinez qui chante les pieds dans la m.rd. ❓ :mrgreen:

  • Ce type est formidable: ils ne pensent pas comme moi? Excluons les! De la haute réflexion. Et c’est avec ça qu’on veut remplacer les branquignols actuels?

  • Wauquiez utilise la rhétorique du politicard de base, celle qui consiste à agiter le spectre du méchant riche, qui, en plus d’être riche (le salaud), frauderait et cacherait son argent. Encore un coup de com, concocté par des agences spécialisées dans le discours clientéliste qui va faire pleurer d’i indignation dans les chaumières.

    • Mais ça marche : Il veut marquer sa différence dans un « parti » qui se caractérise par une diversité d’opinions qui cache de plus en plus mal la totale vacuité de son projet. Le tripartisme est impossible dans la Vème, la situation où 3 partis se tiendraient à quelques points autour de 20/22 % est trop instable, il va y avoir une recomposition.

  • Mr Wauquiez ferait bien de se taire et de travailler, il est comme l ensemble de la classe politique française incapable et pédant. Ah si Mr Wauquiez veut travailler qu’il aille faire du. 3 x 8 h dans une usine. Il y a la beaucoup de personnes qui vont lui apprendre ce qu’ est le Boulot et en même temps il vont lui parlez du paysage

  • d’accord il dit des conneries,

    mais son désir de revenir à une Europe à 6 (ou 7, ou allez, 10) n’est pas mauvaise je trouve. Moi je pense que l’UE ne sert a rien et que les libéraux pro-UE se déshonorent a participer à la création de ce super-Etat qui n’a aucune raison sérieuse d’exister à part dans l’esprit des étatistes qui réfléchissent qu’en terme de puissance étatique mondiale (la Suisse n’était-elle pas heureuse a n’voir aucune voix internationale a coté des USA, Chine, Russie? Nous faut-il un Empire ? On peut faire du libre-échange sans UE). Le propre du libéral devrait au contraire d’œuvrer a décentraliser-fédéraliser par le bas la France, pas de créer un Etat au dessus d’elle.

    MAIS, si UE et fédéralisme UE il y a absolument, je préfère que ça soit à peu, ne serait-ce que pour que ça marche et que ça prenne, nos européistes de l’élargissement ne comprennent visiblement pas qu’il faut un minimum de sentiment « patriotique » commun, un sentiment national entre régions-Etats pour qu’un Etat fédéral perdure, existe, à cause des transferts sociaux, de la dilution de la souveraineté nationale dans celle fédérale etc. S’il n’y a pas ça, à la moindre grosse décision prise en commun au niveau fédérale contraire à celle qu’on aurait prise seule au niveau national, il y aura révolte, menace de secession etc.

    Or je pense que les français ne se sentent aucun lien avec les Lettons et ne veulent surement pas leurs envoyer des impôts en transferts par exemple (alors qu’avec Allemands, Italiens, Espagnols il y a une chance de créer ce sentiment commun national-fédéral).

    Ceux qui tuent l’UE depuis des années ne sont pas les eurosceptiques, mais bien ceux qui l’ont élargi et qui ont en tête de faire de mettre tout le continent dans l’UE, et de le fédéraliser : ça ne prend pas, ça ne prendra jamais (langues, histoire etc), ça la mènera à sa chute (sans parler de ceux qui veulent y rajouter l Turquie, le Maghreb, alors là… révoltes de secession instantanée, sont-ils assez cons pour ne pas le comprendre?)

    • Nadège Rivendel
      15 avril 2014 at 16 h 22 min

      « MAIS, si UE et fédéralisme UE il y a absolument, je préfère que ça soit à peu,… »

      Moi aussi, mais sans la France !

      Ne vous méprenez pas sur mes paroles ! je veux dire par là, qu’étant donné la politique économique de la France, si j’étais allemande ou anglaise, je ne tiendrais absolument pas à ce qu’elle en fasse partie, du moins tant qu’elle continue sur le chemin de la ruine pour tous.

