Santé : le programme de François Fillon n’est pas libéral !

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Santé : le programme de François Fillon n’est pas libéral !

Publié le 30 décembre 2016
- A +

Par Patrick de Casanove.

programme de François Fillon
François Fillon By: European People’s PartyCC BY 2.0

Comme tous les politiciens français, François Fillon dit être « extrêmement attaché à la Sécu » et vouloir « Sauver notre Sécurité sociale ». Or il est accusé d’être ultra libéral et de vouloir « casser la Sécu ». Regardons son programme.

Le programme de François Fillon

  • « Restreindre le champ d’action de la Sécurité sociale aux affections graves et de longue durée »

Il ne fait que prendre acte de ce qui se passe déjà sournoisement. La pénurie règne dans le système de soins français. Les déserts médicaux n’en sont que la partie la plus médiatisée. Depuis bien longtemps la Sécu doit rationner pour gérer cette pénurie. Elle se concentre sur le (de plus en plus) « gros risque » et abandonne le (de moins en moins) « petit risque » aux mutuelles. Elle le fait au travers des déremboursements et des secteurs entiers de la santé qu’elle abandonne (optique, soins dentaires, appareillages auditifs). Contrairement à ce qui est espéré, cette mesure ne mettrait pas fin aux doublons. Pour être bien couvert, il faudrait toujours la Sécu et une mutuelle.

  • Définir un « panier de soins »

Cela concerne un panier de soins que la Sécu prendrait en charge. C’est la conséquence de la proposition précédente. Plusieurs politiciens en parlent, tous veulent le réserver à la Sécu, préservant ainsi son monopole. L’État décide seul ce que la Sécu couvre. Beaucoup de pays ont mis en place ce panier de soins. Il est toujours accessible sans conditions.

  • Mettre en place « une franchise médicale universelle, en fonction des revenus »

Elle remplacerait les actuelles franchises. Là encore plusieurs pays ont une franchise unique. L’assurance santé n’intervenant qu’au-delà. Elle n’y est pas proportionnelle aux revenus. Ceci est une concession à la « justice sociale » à la française et à la « malédiction égalitaire » qui frappe notre pays.

  • Établir « un régime spécial de couverture accrue »

Il s’agit là de répondre par anticipation à la critique convenue qui voudrait qu’en cas de système de libre choix, seuls les plus riches pourraient accéder aux meilleurs soins. Qui voudrait aussi que les plus pauvres soient incapables de s’assurer. Le terme accrue convient à ce qui est déjà en vigueur dans notre pays où, souvent, ceux qui ne cotisent pas sont mieux couverts que ceux qui cotisent.

  • Créer « une agence chargée de réguler les contrats de complémentaires santé »

Éternelle tentation de la régulation étatique ! Il n’existe pas de pays où, quand il y a une liberté de choix du prestataire, l’État n’intervienne pas. Quelques exemples : en Suisse comme aux Pays-Bas ou en Allemagne il y a obligation de s’assurer pour l’individu et contracter pour l’assureur. Pour éviter une « chasse aux bons risques » de la part des assureurs, il existe des fonds de péréquations. En Australie, le Fonds de santé d’État Medibank a été créé pour entrer en compétition avec les Fonds de santé privés à but lucratif et faire baisser les primes.

Dans le cas qui nous occupe, cette agence étatique interviendrait sur la partie de la couverture soumise au choix, c’est-à-dire la part des mutuelles. Reste à savoir comment.

  • Mettre « fin à la généralisation du tiers payant » qui donne le sentiment au patient que la médecine est gratuite et qui conduit à des abus

Le Tiers payant généralisé n’est pas une demande de la plupart des patients. Quant aux médecins, l’immense majorité d’entre eux le rejette essentiellement parce qu’il entraîne un surcoût et un surcroît de travail administratif. Cerise sur le gâteau, il ne résout en rien les problèmes d’accès aux soins.

