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La vie rêvée de Rebsamen

Publié le 30 avril 2015
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Demain, on se reposera pour fêter le travail. Et c’est bien nécessaire tant en avoir est devenu une véritable fête de tous les instants, une chance à laquelle beaucoup aspirent et que de moins en moins connaissent. Et c’est d’autant plus vrai que les derniers chiffres du chômage sont tombés, avec le bruit mat et lourd de ces statistiques qui marquent d’une pierre noire les gamelles les plus habituelles de la Socialie hollandesque.

Le constat est sans appel, l’inversion de la courbe du chômage, pourtant convoquée avec insistance par les danses tribales du clan socialiste, n’arrive toujours pas. Plus d’un an s’est écoulé depuis le premier rituel chamanique invoquant les esprits de Jaurès et Blum, sans succès : le chômage continue de monter, et pas qu’un peu puisqu’on vole de records en records.

LOL-emploi.gouv.fr

Malgré ces chiffres particulièrement crassous en termes de bilan socialiste, deux paradoxes subsistent, obstinément.

Le premier, c’est l’optimisme assez spectaculaire des Français, en regard d’une conjoncture particulièrement défavorable. Il semble en effet que le moral des ménages, à 94, soit en augmentation d’un point en avril par rapport à mars. C’est donc de mieux en mieux même si cela reste néanmoins en dessous de sa moyenne depuis 1987 (100), d’après l’INSEE. Apparemment, ce plutôt bon moral tiendrait à une amélioration des finances personnelles des ménages et à des perspectives financières futures jugées bonnes. Un analyste, Diego Iscaro, économiste chez IHS economics, met cette bonne humeur sur le compte de la très faible inflation :

« Cette confiance en hausse laisse penser que les ménages ressentent le bénéfice d’une inflation très basse, qui compense l’impact négatif lié à un marché du travail toujours en difficulté. Nous estimons que la consommation privée sera le principal moteur de croissance en 2015. »

Bah, pourquoi pas…

On peut en tout cas se demander si cet optimisme, qu’on peut difficilement baser sur une hypothèse de reprise de la croissance tant cette dernière semble hardie, ne serait pas le résultat d’un décalage entre la réalité, assez morose pour friser l’euphémisme, et le discours léni(ni)fiant du gouvernement devant l’adversité.

Et justement, c’est le second paradoxe de ces chiffres entêtés dans la médiocrité : alors que le sort s’acharne sur l’exécutif français, un ministre au moins est décidé à voir la vie du bon côté, rejoignant en cela l’optimisme bizarre des ménages sondés et des patrons interrogés. Contre vents et marées, François Rebsamen entretient la flamme.

la vie rêvée de françois rebsamen

Et pour entretenir, il entretient, le François. C’en est même héroïque puisqu’il en vient à analyser la dérivée de la fameuse courbe (celle qui refuse de s’inverser) pour y trouver son bonheur :

Il y a une augmentation sur l’ensemble du trimestre de 9 000 demandeurs d’emploi, 3 000 par mois, c’est la plus faible augmentation depuis 2011. J’y vois un signe encourageant.

Youpi, ça augmente, mais juste un peu moins vite, et encore, à condition de travailler en moyenne et sur les trois derniers mois, et en se contentant de la seule catégorie A de chômeurs. Si la fantaisie vous prenait de prendre les catégories B et C et de regarder, brutalement, le mois de mars, vous constateriez que l’augmentation ne se ralentit pas, et qu’on a amplement dépassé les 5 millions de personnes inemployées. C’est catastrophique.

Le décalage entre la parole gouvernementale (qu’on devrait écrire maintenant gouvernementable, tellement tout ceci est lamentable) et la réalité est tel que le déni grotesque est commenté par tout ce que la presse compte encore comme quotidiens. Autrement dit, même les plus fervents supporters du gouvernement (subventions obligent) se retrouvent à devoir admettre le gouffre béant entre la réalité et le discours du ministre, du Figaro au Monde en passant par les organes plus ou moins officiels. Même Libération, épave journalistique que je me refuse à classer au même endroit que les autres journaux tant sa souffrance est apparente, est obligé d’admettre la déroute du bout du clavier.

