La conscience marginale

Fuite de cerveau (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

L’être humain est foncièrement une créature pensante, bien avant d’être conscient.

Par Emmanuel Brunet Bommert

Fuite de cerveau (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Pourquoi ne devenons nous pas tous de grands mathématiciens ? Pourquoi certains d’entre nous parviennent à des résultats qui demeurent hors de portée de leurs semblables, malgré de grands efforts ? En tant que représentants d’une même espèce, nous nous appuyons pourtant tous sur une base identique, aussi d’où peuvent bien venir de telles variations ? Si toutes ces questions demeurent aujourd’hui sans réponse satisfaisante, malgré la progression de la psychologie, c’est que notre compréhension du problème est faussée par la mauvaise définition que nous avons de l’intelligence.

Car c’est la conscience, la réponse de ces interrogations. Celle-là même qui fait de notre espèce un cas à part, parmi les autres créatures vivantes. Ce serait pourtant une grande erreur de la considérer comme un bloc uniforme, que l’on détiendrait alors tout entier, dès lors qu’une part nous en est accordée. Elle existe, à un stade embryonnaire, chez toutes les espèces ayant un esprit. Car elle n’est pas seulement l’aptitude qu’il a à prendre du recul : c’est une échelle quant à cette capacité.

Son niveau détermine la performance de ce filtre qui nous permet d’assimiler les informations sous tous les angles possibles, et non plus seulement ceux qui nous sont accessibles par nos sens. C’est une lentille mentale, semblable à la lunette d’un télescope, qui nous permet d’appréhender le monde avec une amplitude grandissant à chaque évolution. Aussi, c’est une erreur commune de notre compréhension de l’intelligence que de l’amalgamer avec la conscience : car l’intelligence est un outil de l’esprit.

Tous ces examens, qui prétendent mesurer notre « quotient intellectuel », sont inefficaces du fait qu’ils analysent simultanément la qualité et l’organisation de nos connexions neuronales, avec le niveau que nous avons sur l’échelle de la conscience. Bien incapable d’établir avec précision la part de chacun, dans le calcul effectué, le résultat est vain à déterminer quoi que ce soit sinon le développement inhabituel d’au moins une de ces informations, sans jamais vraiment participer à déterminer laquelle. Ce que ces tests aident à jauger de notre esprit, en réalité, ce n’est pas tant sa puissance que son développement1.

Le cerveau ne diffère pas, entre les individus d’une même espèce. Il fait partie du corps et s’appuie, comme lui, sur des règles immuables qui ne tolèrent que de légères variations. Cependant c’est aussi un réseau, dont les connexions vont donner des résultats variables, selon le contexte environnemental. C’est la contrainte, la répétition, qui permettra une adaptation de l’organe à des conditions nouvelles. La vie n’a « découvert » l’intelligence que tardivement, dans son histoire : la part de l’esprit, dans nos gènes, est assez réduite. Ce que nous pourrons comprendre, nous sommes bien obligés de l’acquérir après notre naissance, car le pouvoir de faire héritage, biologiquement, d’une telle aptitude est encore bien rudimentaire.

Le monde vivant ne sait pas comment faire penser une créature, nativement. Elle ne peut que la contraindre à un certain comportement, en limitant ses gestes, par une barrière physique : c’est la fameuse « nature » de l’être. Un chien, par exemple, pense avec sa truffe du fait qu’il la possède. S’il ne disposait pas d’un tel atout, sa façon d’agir changerait grandement. Par-là, on peut affirmer que le cerveau est un calculateur qui s’adapte à ce que le corps peut faire, non pas l’inverse. La façon de penser d’une espèce dépend aussi largement du contexte de sa survie : s’il vient à changer, durant l’existence, l’esprit va devoir s’adapter en conséquence2.

