« Pourquoi je préfère Fillon à Macron »

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« Pourquoi je préfère Fillon à Macron »

Cet article en est un d’opinion. Il ne représente que le point de vue de son auteur
Publié le 31 mars 2017
- A +

Par Pierre Chappaz.

Macron est populaire dans les startups et les medias parisiens. Il est sympa (j’ai eu l’occasion de le rencontrer et je confirme), moderne (notamment par rapport aux dinosaures du PS avec lesquels il vient de gouverner pendant 5 ans), il prêche l’optimisme à un pays déprimé… Malgré toutes ces qualités, je ne voterai pas pour lui. Pourquoi ?

Son élection ne serait certes pas une catastrophe pour la France. Simplement, je pense qu’elle ne changerait pas grand-chose. Le pays continuerait de décliner doucement, faute de réformes suffisantes pour rattraper les nations qui travaillent plus, sont moins étatisées, moins fiscalisées, moins bureaucratisées.

Pourquoi Macron est populaire

Posons la question : Macron n’est-il pas populaire justement parce que les réformes qu’il propose, et qui vont souvent dans la bonne direction, sont des demi-mesures ? Des réformettes qui ne choquent pas grand monde ?

Citons quelques exemples : assouplissement des 35 heures oui, mais sans modifier le cadre légal… Économies de 60 milliards oui, mais en même temps dépenses d’ « investissement » de 50 milliards… Réduction du nombre de fonctionnaires ? Peut-être de 25.000 par an, moins que l’augmentation annuelle des 5 dernières années…

Macron propose aussi, comme Fillon, la réduction des impôts sur le capital (qui ont été augmentés à un niveau sans précédent alors qu’il était le principal conseiller économique de Hollande) ainsi que de l’impôt sur les sociétés. Ce sont de bonnes mesures. Il est important d’alléger le boulet fiscal pour faire repartir l’économie.

Peut mieux faire

Au final, si je devais donner une note à Macron sur la politique économique, je dirais : peut mieux faire.

Pour la première fois depuis 40 ans, un candidat à la présidence propose de remettre la France au diapason des grands pays développés en ce qui concerne la liberté économique et les dépenses publiques : il s’agit de François Fillon. Il est le seul à proposer la fin des 35 heures, du Code du travail (3600 pages de réglementation) et de l’ISF, 500.000 fonctionnaires en moins. Il veut alléger la bureaucratie qui pèse sur les PME, réduire l’assistanat…

Je comprends bien que ces propositions ne plaisent pas à tout le monde : on ne peut pas diminuer l’emprise de l’État en France sans déranger certaines habitudes. Alors préfèrera-t-on reculer devant l’obstacle, et voter pour Macron, le candidat qui intitule son bouquin Révolution justement pour ne pas révolutionner grand chose ? Ou oser la vraie révolution, celle du libéralisme et de François Fillon ?

Oser la vraie révolution du libéralisme

Et puis, il y a une autre raison qui fait que je ne peux pas voter pour Emmanuel Macron : ses positions ultra-européistes, aux antipodes du sentiment de beaucoup de Français – qui ne votent pas tous Le Pen – inquiets de la disparition progressive de leur culture, de l’immigration excessive, et de la dépossession du pouvoir par l’administration bruxelloise. Fillon me parait bien plus raisonnable sur l’Europe, sans doute faut-il y voir l’héritage de son mentor souverainiste Philippe Séguin.

Merci de ne pas me dénier le droit à participer au débat au prétexte que, comme beaucoup de Français et notamment d’entrepreneurs, j’ai choisi de vivre hors de France. J’aime la Suisse, pays qui fonctionne bien, a confiance dans ses valeurs, et se trouve heureux de n’être pas dans l’Europe.

Mais j’aime aussi la France. Mon pays natal qui souffre d’un État envahissant et chroniquement déficitaire. Beaucoup de Français, comme moi, veulent que leur pays se relève. Nous sommes nombreux à travailler dur, à vouloir réaliser nos rêves sans renier nos racines.

La victoire de Fillon, après le lynchage dont il a été l’objet, paraît aujourd’hui peu probable. Mais il aura ma voix.

