Haines numériques

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
contrepoints 954 haine numérique

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Haines numériques

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 1 décembre 2014
- A +

Par Thierry Berthier

Clavier ordinateur Internet (Crédits lapideo, licence Creative Commons)Antisémitisme et cyberespace

L’antisémitisme s’exporte aujourd’hui si facilement sur les espaces numériques qu’il devient urgent de mettre en place une modération algorithmique globale adaptée à cette forme de haine ordinaire et gratuite. Lorsqu’un article est publié sur un site d’information et qu’il y est question d’Israël, on peut être assuré que, presque immédiatement, certains commentaires relèveront de l’antisémitisme réflexe, chronique et décomplexé. Ces commentaires deviendront même prépondérants quand ils interviendront en réponse à ceux qui dénoncent leur caractère antisémite.

Les pulsions haineuses trouveront ainsi toujours un terrain numérique favorable pour s’exprimer au mépris du respect de la personne et de la loi. Le sentiment d’impunité du publiant raciste ou antisémite s’accompagne souvent d’une conviction bien ancrée « d’être dans son bon droit » et de n’exercer que sa propre « liberté d’expression ». L’espace numérique libère la parole, surtout quand celle-ci s’égare au-delà de l’admissible. Les réseaux sociaux n’échappent pas à cette règle en cristallisant les dérives antisémites, les racismes et les haines d’exclusion.

Il existe certainement des mécanismes cognitifs complexes qui opèrent de manière consciente ou non, entre le publiant de contenus illégaux, le support numérique et l’image que ce support renvoie au publiant. Les projections algorithmiques haineuses, racistes ou antisémites participent à des boucles rétroactives et sont favorisées par le système de publication. L’illusion d’anonymat et l’utilisation de pseudos pour l’identification du publiant renforcent le sentiment de puissance et d’impunité. D’un point de vue systémique, le contexte numérique reste aujourd’hui compatible avec la diffusion de messages antisémites ou racistes et n’oppose pas de résistance efficace à ces transgressions informationnelles.

La problématique est pourtant assez claire : il faut aller vers la détection automatisée exhaustive de ce type de contenus, il faut la généraliser à tous les supports et à tous les domaines du cyberespace. S’orienter vers la détection à grande échelle des contenus antisémites et racistes, c’est avant tout faire le choix de « l’hygiène numérique » en identifiant les foyers infectieux qui gangrènent le cyberespace. C’est aussi considérer la publication de messages antisémites comme une action relevant de la cyberdélinquance et la traiter en tant que telle.

Vers une détection algorithmique des contenus haineux

La production mondiale de données numériques double tous les deux ans et atteindra les 40 Zetaoctets en 2020 (un Zetaoctet représente 10 puissance 21 octets). Cette production qui augmente selon un rythme exponentiel est issue de deux sources distinctes : la source systémique (ce que produisent les systèmes numériques en interagissant avec les opérateurs) et la source humaine (ce que nous produisons de manière volontaire). Les contenus racistes ou antisémites relèvent presque toujours d’une origine humaine. Toutefois, lorsqu’un moteur de recherche renvoie la phrase « est un juif mort » en réponse à la requête « un bon juif », cette production d’information s’appuie sur un balayage des requêtes antérieures liées entre elles par les mêmes mots-clés et sur l’historique existant associé à la phrase antisémite « un bon juif est un juif mort », phrase engendrée à l’origine par des opérateurs humains antisémites. La réponse du moteur de recherche peut donc être classée dans la catégorie des réponses antisémites systémiques. Le moteur n’a pourtant aujourd’hui aucune conscience du contenu antisémite de sa réponse. C’est bien la faiblesse sémantique du système qui produit et laisse passer la donnée haineuse.

contrepoints 954 haine numériqueLa détection doit donc intervenir sur deux fronts informationnels bien distincts : le premier front concerne la production humaine de contenus racistes ou antisémites. Il se situe à l’interface des publiants et des systèmes qui assureront la diffusion du contenu. Le second front s’applique à la production systémique des données et en particulier à l’action responsable des moteurs de recherche. Ces deux fronts sont interdépendants et vont mobiliser de fortes capacités d’analyse sémantique.

Un système de détection pertinent devra être capable d’identifier et de mesurer le contenu raciste ou antisémite. C’est avant tout un problème de perception, d’analyse, de mesure et d’intelligence artificielle. Le fonctionnement sur des mots-clés ou des associations de mots-clés identifiés comme révélateurs de propos antisémites peut apporter une réponse en première approche. Il faudra ensuite « monter en gamme » et inventer un détecteur efficace sur du contenu plus diffus dans lequel le message antisémite ou raciste s’inscrit dans un corpus sophistiqué. Le problème de la détection automatisée reste particulièrement délicat au regard de la diversité des vecteurs de diffusion de l’information. Il est intimement lié à l’élévation du niveau d’intelligence artificielle et à la capacité des systèmes à apprendre par l’expérience.