Si nous sommes pourvus du même organe, alors nous naissons tous avec un semblable potentiel. Nos cerveaux sont composés de la même manière, tout en ayant tendance à se développer dans la même direction. S’il y en a qui se font plus doués pour les mathématiques, les sciences ou certaines activités de l’esprit, c’est que ces tâches sont aussi de grandes consommatrices de conscience. Or, nous ne la développons pas tous au même niveau : cette inégalité, ou variation, reste cependant assez limitée. Au point que le pire et le meilleur des hommes, ne sont finalement qu’à quelques millimètres l’un de l’autre sur cette échelle.

La conscience, chez l’être humain, n’est pas un système continu : elle fonctionne par à-coup, du fait que notre force de concentration n’est pas infinie. Elle est bornée, autant dans son amplitude que dans sa puissance. Elle ne peut s’appliquer à un sujet que dans la stricte limite de ce qu’il est possible de faire, compte tenu des autres fonctions que l’esprit a à gérer en parallèle. Une personne normale utilise son esprit sur une quantité massive d’éléments, chaque jour, bien qu’elle n’ait que rarement l’impression d’en gérer plus de quelques-uns à la fois. Cela parce qu’un seul évènement peut se décomposer en une immense quantité de variables : une simple balle qui tombe implique l’analyse de centaines de facteurs, allant de la perception du mouvement jusqu’à la comparaison avec les souvenirs connexes.

En face d’un tel usage de ressources, la conscience a bien des difficultés à faire plus que simplement frôler la surface des choses : notre intelligence, pour percevoir clairement les objets du monde, doit analyser chacun d’eux entièrement, avant de pouvoir s’en libérer. Si elle n’agissait pas ainsi, nos sens pourraient discerner des informations sans qu’elles ne soient pour autant interprétées par l’esprit : tout notre environnement nous apparaîtrait totalement imperceptible. C’est le cas dans certaines pathologies neurologiques, où le cerveau n’assimile plus quelques informations. Par exemple, pour une chaise : elle existe, nos yeux la perçoivent correctement, mais faute d’un cerveau pour l’interpréter, elle demeure totalement invisible. Dès lors, cet effet nous donnerait l’impression de nous cogner sur un objet surnaturel, chaque fois que nous la toucherions alors qu’en observant quelqu’un s’asseoir dessus, nous aurions l’impression de le voir léviter au-dessus du sol.

Par-là, nous pouvons affirmer sans peine que notre intelligence asservit notre conscience, qui n’est qu’un simple outil à son usage. Un grand nombre de curiosités, quant au fonctionnement de notre cerveau, tels que certains cas d’hypnose, sont liés au fait que la conscience se place en dernier dans l’ordre des processus actifs du système nerveux. Si, par hasard, quelqu’un s’amusait à venir déranger le fonctionnement d’une procédure se trouvant à son amont, elle l’altèrerait entièrement en conséquence. C’est le principe de la « décohérence », entre la pensée et la conscience. Cette dernière étant assujettie à la première, elle ne peut pas surclasser ses priorités, par elle-même : ce n’est que lorsque l’esprit se sera libéré de sa tâche en cours qu’il daignera finalement lui laisser de la place.

C’est un incident assez commun, chez l’être humain, au point que nous nous y sommes habitués depuis longtemps : l’impression de déjà-vu, la disparition soudaine d’un mot, l’oubli d’une tâche pourtant en cours, etc. sont de multiples exemples d’une décohérence. Notre espèce est assez fragile, psychologiquement, du fait que ces deux systèmes aux objectifs parfois contradictoires se font concurrence, au sein d’un seul cerveau, pour la détermination des priorités de calcul.

L’être humain est foncièrement une créature pensante, bien avant d’être conscient : l’esprit fonctionne très bien sans elle, alors que l’inverse n’est pas si facile à concevoir. Toutes les fonctions qui n’en nécessitent pas obligatoirement l’usage, sont automatiquement assurées par la seule pensée. Les opérations biologiques de base, celles qui nécessitent des ajustements, nous paraissent totalement spontanées parce qu’elles incombent à la pensée, sans jamais monter jusqu’à la conscience. Par exemple, le rythme cardiaque ou la régulation thermique fonctionnent sans que nous n’ayons « à y penser ». Par ce moyen, nous conservons pour elle l’énergie nécessaire aux tâches qui ne sont pas solvables autrement qu’avec son usage. Lors du sommeil ou d’un coma, si elle demeure active, on parle de désactivation partielle3 de la conscience, ou « subconscient ». Alors que, lorsqu’elle cesse entièrement de fonctionner, on parle plutôt de désactivation totale4 de la conscience, ou « inconscient ».