  • « Remettre les médecins libéraux au cœur du système de soin »

Cette promesse n’est là que pour endormir la méfiance des médecins dits « libéraux ». Cette incantation utilisée depuis des décennies a toujours été le préambule à des actes hostiles à la médecine libérale. C’est une rengaine que ne vont croire que ceux qui pensent qu’il y a encore une médecine libérale en France.

  • Développer « l’hospitalisation à domicile et les soins en ambulatoire »

C’est aussi une grande antienne que les politiciens ressortent régulièrement et présentent comme une solution miracle pour réduire les coûts et « sauver la Sécu ». Dans la pratique elle conduit à donner la part belle au public et réduire la part du  privé, en contradiction avec le point précédent. Étendre l’hôpital dans la ville est déjà ce que prévoit l’actuelle Loi Santé.

  • Mettre en place des « incitations pour les médecins généralistes à l’installation dans les déserts médicaux »

C’est la poursuite de la politique de la carotte déjà en place, sans le bâton. Les politiciens ne conçoivent que des incitations financières et matérielles. Les véritables incitations sont aussi de bonnes conditions de vie en famille, incluant ce à quoi tout le monde pense : les écoles, les services publics, mais aussi les commerces et les loisirs. (Se reporter en fin d’article). Or ces incitations n’existent plus dans plusieurs territoires parce que le problème de base est le désert, c’est-à-dire ces territoires peu peuplés abandonnés par les services de l’État. Cela dit le désert touche aussi Paris mais pour d’autres raisons.

  • Instaurer « les 39 heures à l’hôpital »

Il n’est un secret pour personne que si les 35 heures ont été néfastes à l’économie du pays, les plus gros dégâts ont eu lieu dans la Fonction publique hospitalière. Reste à faire avaler la mesure !

  • « Imposer l’équilibre des comptes de l’assurance maladie »

Cette mesure relève de l’incantation dans le plus pur style de la politique volontariste. L’équilibre des comptes de la Sécu est un serpent de mer. Le déséquilibre est structurel, lié au fait que la Sécu est une pyramide de Ponzi légale. Les sommes qui rentrent sont immédiatement dépensées, il n’y a aucune trésorerie. « Imposer » n’est ici, comme souvent, qu’un mot vide de sens dont l’État s’affranchit sans état d’âme. Il suffit de regarder les fameux « critères de Maastricht ». « Imposer » l’équilibre ne changera rien parce que ce système intrinsèquement déséquilibré n’est pas abandonné.

Que serait une protection sociale libérale ?

Les deux premiers points sont indispensables à la réussite d’une vraie réforme pour remettre la France sur les rails. Ils pourraient faire accepter aux Français la mise à plat de leur Sécu qui donnerait à la France une protection sociale juste, pérenne et performante.

  • Le salaire complet

L’intégralité du chiffre d’affaires moins les frais nécessaires à l’exercice de la profession pour les non-salariés.

  • L’impôt proportionnel et minimum

Un seul impôt, sur les personnes, remplacerait tous les impôts et taxes.

  • La retraite par capitalisation en libre choix

Il faudrait la création d’un compte épargne retraite, transmissible, récupérable.

  • Le compte épargne santé

Lui aussi transmissible, récupérable. Couplé à la mesure suivante.

  • Les assurances santé en libre choix

Concurrence, meilleur rapport qualité prix, péréquations entre petits et gros risques.

  • Le panier de soins

Par exemple ce que prend en charge la Sécu aujourd’hui, pas de sélection à l’entrée et soumis à la concurrence. Il peut être proposé par n’importe quelle assurance. Il est affecté à la personne qui peut choisir son prestataire.

  • Le filet de sécurité pour les plus démunis

Santé, retraite, éducation, aide à la personne, il remplacerait toutes les aides. Un pauvre sait choisir. Il y a un accord universel autour du fait que personne ne doit renoncer à un soin ou à des chances de guérison uniquement parce qu’il ne pourrait pas en supporter lui-même les frais.

