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Retraites : un nouveau petit livre rouge !

Publié le 31 mai 2014
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Par Louis Rouanet de LThinkLiberal et Christophe Seltzer de Students for Liberty-Paris.

Pour un système de retraite qui marcheOn reproche parfois aux libéraux d’être dans les nuages, d’être trop théoriques et utopistes. José Piñera est de ceux qui nous prouvent qu’il n’y a rien de plus réaliste que les solutions libérales. Face à l’absence de débat sur le système de retraite, à l’inertie des opinions en faveur de la retraite par répartition, l’initiative de la publication, par Liberté Chérie, d’un court texte sur le sujet est la bienvenue.

Le « petit livre rouge de José Piñera » est véritablement révolutionnaire : il avance des solutions pratiquement inconnues ou ignorées en France. Ce texte sur la réforme des retraites chilienne est concis mais lucide et captivant par sa clarté. Il offre de véritables pistes de réflexion face au conservatisme de l’ensemble de la classe politique. Nous invitons chacun à consacrer un peu de temps à la lecture de ce livret d’une vingtaine de pages qui ne manque pas d’être instructif.

Ce petit livre rouge de José Piñera raconte l’histoire de la réforme intégrale d’un régime de retraite dégénérescent, gangrené par l’irresponsabilité des hommes politiques et ruiné par l’influence des intérêts catégoriels. Un régime par répartition vicié à la base car reposant sur des hypothèses statistiques planifiées et donc irréalistes. Le système de retraite par capitalisation mis en place au Chili est flexible et adapté, juste socialement ; il favorise la prospérité de tous, permet aux travailleurs de maitriser leur vie librement ainsi que de devenir propriétaires.

Face au succès du système de retraite par capitalisation, il est temps de se poser la question de la viabilité du système de retraite français et de proposer une véritable alternative. Mais la retraite par capitalisation n’est-elle pas un moyen d’engraisser les patrons ? N’est-elle pas chroniquement instable ? Ces objections sont en réalité largement des mythes ! Pour le découvrir, il suffit de lire ce nouveau petit livre rouge. Les faits parlent d’eux-mêmes. Depuis la réforme des retraites au Chili en 1980, les pensions du nouveau système par capitalisation ont augmenté de 300%. L’augmentation de l’épargne a permis de faciliter l’investissement. Les travailleurs sont devenus propriétaires. Ce système résout les problèmes liés à la démographie. Il est stable et résiste aux crises financières qui ne sont jamais que passagères à l’échelle d’une vie active de quarante ans. Après trente-quatre ans, aucun des sept gouvernements, y compris socialistes, n’a voulu mettre un terme à ce système qui marche. Personne n’a perdu au Chili l’argent de sa retraite. Plus exactement, chacun se retrouve avec un pécule augmenté, ayant dans le même temps contribué à financer l’innovation et l’emploi. La retraite par capitalisation, c’est la solidarité autrement et librement.

Il est de notre devoir de faire cesser les réactions épidermiques et irrationnelles à chaque évocation du mot « capitalisation ». La retraite par capitalisation n’est pas l’œuvre du diable capitaliste, mais un principe naturel qui en plus d’être juste et efficace fait appel au bon sens. Tous les jours, nous capitalisons tous nos connaissances, nos rencontres, l’information, pour les mettre à profit dans le futur, que ce soit dans un but altruiste ou non. Notre richesse fait celle des autres. Centraliser le système de retraite comme c’est le cas aujourd’hui, c’est confisquer à chacun son pouvoir de choisir sa meilleure solution. C’est comme si l’on décrétait que l’État devait collecter les connaissances, pour les distribuer arbitrairement, détruisant ainsi les interactions spontanées fructueuses. Les hommes de l’État, par arrogance, pensent pouvoir mieux décider que vous ! Mais pourquoi ? Ce ne sont pas des Dieux, ce ne sont que des hommes ! Vous savez mieux gérer votre retraite qu’un obscur fonctionnaire dans ses bureaux. Centraliser la connaissance diffuse dans la société n’est jamais efficace !