Cependant, au contraire du précédent paradoxe qui ne trouvait pas vraiment d’explication satisfaisante, au moins le ministre du Chômage fournit-il lui-même la raison pour laquelle il s’astreint à un tel optimisme, même devant des éléments déchaînés et des journalistes éberlués. Pour lui, c’est très simple, admettre un chômage en hausse, concéder à la réalité que la situation, sur le front de l’emploi, est franchement préoccupante et que la bataille engagée ressemble nettement plus à Waterloo qu’à Austerlitz, bref, remettre les pieds sur Terre serait… faire le lit de l’extrême-droite.

Vous avez bien lu, ou bien entendu si vous écoutiez l’interview politique de France Info dans laquelle il a donc sorti cette saillie mémorable :

On peut toujours se complaire dans une sorte de défaitisme, de déclinisme, de pessimisme… Et faire ainsi – c’est le cas de ceux qui le font, souvent – le lit de l’extrême droite.

En somme et pour résumer avec la même finesse que le ministre, « Si t’es chômeur, t’es pas Charlie » puisque tu fais preuve de pessimisme et fais ainsi le lit de l’extrême-droite.

cat facepalm

Pas de doute : à l’instar d’un Sapin qui appelait de ses vœux un impôt ludique ou d’un Valls qui émettait récemment le souhait d’instaurer des cours d’improvisation dans l’enseignement français, Rebsamen balance deux ou trois conneries énormes histoire d’occuper la galerie tout en prenant presque ouvertement les Français pour des demeurés.

Quelque part, il a raison : son job, à lui, n’est guère menacé et s’il continue sur sa lancée sans trop faire de vagues, il pourrait tenir suffisamment longtemps pour obtenir ses droits à la retraite. Mieux encore, il n’est pas impensable qu’aussi stupides soient les réflexions du ministre, il ne lui ait pas échappé que la situation pourrait bien trouver un dénouement heureux, totalement fortuit et indépendant de sa volonté, mais heureux tout de même et au timing possiblement bien pratique.

En effet, dans les années à venir, la masse de retraités ne va pas arrêter de grossir, papy-boom oblige, et leurs départs en retraite se traduira par un besoin de 177.000 postes nets par an d’ici à 2022. Oh, bien sûr, on ne résorbera pas ainsi 5 millions de Pas-Charlies, mais le pouvoir socialiste table peut-être sur cette tendance ferme pour afficher enfin un reflux du chômage d’ici à 2017…

Comme Walter Mitty François Rebsamen, on peut rêver. Il n’en restera pas moins vrai que ces départs en retraite ne modifieront pas la donne en mieux du côté des comptes sociaux puisqu’aux chômeurs, payables un minimum, on substituera des retraités dont on pourra assez difficilement diminuer la pension sans déclencher le courroux, électoralement suicidaire. Bref, on peut tortiller les chiffres comme on veut, l’avenir n’apparaît rose que pour les politiciens haut placés, finalement.

À tout prendre, le déni est peut-être leur meilleure option.

—-
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  • Les gens sont optimistes mais ne croient pas en l’avenir : les retraités touchent leur pension (enfin ce qui la touchaient la touche toujours), les fonctionnaires ont l’emploi à vie, les salariés en CDI sont relativement sereins, les chomeurs vivent d’aides sociales cumulées… Pourquoi stresser ?

    Par contre, posez leur la question : êtes vous inquiets pour l’avenir de vos enfants ?

    Les français sont cons et égoistes car court-termistes, comme nos gloglo du gouvernement.
    Ils savent que c’est la merde et que ce sera la merde pour leurs gosses mais pour le moment on ne s’inquiète pas.

    Nous sommes charlot

  • Nous sommes tous des Walter Mitty, mais les rêves des autres sont nuls et chiants – c’est pourquoi il est finalement de mauvais goût d’en parler et que dans le cas contraire on passe pour un c…

  • En Janvier, une baisse
    En Février, une hausse
    En Mars, une hausse
    En avril, une hausse.

    Officiellement donc:

    En Janvier : Wouaaaa!!! Ca baisse, on a inversé la courbe!!
    En février : Wouaaaa!!! Sur les deux premiers mois de l’année c’est moins élevé que l’année dernière! La tendance s’inverse!
    En Mars : Wouaaaa!! Sur le premier trimestre, c’est moins pire que l’année dernière!
    En Avril : Wouaaaa!!! Depuis le début de l’année, c’est moins pire que l’année dernière!