La détection humaine relève quant à elle de mécanismes bien différents et se confronte à de multiples contraintes légales, économiques et psychologiques. Les grands acteurs du numérique (Google, Youtube, Facebook, Twitter et les autres) ont mis en place des services de détection et de modération composés d’agents humains. Un responsable de Google France expliquait récemment que seulement quatre juristes assuraient la modération des contenus francophones de Youtube et que ce chiffre s’élevait à 800 pour les contenus Youtube mondiaux.

Il convient de croiser cette information avec les volumes de données produites sur ces supports. Ainsi, 72 heures de vidéos sont mises en ligne chaque minute sur Youtube et 300 millions de photos sont publiées chaque jour sur Facebook avec 3,2 milliards de commentaires. La détection de contenus illicites nécessite des infrastructures de traitement Big Data performants. Elle doit évoluer d’une détection humaine vers la détection algorithmique.

Modérations et sanctions

La détection algorithmique exhaustive des contenus racistes ou antisémites précède logiquement la phase de modération. À ce titre, les grands opérateurs de l’internet ne disposent pas d’un protocole commun pour supprimer ces contenus. La persistance après détection varie beaucoup selon l’opérateur. Ainsi, Google et Facebook réagissent en général plus vite que Twitter quand il s’agit de supprimer un compte ou d’effacer des données. La position du « curseur » déterminant ce qui doit être mis hors ligne varie également fortement en fonction des supports. Twitter semble là encore moins sévère que Google et Facebook.

Le problème de la récidive de publication de contenus illicites doit également être pris en compte. Lorsque Facebook suspend un compte, son propriétaire s’empresse d’ouvrir un compte similaire en modifiant à peine son intitulé. L’outil algorithmique pourrait prendre le relais afin de bloquer préventivement la réouverture de ce compte sous un autre nom ; c’est techniquement assez simple à réaliser. La simple suspension de compte ou la suppression de données n’a pas de caractère dissuasif. Il faut impérativement dissuader pour éviter la récidive. Il existe de nombreuses pistes en la matière. On peut tout d’abord imaginer un système automatisé délivrant des sanctions graduées allant jusqu’à la suspension de connexion internet à partir du fournisseur d’accès. On peut également penser à un système agissant comme un brouilleur de contenu en transformant le message en un message crypté. Enfin, la mise en responsabilité du publiant doit faire l’objet d’un réflexion poussée.

L’un des grands défis à venir consistera à libérer le cyberespace des dérives humaines haineuses. C’est de ce grand nettoyage qu’émergera la sagesse numérique…

 

(Visited 1 times, 1 visits today)
Voir les commentaires (55)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (55)
  • Oh, un troll liberticide !

    • Vous vous trompez : ni troll, ni liberticide…
      Il faut grandir un peu : le cyberespace n’est pas une zone de non droit.
      La limitation de vitesse sur route à 90 km/h est-t-elle liberticide ?
      La plateforme de signalement PHAROS est-elle un Troll ? est-t-elle liberticide ?

      Avant de poster un commentaire trollesque, il faudrait activer un peu ses neurones…

      • Tous les commentaires ci-dessous rejettent brutalement votre proposition. C’est qu’elle est dangereuse, encore plus que ce que vous croyez combattre.

        Industrialiser la censure, brrr ça fait froid dans le dos. Tous ces délires aboutissent systématiquement à un totalitarisme écrabouilleur de qui ne pense pas correctement.

        Je combattrai votre régime liberticide, et d’autres avec moi, plus fortement que contre les cons qui éructent leur frustration médiocre.

        Reconsidérez votre position.

  • « c’est avant tout faire le choix de « l’hygiène numérique » »

    Tout est dit 🙁

    • L’hygiène numérique n’est pas un gros mot. Il faut l’entendre comme un ensemble de bonnes pratiques qui ne nuisent pas à son prochain. C’est une question « d’éducation » et il y a beaucoup à faire en ce domaine. Rien d’antilibéral ou qui relèverait d’une dérive totalitaire dans le terme, pour vous rassurer un peu…

  • L’algorithme est-il censé détecter aussi les gens qui décident par eux-mêmes de la foi à accorder à ce qui traîne sur internet ?

    • Pas encore… Disons que l’algorithme vient au secours de la modération humaine qui est dépassée par l’augmentation exponentielle du volume des données. Il faut le voir comme un nettoyeur. Imaginez une grève des éboueurs dans votre ville. Au bout d’une semaine, ça ne sent pas bon et chacun apprécie la reprise du service. Sur le cyberespace c’est la même chose avec des équipes d’éboueurs peu mécanisées.