Une créature pensante fonctionne d’une manière bien différente de son homologue conscient : pour le premier, chaque représentant de l’espèce aura tendance à résoudre les divers problèmes qui se présenteront d’une manière généralement identique. Chaque fois qu’un obstacle se placera sur sa route, il y répondra toujours à l’aide d’une série d’options préprogrammées, que l’esprit ne pourra qu’interpréter en fonction des conditions. L’être pensant est peu adaptatif et sera toujours obligé de vivre dans les lieux où son corps lui permet de prospérer. Par exemple, s’il n’est pas physiquement capable de survivre dans l’eau, il ne pourra jamais s’y déplacer.

Alors que le second, lui, n’est pas verrouillé aux solutions prévues, que lui propose son cerveau : il peut aussi s’en construire. Plus exactement, il est libre d’ignorer toutes les options disponibles, afin de se concevoir des solutions qui pourront échapper aux obligations qu’implique sa condition physique. C’est, en cela, un être s’appuyant sur une sorte de contradiction. Il est astreint par sa nature, qu’il ne peut transgresser sous peine de mort. Alors qu’en même temps, il se trouve conduit à devoir l’enfreindre régulièrement, afin de pouvoir mettre en place les conditions nécessaires à sa survie, notamment dans tous les milieux où il ne pourrait autrement pas prospérer. Car, bien qu’il soit très fragile du fait qu’il peut s’autodétruire par accident, il s’avère capable de contrebalancer cette tare, par un don inégalé : sa capacité à prendre du recul l’autorise à découvrir des solutions à des problèmes inédits. L’être conscient a donc une nature dont la définition diffère radicalement de l’être pensant.

S’il ne peut respirer sous l’eau, il pourra découvrir l’usage d’une paille à cette fin. S’il ne peut nager jusqu’à la rive d’en face, il jettera un rondin sur la rivière et l’utilisera à son avantage. Il ne fait pas que réagir à un problème, par rapport à ce que sa physiologie lui autorise à faire : il peut y ajouter des données de son environnement, puisqu’il comprend ce qu’elles impliquent. Par-là, il peut utiliser son milieu pour obtenir un résultat, à son avantage. Mais, puisqu’il est libre de répondre à un problème au mépris de sa nature, il peut aussi agir aux dépens de ses semblables, y compris s’il vient d’une espèce dite « sociale ». En cela, seuls les animaux doués de conscience peuvent, en société, commettre des crimes. Les autres créatures ont une nature qui sera soit antagoniste soit protagoniste d’une société donnée.

Un langage est un outil vital, pour la conscience, qu’elle utilise afin de communiquer avec elle-même. C’est un moyen de manipuler des concepts abstraits, dès lors qu’ils ne se trouvent pas en vue afin de calculer ses actes, sans avoir à utiliser la visualisation. En l’absence d’un tel instrument, l’être conscient aura une tendance naturelle à se le concevoir par lui-même. Cependant, un tel dispositif lui demeurera personnel. Aussi, s’il s’avère qu’un jour nous découvrons une espèce consciente primitive, chacun de ses représentants disposerait de son propre dialecte.

Les barrières naturelles de la conscience, tels que les divers biais et autres superstitions, rendent la communication de plusieurs individus très épineuse. Plus encore si la nature de l’espèce en question est plutôt orientée vers une vie solitaire, ou en groupe restreint, tel que chez les mammifères par exemple. Car à l’état primitif, l’être suit une grande tendance, qui consiste à préférer ses propres solutions plutôt que celles qui lui seront proposées par autrui, fut-il un semblable. Il faut un long moment, pour que plusieurs représentants d’un même foyer de peuplement commencent à partager quelques « mots » en commun. Dès cet instant, ils pourront transmettre ces codes à leurs héritiers et, par voie de conséquence, une langue commune va pouvoir s’instaurer. C’est lorsque vient ce moment que la nature initiale de l’espèce n’importe plus : elle deviendra sociale, quoi qu’il advienne.

