Le socialisme en tartan ou l’incroyable déclin de l’Écosse

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Le socialisme en tartan ou l’incroyable déclin de l’Écosse

Publié le 30 septembre 2014
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L’Écosse est un exemple de ces grandes nations réduites à néant par la pauvreté intellectuelle du socialisme et c’est pour cela qu’il faut se réjouir du camouflet infligé au SNP.

Par Flavien Tulliez.

kilt écosse credits erwan macintosh (licence creative commons)

Le 19 septembre 2014 au matin, les résultats du référendum sur l’indépendance de l’Écosse tombent ; c’est un résonnant « no, thanks » pour Alex Salmond, chef de file du Scottish National Party (SNP), au pouvoir depuis 2007. Revenons maintenant sur l’escapade indépendantiste et le contexte qui la sous-tend.

Il fut un temps où l’Écosse était plus connue sous le nom de « Scotlanistan » dans les îles britanniques ; un petit État rivé par des luttes internes, scindé entre l’Ouest et l’Est, entre les Highlands et les Lowlands, terrain sur lesquels les Épiscopaliens et les Presbytériens se livraient une guerre sans merci. Un pays déchiré par les luttes de clans dont les dernières disparurent seulement à la fin du XVIIème siècle[1. La dernière bataille clanique eut lieu près de Spean Bridge en 1688, cf. T. M. Devine, The Scottish Nation 1700-2007, Penguin Books, édition 2006, p. 170.] et en marge économiquement. L’Union a largement changé cela depuis sa consécration en 1707 à la suite d’un traité où beaucoup de concessions furent faites pour que les Écossais puissent y entrer.

Parmi ces concessions, on notera notamment des indemnités versées à des personnes clés suite à l’échec de l’installation de la colonie de Darien dans l’actuel Panama en 1695 qui avait été un désastre retentissant, car un grand nombre d’Écossais y avaient investi leurs économies. Le traité d’Union fit aussi la part belle à diverses mesures protectionnistes. Toujours est-il que l’Union apporta une stabilité politique à une Écosse qui l’avait rarement connue au cours de son histoire antérieure, caractérisée par sa turbulence endémique.

L’Écosse hier et aujourd’hui

C’est sous l’Union que l’Écosse prit enfin son envol et devint un centre majeur de l’excellence académique en Europe avec l’Université d’Édimbourg qui attira notamment un grand nombre d’étudiants d’autres pays européens, bien qu’une partie soit due au retour d’étudiants écossais qui transmirent leurs connaissances acquises auprès d’autres grands centres européens, comme l’Université de Leiden aux Pays-Bas. C’est encore sous l’Union que l’Écosse devint un foyer des Lumières avec David Hume, Adam Ferguson, William Robertson, John Hutton, Joseph Black, William Cullen et tant d’autres. C’est sous l’Union que les esprits les plus brillants de l’Écosse firent les plus grandes avancées technologiques, scientifiques. C’est encore sous l’Union que l’Écosse fournit au Royaume-Uni ses plus brillants explorateurs, les Écossais tinrent d’ailleurs un rôle de premier rang dans l’administration des colonies de l’Empire britannique, pour ce que cela vaut[2. T. M. Devine, Scotland’s Empire 1600-1815, Penguin Books, édition 2004.]. C’est enfin sous l’Union que l’Écosse devint un moteur de la Seconde Révolution Industrielle. Il était une époque pas si lointaine où la région autour de Glasgow produisait près de 50% des locomotives dans le monde.

Et qu’est devenue l’Écosse aujourd’hui ? Ces jours-ci, l’Écosse est en retard sur le plan économique. Elle comporte un certain nombre de zones où règnent la pauvreté et la violence. Le voisinage de Glasgow – qui a voté majoritairement pour l’indépendance jeudi – comprend en son sein des quartiers où l’espérance de vie est inférieure à celle de la bande de Gaza. Dans certains counties, la dépense publique atteint des proportions dignes de l’URSS de la fin des années 1980 : 76% en Argyll et Clyde, 74% dans le Lanarkshire, etc[3. T. M. Devine, The Scottish Nation 1700-2007, Penguin Books, édition 2006, p. 649.]. La campagne entière du SNP pour l’indépendance s’est essentiellement résumée à avancer que le tentaculaire État-providence écossais serait de toute manière financé par la rente pétrolière. Pourtant, la production d’or noir a baissé de 6% en taux annuel moyen entre 1999 et 2010. Nombreux sont ceux comme l’Office for Budget Responsibility (OBR) qui prédisaient à une Écosse indépendante un point de PIB en plus sur le déficit budgétaire.