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  • Liberte Adorée
    31 mars 2017 at 9 h 34 min

    Ca fait du bien d’avoir des vrais arguments, contrairement a d’autres auteurs ici, bref…

    Donc merci de faire un texte constructif. Maintenant mes désaccords :
    1) vous n’évoquez ni la réforme des retraites, ni celles du chomage.

    Les 2 ne sont pas libérales chez Macron, mais sont fondamentales… pour un jour apporter le privé dans tout çà, donc libéraliser ENFIN et la retraite et le chomage. Pour la retraite, vu que personne en France n’accepterait une privatisation, maintenant (voir point suivant sur le programme santé de Fillon), la meilleure méthode et le plus logique, est de supprimer toutes les différences injustes, que nous payons tous, donc tous les régimes spéciaux qui doivent etre remis a plat. Madelin juge d’ailleurs cette partie très interessante, mais je soutiens cela, sur la retraite cette réforme est indispensable, elle entrainera de larges économies, et une base solide pour passer a l’étape suivante.
    Sur le chomage, c’est plus discutable, mais pour la meme raison que la retraite, je pense que aplatir la notion de chomage, et donc que tout le monde y ait le droit… apportera la meme chose, la possibilité d’apporter le privé dedans… et c’est encore une fois la seule façon d’y arriver en France. Bien sur j’aurais préferer un candidat qui dise « on va permettre a qui le souhaite de souscrire une assurance privée pour le chomage et/ou la retraite »… mais voila on est en France et c’est quasi impossible.

    2) Maintenant parlons de Fillon, j’ai voté pour lui pour le premier tour de la primaire… et le lendemain… magie, il supprime de son programme, une grosse partie de ce qui m’avait fait voter pour lui… son programme santé… et pire il regresse meme par rapport a avant. C’est concret, avant il disait que seule les grosses maladies seraient remboursées par la sécu… et le lendemain de la primaire gagnée, pour des accords d’appareils (vieille politique), il revient totalement dessus, il n’est plus du tout question de cela, et meme pire il veut rembourser les lunettes et les appareils auditifs (je crois pour l’auditif)… Bref d’une situation qui aurait pu permettre de réduire le déficit de la sécu… on passe a plus de dépenses…

    Il est revenu aussi sur le taux de TVA qu’il voulait augmenter d’1 point (ce qui est une connerie pour moi, mais peut importe) et hop il revient dessus (vieille politique… et encore… Hollande a baratiner pendant la présidentielle mais au moins il a attendu d’etre au pouvoir pour changer son prog… la le type change tout donc on sait qu’il continuera a changer sur des fondamentaux).

    Il était aussi question, pour le nombre de fonctionnaires et les 35h… de passer par un référundum… et dernièrement il dit qu’il mettra tout l’été a discutter avec les syndicats… donc il reste dans cette position ou ce sont les syndicats salariés (qui représentent 5% des salariés) et les syndicats patronaux (5% aussi) qui vont prendre des décisions pour le reste donc 95% des salariés et 95% des patrons qui ne soutiennent pas ses syndicats sur-subventionnés…

    Pour le nombre de fonctionnaires, il n’est pas du tout « libéral » de supprimer des fonctionnaires… ce qui est libéral c’est de supprimer des fonctionnaires inutiles. Dans ses 500.000 il y a aussi des policiers, et medecins,… ce qui n’a aucun sens… il y a par exemple un ministère à supprimer totalement c’est celui du ministère de la culture… et la pof on augmente de plus de 2 milliards son budget, ce qui va lui permettre de dépasser celui de la justice… quand dans un pays, tu dépenses plus pour la culture que pour la justice… c’est que tu veux a tout prix dicter le bien et le mal, et te servir des impots des Francais pour tes propres valeurs personnelles…

    Bref je ne voterais pas pour Fillon, je sais que ce que propose Macron n’est pas a la hauteur… mais entre quelqu’un qui revient sur tout, qui n’est pas du tout libéral donc, et quelqu’un qui propose des mesures, pour moi fondamentale (meme si pas libérale) mais qui sont la base pour passer a l’étape suivante… bref je ne suis meme pas vraiment fixé, car c’est soit l’abstention, soit Macron.

