L’État policier en Amérique, mythe ou réalité ?

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police credits nigel parry (licence creative commons)

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L’État policier en Amérique, mythe ou réalité ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 30 août 2014
- A +

Par Damien Theillier.

police credits nigel parry (licence creative commons)

Je vous le dis, la liberté et les droits humains en Amérique sont condamnés. Le gouvernement américain va conduire son peuple, et l’Occident en général, dans un enfer insupportable et une vie étouffante. Oussama ben Laden, octobre 2001, cité dans NewsMax.com le 1er février 2002.

Hélas, on peut dire que Ben Laden avait vu juste.

Dans le sillage du 11 septembre 2001 et de la menace terroriste persistante, le gouvernement américain sous Bush Jr. a mis en place le USA Patriot Act ainsi que d’autres nouvelles lois et décrets anti-terroristes sous Obama.

Depuis, surveillance universelle, saisies arbitraires de biens, emprisonnements sans procès et arrestations sommaires de « suspects » sont devenus des pratiques courantes que l’on croyait pourtant révolues depuis l’Allemagne nazie et la Russie soviétique. De telles violations des libertés et de la vie privée ont-elles leur place dans une société libre et civilisée et font-elles de l’Amérique un pays plus sûr ?

Telles sont quelques-unes des questions abordées par les participants aux différentes tables rondes organisées au cours de la Freedom Fest 2014 à Las Vegas.

L’espionnage électronique des citoyens

Petit rappel des faits.

Depuis le 11 septembre, plus de 2000 personnes dont de nombreux citoyens américains, ont été emprisonnées par le FBI et la police au nom de la lutte contre le terrorisme. Seuls deux d’entre elles ont été inculpées d’un crime associé au 11 septembre. Conformément à l’article 207 (III) du Patriot Act, le gouvernement fédéral peut espionner tous les appels téléphoniques, fax et e-mail à volonté – sans mandat de perquisition. Les fournisseurs de services Internet doivent fournir vos dossiers de courrier électronique et leurs informations sur la clientèle sur simple demande du gouvernement. Les compagnies de téléphone doivent également remettre des enregistrements téléphoniques détaillés, y compris les numéros de carte de crédit ou de comptes bancaires utilisés pour les paiements. Récemment, le FBI a développé un nouveau logiciel baptisé lanterne magique qui permet d’enregistrer chaque frappe faite sur un ordinateur.

Le ciblage de l’opposition par l’IRS (Internal Revenue Service)

Plus grave encore, la frontière qui sépare le groupe terroriste de l’opposition politique s’est progressivement estompée. Le pouvoir se limite rarement à un objectif déclaré et c’est ainsi que la définition des groupes terroristes potentiels a été élargie pour inclure des groupes comme le Tea Party. En 2011, le vice-président Joe Biden a accusé le Tea Party d’avoir « agi comme des terroristes » dans leur combat contre le relèvement du plafond de la dette. Or quelques mois plus tard, l’IRS, le département du fisc américain, a pris pour cible les membres du Tea Party Patriot. L’affaire a été révélée au grand jour et a mis dans l’embarras Obama et le parti démocrate.

Ainsi, Jenny Beth Martin, co-fondatrice du mouvement Tea Party Patriot, a expliqué au cours d’une table ronde qu’environ 1 % des contribuables américains était contrôlé chaque année par l’IRS, tandis que 10 % de ceux ayant donné de l’argent à des groupes Tea Party ont été contrôlés depuis 2011.

La guerre contre la drogue et la militarisation de la police

Traditionnellement en Amérique, le travail de l’armée consistait à anéantir l’ennemi et le travail de la police était de maintenir la paix.

Aujourd’hui les deux tendent à se confondre, expliquait le journaliste du Washington Post Radley Balko, auteur de Rise of the Cop Warrior. Selon lui, il existe une autre raison que le terrorisme à la montée en puissance de la dictature aux USA : c’est la guerre contre la drogue. Celle-ci a créé un environnement dans lequel il est devenu acceptable d’appliquer la langue et la tactique de l’armée pour lutter contre la criminalité liée aux drogues, y compris au plus bas de l’échelle, pour les simples consommateurs de marijuana.

En 1970, une équipe du SWAT (force paramilitaire d’intervention rapide) pour tout le pays, était basée à Los Angeles. Il s’agissait de répondre aux émeutes de 1965 et au climat d’insurrection urbaine qui s’était installé. Il y a aujourd’hui près de 500 équipes d’intervention, y compris dans les petites villes tranquilles du Midwest ou du Sud. Cette militarisation de la police a été encouragée par les programmes fédéraux qui ont permis aux services de police locaux d’acquérir du matériel militaire excédentaire. Des millions d’articles du Pentagone ont trouvé ainsi leur chemin vers les services de police locaux, expliquait Balko, y compris des lance-grenades, des véhicules blindés, des chars et des mitrailleuses.