L’Écosse est aujourd’hui sur tous les plans violemment socialiste : elle a envoyé 41 députés travaillistes sur les 59 dont elle dispose à Westminster. La région autour de Glasgow est un bastion travailliste et est caractérisée par une stagnation économique permanente et une grande pauvreté malgré les milliards dépensés. L’Écosse a pris ce tournant dans les années 1980 lorsque Margaret Thatcher décida de laisser les industries traditionnelles, devenues insoutenables, s’effondrer plutôt que de contraindre le contribuable à les financer en pure perte. Il est vrai que l’Écosse disposait alors de nombreuses industries lourdes, dont les chantiers navals, qui pâtirent de cette politique.
Cependant, que serait-il arrivé si cela n’avait pas été fait ? Les vieilles industries se seraient-elles maintenues ? Au fond, la réponse à cette question est connue, mais le fait est que la seule mention du parti conservateur provoque des frissons en Écosse.

Le SNP défend depuis sa création la « gratuité » d’un grand nombre de services (santé, université, transports, maisons de retraite, etc.) tout en affirmant que les impôts seraient diminués à l’indépendance, par on ne sait trop quel miracle. Le fait est que cela sonne vrai pour beaucoup de gens en Écosse, malheureusement. Pourtant, un certain nombre d’effets pervers ressortent, même si le lien n’est pas fait sur place. Un exemple que je connais bien, ayant passé un peu de temps sur les bancs de l’université écossaise moi-même, est la « gratuité » des frais d’inscription à l’université pour les Écossais ; la règle devait être généralisée aux étudiants ressortissants d’États membres de l’Union européenne sous les règles de non-discrimination, de fait, les universités font venir plus d’étudiants extérieurs à l’Union européenne (ou à l’Angleterre qui échappe par une étrangeté juridique au principe). De facto, les étudiants écossais sont de moins en moins représentés dans leurs propres universités car ils ne rapportent pas assez aux universités qui tombent sous les lubies du SNP. Par « gratuité », il faudra bien entendu retenir la définition socialiste du terme qui signifie « payé par autrui ou via les impôts et les cotisations ».

Ne plus être gouverné par les Tories

Ce socialisme en tartan est devenu la norme en Écosse où le consensus est que l’État doit être le seul fournisseur de services comme la santé et l’université. La campagne s’est ainsi focalisée sur le fait que le Royaume-Uni est gouverné par un Premier ministre conservateur alors que l’Écosse a en 2010 de nouveau massivement voté pour le Labour, a fortiori celui de Gordon Brown – lui-même originaire de Fife, county écossais. L’un des argumentaires principaux – faute d’une meilleure désignation – du SNP fut ainsi de demander l’indépendance pour que l’Écosse ne soit plus jamais gouvernée par les Tories. Ce slogan rencontra un écho certains dans les bastions travaillistes (dont Glasgow) qui firent défection et votèrent pour l’indépendance le 18 septembre. Alex Salmond lui-même entra au SNP – après une rupture avec sa petite amie anglaise selon certains récits – et fit partie d’une faction particulièrement virulente, connue sous le nom de 79 Group (après la débâcle électorale subie par le SNP en 1979), qui défendait l’instauration d’une république marxiste en Écosse, rien de moins[4. T. M. Devine, The Scottish Nation 1700-2007, Penguin Books, édition 2006, p. 600.]. On notera aussi que l’un des lieutenants proches de M. Salmond est Jim Sillars qui fit lui-même partie de ce groupe et s’illustra encore récemment en menaçant de nationaliser BP pour ses positions unionistes. Ce sont ces personnages qui firent en sorte de transformer le SNP en un parti encore plus radicalement à gauche que le Labour.

Comment l’Écosse a-t-elle pu en arriver là ? D’un pays qui vit naître parmi les plus grands esprits de l’humanité et conduisit le monde vers la modernité en alliant la puissance des esprits écossais aux capitaux et à l’ingénierie anglaises, à un pays caractérisé par la dépendance d’une grande partie de la population à l’État-providence et miné par le socialisme, partout et toujours cancer de la société ? L’Écosse a tout bonnement perdu son chemin. Autrefois, l’Écosse était un pays pauvre mais farouchement attaché au concept de self-reliance, malgré le presbytérianisme et le clanisme. L’Écosse était alors mue par la croyance calviniste et l’éthique du travail, par un fort attachement à la méritocratie – ce qui peut étonner au vu d’autres dogmes centraux du calvinisme, dont la « dépravation totale » et l’anti-méliorisme – qui donnait notamment à ses écoles (alors privées) une excellence qui a depuis bien disparu.

Aujourd’hui, qui peut-on citer parmi les grandes personnalités écossaises contemporaines ? Il ne reste plus de scientifiques écossais de classe mondiale, plus d’écrivains, plus de médecins, etc. Tout juste pourra-t-on citer la gloire en rapide déliquescence de Sean Connery qui ne pâlit pas à jouer le rôle d’un champion de l’Union, James Bond, malgré sa carte de membre au SNP et son soutien à l’indépendance (mais pas à la politique fiscale écossaise au vu de son exil sous des cieux exotiques) ou encore le charme tranquille d’Ewan McGregor (pro-Union). Le socialisme n’est jamais que, comme le disait si bien Winston Churchill, « une philosophie d’échec, la croyance de l’ignorance et l’évangile de l’envie ; sa vertu intrinsèque est la distribution égale de la pauvreté ». Aujourd’hui, une bonne partie des Écossais ont abdiqué de leur bon sens, pourtant autrefois si emblématique de cette partie de l’Union, ont préféré lâchement abandonner la première des souverainetés : celle sur sa propre personne, pour se livrer entiers à l’asservissement à l’État-providence et la médiocrité que celui-ci encourage en tous temps et tous lieux.

