Les immigrés privés de protection sociale ?

immigrés credits Minnesot historical society (licence creative commons)

La Cour de Luxembourg réprime le tourisme social : est-ce la bonne mesure ?

Par Jacques Garello.

immigrés credits Minnesot historical society (licence creative commons)

Dans l’Europe entière le sort réservé aux immigrés fait débat et en France, la classe politique s’en soucie beaucoup, en général pour dénoncer les abus du « tourisme social », de ces gens qui ne viennent pas pour travailler et enrichir le pays d’accueil, mais pour bénéficier des prestations sociales et parasiter le pays d’accueil.

La position libérale sur le sujet est à notre sens très claire : la liberté de circuler est un droit individuel fondamental et les régimes totalitaires ferment immédiatement leurs frontières aux étrangers. Pour autant, les prestations sociales versées à des personnes qui n’ont pas l’occasion ni même l’intention de travailler doivent être supprimées. Mais cette suppression doit s’appliquer aussi bien aux nationaux qu’aux étrangers immigrés.

Dans le texte de l’arrêt rendu le 11 novembre dernier par la Cour Européenne de Justice qui siège à Luxembourg, la distinction est faite de façon très nette entre le droit à la libre circulation au sein de l’Union Européenne et le droit à l’accès à la protection sociale du pays d’accueil. C’est une position qu’ont choisie les partisans de « l’immigration sélective » et François Fillon a évoqué le fossé qui sépare « l’immigration de l’effort » de « l’immigration de confort ».

Mais pourquoi limiter cette distinction aux seuls immigrés ? C’est le principe même de la protection sociale obligatoire et publique qui doit être mis en cause, et pour tout le monde. La France s’est développée et enrichie grâce à l’afflux de main d’œuvre étrangère, tout comme les États-Unis, le Canada et maintenant l’Angleterre. Mais tout a basculé quand a été créée la Sécurité Sociale, un système conçu pour engendrer gaspillages, abus et tricheries.

Voici donc la bonne mesure à prendre : verser aux travailleurs leur salaire complet, et leur demander de s’assurer auprès de compagnies privées ou de mutuelles. L’assistance publique se limite alors à l’aide humanitaire apportée ponctuellement par les instances d’État ou de collectivités locales, elle ne peut constituer un « droit social ».

Il est temps de rompre avec la pratique indigne de l’assistanat, et inciter chacun à gagner sa vie par son activité productive. Il est d’ailleurs prouvé que l’entreprise est un creuset où viennent se fondre des hommes et des femmes de toutes conditions, de toutes origines. L’exercice de la responsabilité personnelle est source d’harmonie sociale.


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