  • Liberté des prix et des services

Sans liberté des prix, on se prive d’informations fiables ce qui est source de gaspillage et de mauvais investissements, d’où pénurie et déserts médicaux… Sans liberté des services, on se prive de la concurrence qui est le libre choix du consommateur, le meilleur service au meilleur prix et qui incite à l’amélioration pour le producteur. En bref, laisser les médecins travailler librement est une vraie incitation.

Conclusion : le programme de François Fillon n’est pas libéral

La comparaison des deux programmes permet d’affirmer que l’attachement de François Fillon à la Sécu n’est pas qu’une clause de style indispensable pour pouvoir être considéré comme sérieux.

En vérité il ne « désétatise » rien du tout. Ce ne sont que des mesures paramétriques. Le monopole obligatoire et les faux délits qu’il engendre persistent. Le système répressif persiste. Tout au plus le capitalisme de connivence est-il renforcé.

Il est temps de rassurer les étatistes de tout bord : le programme de François Fillon sur la santé ne casse pas le prétendu modèle social français, ne détruit pas la Sécu, n’est pas libéral, n’est pas l’américanisation de notre protection sociale. C’est encore et toujours de l’étatisme.

La sauvegarde du « modèle social français » prime sur une meilleure prise en charge des Français. La protection sociale à la française issue des ordonnances de 45 reste un système intouchable et sacré. Sa remise en question est un tabou. La Sécurité sociale à la française a encore de beaux jours devant elle.

Pour compléter vous pouvez découvrir la définition que Frédéric Bastiat donnait du socialisme et ce qu’il prédisait en matière de protection sociale.

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  • A le trou de la sécu… Idée folle : si les taxes appliquées sur l’alcool et le tabac n’étaient pas seulement une pompe à fric étaient reversées à la sécu, ça fait longtemps qu’il n’y aurait plus de trou. Et il en resterai même pour augmenter le budget de la recherche..

    • hé oui jack , c’est un peu comme au temps de la vignette auto dont l’argent devait servir aux personnes agées …..qui n’en ont bien entendu jamais vu la couleur ……

  • Entre l’idéal que voys décrivez et la situation actuelle, il faut trouver un chemin du possible…

  • Patrick
    vous prononcez vous aussi en faveur de la suppression du numerus clausus ?

    • le numerus clausus , actuellement largement assez haut, sert aussi à sélectionner des candidats pour des études longues, couteuses, exigeantes( ce que ne suffit pas à faire le baccalauréat actuel).

      Après il est possible de fabriquer des sous médecins pour s’occuper de choses routinières comme le font par exemple les américains avec des infirmières formés à certaines prescriptions . En plus cela déchargerai les médecins de taches répétitives qui encombrent les cabinets.

      Enfin, la suppression d’une multitude de médecins salariés inutiles(médecins scolaires,coordonnateurs de maison de retraite, ….) augmenterait rapidement le stock des médecins disponibles: peut être alors, les jeunes diplômés chercheront à s’installer( ce qu’ils ne font plus !).

      • Concernant les kinésithérapeutes on est tout de même dans une situation complètement ubuesque avec un numerus clausus très sélectif mais surtout au niveau social car pour les familles aisées il n’est pas très compliqué d’envoyer ses enfants étudier en Espagne où il n’y a pas de concours et enfin le plus navrant est l’embauche de kinésithérapeutes espagnols par les hôpitaux par manque de réussite des français

  • LeLibéralSolidaire
    5 décembre 2016 at 9 h 37 min

    Je suis d’accord sur le filet de sécurité (chèque santé, etc)… encore qu’il me semble préférable qu’il soit universel (tout le monde y a droit). Cela évite de rentrer dans des conditions d’attribution spécieuses (regarder celles du RSA aujourd’hui!!!), et de donner un rôle particulier à l’état, car il va devoir contrôler, etc. Cela nous évitera des effets de seuils délétères…
    ??????
    Je suis pour le chèque syndical, pour le rsa universel, chèque logement (et suppression des hlm) tout qui ramène les éléments de solidarité au choix de l’individu, sans effet de seuil (car contrôle de l’état)