C’est pour cette raison qu’il faut se réjouir de l’échec du référendum. La position libérale en France a essentiellement consisté à soutenir l’indépendance écossaise au motif que la sécession régionale constituerait inévitablement un mieux par rapport aux États-centralisés, mais cela me semble être une erreur de jugement basée sur une méconnaissance profonde du contexte écossais. Le gouvernement de David Cameron a énormément de défauts, mais il a au moins permis quelques coupes ciblées avec une fonte des effectifs de la fonction publique et une diminution marquée des impôts. Par conséquent, la croissance est repartie au Royaume-Uni avec des taux de chômage qui rattrapent rapidement leur niveau d’avant-crise.

D’où il ressort que les racines du déclin écossais sont assez simples à comprendre : l’attachement irraisonné à une « philosophie » économique surannée, la croyance inébranlable dans le planisme d’État et la médiocrité de tout régime socialiste qui vise à empêcher le succès individuel pour mieux contrôler et enrégimenter la population. L’Écosse n’est qu’un autre exemple de ces grandes nations réduites à néant par la pauvreté intellectuelle du socialisme et c’est pour cela qu’il faut aussi se réjouir du camouflet infligé au SNP, même si cela retardera la guérison pour le reste du Royaume-Uni qui continuera probablement de subir les députés travaillistes élus en Écosse et envoyés à Westminster.

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  • « La position libérale en France a essentiellement consisté à soutenir l’indépendance écossaise au motif que la sécession régionale constituerait inévitablement un mieux par rapport aux États-centralisés, mais cela me semble être une erreur de jugement basée sur une méconnaissance profonde du contexte écossais. »

    En ce qui me concerne, c’est surtout pour le précédent que ça aurait créé que je souhaitais voir l’Ecosse quitter l’Union. En tant que libéral on ne peut que se réjouir de voir ces grands pays exploser (il est plus difficile pour de petits pays de se maintenir dans le socialisme, je pense).

    Cela dit, il est vrai que ça n’aurait pas forcément été une bonne nouvelle pour les Écossais.

  • Stéphane Montabert
    30 septembre 2014 at 9 h 59 min

    C’est amusant de se « réjouir » de l’échec du référendum alors qu’il aurait mis l’Ecosse face aux responsabilités financières de son régime social-démocrate, plutôt que de continuer comme aujourd’hui son subventionnement par les autres habitants de l’union.

    En outre, privé de tous ces électeurs gauchistes, le reste du Royaume-Uni aurait enfin penché pour de bon à droite.

    Et cerise sur le gâteau nous avons appris récemment que l’odieux Cameron aurait démissionné.

    La victoire eut été triple.

    • « En outre, privé de tous ces électeurs gauchistes, le reste du Royaume-Uni aurait enfin penché pour de bon à droite. »
      C’est peut-être justement ce qui va se passer. Cameron a annoncé des réformes pour faire entendre la voix des Anglais. Il a même évoqué un parlement pour les Anglais (qui contrairement aux Ecossais, aux Gallois et aux Nord-Irlandais n’ont pas de Parlement propre mais le seul Parlement du Royaume-Uni).
      Si une telle réforme avait lieu, ce serait un coup dur pour les travaillistes.

      Par ailleurs, je ne vois pas tellement en quoi Cameron est odieux (même si je reconnais ne pas connaître de manière approfondie la vie politique britannique).

    • Non, justement et c’est aussi une erreur de penser que quand la France sera nez à nez avec les déboires de son socialisme, les Français deviendront libéraux. En fait, l’exact opposé risque de se produire, à savoir un plongeon dans le socialisme façon extrême-gauche (ou rouge-brun). On ne guérit pas le mal par le mal.

      Par ailleurs, sous Cameron, 700.000 emplois de fonctionnaires ont disparu (et seulement très peu font partie de ces fameux consultants para-publics du NHS dénoncés par les travaillistes), George Osborne a encore annoncé 25 milliards de livres de coupes dans les budgets « welfare » alors que la croissance du PIB avoisine de nouveau 3% en annualisé. De fait, même si on peut reprocher beaucoup de choses à l’administration Cameron-Osborne, il y a aussi un certain nombre d’éléments à louer (dont la baisse significative des charges et des impôts sur les entreprises avec des résultats tangibles pour l’emploi).

    • Au fait, vous savez qui est le Deputy PM qui prend le relais si Cameron démissionne ? Nick Clegg.