    • Bien dit, hélas.
      Le gros problème de Fillon est qu’on ne peut plus avoir confiance en lui. Il a déjà renié ses propositions et trahi son électorat trop de fois en si peu de temps.
      En face, on n’aime ou on n’aime pas, mais il me semble que Macron est resté plus cohérent.

    • C’est la théorie des jeux.
      Une élection se gagne sur la frontière marginale.
      Chaque candidat a un programme différent pour battre des adversaires différents.
      La primaire de droite n’est pas la même élection que la présidentielle. Il est normal que le programme se « centrise »…
      Pour les mêmes raisons, le programme pour le premier tour ne sera pas le même que pour le second tour, et même différent en fonction du second candidat du second tour.
      Attendez-vous aussi a ce que FF change son programme s’il passe le premier tour.
      Tout comme l’autre candidat….

    • Je suis d’accord sur le principe, en effet c’est bien beau de vouloir dire on va liberaliser le pays comme jamais, mais peut-on vraiment le croire ? Comme les électeurs de gauche vont-ils vraiment croire Melenchon quand il raconte qu’il augmentera le smic, une vie meilleure pour tous etc…..
      Pour cette raison Fillon ne me paraît que peu credible, et ses allers-retours permanents alors qu’il n’est qu’en campagne montre déjà sa personnalité…
      Je ne suis pas non plus un « pro-Macron », mais j’ose espérer qu’il a un peu compris vers quoi le pays se dirigeait….

    • Beau plaidoyer. Mais qu’est-ce qui vous fait croire que Macron va tenir ses promesses? Son programme est un catalogue de demi-mesures. Il passe son temps à louvoyer. Il maîtrise parfaitement la technique de son maître en la matière, un certain Hollande…

      Juste un exemple: son programme de réduction des dépenses « par rapport à leur augmentation naturelle » est un enfumage pur et simple. On vient d’en prendre 5 ans et vous en redemandez?

      • Là-dessus je ne suis pas d’accord….il reste relativement en ligne avec ce qu’il annonce au moins. Quand on lui parle de l’ubérisation de l’économie, il répond qu’il préfère voir quelqu’un travailler plutôt qu’être au chômage…je préfère ça à un candidat qui va annoncer comme d’habitude que le monde sera meilleur pour tout le monde……je ne suis pas naïf, et je doute qu’il soit l’homme providentiel, mais bon c’est un sentiment general, et je le crois relativement sincere, et j’apprécie aussi sa façon de vouloir « casser » les rentes…nous verrons bien de toute manière, mais malheureusement je crains que le pays soit absolument irréformable

  • Il faut voter Fillon ; les républicains sont les seuls à pouvoir mener un programme de redressement. S’il n’arrive pas malgré cela au deuxième tour, il faut s’abstenir. Mais les républicains reprendront la main pour les législatives et obtiendront une majorité qui gouvernera quel que soit le Président. C’est de l’inédit si cela se passe sous la cinquième république ; il faut bien se persuader que l’élection présidentielle est truquée et qu’il faut fonder une sixième république par la pratique.

    • Je vais être méchant : les seuls à pouvoir redresser la France, comme ils l’ont fait entre 2007 et 2012 avec une certaine personne en tant que premier ministre ??
      Ils ont échoué eux aussi.

  • Je ne voterai pas Fillion car comme le dit un autre commentaire, il n’est pas libéral et il a l’etatisme dans le sang, Macron semblait une bonne alternative avant qu’il ne soit candidat (je le trouve bien mal entouré: entre corporatisme et socialisme) il me reste que le vote blanc, il faut une première fois à tout…. Ou sinon il reste melanchon histoire de planter la France une fois pour toute.. (possible quand on me vit pas en France… )

    • Attention tout de même, Macron est peut etre plus « étatiste » que Fillon : il propose d’étatiser la gestion du chomage et des retraites – aujourd’hui chasse gardée des syndicats et du patronat.

      • ça fait longtemps que la présidentielle en France c’est un concourt d’étatisme et en général c’est le meilleur (le plus étatiste) qui gagne mais ça se joue dans un mouchoir à chaque fois…

  • C’est la tout le problème de cette élection : nous élisons un homme (ou une femme), pas un parti ou un projet.