L’humanité toute entière se trouve ceinte dans un segment qui, sur l’échelle de la conscience, n’est pas très haut placé, compte tenu du véritable potentiel de ce talent. Si nous semblons nous démarquer à ce point, face aux autres animaux, c’est qu’une grande majorité d’entre eux se trouvent bien plus bas que nous ne le sommes, en comparaison. Cependant, cela ne change en rien le fait que nous ne soyons pas très évolués non plus. Il y a beaucoup de gens qui s’imaginent que, puisque l’être humain est doté d’une conscience, il la possède toute entière : c’est malheureusement faux. Si tel était le cas, la pensée n’aurait pas une priorité si élevée lorsqu’il s’agit de déterminer l’usage des ressources de notre corps.

Une conscience supérieure implique un contrôle de l’organisme autrement plus élevé. Par exemple, dans notre état actuel, nous remarquons bien qu’il est impossible de forcer nos yeux à ne voir qu’en monochrome ou les limiter à une seule et unique couleur. Mais pourquoi ? Si notre conscience est aussi élevée que nous le pensons, alors bloquer ainsi devant une tâche élémentaire au point que l’esprit s’en charge automatiquement, devrait être inconcevable : c’est pourtant le cas. Même un obstacle basique, telle que la régulation de notre température corporelle, est impossible sans un artifice technologique. Dans le même ordre d’idée, il nous est parfaitement possible de nous abstenir de manger ou de boire : pour s’opérer, ces deux fonctions sont dépendantes de la conscience. Cependant, dès lors qu’il s’agit d’une attribution de la seule pensée, comme la respiration par exemple, notre volonté ne peut la contrer plus de quelques minutes : l’esprit outrepassera les directives imposées, marquant ainsi lequel des deux passe en priorité.

Mais à cause de tout cela il s’est fait le mythe, désormais très répandu, que l’être humain n’utilise qu’un faible pourcentage de son cerveau : c’est faux. Si c’était vraiment le cas, nous serions bien incapables de marcher, de sentir une rose et de parler en même temps : la plupart des calculs du cerveau s’étendent bien sur toute sa surface. Si cette légende est si tenace, c’est qu’elle se base sur une vérité : effectivement, la conscience humaine ne contrôle qu’un infime pourcentage de l’esprit. Pire encore, elle est même isolée dans les fonctions périphériques. Mais ce sont ces sections qui nous permettent de tricher. Nous utilisons nos membres pour confectionner des vêtements, afin de réguler notre température. Nous les utilisons pour fabriquer des drogues, afin d’altérer le fonctionnement de nos sens.

Notre conscience nous permet de maîtriser le mouvement, ainsi que certaines de nos réactions physiologiques. Mais, plus elle se développe, plus nous avons accès à de nouvelles fonctions avancées de l’esprit. Elle prend alors le pas sur lui en le chassant, petit à petit, à la périphérie. Puisqu’elle est nécessaire à notre survie en société, nous avons désormais pour habitude de la développer fortement. Parfois même, certains individus peuvent dépasser le seuil limite de notre corps, durant quelques instants, du moins. Cependant, une telle évolution est hautement prospective, pour notre espèce, sans une lourde assistance technologique. Toutefois, de telles exceptions nous permettent d’imaginer quelques instant ce que pourrait donner une créature ayant atteint le niveau supérieur de l’échelle.