  • « L’antisémitisme s’exporte aujourd’hui si facilement sur les espaces numériques qu’il devient urgent de mettre en place une modération algorithmique globale adaptée à cette forme de haine ordinaire et gratuite ».
    Aussi stupide que cela puise être, la haine des autres fait partie du bagage humain. Votre proposition relève de la même logique que les maisons closes, depuis qu’elles ont disparues, la prostitution a immédiatement cessé, c’est de notoriété publique.
    Plus près de nous et plus actuel, Manuel Vals alors ministre, avait fait interdire un spectacle de Dieudonné, depuis, non seulement Dieudonné continu son spectacle mais, pour le cocasse, il s’est produit dans la ville de Manuel Vals.
    Cher Monsieur, vos propositions sont infantiles, ne serait ce que par le fait qu’il est interdit d’interdire.

    • Pire : l’interdiction des maisons closes a laissé les filles livrées à elles mêmes et aux pires maquereaux mafieux qui existent.

      Même si du point de vue ma morale personnelle, la prostitution est une chose qui ne me plaît guère, l’interdiction des maisons closes ne me semblent pas être une bonne solution.

    • « Il est interdit d’interdire » c’est un truc d’adolescent de 12 ans non ? restons sérieux une seconde svp.
      Propositions infantiles ?? regardez du coté de la plate forme Pharos mise en place il y a quelques temps et son activité, regardez vers les programmes américains équivalents : tous infantiles ?? si oui, alors OK finalement infantile ça me va bien …

  • Pourquoi ce texte anti-liberal est-il toujours en ligne ?

    • On se croirait qur Libé… Beurk…

      • Vous vous trompez : Libé aurait crié à l’atteinte aux libertés individuelles et à l’article liberticide (certains lecteurs de libé). Avec votre commentaire, je constate que le libéralisme ne fait pas preuve de sectarisme et se tient prêt au débat d’idées.

    • @HervéM : texte antilibéral ?? j’avoue ne pas comprendre ?
      Quand vous êtes flashé à 70 au lieu de 50 km/h, vous dites à l’agent : radar anti-libéral ?
      et vous demandez que le radar soit retiré ??
      Mais Quel rapport avec le libéralisme ??

      • Le libéralisme combat la censure et les délits d’opinion. Voilà le rapport. Et j’ai effectivement contacté la rédaction de Contre-points pour leur faire part de mon étonnement.

    • @HervéM : je vous suggère de faire un recours auprès de la rédaction de Contrepoints pour demander le retrait de cet article anti-libéral. Leur algorithme de modération prendra le relai et vous répondra.

      • MR ,

        Votre article vous amène surtout à dévoiler vos convictions en vous éloignant très facilement de la dimension purement technique de la solution que vous proposez.

        Votre employeur vous paye t il pour faire de la propagande ou pour travailler vraiment sur les algorithmes dont vous parlez ???

        Vos convictions font juste espérer ceci : que si ce type d’algorithme venait à être mise en place vous n’en soyez pas le législateur … Vous êtes dans la pensée unique qui consiste à faire valoir l’antisémitisme comme premier problème de société !
        Les palestiniens dont sans doute peu persécutés dans votre monde logarithmique !!???

        Vous êtes représentatif de l’abomination de la pensée socialiste vecue comme seul moyen, seul but , … Vous êtes un homme sans transcendance qui se veut avoir surtout réponse à tout car pour vous l’homme se suffit a lui même et a donc toutes les reponses par lui même dans sa petite besace et le terme même de transcendance sonne creux dans votre toute petite tête !

        • @Chaudat : de quelle propagande parlez-vous ? ce billet s’inscrit dans une réflexion qui concerne la lutte contre les racismes, tous les racismes, antisémitismes, homophobie, exclusions et intolérances multiforme qui déforment l’espace numérique et agressent l’usager (qu’il soit cible ou non d’ailleurs).
          L’antisémitisme en fait partie, bien entendu, mais il n’est pas seul dans la longue liste des atteintes à la loi française. Ces atteintes relèvent pleinement de la cyber-délinquance – cybersécurité , mon domaine de recherche ; ceci pour répondre à votre angoisse agressive sur mon employeur et sur le périmètre de mes activités. Un conseil pour terminer : les insultes n’apporte rien au commentaire en général et constituent le « bruit » à traiter dans une future modération algorithmique.

          • Hop…
            Homophobie, antisémitisme, gros mots, chatons écrasés, tous les maux supposés de la terre sont des «racismes» et il est urgent de lutter contre.
            Quite à fouler du pied la liberté d’expression, cette broutille qui n’est rien face à la terrible douleur de la personne qui lit quelque part que des gens n’aiment pas tel ou tel groupe humain.

            Trop libéral, trop humaniste.
            Et craqué deux jours avant sa mise en ligne par ceux qui sont «méchants», donc ne gênent que les gentils qui dérapent…

            Fasciste !

            • @Franz : Loi et point de Godwin atteints dans votre commentaire. Il me semble que le dernier mot (insulte) est de trop et qu’il fait un parfait écho au titre de l’article. Comme Monsieur Joudain et sa prose vous produisez du « méta » sans en avoir conscience. C’est bien triste…J’espère que Contrepoints saura modérer efficacement la dernière partie de votre message.