    Nous devrions nous concentrer sur ses valeurs, ses principes, ses compétences, pas sur ses promesses.
    Au lieu de ça, nous perdons du temps sur des programmes qui seront obsolètes dès les mois suivant l’eléction…

    • Valeurs?principes? si l’un ou l’une d’entre eux en avait ça se verrait pense. Les élections c’est un concours de bonimenteurs, de parjures et d’hypocrites…

      • D’une façon tout à fauit cynique, je me demande si c’est vraiment un mal en soi. Clairement on est loin de la morale et d’autres valeurs « nobles ».
        Mais rappelons-nous le rôle réel du président de la République en France : il est surtout notre meilleur VRP vis à vis du reste du monde.
        Les actions intérieures sont surtout pour le gouvernement (Premier ministre, etc). L’extérieur est pour notre président.

        Or l’extérieur est une jungle. Nous faisons façe à des pays qui ne respectent pas les (nos?) règles. Et il faut faire avec, ça ne changera pas pour nos beaux yeux.

        A ce titre, je préfère voir élu un manipulateur, menteur et arnaqueur assumé mais talentueux qui saura nous défendre face au reste du monde, plutôt qu’un type qui se retrouve en position foetale dès la première affaire révélée…

  • Deux réponses à apporter à Pierre Chappaz.
    1. Comme beaucoup de chefs d’entreprise, il ne sait pas ce qu’est le libéralisme. Par ce que qualifié François Fillon de libéral, il faut oser.

    2. En dehors des affaires qui ont secouer la campagne de Fillon, il s’était engager à démissionner si il était mis en examen, ce qu’il n’a pas fait. Je vois pas comment je peux accorder ma confiance à un candidat qui en plus tient un programme dur à exécuter si déjà il ne tient pas sa première promesse de campagne.

    P.S Je n’irai pas voter parce que comme d’habitude, il n’y a aucun candidat libéral.

    • C’est dommage de vous abstenir : Vous favorisez ceux que vous n’aimez pas en donnant plus de poids à leurs électorat :/

      C’est décevant de ne pas trouver chaussure à son pied, certes. Mais ne pouvez vous pas trouver un compromis, un candidat « moins pire » ? Plutot que de « faire le jeu » de ceux que vous rejetez ?

      • Si on en aime vraiment aucun ?
        Ce n’est pas décevant, c’est inquiétant, c’est dire que même de loin, aucun candidat ne propose (dans mon cas) d’alternative crédibles libérales aux 11 gugusses actuellement dans la course présidentielle.

        Je ne voterai pas également, en connaissance de cause, en ayant lu tous les programmes (donc ce ne sera pas « une flemme » ou une ignorance « des hommes et des femmes qui se sont battus pour le droit de vote » comme on peut entendre dans certaines bouches).

    • Comme beaucoup de chefs d’entreprise, il ne sait pas ce qu’est le libéralisme. Par ce que qualifié François Fillon de libéral, il faut oser.

      Relisez mieux, il ne l’a absolument pas qualifié de « libéral ».

      il s’était engager à démissionner si il était mis en examen, ce qu’il n’a pas fait. Je vois pas comment je peux accorder ma confiance à un candidat

      Sur ce point, l’erreur est d’accorder sa confiance à qui que ce soit dans le monde politique français.

       
      Fillon n’est même pas arrivé sur le parvis de la présidence qu’un judiciaire politisé s’est déjà acharner à le flinguer alors qu’il n’est pas pire que les autres élus que le judiciaire laisse filer depuis des décennies, mais ce n’est que le début de l’autodéfense de la bureaucratie.

       
      Une fois aux manettes les processus à l’œuvre depuis 20 ans pour tuer toute réformes recommenceraient imanquablement : acharnement médiatique, « affaires », manifs, instrumentalisation des jeunes, des « infirmières ».


      Pour paraphraser h16 « vous êtes foutu », l’oligarchie bureaucratique, (composée de 3 millions de salariés d’état « dur », 600’000 élus et leurs amis les journalistes à 87% de gauche et 100% étatiste) tiens tous les rênes et individuellement ils n’ont aucun autre projet que de continuer sur la même trajectoire.