Nous sommes arrivés au point où la retraite par répartition, minée par les déficits, les gaspillages et les injustices, devient chaque jour un système plus dangereux et risqué. Comme le demande José Piñera : «voulez-vous confier les prélèvements sociaux à un programme gouvernemental semblable à un trou noir dans l’univers, puisqu’on ne sait pas exactement comment l’argent est utilisé et où il va, ou préféreriez-vous avoir cet argent dans un livret d’épargne, un « livret de retraite » qui resterait votre propriété, que personne ne pourrait s’approprier ? »

Grâce à ce petit pamphlet, José Piñera, que nous avons rencontré, nous montre un chemin : nous libéraux, nous pouvons révolutionner le logiciel intellectuel et la société pour la rendre plus libre dans l’intérêt de chacun. Oui, le système par répartition est un faux système solidaire, qui utilise de façon opaque, centralisée et immédiate un argent qui pour une part n’existe même pas. Oui, le système par répartition endette les générations à venir, et va opposer les générations entre elles. Ce que l’on voit, c’est l’ensemble des pensions distribuées aujourd’hui, ce que l’on ne voit pas, ce sont les pertes liées à ce système que nous devrons payer demain.

La réforme des retraites chiliennes démontre une chose : on peut sortir de ce système s’apparentant à une pyramide de Ponzi, à une expérience digne de Bernard Madoff. Le pouvoir de la société est supérieur à celui de la spéculation politique qui nous fait prendre des risques sans en rendre compte, avec l’argent des autres, au détriment de nos futures retraites. Les décisions que prennent chaque individu composant le peuple sont supérieures tant sur le plan de la justice que sur le plan de l’efficacité.

Ce livre est un appel à chacun, la voie de l’espoir pour nos générations : des hommes politiques ont volé notre avenir, vous pouvez le reprendre !

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  • Par redistribution instantanée ou par capitalisation, pour assurer qu’une personne ait des revenus après avoir cessé ses activités professionnelle et rémunératrices dépendra de la bonne santé de l’économie en ce temps-là.
    Il y aura, ou non, suffisamment de richesses à percevoir et à redistribuer par l’état, ou des rendements des capitaux accumulés suffisants pour satisfaire les besoins du rentier.
    La seule différence est dans la modalité de répartition.
    Quand l’état prétend qu’il aura les moyens de faire face à ses promesses le temps venu il n’est pas en mesure de démontrer que cela sera possible. Le risque n’existe pas car par définition l’état change la réalité si elle ne lui convient pas (fiscalité, âge de la retraite, dévaluation, etc.)
    Une épargne accumulée et capitalisée avec prudence aura une valeur, mais son rendement futur sera tout aussi incertain.
    La richesse est créée par l’économie du moment, le risque est porté in fine par l’individu.

    • Ceci appartient désormais au domaine du choix des cotisants, je crains cependant que le régime général ait des difficultés financières pour rétrocéder les sommes qu’il a dilapidé nonobstant les gravissimes erreurs de Mitterrand (retraite à 60 ans et même 54 ans, si, si j’ai vu ça dans certains cas)

  • Sans doute le livre le plus important à lire sur l’avenir du système de retraite : le modèle français de l’assurance vieillesse n’est ni le seul, ni le meilleur. Ce livre rapide à lire (20 pages) propose des pistes sérieuses, déjà mises en œuvre dans plusieurs dizaines de pays, pour sauver nos retraites en péril, au bénéfice tant des retraités que de la population active.

  • La retraite par capitalisation doit être l’objectif premier des libéraux, toutefois, ce n’est pas la sécurité à laquelle certains prétendent, communiquer de la sorte serait du reste une grave erreur, c’est simplement redonner leur dignité et le sens des responsabilités aux citoyens, sans oublier un pouvoir d’achat accru.
    La retraite par répartition, au delà d’être spoliatrice et injuste, conforte le pouvoir de l’état, il faut donc ne pas hésiter à démonter la mécanique d’une telle ineptie, chaque fois que l’occasion est donnée.

  • Le système suisse n’est pas mal non plus, mais le système chilien est le meilleur.
    Le système suisse pourrait être un bon système transitoire, acceptable comme compromis-

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