              • tttt.
                Votre algorithme s’autodétecte et s’autodétruit. Et bloque votre promotion de lui même.
                Et pas de point Godwin (vous êtes payé pour savoir comment il est définit) ni d’insulte. Un modèle de contrôle de la liberté apparament laissée aux individus par une agence gouvernementale est la définition exacte du fascisme. Pas une insulte, pas une comparaison indue, une simple constations.

                Pour info, puisque le mot est ambiguë : l’approche que vous défendez ici (pas vous, qui êtes sans doute quelqu’un de respectable et épris de votre liberté -à défaut de celle des autres) est fasciste suivant la définition qu’en donnaient eux même les théoriciens du régime italien des années 40…

                Donc si vous le prenez pour une insulte, réfléchissez un peu au sens profond de votre démarche…

  • Fouyaya !!!

    Le même type qui nous a sorti l’article prônant le big brother Hadopiste nous en fait un prônant la censure à grande échelle sur internet…

    Mais qu’est-ce que ce socialoide vient faire sur contrepoints ? Et bientôt il nous pondra un article vantant le dynamisme économique de l’URSS sous Staline ou de mettre un gendarme derrière chaque personne pour l’empêcher de cracher par terre ?

    • @Ph11 : Vous ne semblez pas apprécier la défense du droit d’auteur ni celle de la victime de propos racistes ou antisémites. C’est votre droit effectivement. Je vous souhaite de ne pas être victime à votre tour de propos désobligeants ou de contenus agressifs sur l’espace numérique et de ne pas avoir un jour à demander justice… Il faudra être cohérent avec vous même et accepter sans broncher.
      L’espace numérique n’est pas une zone de non droit. cela semble vous échapper. renseignez-vous, informez-vous.

  • Je suis très étonné et même assez embarrassé pour l’auteur. Comment une personne manifestement incapable d’intégrer une combinatoire complexe peut-elle produire des algorithmes ?

    • @Hector : « intégrer une combinatoire complexe » , c’est pour qui ? pour vous ou pour moi ?
      On me paye pour cela depuis un certain temps maintenant…

  • Surprenant votre article !

    Je m’en tiendrai à commenter le point de vu technique de cette censure à grande échelle, qui me semble assez irréalisable.
    En fait, la censure algorithmique existe déjà.
    Elle tente par exemple de supprimer les insultes sur certaines messageries en ligne, ou bien fait la chasse aux musiques et images non libres de droits sur YouTube.

    Le fonctionnement de ces algorithmes est plutôt simple à comprendre.
    On apprend à l’ordinateur la signature des mots, images, musiques, qu’il devra supprimer. Ces informations, l’ordinateur ne connait pas leur sens et ne sait pas pourquoi il doit les supprimer, il le fait c’est tout.
    Concrètement on peut lui apprendre que si il voit un « c » suivi d’un « o », et d’un « n », il devra remplacer ces caractères par des « *** » .
    Pour contourner la censure, il suffit donc de modifier la signature, et c’est possible sans trop altérer le sens.
    Exemple : « c » + « o » + « . » + »n »
    Vous reconnaissez toujours le mot, en revanche l’ordinateur passera complètement à coté, à cause du « . » qui sépare le « o » du « n ». Et il est impossible d’ apprendre à l’ordinateur toutes les variantes, il y en a une infinité.

    Voila pour le système actuel, définitivement faillible.

    Alors, on peut imaginer un ordinateur du futur, doué d’une conscience développée et capable de comprendre le sens de nos communications. Celui ci pourrait effectuer une censure efficace, sans aucun doute.
    Le problème, c’est qu’une intelligence de ce niveau n’aurait aucune raison de nous obéir, pourrait prendre le contrôle d’internet et skynet ne serait pas loin… ^^
    Oui, on nage en pleine science fiction ! Et pourtant..

    • @UNK : merci pour votre commentaire, c’est le seul qui sorte du lot et qui mérite une réponse.
      le problème de la modération algorithmique est un problème complexe, vous avez parfaitement raison.
      Twitter, Facebook, Google travaillent sur le sujet actuellement car la modération humaine est inopérante forcément inopérante sur des données massives.
      Contrairement à ce que prétendent la dizaine de commentaires de l’article, il ne s’agit pas d’une censure à grande échelle ou d’un big brother liberticide mais seulement de faciliter la tache actuelle des modérateurs et juristes qui travaillent chez les grands acteurs de l’internet de façon « manuelle ».
      Le défi réside dans notre capacité à développer des outils d’analyse sémantique assez autonomes pour détecter le contenu « pourri ». Encore une fois, c’est un problème complexe.