  • Et vous pensez vraiment qu’avec ce type d’attitude vous avez plus de chance d’avoir un candidat libéral dans cinq ans? Vous attendez le Messie, en quelque sorte.
    Alors que voter c’est tenter de faire évoluer la pratique politique dans le sens que vous souhaitez, même un tout petit peu, vous préférez laisser le champ libre à des candidats qui feront tout pour que vous ayez encore moins de possibilité d’aller dans ce sens.
    C’est de la déresponsabilisation, rien de plus. Donc, l’inverse de la pensée libérale!

  • « après le lynchage dont il a été l’objet »

    Je vous propose d’aller chercher la définition de lynchage dans le dictionnaire.

    Celui qui confond libertés d’opinion et d’expression avec un « lynchage » n’est pas très pertinent quand il essaie péniblement de donner des leçons de libéralisme …

  • « Il est le seul à proposer la fin des 35 heures, du Code du travail (3600 pages de réglementation) et de l’ISF, 500.000 fonctionnaires en moins. »

    FILLON promet beaucoup de choses. Certaines de ces promesses ne sont pas dénuées d’intérêt. Mais il y a (au moins) deux problèmes :

    1/ Il a prouvé, entre 2007 et 2012, qu’il était parfaitement incompétent pour mener des réformes nécessaires et douloureuses. Je ne parlerai même pas là de son goût prononcé pour l’argent des autres …

    2/ Il a prouvé, en 2017, qu’il n’avait aucune parole.

    Bref, un parasite, comme les autres, qui promet n’importe quoi, comme les autres, pour se faire élire. Mon avis : « Fool me once, shame on you. Fool me twice, shame on me. ».

    • 1/ Avez-vous oublié la réforme des retraites ? Menée jusqu’au bout malgré toute l’opposition qu’elle a suscitée. Pour la première fois depuis 1993 un vrai pas en avant vers la fin des privilèges des fonctionnaires en la matière.
      2/ L’affaire Fillon serait purement anecdotique si elle ne révélait pas que le pouvoir socialiste est si hégémonique qu’il peut se permettre de déstabiliser un opposant en lui reprochant exactement ce qui est justement et ironiquement la base de son idéologie : dépouiller les autres à son profit, dont il use et abuse à un tel degré que ce qui est reproché à l’accusé devrait paraître ridicule à toute personne sensée. Un procès à charge unidirectionnelle monté et activé par les hommes, les journalistes et les juges du pouvoir, qui n’est pas sans rappeler les sinistres procès de Moscou. La France a cessé d’être une démocratie. Se soumettre à une dictature embryonnaire exclut tout espoir de changement tout en permettant à la dictature de se renforcer. C’est pourquoi il est absurde de reprocher à Fillon de ne pas renoncer à sa candidature suite à un engagement pris (sur la mise en examen, si c’est à ça que vous pensez) à une époque où il croyait encore (à tort) vivre en démocratie.
      Ce qui est encore plus alarmant, c’est que ce glissement certain vers la dictature ne semble préoccuper personne. Comme le dit si souvent le génial h16, ce pays et bel et bien foutu.

  • Le problème de Macron, ce n’est pas ce qu’il promet, mais ce qu’il ne promet pas.
    Pour réformer le pays, comme l’ont fait le Canada, la Suède ou l’Allemagne, un candidat doit impérativement, avant de se faire élire, dire clairement les choix impopulaires qui seront faits.
    Macron ne fait que proposer une législature de lait et de miel, et il cache la potion au vinaigre. Si par bonheur il lui prendra l’envie de réformer à la Schröder, il n’aura aucune légitimité à le faire, il se heurtera à un mur, et il rejoindra la longue liste des rois fainéants qu’on se coltine depuis les Mérovingiens et Chirac.
    Je vais voter Fillon uniquement pour cela : c’est le seul candidat à proposer les réformes structurelles indispensable mais impopulaires. Non pas que je sois persuadé qu’il le fasse vraiment, mais au moins il a fait la première étape et ça mérite d’être encouragé.