  • Cet article decrit precisement mon experience en Ecosse et la raison pour laquelle j’ai vote NO

    • Il est scandaleux d’avoir permis à des non-écossais de se prononcer sur l’avenir de l’Ecosse. Si seuls les écossais avaient pu voter le oui l’aurait emporter, c’était un réferendum bidon.

        • Et alors ?

          Je suis Français et je vis au Luxembourg. Je travaille, réside et paie mes impôts au Luxembourg, c’est le pays où j’envisage mon avenir. Pourquoi aurais-je moins le droit de voter qu’un autochtone puisque je subirai aussi les conséquences du vote et que je paye comme tout le monde, sachant que je suis en plus 100% contributeur net ici en termes de cotisations et impôts ?

          • Pareil pour les non Ecossais en Ecosse. Après, j’admets bien volontiers que donner le droit de vote à des étudiants étrangers en Ecosse, c’est une imbécilité. En même, donner le droit de vote à des étudiants tout court…

          • Parce que vous n’êtes pas Luxembourgeois. Point.

            • Dans moins de 5 ans, il l’est ❗
              Faux ❓

              • Vrai et la condition de résidence est la seule qui me manque puisque j’apprends activement le luxembourgeois et que je pourrais déjà passer les tests (histoire, institutions).

                Je pousse le raisonnement plus loin : je paie TOUS mes impôts au Luxembourg, je finance les infrastructures qui restent (à mon grand regret) publiques, je n’ai pas une seule fois utilisé la sécurité sociale, ni reçu autre chose de l’Etat qu’une régularisation d’impôt. Ne percevant aucune aide, je suis 100% contributeur net. Si on me nie le droit de vote, alors je suis dans la position d’un Américain en 1776 : « taxation without representation » et c’est une imbécilité.

                Ech kann schonn zimléch gudd lëtzebuergesch schwätzen a verstoen. Geschwënn kréien ech d’Nationalitéit 😉

                • Sympa !

                  Ich kann schön zimmlich gut Letzbuerger sprächen und verstanden.

                  Mon allemand est sans doute approximatif.

                  Est-il nécessaire de parler le luxembourgeois pour avoir le droit de résidence ?

                  • Non, le luxembourgeois n’est pas une condition pour la résidence, mais simplement pour la nationalité. L’allemand est pas mal, mais ce serait plutôt : Ich kann zimlich gut Luxemburgisch sprechen und verstehen 😉

                    • Je devrais me remettre à l’allemand, pendant quelques mois, histoire de dérouiller les neurones.
                      Il y a matière. Mes connaissances en allemand étaient bien meilleures, même si je ne l’ai jamais écrit couramment, l’oral ne nécessitant pas une grammaire exacte.
                      Puis passer doucement au Luxembourgeois.

  • En profond, radical désaccord avec cet article. Que peut-on penser de l’indépendance de l’Écosse quand on est viscéralement attaché à la liberté ? Que c’est là l’occasion de prendre son destin en main, que la liberté induit responsabilité, et cesser ainsi de chouiner en permanence contre le méchant colonisateur. Préfère t-on l’attitude de haine-dépendance ?
    En outre, l’histoire qu’on nous compte omet quelques détails concernant l’oppression, le mépris et la tentative d’acculturation de la part des anglais. Il ne semble pas que les Écossais l’aient oublié. Il n’est jamais bon d’imposer le « bonheur « aux peuples, cela finit toujours par se retourner contre soi.

    • @gil

      Il y a eu 4 échecs référendaires dans le monde, dont 1 en Écosse et 2 au Québec. Ces 3 campagnes étaient orientées sur l’identité nationale. Il semble que ce ne sont plus réellement les enjeux de droits et libertés civiles ou les questions identitaires qui motivent la sécession. La vraie raison est économique.

      Le vrai problème est que la vaste majorité de la population ne connait même pas la différence entre une monnaie fiduciaire et une monnaie représentative. L’école d’économie Autrichienne ne fait pas partie du bagage éducatif général. D’ailleurs, à chaque fois qu’un groupe de gens tente de gagner plus d’indépendance et de liberté face au système de planification mondiale centralisé des monnaies fiduciaires, les néolibéraux (et leurs drônes aliénés qui se prétendent libéraux ou libertariens) réussissent systématiquement à appeurer le 50+1% avec des épouvantails économiques.

    • 55% des Ecossais sont en désaccord avec vous.

      • Non, c’est faux. Le réfenrendum était biaisé par le fait que les non-écossais résidant en Ecosse avaient le droit de vote. Si seuls les écossais avaient pu voter l’Ecosse serait indépendante.

        • Qu’en savez-vous? vous êtes medium? Et puis comment faites vous le tri entre un Britannique écossais et un Britannique gallois? Sa consommation de Haggis?
          Le fait est que l’écrasante majorité de la population d’Ecosse a vote pour le non. Je trouve amusant que les seuls Français favorable à l’indépendance sont ceux qui n’y vivent pas et n’auraient donc pas eu à subir le « paradis chaviste » que nous concoctait Alex Salmond.