    • Chèque syndical, pourquoi pas, mais il conviendrait de réviser la législation actuelle pour faire cesser le principe de « représentativité » à tous les niveaux, et laisser ains aux syndicats la possibilité de faire effectivement progresser les choses plutôt que défendre des privilèges, dont les leurs.
      Ensuite, il conviendrait de revenir une bonne fois sur la parité de gestion des organismes sociaux, et de faire cesser cette monstruosité sclérosante dans laquelle les parties en question luttent plus pour défendre leurs acquis que pour améliorer le systeme (par exemple en l’ouvrant à la concurrence).
      Enfin, appliquer strictement la législation actuelle sur l’interdiction des grèves politiques, des blocages d’entreprises, des abus,de grèves, etc.
      Bref, faire des syndicats des organisations responsables et constructrices et pas des organes de propagande rétrogrades et violents.

      Bien entendu, tous ces « chèques » doivent donc trouver un financement cohérent, comme une flat-tax sur tous les revenus au premier €, sans progressivité, avec suppression de toutes les niches fiscales et de toutes les aides sociales.
      Bref, révolution !

  • Fillon c’est pas Ron Paul ok, mais en tenant compte de la politique des 40 dernière année je trouve que fillon est un celui qui se rapproche le plus des idées libérales.

  • Expliquez ce qu’est être libéral en langage compris par tous pour éviter les textos, discours et groupes de pression intéressés par le négativisme et non le progrès pour tous, car la France est au bord du précipice avec un manque énorme d’efficacité généralisé!!

  • L’erreur profonde du système de gestion de la SS en France est d’en faire un mécanisme de gestion paritaire. On comprend mieux alors pourquoi il a dérivé vers un système qui n’a rien à envier aux systèmes mafieux italiens, avec populations cibles et clientélisme. Moi, quand je vois les châteaux et les résidences de vacances des syndicats français (on pourrait élargir la réflexion aux 1% dégagés pour les CE des grandes entreprises nationales tous aux mains des mafieux des centrales syndicales qu’on connait, suivez mon regard, les mêmes), j’ai mal à ma carte verte, car je n’ai pas droit à ces résidences de grand luxe pour ripoux encartés, afin de me reposer quand mon corps le réclame…

    ref. : Rapport Perruchot
    ref. : https://www.contrepoints.org/2012/02/25/70653-rapport-perruchot-sur-largent-des-syndicats-revelations-etonnantes-propositions-insuffisantes
    ref. : http://www.lesenquetesducontribuable.fr/?s=cgt

  • « Il n’est un secret pour personne que si les 35 heures ont été néfastes à l’économie du pays »

    Démonstration, s’il vous plait !
    Pour l’heure, la seule étude sérieuse qui existe sur le sujet est un rapport parlementaire, signé et par la gauche et par la droite, qui indique que la mise en place des 35 heures a bien eu un effet positif pour l’emploi…

  • Est ce que la santé doit être soumise entièrement aux lois du marché ?
    Évidement pas ,les lois du marché ne peuvent pas s’appliquer a un produit vital où le client est captif comme peut l’être un drogué.. le libéralisme n’a pas a mettre les pieds la dedans ,la santé ne peut pas être une source de profit !

    • La nourriture est un produit vital et une source de profit… et la faim n’a jamais autant reculé qu’à notre époque.

      Vous me rappelez ces soviétiques qui pensaient que le marché ne serait jamais capable de nourrir les populations alors qu’ils la prenaient dans des magasins quasi-vides.