Le résultat de cette escalade insensée est qu’aujourd’hui des dizaines d’incidents sont recensés au cours desquels la police a perquisitionné sans mandat de simples citoyens, les terrorisant, les blessant et parfois tuant des innocents. Dans son livre, Radley Balko raconte plusieurs incidents sanglants, avec entrée par effraction dans les maisons de présumés trafiquants avec pour simple motif la recherche de drogues illicites, de prostituées ou même de parties de poker illégales. Du fait de leur immunité, il est impossible ou très difficile de déposer des plaintes contre les policiers du SWAT.

En fin de compte, l’augmentation massive depuis 30 ans des équipes d’intervention du SWAT ne semble pas avoir fait beaucoup pour réduire l’offre de drogues… Quoi qu’il en soit, selon le journaliste Balko la « règle de droit » inscrite dans le Bill of Rights – qui protège les innocents – doit simplement être strictement respectée, et les nouvelles lois anti-terroristes doivent être abrogées. Permettre au gouvernement de détruire les libertés au nom de la lutte contre le terrorisme risque de tuer ce qui a fait de l’Amérique une société forte, prospère et décente. Il a conclu : « Ne donnons pas à Oussama ben Laden la victoire finale ».


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  • Pour moi ça vaudra toujours mieux que ce qu’on a en France, où les criminels font limite ce qu’ils veulent, étant sûrs d’échapper à la justice.

    • Bonjour SweepingWave
      Jusqu’au jour où ce sera vous qui serez victime de la police et vous changerez d’avis.
      Non à l’état policier, oui à un état de droit.

      • bonjour gillib,dans la mesure où la police ,la gendarmerie n’effectuent pas les tâches qui font qu’elles existent -(ce qui est de plus en plus le cas en France ),je m’estime en effet victime en quelque sorte de leur non-action ! ce puisque je dois me prémunir contre une délinquance galopante .
        La faute originelle revient de ce que cette délinquance agit en toute impunité par laxisme gouvernemental .
        Vous préférez l’état de droit ;moi aussi ! Mais qu’il soit appliqué partout et pour tous !

      • Ridicule !

        SweepingWave a plus de chance d’être victime d’un malfrat que d’un flic !
        Vraiment ridicule cette remarque…
        Et chez nous, le problème n’est pas la police, mais la justice inepte et idéologique …
        Remarquez, vu qu’elle agit au nom du peuple français, on a la justice qu’on mérite !

        Maintenant, non à un état policier c’est évident.

        • ben les deux sont outranciers…
          la question est la definition de l’etat policier qui ne va pas de soi

    • De nombreux criminels font ce qu’ils veulent aux USA. Votre commentaire est un non sens. Aux USA il y a toujours des braqueurs, des dealers, des racketteurs, des mafias (bien plus puissantes qu’en France) et des gangs. Je ne vois donc pas en quoi vous pouvez affirmer que l’existence de ces forces d’intervention peuplées de cow boys équipés en soldats sont une « alternative » au crime. C’est pas un solution. C’est un problème supplémentaire. Faut vraiment avoir des peaux de saucisson devant les yeux et une arrogance intellectuelle de beauf aigri pour ne pas s’en rendre compte.

    • Aux USA aussi les criminels font ce qu’ils veulent, sauf qu’ils ont un uniforme bleu marine.

    • Avez-vous seulement déjà été victime d’un crime ?

  • Une meilleure idée serait de revendre le matériel excédentaire à l’étranger pour commencer à rembourser la dette…

  • « J’attends de mon gouvernement qu’il arrête de vrais criminels, des gens qui violent nos droits, et qu’il les enferme de manière à ce que nous soyons protégés. Mais nos politiciens sont allés bien au-delà. Les gouvernements à tous les niveaux se sont escrimés à interdire des comportements qui ne violent les droits de personne et à entasser des lois pour diriger les comportements qui pourraient causer du tort au gens. » John Stossel

  • La folie répressive aux Etats-Unis n’a pas commencé avec le 11 septembre mais avec Reagan dans les années 80.
    Les Etat-Unis ont le second taux de détention le plus élevé juste après la Corée du Nord.
    Sources :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Prison_aux_%C3%89tats-Unis#Statistiques
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_taux_de_d%C3%A9tention
    http://commons.wikimedia.org/wiki/File:US_incarceration_timeline-clean.svg?uselang=fr

    • Pourquoi insistez vous sur Reagan ? Parce que vous êtes socialiste et n’aimez pas Reagan l’ultralibéral ?
      Le wiki parle déjà des années 70. C’est avec la guerre contre la drogue lancée sous Nixon que les choses ont empiré.