  • Enfin un article intelligent sur l’indépendance de l’Ecosse ! Merci !

  • Quand on sait que l’Écosse via les lumières écossaises a énormément contribué au libéralisme tout comme la France avec les lumières françaises, on se dit qu’il y a une sorte de cruelle ironie de l’Histoire…

  • Quelqu’un qui veut se qualifier de libertarien doit impérativement rejeter le système des monnaies fiduciaires et militer activement sans aucune nuance au rétablissement d’un système monétaire représentatif (métaux précieux et ressources naturelles).

    Pour un libertarien, l’État n’existe pas. Il n’y a que des compagnies privées qui appartienent à des groupes d’actionnaires. Au départ, ces entreprises détienent les titres de propriété sur des territoires, des ressources naturelles ou des moyens de production qui s’y trouvent. Dans cet optique, le « territoire public » n’est qu’une réserve privée de ressources naturelles sur laquelle un groupe de propriétaires actionnaires appelés « citoyens » peuvent créer leur monnaie. D’ailleurs, chaque personne ou entreprise propriétaire d’un capital représentatif peut créer sa propre monnaie.

    Il n’y a rien qui oblige une entreprise à développer des filiales connexes. Plus généralement, ce qu’on apelle communément « État » est simplement une entreprise qui occupe des marchés pour lesquels les citoyens-actionnaires désirent préserver une résilience locale face aux externalités du monde, comme la sécurité, l’énergie et la nourriture. Dans un monde libertarien, n’importe quel « citoyen » peut vendre ses droits de propriété sur le « territoire public ». Il peut dans ce cas s’isoler sur sa propriété privée individuelle ou développer librement des traités avec d’autres entreprises voisines. Et comme pour n’importe quelle entreprise, il n’y a rien de mal à celà quand l’efficacité et le profit est au rendez-vous.

    Dans cet optique, l’Écosse a toutes les raisons du monde de devenir indépendante et de définanciariser ses marchés. C’est que quand un État occupe efficacement ses marchés, cela signifie une définanciarisation de ceux-ci. En d’autres mots, sans la participation de l’État sur les marchés profitables, la vaste majorité des investissements se financent auprès des banques du système des monnaies fiduciaires, à travers des crédits qui seront titrisés et dilués sur les marchés mondiaux. C’est la fuite des retombées économiques et la perte de droits de propriété. Il s’agit là d’un jeu à somme non-nulle, puisque dans un système néolibéral où le prêteur peut faire apparaître du crédit à partir de rien pour couvrir ses pertes, c’est toujours la population qui ultimement couvre les risques à travers l’inflation et/ou la coercition en politique étrangère.

    Si les monnaies mondiales étaient représentatives et non pas fiduciaires, il n’y aurait théoriquement aucun problème à financiariser l’économie à travers des structures fédérales. Sauf que faire celà dans un système de monnaie fiduciaire, c’est asservir nos marchés et nos actifs à un système de planification centralisée qui fonctionne uniquement sur les connivences politiques et sur lequel il n’existe aucun contrôle ni droit de propriété.

    Par conséquent, Flavien Tulliez n’est pas un libertarien. C’est un néolibéral, rien de plus.

    • Votre commentaire est à côté de la plaque. Ce que vous dites sur l’abolition des banques centrales et la définanciarisation (quoi que l’on pense de ces concepts par ailleurs) pourrait arriver dans le cadre du Royaume-Uni, nul besoin d’indépendance de l’Ecosse pour ce faire. Je ne sais pas ce qu’est un « néolibéral », c’est un terme auquel je suis plus habitué face à des gens de gauche.

      • Vous avez raison, le Royaume-Uni pourrait très bien rétablir son système économique et financier sur une monnaie représentative, ce qui l’obligerait à revoir à peu près tous les traités économiques auquel il participe. De plus, rien n’indique qu’une Écosse indépendante irait dans cette direction non plus.

        Du point de vue strictement anarchiste-capitaliste, la monnaie est un bien de consommation, une commodité sujette aux lois du marché. Depuis le choc Nixon, les nations occidentales ont transformé leur monnaies en matriochkas du dollar US. Dans ce contexte, le néolibéralisme consiste à forcer (par coercition ou par subversion) le marché à utiliser une ou l’autre de ces monnaies fiduciaires.

        Et c’est pourquoi les unions et les fédérations aujourd’hui reposent essentiellement sur des questions de monnaie et de zone économique.

        http://www.institutcoppet.org/2011/01/21/murray-rothbard-etat-quas-tu-fait-de-notre-monnaie/

        • Je pense que vous vous focalisez à tort sur la question monétaire.
          L’important est que l’économie soit régulée par le marché, où la monnaie joue son rôle informatif.
          Il n’y a de manipulation monétaire que pour s’opposer au marché et permettre aux politiciens de piloter l’allocation des ressources.