  • Il faut automatiser la censure? Tres bien

    La haine de l’autre passe encore tant qu’il ne s’agit pas d’antisemitisme… Encore un gaucho qui fait une hierarchie des racismes… et au sommet desquels se trouve la haine du juif… et vous comprenez pas pourquoi les antisemites sont toujours plus credibles? Tres bien

    Encore un article qui nous explique, depuis maintenant 10 ans, que l’antisemitisme est en pleine explosion… (comme le neo nazisme) On commence a le savoir… Mais vite vite, des lois, des moyens pour surveiller tout le monde au cas ou. Tres bien

    Il nous faut un cyberespace « pur ». Tres bien. Y’en a qui voulaient une race aryenne pure aussi. Tres bien tres bien.

    Non y’a pas de doute, on nage dans la tolerance et l’ouverture d’esprit ici.

    • @Florian : Bravo ! vous avez atteint le point culminant de l’analyse objective. Vraiment, c’est un sans faute. Votre commentaire pourrait servir de référent pour un futur algorithme de modération. félicitations

      • Et on en arrive a la conclusion que d’autres ont deja faite ici: je ne suis pas d’accord avec vous, donc je releve de la moderation. La forme est volontairement caricaturale certes, allant jusqu’au point godwin, mais rien qui ne suscite la moderation a mon humble avis (je laisse le soin aux moderateurs d’infirmer mes dires).
        De mon point de vue, le simple fait que vous reclamiez la moderation automatisee pour mon post prouve simplement que j’ai raison quand a votre interpretation des choses et le danger d’une telle methode est clair.

        Je pointe les dangers de la surveillance globale. Globale parce que vous liez ca avec le judiciaire (suspension de connexion internet par exemple). Vous plebiscitez donc un systeme centralise qui applique des sanctions qui relevent d’un juge (donc d’un proces, avec presomption d’innocence) automatiquement.

        Soit vous defendez un point de vue completement contraire et vous souhaitez juste mettre en avant l’inefficacite humaine face aux volume enorme de donnees, auquel cas vous vous etes tres mal exprime et beaucoup vous ont mal compris.
        Soit vous defendez bien une solution judiciaire globale et automatisee, pour lutter contre le racisme, et auquel cas, les 40 ans d’activisme de sos racisme + toutes les lois autour prouvent que la loi ne peut rien contre des idees. Cela leur donne meme du credit sur le long terme.

         » Ensuite, le soupçon de totalitarisme et d’un contrôle généralisé liberticide, ben c’est du déjà vu et revu, en particulier chez les publiants de contenus racistes, xénophobes , antisémites. Ils invoquent toujours la liberté d’expression et le droit à l’insulte ou à la menace.  »

        La on atteint le paroxysme de l’argument fallacieux. Nous sommes le camp du bien. Si vous combattez le bien, vous etes donc le mal.

        Si vous pensez que les lois anti-jihad liberticides sont mauvaises, c’est que vous comptez faire le jihad
        Si vous contestez les lois anti-racistes, c’est que vous etes vous meme racistes et voulez continuer a ratonner en toute impunite
        Si vous etes contre les propositions de lois liberticides des feministes, c’est que vous souhaitez continuer a violer/agresser/insulter des femmes (ou consommer des produits genres moins chers pour vous) en toute impunite.
        Si vous etes contre le feminisme, c’est que vous haissez les femmes et etes pour une societe patriarcale

        bla bla bla…

        Le soupcon de controle generalise liberticide, c’est vu et revu, parce que le controle generalise liberticide, c’est vu et revu et c’est bien ce que vous defendez au travers de cet article et de ces commentaires.

        • Vous parlez de l’argumentaire pour/contre l’installation de l’automate. Mais avant tout, il faut savoir qu’il n’existe AUCUN algorithme capable de comprendre un texte, d’en saisir les nuances, et en faire une synthèse.

          Dès lors, toutes les tentatives de censure automatique sont stupides, le fameux algorithme dont parle l’auteur ne sait malheureusement pas lire.

          C’est un automate stupide qui censurera a peu près tout les contenus argumentés et ne laissera passer que les contenus standards du genre « SUPER TOP COOL, IL EST TROP GENIAL CET ARTICLE ».

          C’est cela dont on parle, on parle de désinfection, de déshumanisation, de dératisation idéologique.

          Avec ce joli système, plus personne ne commentera rien.

        • Il n’y a pas de camp du bien contre un camp du mal mais seulement des lois à respecter.
          La cyber-délinquance et la cybercriminalité augmentent de manière exponentielle sur l’espace numérique avec des effets et des retours sur l’espace physique. Il n’est pas envisageable de ne pas répondre. La réponse algorithmique est un outil adapté et pertinent; c’est aussi simple que cela.

          • Ca tombe bien, vous qui aimez rappeler les lois anciennes et tout ça…

            Il n’y a pas plus de 250 ans l’esclavage était légal (aux colonies, mais bon). Donc il faut de l’esclavage ?