      Ensuite, faut arrêter de présenter les USA comme un régime présidentiel dictatorial. Le pouvoir, il est avant tout au congrès qui vote les budgets, les lois… Qui avait la majorité à l’époque ? Et puis, les lois, il faut un certain temps pour les mettre en place, ce qui fait qu’une administration met en place des politiques votées sous les administrations précédentes, etc…

      • Et pis les états-unis ont des politiques différentes suivant les états.
        Taux d’incarcération Louisiane 867 Maine 148

      • En effet sur la courbe du 3ème lien on voit que ça a déjà commencé sous Nixon.
        Quant au raisonnement qui consiste à dire : je désapprouve un aspect de la politique appliquée sous Reagan, donc je « n’aime pas Reagan » donc je suis socialiste, c’est tellement ridicule que je préfère passer.

    • Ils ont le taux de détention le plus élevé; mais contrairement à la France ou la Suisse ( la suisse et leurs jours amendes avec sursis qui est la norme pour les délinquants condamnés ) les USA voient en moyenne leur taux de criminalité baisser depuis plus de 25 ans. Il sera bientôt moins dangereux de vivre à New york qu’à Lausanne ou Genève. Et c’est pas une vue de l’esprit. C’est les chiffres qui parlent.

      D.J

    • le taux de criminalité aux usa est plus bas que le taux de criminalité en europe si on enlève les meurtres. Sur la liste du nombre relatif de meurtres par habitant, les USA sont 3ème en partant du haut. Guère glorieux.
      Cependant, si vous décomptez Chicago, Washington D.C., Détroit, et La Nouvelle Orléans, les États-Unis chutent à la 4ème place… en partant du bas de la liste !
      ces 4 villes ont toutes au moins 2 points en commun :
      1) Elles ont été sous contrôle politique de gauche depuis au minimum 50 ans, et,
      2) C’est dans ces villes que l’on retrouve les lois les plus sévères quant au ‘gun control’.

    • depuis les années 90, la criminalité baisse aux usa grace à la politique mise en place très sévère tandis que la criminalité augmente en europe (rien d’étonnant vu la politque laxiste qui y est mené). alors oui il y a un énorme taux de détention aux usa mais cela permet de réduire la criminalité (les criminels quand ils sont en prison ne peuvent pas commettre des crimes)

    • L’anti-reaganisme tient vraiment de la maladie mentale, à peu près tout les mythes gauchistes économiques pointent vers Reagan d’une manière ou d’une autre.

      • lemiere jacques
        31 août 2014 at 7 h 57 min

        Il est aussi lié à la personne ancien acteur, donc hypocrite professionnel, et pantin putatif..dans un monde politique pourri par la com, il est évident que cet aspect de sa personne attire la suspicion.
        La démocratie représentative apporte effectivement de l’importance à la personne et à ce que les gens semblent être et de quel milieu ils sont issus, c’est le jeu , et c’est noraml car on donne à une personne des pouvoirs considérables. Aux usa il y a au moins plus de contre pouvoirs institutionnels qu’en France.
        Sarkozy a été ,et Hollande est qualifiés d’illégitimes ce qui me semble plus inapproprié que des qualificatifs portant sur la personnalité.

        Thatcher est critiquée aussi mais pas assez peu de personne lui reproche de n’être qu’une femme de paille…elle..elle est juste méchante et inhumaine.

        La question de la personnalité d’un élu est légitime mais elle est tranchée par son éléction.

        donc reagan est un pantin, sarkozy un arriviste agité , hollande un mou et thatcher un monstre mais…élus et légitimes tant qu’ils agissent dans le cadre de la constitution.
        En france si il y a un débat il est constitutionnel, on a les élus qu’on mérite.
        Aux usa, il y a aussi un débat de nature constitutionnelle avec une volonté de limiter des libertés fondamentales.
        ET je ne sais plus la question ah oui reagan…connais pas, comme hollande d’ailleurs..

  • Faut arrêter avec cette mascarade sécuritaire: On a statistiquement plus de chance de gagner au Loto que de mourir dans un attentat terroriste.