      • +1
        La France, la Grèce de l’Europe du nord !
        Et qui dit que cela ne créerait pas une nouvelle ligue de pays exclus, par réaction, avec de nouveaux conflits à la clef?

    •  » son idée de revenir à une europe à 6 ou 7 n’est pas mauvaise  »

      et pourquoi ne pas revenir à une europe à un, comme du temps de napoléon ou du grand reich millénaire ?

      et qui va décider de qui est exclu et de qui est élu ? cette proposition n’est pas crédible et ne grandit pas son auteur . c’est une proposition démagogique destiné à flatter l’électorat frontiste qui regrette l’empire colonial et la ligne maginot , tout en restant  » political corect « 

  • Un crétin qui ne regarde pas les chiffres avant de parler…

  • Entrée de Netflix en France ? Passage par le Luxembourg. Google, Amazon, Apple ? Passage au Luxembourg. Société de production d’Arthur le clown du PAF ? Passage par le Luxembourg. «Le Luxembourg contente petits et grands.» et présente son ancien premier ministre à la présidence de l’UEM, au passage. Alors la « théorie économique » et le Wauquiez bashing, je m’en tape. Je constate surtout qu’ils ferment tous leur gueule.

    • Le fait que le Luxembourg soit relativement plus attractif que la France, les Etats-Unis ou d’autres, ne veut pas dire grand chose en soi, quand on voit les niveaux de la fiscalité dans ces pays. L’impôt sur les sociétés est historiquement plus élevé aux Etats-Unis que dans la plupart des pays d’Europe continentale. Cela ne veut pas dire que le Luxembourg est un paradis fiscal dans l’absolu. Il faut toujours voir avec quoi on le mesure.

  • La diablerie n’est que la sauce que les idiots répandent à pleine louche sur leurs échecs pour masquer le fumet de leur incompétence.

    Tome 4 – L’Ombre maléfique, George R.R. Martin (trad. Jean Sola)

  • Belle illustration de ce que la droite franchouille n’a rien de libéral (elle n’a d’ailleurs jamais été libérale, n’en déplaise aux degôche) : ses idées sont puisées chez Attac et à la fête de l’Huma.

  • Bonjour Flavien, vous lire m’est à chaque fois plus instructif.
    Pouvez-vous me parler des fameux ATA mis en place au Luxembourg et nous expliquer comment ceux-ci sont négociés?
    Merci par avance,
    Peter

    • Bonjour Peter,

      Pouvez-vous me parler de comment l’Etat français pratique la concurrence fiscale déloyale (vraiment pour le coup) en offrant des subventions (ou des régimes fiscaux favorables, e.g. bénéfice mondial consolidé) aux grandes entreprises afin de favoriser leur implantation en France ?

      Il n’est pas juste de pointer du doigt les ATA au Luxembourg quand on n’a pas fait le ménage devant sa porte. La négociation d’un ATA n’est pas différente à cet égard. La seule différence est l’hypocrisie de la France en la matière.

      Cordialement,

      Flavien Tulliez

  • Bonjour Mr Blueglasnost,

    Il est en effet ô combien impressionnant de noter l’étendue de votre connaissance économique.
    De plus, je ne peux que souligner votre attrait pour des radios élitistes telles que RMC.

    Afin de parfaire votre culture (si grande soit elle) je vous conseille comme livre de chevet le pamphlet économique « OUI OUI J’apprends les chiffres ».

    Dans l’attente de votre retour,

    Bien cordialement

    JEMPI

  • wauquiez vous me dégouter

  • au lieu de s’inquiéter des » paradis fiscaux « de nos voisins ,wauquiez ferait mieux de regarder chez lui et de s’inquiéter de l’enfer fiscal ici même en France
    qu’elle bande de nuls

    • wauquiez a surtout besoin qu’on s’interresse à lui, et qu’on vote pour lui, il lui est trés difficile de dire le contraire de ce que serine la boite rectangulaire à longueur de journée… il ne peut pas dire : j’aime les paradis fiscaux, j’aime monsanto, je n’aime pas la redistribution, je n’aime pas l’ISF …

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