            Et aujourd’hui la loi interdit les discours « racistes » mais imaginons qu’une nouvelle majorité à l’assemblé fasse voter une loi obligeant à la dénonciation des juifs (heu, non, déjà fait… disons plutôt des catholiques, ça changera un peu) et à ne parler d’eux qu’en termes aujourd’hui jugés diffamatoires. Le bien change de camp ? Faut respecter la loi ?

  • Votre billet perd toute crédibilité en limitant les contenus haineux à du racisme et de l’antisémitisme. Vous ne consultez donc jamais l’internet… ou bien vous connaissez parfaitement les idoles de ce siècle, et vous vous en servez pour faire passer vos idées fortement teintées de censure. Vous passez à côte de votre sujet en mêlant l’émotionnel à la technique.
    Sur un site libéral, parler du temps que font perdre les contenus haineux, tous les contenus haineux, de l’argent dépensé en modération, en frais juridiques, serait quand même un meilleur angle d’attaque pour demander un outil de filtrage automatique ; spams, contenus haineux, même combat.
    La coupure d’internet pour les récidivistes, fait penser à l’hadopi première version, machin qui dans son ensemble ne sert à rien, sinon à dépenser l’argent public qui commence à faire cruellement défaut, et à entretenir quelques inutiles.
    L’idée d’un super algorithme pour contrôler tout l’internet me fait vous soupçonner de volonté totalitaire, ce qui pour moi est au moins aussi dangereux que des propos haineux. Avec quelques modifications, ce super programme pourrait peut-être aussi bloquer les contenus nuisant au peuple et à sa prospérité, donc socialos-communistes… il serait ainsi vraiment utile, mais pas pour autant souhaitable.

    • « Sur un site libéral, parler du temps que font perdre les contenus haineux, tous les contenus haineux, de l’argent dépensé en modération, en frais juridiques, serait quand même un meilleur angle d’attaque pour demander un outil de filtrage automatique ; spams, contenus haineux, même combat. »

      Ou pas. Ce n’est pas un sujet politique. Un site qui traite de liberalisme n’a que faire des supposees (ou reelles) pertes economiques engendrees par l’expression individuelle de certains.

    • @Stanislas : Non , ce n’est pas le même combat pour détecter le spam que pour détecter du contenu raciste, homophobe ou antisémite. L’approche est différente. Ensuite, le soupçon de totalitarisme et d’un contrôle généralisé liberticide, ben c’est du déjà vu et revu, en particulier chez les publiants de contenus racistes, xénophobes , antisémites. Ils invoquent toujours la liberté d’expression et le droit à l’insulte ou à la menace. Je suppose que c’est une question d’éducation ou de non éducation.

  • Au vu des réponses de l’auteur, il faut être foutrement imbu de soi-même pour oser tartiner autant de certitudes que d’inepties. Il doit penser qu’il fait des corrections pour des étudiants !

    Non mais, c’est vrai que l’université franchouillarde est en pointe dans le domaine de l’intelligence collectiviste artificiellement régulée … ouarf ouarf ouarf …

    • Non, non pas de corrections aux étudiants : je consacre juste un peu de temps à répondre aux commentaires, c’est une question de courtoisie et d’éducation.

      • Vous parlez de propos antisémites, racistes ou homophobes, ajoutons sexistes, spécistes, incitateurs au tabagisme, à l’alcoolisme, à l’obésité, à la violence routière, etc.

        Vous voulez sanctionner des délits d’opinion comme autre fois l’étaient le blasphème, la critique du despotisme, ou du communisme en Union soviétique.

        Non seulement vous défendez la censure et la sanction de délits d’opinion, mais vous voulez le faire d’une façon particulièrement brutale et même grotesque en l’automatisant.

        A quand les détecteurs qui vous verbaliseront automatiquement pour propos politiquement incorrects comme dans le film Demolition Man ?

        Donc oui votre article est contraire aux valeurs du libéralisme, et si Contre-points le maintien en ligne, cela voudra dire que ce journal sert d’autres priorités que la défense du libéralisme.

        • Je vois pas pourquoi attaquer le journal par contre.

          L’auteur developpe une these qui, selon certains (dont moi), est dangereuse pour la liberte. Vous etes libre d’ecrire un contrepoint et demander a etre publie. Ca s’est deja vu ici, en particulier sur l’immigration (opposition liberaux / conservateurs), la serie d’articles etait passionante.
          Pourtant le point de vue des conservateurs (immigration regulee) etait contraire a la libre circulation des personnes, cela ne les empechait pas de tres bien developper leur point de vue et de susciter une veritable reflexion.

          La redaction a decide de le publier, c’est qu’ils ont estime que ca avait sa place ici. C’est pas l’huma non plus :).

          • Vous avez entièrement raison.
            Le débat existe et doit exister au sein même du libéralisme.
            Mais pour moi l’auteur franchit clairement une ligne rouge, fondatrice, qui sépare les libéraux des anti-libéraux.