    • « Est-ce que la santé doit être soumise entièrement aux Lois du marché ? »
      Évidemment non. Évidement oui.
      Non car comme beaucoup de choses qui potentiellement touchent à la structure même de la société, il est convenable d’envisager une régulation, un cadre technique, réglementaire, que sais-je. C’est là le rôle de l’Etat.
      Oui car dans le cadre ainsi définit, rien ne justifie que l’Etat soit opérateur de soin, de flux de paiements, de fixation de prix, etc. Donc, oui, bien évidemment les Lois du marché s’appliquent intégralement à la santé. Le fait qu’il s’agit de services « vitaux » ne peut au plus que justifier un encadrement. Rien de plus.
      Par ailleurs, pourquoi la santé ne serait pas une source de profit ?
      Un médecin, une infirmière, un urgentistes ne méritent donc pas de « gagner » leur vie à hauteur du service qu’ils rendent ?
      Un type dont les mains sont assez habiles pour vous réparer et vous permettre de continuer à vivre de longues années (ou même quelques semaines) ne devrait pas pouvoir s’enrichir ? Alors qu’un gugus illere qui ne sait « que » pousser un ballon de cuir dans un espace de 7,32m de large le pourrait ?

    • La santé, comme n’importe quelle activité économique, est forcément une source de profit ou de déficit. Si les profits/déficits n’apparaissent pas, c’est qu’ils sont détournés par certains acteurs du système de santé qui pratiquent le recel de biens sociaux sous couvert d’artifices comptables, en dehors de toute régulation et de manière injustice. Ne pas soumettre la santé aux lois du marché revient à interdire la régulation bienfaisante offerte par le marché libre et à confier aux pillards ce qui est effectivement vital.

      Le problème est entier pour les 7 secteurs économiques qui devront tôt ou tard être entièrement redonnés au secteur privé productif pour qu’ils retrouvent enfin de la régulation : éducation, santé, retraite, énergie, transport, logement, culture.

  • tout le monde sait très bien que le programme de Fillon n’a rien de libéral. C’est un programme conservateur et réactionnaire qui s’appuie sur une idéologie du XIXème.

  • Stéphane Lallement
    31 décembre 2016 at 18 h 07 min

    Le programme de Fillon n’est clairement pas libéral. Mais ce qui est proposé par l’auteur de l’article. Un vrai programme libéral serait ce qui a été recommandé par Bastiat : «N’attendre de l’État que deux choses : sécurité (contre l’oppression) et justice. Et bien voir qu’on ne saurait, au risque de les perdre toutes les deux, en attendre une troisième.»

  • Vous me surprenez tous !!!
    Pas un pour rappeler que Filion, Hollande ou Sarkozy n’ont font qu’appliquer les GOPE* de l’Union européenne !!!
    Pas de Loi Macron mais la mise en conformité nationale des GOPE des commissaires européens et idem pour El Kohmry…

    Un petit rappel fait par Viviane Reding* à l’Assemblée Nationale le 16 octobre 2012 : « Il faut lentement mais sûrement comprendre qu’il n’y a plus de politiques intérieures nationales. Il n’y a plus que des politiques européennes partagées dans une souveraineté commune. »

    La novlangue européenne est perverse « souveraineté commune » !!!
    La Souveraineté est nationale ou pas, inscrite dans notre Constitution et bafouée par les Traités de l’UE et le TFUE…

    Alors la question est surtout celle posée par nos amis britanniques : on reste sans choisir où on sort pour décider une vrai politique libre ?

    * Grandes Orientations de Politique Économique

    ** Elle était alors Vice-présidente de la Commission européenne, Commissaire européenne à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté

    • nomatech: il n’y a plus de politiques intérieures nationales. Il n’y a plus que des politiques européennes partagées dans une souveraineté commune.

      C’est faux, les disparités entre pays de l’union au niveau des systèmes de santé, budget, législation, fiscalité, bureaucratie sont encore gigantesques.
      La faillite française est 100% made in France avec un état qui est devenu un cancer pour la société civile (Il ne reste plus que 28% de la population qui travaille dans le privé).

      L’UE sert de bouc émissaire bien pratique aux politiques et corporations de l’état français dont la responsabilité est écrasante.

      (l’UE se transforme graduellement en bureaucratie oppressante, mais sa responsabilité est insignifiante dans les problèmes que rencontre la France actuellement. D’autres pays de l’union vont très bien.)

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