    Euh…

    • La baisse de janvier n’est liée qu’au reclassement de nouveaux chômeurs de décembre : les statistiques de décembre ont littéralement été refaites avec de nouveaux chiffres, à la hausse, intégrant des nouveaux chômeurs de janvier. Et hop, magique !
      Le site web de la DARES est là pour le prouver.
      Les Américains parlent de restatement, chez nous on passe juste à coté de l’essentiel.

      • En plus!!!

        Enfin, je n’en doutais pas. Non seulement les chiffres sont triturés, mais en plus la mauvaise foi est absolue quand à leur lecture.
        Quand j’étais petit, on m’a appris que pour être honnête intellectuellement, il ne fallait pas changer sans cesse d’indicateur.
        On m’a aussi appris que pour établir une tendance, il faut chasser les données parasites, et non pas s’y référer sans cesse.

        Bref, là c’est un zéro pointé. A quand un ministre qui aie au moins l’honnêteté de décrire la situation telle qu’elle est, sans triturer quoique ce soit. Même s’il n’agit pas, ou mal – après tout, il est socialiste dans l’âme -, au moins intellectuellement il y aurait une forme de bonne foi que je serai prêt à saluer.

      • Les américains le font bien avec les températures annuelles…

    • Janvier en baisse uniquement sur la categorie A
      le cumul ABC doit representer (de memoire) plus 14000 chomeurs

  • Plus de retraités et plus de chomeurs => faillite des caisses de retraite => renflouement étatique => dette => krach obligataire – augmentation des taux d’intérêts – krach boursier (ts les 7 ans donc … soon) => récession => chomage + pauveté => populisme => bail in + état policier + ruine => Le bonheur socialiste c’est bientôt.

  • Pour ce qui est des retraités, un petit amendement à la loi sur la fin de vie serait bienvenu…

  • M’en fous, mes enfants seront exfiltré en France libre (Londres). Ou militaires (parce que le moment arrive vite, où être du bon coté du manche sera un plus). Ou politicien cynique (c’est cool et la demande est forte, en plus c’est sans risque : demandez à Cahuzac, Chirac, Guerini, etc.).
    Le rêve, se serait qu’ils arrivent à faire comme Castro ou Chavez : militaire ET politicien cynique.

  • La com’ sur les futurs retraités… est de la com’. La plupart des baby boomers est déjà en retraite (800 000 nouveaux dossiers en 2013). Il s’agit simplement de gagner du temps en faisant de force avaler le message: « tout va bien », comme c’est devenu l’habitude depuis plusieurs mois, après que les chargés de com’ de l’Élysée aient phosphoré.
    La réalité du pouvoir d’achat des ménages devra attendre la note fiscale et autres factures, dont l’indice officiel ne tient pas compte évidemment. Je constate personnellement qu’avec un revenu strictement égal, par un miracle sans doute typiquement socialiste, notre revenu déclaré est supérieur à celui de l’année précédente, ce qui en clair, signifie une augmentation d’impôts. Nous ne devons pas être les seuls. Et je ne parle même pas des impôts locaux!
    Quant à la situation économique, les chiffres sont atterrants et poussent à se demander quels zombies nous gouvernent: plus de 18000 faillites d’entreprises au premier trimestre 2015, à comparer aux 62000 par an environ les années précédentes…

    • On augmente pas les impôts mais l’assiette fiscale en intégrant par exemple les versements employeurs pour mutuelle dans le revenu. Certains esprits chagrins pourraient appeler ça une escroquerie, mais ce sont sûrement des anti-socialistes primaires qui ne comprennent rien au vivre-ensemble. (Ainsi qu’aux besoins de taxis des haut-fonctionnaires et à la phobie administratives de nos députés qui les empêche de payer leurs propres impôts ou factures)

  • demain , les chômeurs sont en deuil et boycotteront cette fête tandis que les patrons du CAC40 sabreront le champagne et trinqueront a la santé de leurs salariés

    • Les entreprises du CAC40 n’emploient que 4.3 millions de salariés… dans le monde.
      Parmi ces entreprises, quelques une pratiquent le capitalisme de connivence surtout celles qui sont publiques (EDF, Suez…) ou vivent de commandes publiques (Bouygues…) mais ce n’est pas la majorité de ces entreprises et elles ne représentent pas la majorité des salariés (Carrefour représente 10% des emplois du CAC40).

      Le CAC40 est le bouc émissaire bien pratique pour les socialistes.