          Bien entendu l’utilisation d’une monnaie naturelle empêcherait cela en partie, mais pas nécessairement de manière suffisante.
          L’important est de comprendre que seule l’économie de marché crée de la valeur, et qu’il y faut une monnaie qui joue pleinement son rôle informatif, donc renoncer à l’en empêcher par la redistribution, la réglementation, les impôts, la dépense publique.

          À mon avis, un État réduit à ses fonctions indispensables, consommant moins de 5% du PIB, pourrait imposer une monnaie-fiat et se financer par création monétaire exclusivement.
          Un tel pays connaîtrait une prospérité inouïe.

          • La question monétaire est plus fondamentale qu’elle ne paraît. Le système des monnaies représentatives est un jeu à somme nulle. En effet, la valeur de la monnaie représentative ne dépend pas de la demande de la monnaie elle-même, mais de la demande des capitaux représentatifs au coffre.

            Le système des monnaies fiduciaires est un jeu à somme non-nulle. La valeur de la monnaie dépend de la « confiance » ou de « l’offre et la demande » de cette monnaie, peu importe les biens réels au marché. Ainsi, celui qui a la force militaire pour forcer les autres à « demander » sa monnaie peut théoriquement imprimer à l’infini et laisser le reste de la planète supporter la réalité du marché.

            Il y a une contradiction à entrevoir une économie de marché libre avec un État, si minimal soit-il, qui impose par la force une monnaie fiduciaire.

            • Une monnaie stable est absolument fondamentale pour l’économie de marché, j’en suis d’accord.
              Mais encore faut-il faire le choix politique de l’économie de marché.

              L’État peut s’y opposer par la manipulation monétaire, mais pas seulement.

              Je ne vois pas la contradiction.
              Si l’État est vraiment minimal et libéral, sa monnaie-fiat peut être encore plus stable qu’une monnaie naturelle: Sans aucune création monétaire.
              Toutefois s’il se finance par la création de, disons 5% de monnaie annuellement, alors il n’a pas besoin de prélever d’impôts, ce qui est très perturbateur de l’économie.

              • Si on pose l’hypothèse que la monnaie est une commodité comme les autres et que toutes les monnaies devraient pouvoir être utilisées en libre compétition , ne voyez-vous pas la contradiction entre « liberté de marché » et le fait de forcer l’utilisation d’une certaine monnaie (et aucune autre monnaie compétitrice) sur un territoire donné?

                Et ce n’est pas que ça! Même la Russie se fait payer son pétrole en dollars US. Regardez ce qui s’est passé avec le Vénézuela quand le gouvernement a décidé de refuser le dollar US comme monnaie d’échange: sanctions économiques, embargot (bonjour la liberté économique), tentatives d’assassinat et coercition, etc, etc…

      • Au sujet de l’approche libertarienne au sujet de l’Écosse, je vous invite à examiner cet article au sujet de Ron Paul :
        http://www.cbsnews.com/news/ron-paul-scotlands-secessionist-movement-should-inspire-u-s/

  • Il ne faut pas confondre le vote pour l’indépendance avec le vote pour le SNP – comme il ne faut pas confondre le projet de sortie de la zone euro avec l’adhésion au programme du FN.

    On voit bien les risques de l’indépendance. Dans le meilleur des cas, on aurait un Etat de plus, avec la même monnaie, membre du Commonwealth, embourbé dans des procédures d’adhésion à l’ONU, à l’UE, à l’OTAN…

    Mais le maintien dans le RU fera perdurer les problèmes décrits dans l’article.

  • Cet article contient des erreurs.
    L’Ecosse a aujourd’hui un chômage inférieur à l’Angleterre.
    Edimbourg est devenur la deuxième place forte du Royaume-Uni en terme de services financiers et Glasgow a réussi la mue de son tissu industriel, il faut voir ce qu’était Glasgow dans les années 70 et ce que cela est aujourd’hui.

    Ensuite, il est quand même de très mauvaise foi de dire qu’avant 1707 l’Ecosse c’était la guerre et après non, puisque toute l’Europe et même les colonies américaines étaient en guerre en permanence à cette époque. L’Écosse ne faisait pas exception. Rappelons que l’Union date de 1707 mais que les deux royaumes étaient déjà liés depuis un siècle. Beaucoup de l’instabilité écossaise auparavant était liée aux incursions guerrières et aux intrigues des anglais dans les affaires internes, dans ce cadre, difficile de faire émerger des talents.
    Il est aussi de mauvaise foi d’attribuer l’émergence des talents écossais à l’Union et en même temps le manque de talent récemment au gouvernement écossais, alors que -que je sache- l’Ecosse fait encore partie du Royaume-Uni aux dernières nouvelles. Si l’on attribue cela au gouvernement écossais, alors il faut rappeler que cela est très récent et que le gouvernement écossais a encore des compétences assez réduites comparé à un land allemand ou une province canadienne.
    De manière générale, décerner les échecs au gouvernement écossais et les réussites au Royaume-Uni dans le même temps et exclusivement, cela manque de rigueur. Et si l’on jète un coup d’oeil au niveau européen, on a du mal à voir beaucoup de talents émerger, et pas seulement en Ecosse.