            • De quelle ligne rouge parlez-vous ?
              Wikipédia : « La France interdit la publication de propos diffamatoires ou insultants, qui inciterait à la discrimination, à la haine, ou à la violence contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur lieu d’origine, de leur ethnie ou absence d’ethnie, de la nationalité, de la race ou d’une religion spécifique, et ce depuis 1881. La loi interdit l’incitation à la discrimination, la haine, la violence contre les personnes en raison de leur sexe, orientation sexuelle, ou leur handicap. La loi interdit les déclarations qui justifient ou relativisent les crimes contre l’humanité (comme la négation de la Shoah). En France, le droit pénal réprime les actes qui sont une manifestation de racisme. La loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 et le code pénal répriment différents agissements considérés comme racistes. La diffamation raciste constitue un délit pénal depuis 1881 ».
              La ligne rouge est franchie à chaque fois qu’un individu publie du contenu raciste , antisémite, incitant à la discrimination.
              Votre ligne rouge séparant libéraux et antilibéraux n’a pas de sens. Elle est totalement déconnectée des réalités qui déforment l’espace numérique en 2014. Elle est anachronique au regard de la projection des conflits humains sur le cyberespace. Votre vision des choses est archaïque, angélique et en décalage par rapport au niveau d’agressivité et de violence présent sur l’espace numérique. Il faudrait sortir un peu de votre bulle idéologique périmée….

              • Vous invoquez comme argument une loi liberticide.

                Si vous aviez la moindre culture libérale vous sauriez que la liberté d’expression, notamment en matière religieuse, a été défendue par les libéraux en période de conflit religieux armé,
                quand la violence n’avait rien de virtuelle.  

                C’est votre idéologie réactionnaire et totalitaire qui est complètement obsolète.

                Non seulement ma ligne rouge a un sens mais elle du genre de celles sur lesquelles on érige des barricades.

      • « courtoisie et d’éducation » exactement comme le faisait le « comité technique pour le contrôle des nuisibles ».
        Non seulement votre algorithme ne fonctionne pas, mais la motivation de mise en oeuvre est délétère.

        • @Hector : comment savez-vous que l’algorithme ne fonctionne pas encore ?
          Avez-vous des retours sur l’ensemble des programmes de recherche actifs aujourd’hui dans ce domaine ?
          Il me semble que vous sous-estimez fortement les avancées de l’IA !

          • Tirer trois indicateurs d’un texte bref en langage vernaculaire, d’accord (et encore). Mais cela n’a rien à voir avec de l’IA mais plutôt de la tartufferie. Maintenant vous pouvez toujours expliquer que ça fonctionne … sauf que Skynet et Terminator, ça reste du cinéma.

      • Quel courage Thierry Berthier, et quel calme et attitude zen… J’admire ! Car vous avez fort affaire face au parti des futurs « modérés ». Jeu de mot.

  • La blague… Le mec voudrait développer un inquisiteur automatisé. Bientôt la peine de mort numérique et automatique (donc sans procès) pour tout ceux qui s’écartent de la doxa ?

  • Super, un appel à la suppression mécanique de la liberté d’expression.

    Sur un site « libéral » ça fait encore plus mal.

    • @Frantz
      Wikipédia : « La France interdit la publication de propos diffamatoires ou insultants, qui inciterait à la discrimination, à la haine, ou à la violence contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur lieu d’origine, de leur ethnie ou absence d’ethnie, de la nationalité, de la race ou d’une religion spécifique, et ce depuis 1881. La loi interdit l’incitation à la discrimination, la haine, la violence contre les personnes en raison de leur sexe, orientation sexuelle, ou leur handicap. La loi interdit les déclarations qui justifient ou relativisent les crimes contre l’humanité (comme la négation de la Shoah). En France, le droit pénal réprime les actes qui sont une manifestation de racisme. La loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 et le code pénal répriment différents agissements considérés comme racistes. La diffamation raciste constitue un délit pénal depuis 1881 ».

      Vous déformez mon propos car il ne s’agit pas de liberté d’expression mais bien de répondre à une pratique ou à un comportement délictueux.
      Chaque délinquant sur l’espace physique devrait selon vous évoquer « sa liberté d’expression » lorsqu’il doit s’expliquer ???
      Je suis effaré par la nature des commentaires sur cet article (je ne suis pas le seul). Je vous propose d’assister aux futures conférences traitant de cyber- délinquance et de cybercriminalité (FIC2015 en janvier à Lille) , histoire de pouvoir ensuite argumenter proprement à partir de bases chiffrées.

      • Et ne vous est-il jamais venu a l’esprit que cette loi pouvait etre mauvaise?
        Vous ne pouvez pas justifier votre point de vue par l’existence de la loi elle-meme.
        Sinon la chambre a gaz est tout a fait justifiee par l’existence des lois de nuremberg (non, ce n’est pas un point godwin cette fois).

        C’est la tout le probleme, en particulier en france. Tous les moyens sont bons pour faire respecter une loi. Jamais on ne s’interroge sur sa pertinence, son utilite ou sa legitimite. Sa seule presence suffit a justifier ces 3 points.