    • Il y aura plus de bouteilles de champagne sabrées dans les sphères du gouvernement que dans celle du CAC 40, à supposer que cette dernière soit distincte des premières.

    • Personne n’est obligé de travailler dans une entreprise du CAC40 jusqu’à preuve du contraire. Il y a rien de plus à rajouter d’un point de vue libéral.

    • Et rien n’oblige le consommateur a consommer CAC 40. Par contre nous sommes tous coincés par l’état et le pistolet qu »il appliqué sur nos tempes.

  • Heureusement qu’ils ont le FN. C’est leur excuse pour tout.

  • « l’optimisme assez spectaculaire des Français, en regard d’une conjoncture particulièrement défavorable »

    En fait, il y a vraiment des signes d’amélioration de la situation économique. La baisse du pétrole, bien que partiellement compensée par la hausse du dollar, se traduit en augmentation du pouvoir d’achat. De même la baisse des taux d’intérêt améliore la situation des acheteurs d’immobilier.

    Le gouvernementable (excellent mot-valise) n’y est pour rien, bien entendu. Et le retournement sera d’autant plus douloureux.

    • La hausse de pouvoir d’achat due au pétrole se décompose en deux : on gagne sur les dépenses obligées de carburant, et on peut acheter plus de carburant. Le gain sur les dépenses obligées de carburant est bien moindre que sur le montant brut consommé dans le pays. La possibilité d’acheter plus de carburant est compensée par la possibilité d’acheter moins de produits importés de la zone dollar.

      Pour les achats immobiliers, la rentabilité de l’immobilier baisse aussi vite que les taux, et les perspectives de remboursement du principal ne sont pas mieux loties.

      Donc les effets sont relativement marginaux, tandis que le risque augmente…

      • Et surtout, la majorité des taxes sur le carburant sont fixes… donc si vous consommez plus, vous alimentez le mammouth…

  • « Il semble en effet que le moral des ménages, à 94, soit en augmentation d’un point en avril par rapport à mars »

    On appel ça le « printemps ». Le retour du beau temps, les gens sont plus optimiste que quand il fait 0 dehors. Mais ne vous inquiétez donc pas, ça ne durera pas.
    Winter is coming :).

    • En novlangue on appel cela (l’été) le réchauffement climatique. Et si vous persistez à dire que l’hivers approche vous n’êtes qu’un dangereux climato-sceptique.

  • Quand est-ce qu’on débaptise la « fête du travail » pour la renommer « fête du RSA » ? La Novlangue, c’est maintenant.

  • Ses phrases sur le média d’ Etat Franceinfo on peut la déclamer de plusieurs façons surtout la 2eme c’ est amusant en tout cas les intéressés auront pigé 5sur5

  • « Une inflation très basse », prétend l’expert. La consommation, moteur de l’économie en 2015 ?

    Observez le passionnant petit graphique à droite de cette page pour savoir si l’inflation est « très basse » :
    http://www.rue-montgallet.com/prix/acheter,intel-core-i7-4790k-4ghz,799817
    (il s’agit exactement du même produit sur la période).

    Compte tenu d’une inflation aussi « basse », nul doute que de nombreux ménages vont reporter sine die l’ensemble de leurs projets de consommation superflue, en dehors du strict nécessaire qui sera limité autant que possible (nourriture, chauffage…) Et c’est sans compter les ponctions étatistes sur les salaires (impôts locaux par exemple) qui, ajoutés à une inflation aussi « basse », constituent la double punition économique pour l’ensemble des Français. Ne parlons pas des entreprises implantées en France qui vont couper dans leurs projets d’investissements en attendant des jours meilleurs. Mais peu importe, il fallait à tout prix que l’euro soit dévalué pour « relancer » l’économie, d’après la thèse socialo-keynésienne. On se demande ce que l’euro-DTC va bien pouvoir relancer. Pendant ce temps, jamais à court de stupidités consternantes, les médias officiels se félicitent d’un léger frémissement des exportations françaises vers… l’Allemagne ! Pas de doute, voilà une grande victoire de la politique de l’euro faible !

    Le gouvernement déclare qu’il lutte pour l’emploi. En vérité, le gouvernement se moque du chômage comme de sa première rose fanée mais lutte avec acharnement pour que l’Obèse engraisse un peu plus sur le dos des Français.

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