    • Non. Le chômage en Ecosse est de 6% contre 6,2% à l’échelle du Royaume-Uni… en apparence. Cette statistique ne prend pas en compte l’emploi public qui est en fait un emploi fictif et est endémique en Ecosse (voir les niveaux de dépense publique référencés dans l’article).

      Il est inexact de comparer des guerres entre Etat à l’état de guerre civile permanente qui caractérisait l’Ecosse d’antan. Pour le coup, je recommande vivement la lecture du premier ouvrage cité en note de bas de page de mon article. Rien à voir avec les intrigues anglaises ; les clans écossais n’avaient nul besoin d’aide pour cela.

      C’est en effet tout le Royaume-Uni qui s’enfonce dans la médiocrité du socialisme, mais c’est simplement plus exacerbé en Ecosse et c’est quelqu’un qui y a vécu qui vous le dit. Le gouvernement écossais est responsable du système de santé et d’instruction, il a une marge de manoeuvre fiscale qui, au contraire, sont des facteurs qui le rapprochent assez d’un Land allemand.

      Je suis d’accord pour la remarque au niveau de l’UE, c’est juste plus marqué en Ecosse comme je le disais plus haut.

    • Et si ce que vous dites est vrai pour Edimbourg (anti-indépendance), ça ne l’est pas pour Glasgow qui reste une zone sinistrée et rongée par les inepties travaillistes. Pour cela, je renvoie aux données chiffres citées dans mon article qui ne permettent aucune marge d’interprétation.

  • Voila un article particulièrement passionant.
    J’avais un ami écossais qui défendait farouchement, ad nauseam, l’indépendance de son pays d’origine (mais qui ne supportait pas les conditions de vie dans cette belle patrie puisqu’il résidait depuis pas mal d’années dans le sud de la France…) et à qui j’aurais aimé faire lire ce très instructif papier.
    Mêm si son « travaillisme » restait encore assez modéré, il aurait bondi aux chiffres implacables assénés ici. Ce diable d’entêté est décédé deux ans trop tôt!

  • L’Écosse a tout bonnement perdu son chemin dans le brouillard purée de pois socialiste à couper au couteau à la hache…

  • « L’Écosse était alors mue par la croyance calviniste et l’éthique du travail, par un fort attachement à la méritocratie – ce qui peut étonner au vu d’autres dogmes centraux du calvinisme, dont la « dépravation totale » et l’anti-méliorisme – qui donnait notamment à ses écoles (alors privées) une excellence qui a depuis bien disparu. »

    Il est établi par plusieurs historiens et philosophes que cette excellence était due au christianisme, et notamment à ses propriétés spécifiques de limitation du pouvoir à cause d’une originalité, le dualisme.

    Cette propriété est générale au christianisme car elle découle des Évangiles, qui n’ont jamais varié.
    L’originalité consiste à définir un domaine d’autorité très limité, et abstrait, pour la religion.
    Des termes tels que régalien, séculier, laïcité sont nés ce cela.
    C’est le point de départ de la notion d’État limité chère aux libéraux.

    Ce dualisme est extrêmement structurant dans bien des domaines, ses conséquences sont incalculables.
    Mais ce qu’il est capital de comprendre, c’est que le socialisme est un retour au monisme sur la base de valeurs chrétiennes (devenues folles).

    Ainsi s’explique l’effondrement de toutes les conquêtes intellectuelles et morales des Écossais, en parallèle à leur déchristianisation, ainsi que la férocité du combat socialiste pour déchristianiser, notamment au moyen de son école obligatoire.

    Notez enfin que la catastrophe qui détruit l’Écosse suit exactement le même processus que la nôtre.

  • En tant qu’historien Breton, et donc Celte, je considère votre interprétation de l’Histoire de l’Ecosse et de ses relations avec l’Angleterre comme un petite fumisterie, qui me rappelle les clichés Bretagne/France. Pour ceux qui en auront envie, potassez sur Wiki, entre autres sur le dynamisme commercial des Jacobites, sur l’appauvrissement de l’Ecosse suite à sa conquête définitive par les Anglo-Hollandais (Culloden,1746),sur les Highland Clearances…Le cliché des » luttes claniques » (barbares!) face à une Angleterre qui sortait de guerres civiles diverse(civilisées!) me fait aussi songer à la grande imposture historique très française des peuples Gaulois toujours en guerres intestines(barbares!) face au noble peuple romain…qui sortait aussi, à l’époque des Guerres Civiles féroces (civilisées!). Mais tout ceci n’est que le prolongement d’une pensée fondamentalement jacobine, même revêtue d’un libéralisme de salon qui veut toujours faire fi de l’Histoire.