    • lemiere jacques
      31 août 2014 at 8 h 00 min

      c’est effectivement statistiquement vrai mais le terrorisme a toujours fonctionné, d’un autre coté nos peurs n’ont jamais été hiérarchisées selon leur probabilité/dangerosité.
      La question est bien de rappeler que la sécurité a toujours un prix en terme de liberté.Il faut donc bien évaluer l’insécurité

  • Le taux de détention très élevé des USA est JUSTEMENT la raison pour laquelle ils ont fortement réduit la criminalité depuis le début des années 90. Il faut souhaiter que cette politique soit importée le plus rapidement possible en Europe (à moins d’etre ami des criminels ou criminel soi-même).

    • Sauf que cette politique sécuritaire finit par s’attaquer non seulement aux criminels mais à Monsieur tout le monde.

      • c’est pour cela que vos positions ne sont pas opposées de façon absolue mais simplement opposées par rapport à l’état actuel de la société, il vaudrait mieux enterrer la hache de guerre regarder vraiment si on peut tirer des trucs de la politiques américaine et de ses effets et l’appliquer chez nous d’une façon adaptée.

        personne ne souhaite laisser les criminels criminaliser et personne ne souhaite une dictature contre un auto radio ou pas grand monde, donc on voit.
        Ce n’est pas si évident de tirer des conclusions de la politique américaine mais on peut voir.

  • Il serait bon de faire un article sur le nombre de détenus qui le sont à cause de la war on drug pour casser l’idée qu’il y a besoin d’enfermer 1% de la population.

    Moins de drogués et de dealer (sauf si ces dernier ont été condamnés pour violence) et plus de voleurs en prison est la solution.

  • On peut s’inquiéter dans notre pays de la dérive dans le sens…on arrête une personne pour islamisme, pour djihadisme, voire pour avoir rejoint un pays en guerre…m^me pas pour complicité avec des terroristes potentiels mais au cas ou…
    qu’on surveille des types louches ok..qu’on les interroge pourquoi pas, mais qu’on arrête des gens pour des motifs irréfutables et incompréhensible est inacceptable.

    On peut inquiéter aussi de l’émergence d’une justice discriminante ( mais positivement donc ce doit être bien) en gros si votre communauté est victime a été victime….VOUS personnellement êtes moins inquiété que tout autre personne commettant des actes délictueux..particulièrement vrai avec la communauté rom….et ça retombe sous forme de rejet par la population sur tous les rom honnêtes ou pas …

    On peut s’inquiéter de la montée en puissance de crime d’opinion…du genre le racisme est un délit..de la part de la ministre de la santé, de la répression de l’homophobie…or tout cela est fort mal défini et ça permet aux juge de juger durement un méchant et gentiment un gentil…sur un fond identique
    Dans un registre proche, en France certaines manifs ou saccages sont tolérés…et vous pouvez voir le fruit de votre travail légal détruit sous les yeux des forces de l’ordre…

    Mais à titre personnel , je crois qu’il n’y a pas de perfection, si la police doit être efficace, il faut un peu empiéter sur la vie privée des gens d’une façon ou d’une autre, entre la loi de la jungle et le chaos et une dictature ou personne ne moufte il y a des la marge, le taux de renoncement à nos libertés individuelles est lié à notre peur… Les intrusions dans la vie matérielle me gênant e moins que l’émergence de la police de pensée ..

  • Les USA emprisonnent 6 fois plus que la Chine et 4 fois plus que l’Iran ou l’Arabie Saoudite pourtant ces pays sont encore plus sévères que les USA car appliquant des peines corporelles sévères a grande échelle.Je pense que tout cela est lié à la « war on drugs » qui est globalement un échec car la consommation de drogue n’a pas diminuée significativement.Maintenant les USA devraient réfléchir sérieusement a l’introduction des châtiments corporels comme alternative à la prison ( chercher « in defence of floging »)et ramener sa population carcérale au niveau de la Russie…Et décriminaliser l’usage de drogue…

    • C’est une blague j’espère? Les châtiments corporel sont explicitement interdit par la constitution.
      Arrêter le war on drug serait suffisant.

  • Les Etats Unis ont pris la voie de l’Empire hélas – après celle si brillante de la République. Le Terrorisme en est une marque assez claire. Les essais maladroits d’Obama de renoncer à la fonction de « flic du monde » ma non troppo, laissent encore de beaux jours en perspective aux erreurs politico-judiciaires.

    Quant à parler aussi de l’échec de la guerre paramilitaire contre la drogue, il faut pas oublier de différencier les problèmes (conséquences) de la mondialisation de ceux de l’impérialisme. La drogue est clairement un problème de mondialisation…
    Mon oeil.

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