        Condamner le revisionisme ne l’a pas fait disparaitre (suffit de voir a quel point faurisson et consors gagnent en popularite ces derniers temps). Vous pensez sincerement que de fliquer de maniere automatique tout l’internet (oublions le fait que c’est impossible) va resoudre le probleme?
        Est-il juste de punir quelqu’un parce qu’il conteste UNE version de l’histoire (qu’on soit revisionniste ou non, l’histoire telle qu’on la connait n’est toujours qu’une tentative resumee de raconter le passe, ce n’est pas la verite)?

        Ma soeur est feministe, elle souhaite qu’on interdise et punisse systematiquement tous les propos qui ne condamne pas de maniere ferme et definitive le voila musulman, sous pretexte que cela va permettre a des « idees a la con » de se propager. Son point de vue est ridicule, et pourtant, c’est le meme que celui des anti-racistes. Le racisme existe et existera toujours.
        Affirmer que telle population est inferieure a une autre ne nuit a personne. Ce sont les actes qui nuisent. Interdire les idees les fait disparaitre du champ public (pour un temps) mais seulement de l’espace public. Rien n’empechera les antisemites de faire des reunions des AA chez eux et de propager leurs idees. Comme les skins l’ont fait pendant 40 ans sans avoir internet. Les lois gayssot et autres n’ont comme seul effet de leur donner une « preuve » qu’on cherche a les faire taire parce qu’ils disent la verite et que ca derange.

        Abroger la loi et retablir l’expression libre est le seul moyen. La presence de ces lois n’a pas fait diminuer le racisme. Leur suppression ne le fera pas augmenter. Ca permettra de faire « sortir les loups du bois », de rendre caduque tout argument de persecution et de combattre publiquement les racistes et autres par des debats.

        Et tout ca, sans entraver la liberte de quiconque ni couter un rond en argent public par de la surveillance liberticide, c’est pas merveilleux?

      • La France n’est pas un pays libre et la liberté d’expression n’y a jamais été défendue, c’est entendu.

        Et ça rend la chose meilleure pour autant ?

        Avant, le racisme était légal. Était-il bon pour cela ?

        Et le mensonge ‘normal’ n’est pas interdit. Cela nous dit quoi ?

      • « Je suis effaré par la nature des commentaires sur cet article (je ne suis pas le seul). Je vous propose d’assister aux futures conférences traitant de cyber- délinquance et de cybercriminalité (FIC2015 en janvier à Lille) , histoire de pouvoir ensuite argumenter proprement à partir de bases chiffrées. »

        Parce que vous argumentez proprement peut être ?

        Cette façon de criminaliser des opinions dissidentes est connue depuis des siècles, et c’est une réalisation historique considérable des libéraux que d’y avoir mis un terme.

        Le premier amendement de la constitution des U.S.A concerne la liberté d’expression.
        Le second concerne la liberté de détenir et de porter des armes (vous allez me citer le nombre de braquages…) 
        Ces deux libertés permettent l’exercice du droit de résistance à l’oppression. 

        Il n’y a quelque chose « d’effarant » la dedans que pour un réactionnaire totalitaire.  

  • très pertinent.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

C'est un des mots les plus communs dans le vocabulaire de la gauche : opprimé. Pour la gauche radicale, toutes les interactions et structures sociales sont à considérer à partir de l'opposition entre oppresseur et opprimé. Les groupes préférés de la gauche, les minorités raciales et sexuelles, sont constamment opprimés et victimisés par leurs oppresseurs blancs hétérosexuels.  Personne n'est plus coupable de ce péché éternel de l'opression que les hommes blancs cisgenres et hétérosexuels.

Une pluie d’attaques contre J.K. Rowling sur les r... Poursuivre la lecture
1
Sauvegarder cet article

Cet article est disponible en podcast ici.

Ce 10 décembre, une faille de sécurité baptisée log4shell et touchant la brique logiciel log4j a été découverte. Dès lors, des millions de serveurs, y compris ceux d’Apple, Google, Amazon ou Tesla devenaient piratables.

Cette faille montre comment, sans même commettre d’erreur en programmation, une faille critique peut apparaître. Elle montre aussi l’énorme château de cartes que représente chaque application informatique.

Log4shell : une faille ne reposant sur aucune erreur ... Poursuivre la lecture
0
Sauvegarder cet article

Par Yann-Maël Larher.

4,9 milliards d’humains sont connectés en 2021 grâce à Internet (contre 4,1 milliards environ en 2019). C’est une phénomène sans précédent dans l’histoire : chaque citoyen du monde peut être ami, follower, utilisateur avec un autre.

Échanger de l’information sans frontières physiques

Information en ligne, enseignement à distance, travail à distance… sont désormais à portée de clics pour plus des deux tiers de l’humanité. Alors que jusqu’à la fin des années soixante-dix, l’univers informatique correspondait ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles