Économie collaborative : le retour du travail

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Économie collaborative : le retour du travail

Publié le 13 mars 2015
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Par Olivier Laurent.

propagande communiste credits liz lister (licence creative commons)
propagande communiste credits liz lister (licence creative commons)

La société moderne occidentale trouve ses racines dans le siècles des Lumières. La découverte que chaque être humain a des droits de par sa condition d’être humain. Nous avons le droit d’opinion, le droit de nous déplacer librement mais aussi le droit de subvenir à nos besoins, c’est-à-dire, de travailler.

La situation économique est depuis des décennies dans un état pitoyable. Les générations qui se suivent ont de plus en plus de mal à rentrer sur le marché de l’emploi. Les taux de chômage sont vertigineux parmi les jeunes de plus en plus diplômés et de moins en moins employés.

Face à ce constat désespérant, une rébellion qui ne dit pas son nom se profile. Elle est aussi silencieuse et implacable que peut être la nécessité.

Le travail n’est plus un droit dans nos sociétés. Ce droit est (re)devenu un privilège que vous accorde l’État. Sans son autorisation vous ne pouvez pas travailler en échange d’une rémunération quelconque. Il vous ne donnera le privilège de travailler qu’en échange de plus de la moitié de vos revenus.

Le revenu est cette somme d’argent que vous recevez en échange du temps passé au service d’un client ou d’un patron. Ce qui revient à dire que l’État vous confisque plus de la moitié de ce petit bout de votre vie que vous avez investi.

Évidemment cette interdiction de travailler va se justifier par toute sorte de prétextes (la solidarité, l’ordre public, etc.) mais le constat n’en est pas moins vrai: ce n’est plus votre droit, l’État l’a confisqué.

Tout le monde se regarde en chiens de faïence, on recherche des “gris-gris” administratifs, des tampons, des accréditations, des numéros d’enregistrement avant d’accepter une proposition de travail, une proposition de collaboration. Sans cela vous risquez gros. Vous pourriez être condamné pour travail au noir si on vous dénonçait… Condamné pour avoir voulu jouir de votre Droit de subvenir à vos besoins.

De moins en moins d’emplois légaux sont rentables. Ils coûtent plus qu’ils ne rapportent. Le travail est artificiellement raréfié par la charge qu’impose l’État. Une bonne partie des emplois non qualifiés ont disparu de nos contrées, les diplômés/qualifiés suivent de près la même tendance. La précarité qui en résulte est de plus en plus visible.

Mais la nécessité fait loi.

L’économie collaborative en est sa manifestation. Partout dans le monde, les individus cherchent à rentrer en contact avec d’autres. Cela peut être dans leur environnement immédiat comme cela peut-être de l’autre côté de l’Atlantique. Tout dépend du service ou du produit que vous désirez partager.

C’est tout simplement passionnant d’assister à ce réveil des individus jusqu’il y a peu écrasés par des structures administratives aux dogmes religieux et conservateurs. Tout cela se passe le plus naturellement du monde, tellement naturellement que l’on a difficile d’y déceler une quelconque révolution. Cette révolution n’a ni discours, ni dates clés, ses uniques représentants sont ce jeune homme qui va enfin pouvoir s’imaginer un avenir grâce aux courses sur Uber ou cette jeune femme qui va enfin pouvoir épargner pour s’acheter son petit appartement grâce à son offre d’hébergements sur airbnb.

Dans un avenir proche, les choses s’accélèreront. Le travail collaboratif se structure, il se complexifie. Suivez cette nouvelle révolution, elle semble être l’unique piste à moyen terme pour créer des nouvelles activités.

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Créer un compte Tous les commentaires (17)
  • Effectivement, si le peuple réagit comme l’eau liquide, il supporte les contraintes, s’adapte, et avec du temps érode sans discernement son support.

    Mais bon, de nouvelles contraintes auront tout le temps du monde de venir s’imposer à ce peuple qui « avance ». Il serait temps de changer la musique car au regard de l’histoire de l’humanité, les peuples subissent avec quelques âges d’or de ci, de là.
    Il faut penser autrement et avancer plus rapidement.

  • « ce jeune homme qui va enfin pouvoir s’imaginer un avenir grâce aux courses sur Uber ou cette jeune femme qui va enfin pouvoir épargner pour s’acheter son petit appartement grâce à son offre d’hébergements sur airbnb. »
    Vive le monde des bisounours ! 😆
    Le collaboratif, au pire ne rapporte rien (covoiturage ou échange de services), au mieux est précaire si vous voulez en faire votre business.
    Pour faire du collaboratif, il faut avoir un vrai travail à coté et si par malheur votre boulot est une cible de cette économie parallèle, tremblez, votre travail n’existera peut-être plus dans peu de temps.
    En revanche, je ne suis pas contre, ça fera couler ce pays encore plus vite 😉

    • On connait cette théorie…

    • Olivier Laurent
      13 mars 2015 at 9 h 49 min

      j’ai vécu toute ma vie pro en tant qu’indépendant, jamais eu une quelconque sécurité d’emploi, tjrs du trouver ma source de rémunation pour les mois suivants…J’en suis pas mort, j’y ai meme prospéré. etes vous vraiment certains que c’est moi qui vit dans le monde des bisounours? 😉

      • entierement d’accord avec vous. Suis a mon compte installe aux us depuis 16 ans et , tous les jours on cherche des solutions pour faire mieux la semaine suivante, innover constament.
        Pour une fois un article rafraichissant et optimiste. Airbnb. Par exemple,est une tres bonne alternative , je l utilise pour ma maison. Beaucoup sur ce site critique et ralent, ceux don’t eux les bisounours et au lieux d aboyer , agisser, tous des chiwawas.

        • Pouvez vous comparer la situation US à la situation Française ? Parce que les « moi je ceci cela … » c’est bien mais faut voir quel degré de liberté vous avez aux US par rapport à nous ! Je n’ai aucun problème avec AirBnb, je dis juste que ça n’emploie personne.

      • 1/ Avez vous prospérer dans le collaboratif ? J’en doute.

        2/ Avez vous été confronté à la concurrence direct du collaboratif ? J’en doute également.

        3/ Je le répète, je ne suis pas contre, bien au contraire mais les conséquences ne sont pas toujours évaluées. Pour moi ça accélère juste la chute de ce pays et c’est une bonne chose.

    • Bonjour Wimo,

      En quoi le travail collaboratif ne rapporte rien ? Si c’est le cas, ne serait-ce pas justement dû aux différentes normes, charges, etc.. qui entourent/protègent le fameux « vrai travail » dont vous parlez (les taxis en étant un exemple flagrant) ? 😉

      • Pierre Estrelka
        13 mars 2015 at 11 h 57 min

        Comme Olivier Laurent, j’ai vécu les quinze dernières années de ma vie professionnelle en tant qu’indépendant, avec les mêmes obligations et les mêmes satisfactions.
        J’ai dû prendre ma retraite à soixante-deux ans, car je ne n’avais plus les moyens de me faire racketter par l’administration fiscale : en France, Monsieur, il faut PAYER POUR TRAVAILLER.

      • Eric, là est bien le problème. Le vrai travail est soumis à trop de loi mais le collaboratif est à l’extrême inverse. Extrapolons juste 30 secondes, une personne qui fait toute sa carrière dans le collaboratif, comment se soigne-t il sans souscrire à une assurance santé ? (En France c’est pas gagné mais pas grave il aura la CMU, c’est bon pour le système ça !), comment gère-t il sa retraite ? (Faudra pas se plaindre une fois l’échéance atteinte comme beaucoup trop de français le font aujourd’hui). Je m’arrête là pour l’exemple mais si on est peu gestionnaire le collaboratif est un poison (La pomme de blanche neige).

        • Olivier Laurent
          13 mars 2015 at 20 h 05 min

          « comment se soigne-t il sans souscrire à une assurance santé  »

          Vous connaissez le principe des mutuels??

          « comment gère-t il sa retraite ? »
          En épargnant? en plaçant?

          Arrêtez de prendre les gens pour des demeurés.

          • Mr Laurent, lorsque je vois le résultat démocratique de notre pays depuis 40 ans, je suis réellement en mesure de dire qu’une très large partie de mes concitoyens sont des demeurés.
            Vous et moi savons très bien gérer nos affaires, tant mieux mais c’est très loin d’être le cas de la majorité et je ne veux pas devoir assumer encore et toujours les erreurs des autres par mes impôts.

  • Mathilde de St Amour
    13 mars 2015 at 12 h 32 min

    Bah, il est vrai qu’à moyen terme, c’est une façon comme une autre de gagner sa vie!
    Enfin de là, à acheter un appart grâce à air bnb, je suis sceptique!

    • Je ne crois pas qu’en France, ce soit une façon comme une autre de gagner sa vie. Alors que ça devrait être une évolution naturelle dans le village global, c’est une sorte de course de vitesse avec la réglementation, pour essayer de contourner les blocages de l’existante et gagner quelque chose avant de se faire rattraper par son expansion galopante.
      Ce qui me paraît terrible dans cette économie, c’est la quasi certitude que si ça marche trop bien, l’Etat va s’empresser de contraindre et de réguler. La première règle de survie semble être de ne pas trop croître…

      • Mathilde de St Amour
        14 mars 2015 at 8 h 24 min

        En quoi cela pourrait être une évolution naturelle? J’ai discuté avec des chauffeurs uber, avec d’autres personnes qui travaillent en « collaboration », mais la structure ou le « cadre », pour moi, correspond à un salariat déguisé. Si les gens sont contents ainsi tant mieux, mais cela ne révolutionne pas ma vie, comme Apple par exemple. Maintenant dans le contexte actuel, oui c’est une manière de gagner sa vie comme une autre, et c’est très bien si les gens l’approuvent ou si les libéraux la trouvent géniale.
        Moi ça ne me convient pas, mais c’est moi!

  • Les choses « vont s’accélérer » effectivement dans certains pays ou les états sont aux abois. Ils vont traquer l’argent partout ou il se créer encore.

    Pour les autres, les états libéraux, le collaboratif c’est un plus évidemment, mais ils n’en ont pas besoin pour survivre, eux.

  • Merci pour cet article et cette réflexion.
    Ceci dit, la piste collaborative n’est (dieu merci) pas la seule pour contourner l’ignoble et stupide coercition étatique.

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