L’humanité n’est pas, contrairement à l’idée que s’en font beaucoup de mystiques, l’ultime sommet de la vie terrestre : c’est un prototype. Car dans le domaine spécifique de la conscience, nous faisons partie d’une petite poignée de précurseurs. Nous inaugurons un minuscule succès, dans la course à l’excellence de la vie, qui a pourtant fait de nous une espèce capable de voyager dans l’espace. Or, si l’un des objectifs de la vie est de s’étendre dans toutes les directions, on peut estimer que la conscience passera rapidement d’une curieuse exception à un élément tout à fait commun : nous inaugurons une toute nouvelle branche de l’évolution, au même titre que les premiers des vertébrés.

Mais si la quantité des créatures qui s’en trouvent dotés augmente, alors plus nombreuses seront celles à atteindre des seuils plus élevés. Puisqu’elles seront fortes d’un plus grand pouvoir sur leur physiologie et disposeront d’une capacité de compréhension supérieure, ces espèces sont destinées à nous surpasser.

Un si haut niveau de conscience leur permettrait de contrôler leur propre cerveau, à une échelle qui nous est encore largement inédite. Il n’est pas impensable d’imaginer que les animaux du futur seront capables de modifier en temps réel leurs propres connexions nerveuses. Qu’elles pourront émettre des signaux chimiques en direction des organes, voire même contrôler leurs réactions immunitaires. Les implications seraient immenses : modeler la façon dont l’esprit traite les informations implique le pouvoir de reconstruire le corps, tout entier. Une créature de ce niveau pourrait se fabriquer de nouveaux organes, forcer la repousse de ses membres tranchés ou même modifier la façon dont fonctionnent certaines de ses cellules, afin de produire des molécules artificielles à l’intérieur même de son organisme. Les potentialités lui seraient aussi infinies que l’autorisent les lois de l’univers.

Plus la conscience s’amplifie, plus le contrôle se fait profond et étendu. Au point qu’après un temps, des créatures aux pouvoirs illimités arpenteraient l’univers dans toutes les directions. Elles seraient capables de contrôler les forces du cosmos, au sein de leur propre corps, voire de muter vers n’importe quelle forme qui leur serait utile. La naissance d’un tel animal serait un aboutissement de l’échelle de la conscience. Au point même que l’on pourrait parler d’une « singularité », puisqu’un seul représentant d’une espèce pourrait remplir n’importe quel rôle dans un écosystème. La vie n’aurait, dès lors, pas besoin d’aller plus avant sur cette voie. Il ne se ferait alors plus qu’une seule espèce, dominante, incarnant la conscience dans une infinité de formes.

  1. Le « Flynn Effect » en est une illustration. Il démontre, statistiquement, que d’autant une société avance dans la modernité et l’accès à l’instruction d’autant sa population cumule les records dans la mesure du « quotient intellectuel »
  2. Le loup et le chien, par exemple : la proximité qu’a le second avec nous a grandement altéré sa façon de réagir à certains problèmes, par rapport à son pendant sauvage.
  3. C’est-à-dire ce qui se trouve « sous la conscience ». Le mot renvoie à tous les lieux où la conscience est inopérante et à tous les domaines qui tombent sous l’autorité de la seule pensée. La conscience permet de contrôler les sens ou d’agir sur le mouvement des membres. Alors que les réflexes, le rythme cardiaque, la pression sanguine, le classement des souvenirs, etc. sont des fonctions contrôlées par la pensée seule, sans que notre volonté n’y ait à voir : tel est le subconscient. Lorsque a lieu un transfert partiel des attributions de la conscience à la pensée, on dit alors du cerveau qu’il est dans un « état second » ou « subconscient ». C’est le cas lors d’un sommeil paradoxal, notamment.
  4. C’est-à-dire « l’absence de la conscience ». Le mot renvoie à tous les cas où elle est entièrement inopérante : la pensée reprendra alors en charge l’ensemble de ses fonctions. Le sommeil profond et le somnambulisme sont deux exemples d’une perte de conscience. Lorsque la pensée toute entière cesse de fonctionner, on utilise préférentiellement le mot « mort » : le corps s’arrête en quelques instants sans système nerveux pour opérer des corrections. Alors que la « mort cérébrale » est un arrêt définitif du processus de conscience, sans pour autant impliquer une cessation totale des activités de l’esprit.
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