Relancer quoi ? Arnaud, l’étatisme, ça suffit !

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Au lieu d’accuser les « patrons », Arnaud Montebourg devrait faire enfin son travail correctement.

Pour Arnaud Montebourg, « Les jérémiades, ça suffit ». Nous sommes bien d’accord. Il devrait d’ailleurs commencer par lui-même, cesser de chercher des responsables et faire enfin son travail correctement. Les chiffres catastrophiques de la croissance devraient le motiver.

Par Baptiste Créteur.

imgscan contrepoints 2013-2243b MontebourgArnaud Montebourg en a marre et demande aux chefs d’entreprise de contribuer à la réussite de son plan pour la croissance : « Patrons, les jérémiades, ça suffit ».

Grâce aux accusations de la gauche, qui considère que le gouvernement fait le jeu du patronat, ce dernier devient porteur de tous les espoirs – et de toutes les responsabilités – dans le retour de la croissance.

Il est devenu difficile pour le gouvernement d’évoquer le contexte international sans risquer de voir évoqué le rôle qu’il a joué dans sa dégradation. Entre les sanctions russes et le revers allemand, le terrain est miné ; d’autant plus que la reprise tant espérée ne vient pas, ou ne nous concerne pas. Et il se tourne donc vers le patronat.

Ce n’est pourtant pas le premier réflexe que l’on aurait en regardant les chiffres : en France, la dépense publique représente déjà 57% du PIB, l’imposition est parmi les plus élevées au monde, l’inflation législative et réglementaire et le mille-feuille bureaucratique et administratif sont des modèles du genre.

S’il y a des réponses à chercher, c’est donc en premier lieu là qu’elles sont. Et pas seulement en réalisant des économies à la marge.

Les réformes dont le pays a besoin ont déjà été annoncées, mais ne seront jamais vraiment menées : la réforme de la fiscalité, le choc de simplification, la réforme territoriale et la réforme des politiques publiques. Les « contreparties » du secteur privé seront à la hauteur de la responsabilité dont font preuve nos dirigeants en ne répondant pas aux principaux enjeux du pays.

Non contents d’être incapables de gérer le présent, nos dirigeants refusent de préparer l’avenir. Leurs politiques inefficaces et court-termistes pour masquer le chômage ne préparent en rien les Français pour les transformations qui accompagneront les innovations de demain. Les déficits s’accumulent, on continue d’emprunter, au mépris du bon sens. Le gouvernement s’empresse de mettre les bâtons dans les roues des candidats à l’innovation pour protéger les barrières à l’entrée dont jouissent certains secteurs. Pour résoudre le problème des professions réglementées, pourquoi ne jamais penser à déréglementer ?

Pour résoudre le problème des professions réglementées, pourquoi ne jamais penser à déréglementer ?

C’est le privé qui paie, donc c’est à lui de demander des contreparties. L’État doit être au service des citoyens, pas l’inverse. En contrepartie de la rémunération et des avantages confortables qu’ils vous versent, les entreprises et les citoyens attendent de vous que vous les libériez du poids de la fiscalité et de la loi. Ils pourront alors croître, et ils redémarreront (ils sont l’économie, ça peut vous intéresser).

Si vous voulez voir l’économie en meilleur état, le retour de la croissance et l’inversion de la courbe du chômage, faites de vraies (colossales) économies, permettant de réduire les impôts et rembourser la dette (ou faites défaut). Mais pourquoi êtes-vous ministre, au juste ?

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