    • Confondre la Bretagne et l’Ecosse, c’est un trésor de bêtise. Vous êtes sûr que vous êtes historien ? En ce qui me concerne, j’ai une formation d’historien dont une partie en Ecosse justement. Pour ceux qui veulent vraiment potasser, je leur recommanderais justement le livre de T. M. Devine cité en note de bas de page, un grand monsieur écossais qui ne peut guère être suspecté de détester son pays et a toujours défendu un point de vue équilibré dans ses ouvrages, comme tout vrai historien se doit de le faire. Le Jacobitisme en tant que mouvement visant la restauration des Stuarts n’a jamais été qu’un phénomène à la marge en Ecosse et certainement pas représentatif des Lowlands (qui concentraient et concentrent encore l’essentiel de la population) qui ont très tôt été un bastion du protestantisme. Je n’ai pas écrit que l’Angleterre était plus civilisée, ceci étant, c’est elle qui a absorbé l’Ecosse par l’Union (mutuellement bénéfique et quand on considère le poids des Ecossais à des postes clés au Royaume-Uni, c’est d’autant plus flagrant), donc c’est que son modèle était supérieur quelque part, ne vous en déplaise. M’accuser de jacobinisme, c’est un peu fort, puisque j’ai toujours défendu notamment l’indépendance de la Bretagne et de la France, mais encore une fois, vous confondez tous les contextes et ne faits que citer des « factoids » sans grand lien entre eux ou cohérence.

      • La question identitaire ne peut être évacuée par des arguments économiques. Elle est un paradigme qui a sa propre logique. De ce point de vue, toute culture dominée par une autre ou diluée est vouée à mourir et à ne devenir que du folklore, c’est à dire une culture fossilisée. La Bretagne est à ce titre un bon exemple.

      • Je suis l’auteur de » l’Histoire de Bretagne » en BD, 9 tomes, 400 000 ex. vendus, en Bretagne, publiée intégralement dans Ouest-France 5 départements, 550 000 ex./jour, ce qui me permet de prétendre à quelques compétences en matière d’Histoire, de Bretagne et d’ailleurs. Par ailleurs, j’ai fait aussi l’Histoire des Troupes de Marine , 3 tomes, et ai été choisi pour l’Histoire de Saint-Cyr à l’occasion du Bi-centenaire.Le fait que vous utilisiez le terme « d’Union » est un parfait parallèle avec le terme officiel « d’Union de la Bretagne à la France ». Le fait que des Anglais de la maison royale se baladent en kilt à Balmoral ne m’apparaît pas comme une preuve de la chance des Écossais d’avoir été par un « modèle supérieur ». Votre enthousiasme pour le « no » écossais contraste avec celui pour l’indépendance de la Bretagne. Bevet Beizh digabestr!

        • correction: « d’avoir été annexés par… »

        • L’histoire de la Bretagne, ce n’est pas mon rayon et ce n’est de toute manière pas l’objet de cet article. En revanche, l’Ecosse, c’est « right up my alley » comme on dit là-bas. J’ai fait ma « dissertation » (au sens anglais) de master sur le Traité d’Union de 1707 précisément. Difficile pour le coup de ne pas contester le terme d' »annexion » : un traité a été signé avec des provisions très avantageuses pour l’Ecosse, dont l’accès au marché anglais (tarifs douaniers avant), des débouchés commerciaux sur le continent, l’effacement de la dette de l’échec du plan colonial de Darien, l’inclusion de la marine écossaise dans le champ des Navigation Acts (une mesure illibérale, on est d’accord), etc. Il est vrai que bien des éléments peuvent être contestées, que les sources primaires comme secondaires semblent indiquer un certain nombre de pots-de-vin et d’octrois de titres pour acheter les parlementaires écossais, mais la mesure n’était pas particulièrement impopulaire auprès du peuple (comme rapporté par Daniel Defoe), mais l’était en Angleterre, ironiquement. Il est en ce qui me concerne évident que sans ces débouchés commerciaux et ces opportunités immenses, l’Ecosse n’aurait jamais connu un tel développement industriel. Je ne vois pas le parallèle avec la Bretagne en ce qui me concerne. Après, si on parle d’identité culturelle, il y a clairement une âme écossaise qui est très différente de l’anglaise, même si je contesterais quelque peu le terme de « celte » pour l’Ecosse qui est un peu trop générique au vu de la variété des peuplades et tribus qui ont peuplé l’Ecosse. Sur le plan purement culturel, qui n’était pas l’objet de cet article, je peux comprendre que l’on défende l’indépendance. Ceci étant, le SNP n’est ni un parti qui défend véritablement l’Ecosse (c’est plus un parti socialiste de type gloubi-boulga) ou même son identité, donc sur le plan culturel comme économique, une Ecosse indépendante sous le SNP aurait été un désastre majeur et aurait même probablement dérivé encore plus à gauche plutôt que de se réformer comme certains le supposent.

  • C’est étrange. Je lisais ce texte sur l’Écosse et pourtant j’avais l’impression de lire un texte sur le Québec. Même contexte, même résultat.

  • en bref , l ecosse c est un peu la france ,un pays en declin .mine par le socialisme avec un population d immigres delinquants …non ??

  • Les commentaires sont fermés.

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