  • Comme vous, je voterais aussi Fillon parce qu’il se rapproche plus de mes idées. D’un autre côté, si on attend un libéral « pur souche » en France, l’abstention est définitive pour des siècles, que dis-je des millénaires. Je ne sais pas si vous avez vu, mais 50% des votants de France vont encore choisir des gens dont les programmes sont clairement des négations de l’économie de marché. Le socialisme est trop ancrée dans notre culture pour espérer voir un jour nos idées aux manettes de ce malheureux pays.

    Je n’irais pas dire que Fillon est un libéral, mais il propose quand même un programme qui pour ma part est « libéral-compatible », d’où mon choix.

    Quand à Macron, je pense qu’il n’est que la devanture d’un centre-gauche, style SPD à la Française, mais qui cache une arrière-boutique socialiste,et que lorsque l’on chasse le naturel, il revient généralement au triple-galop. Hollande reboot.

    Pour terminer, la meilleure des chose qui devrait contenter les libéraux dans cette élection est la disparition programmée du PS. Les fausses et mauvaises idées, telles le communisme et le socialisme, finissent généralement toujours pas disparaître d’elles-même, la loi de la gravité sans doute.

    Merci M. Hollande d’y avoir grandement contribué.

    • La mort du PS n’est pas la mort du socialisme. si on cumule mélanchon, hamon, macron et lepen et tout les petits candidats tous d’obédience rose on arrive à près de 80% des votants. Le socialisme à encore de beaux jours devant lui dans ce pays de merde…

    • si on attend un libéral « pur souche » en France, l’abstention est définitive pour des siècles, que dis-je des millénaires.

      C’est clair, mais il faut voir que les candidats sont cooptés et agrée par les médias à 87% de gauche ou extrême gauche qui relaient des débats d’une pauvreté qui fait peur.

      Au bord du gouffre, le débat qui devrait occuper toutes les rédactions ce sont les finances publiques et le poids de l’état. Au lieu de ça on a une bouillie infecte sur la bonne mine et les bons mots des uns et des autres avec vaguement quelques éléments de « programmes » qui n’ont qu’un lointain rapport avec la réalité.

      mais 50% des votants de France vont encore choisir des gens dont les programmes sont clairement des négations de l’économie de marché.

      Le système français n’a aucun sens démocratique, en fait les Français sont « libéraux » comme Jourdain faisait de la prose : sans le savoir.

      Ils aimeraient bien globalement que l’état leur lâche la grappe et tueraient beaucoup de privilèges si la France était une démocratie, c’est-à-dire si le peuple votait les lois comme en Suisse au lieu de choisir un monarque dans une liste proposée par l’aristocratie bureaucratique et médiatique, exemple :

      En 2011 déjà la dette et les déficits publics, priorités des Français selon un sondage:
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/29/la-dette-et-les-deficits-publics-priorites-des-francais-selon-un-sondage_1596136_823448.html

      En 2013, un sondage Ifop confirmait le ras-le-bol fiscal éprouvé par les Français, partisans à 61% d’économies budgétaires, quitte à fermer certains services publics.
      http://www.lefigaro.fr/politique/2013/12/02/01002-20131202ARTFIG00522-les-francais-reclament-moins-de-fonctionnaires.php

      la meilleure des chose qui devrait contenter les libéraux dans cette élection est la disparition programmée du PS.

      Au contraire, le cancer a métastasé partout, ses éléments ne sont temporairement plus unis, mais ils infestent tous les centres de pouvoir et d’informations : corporations, judiciaire, médias, haut fonctionnariat et ils ce sont radicalisés en plus.

      Si un fasciste « pas-de-gauche » est élus ils se réuniront à nouveau pour saboter toute tentative de réforme.

  • LibertéEquitéSolidarité
    1 avril 2017 at 18 h 19 min

    Le programme de Fillon, défini et écrit au moment où il stagnait autour de 10 % de voix lors de la campagne des primaires de la droite est certainement celui qui convient le mieux à une France qui veut retrouver sa compétitivité. Mais une fois élu, en mai prochain, lorsqu’il demandera aux français de faire des efforts pour le bien du pays, le pays profond du Sans-culottisme lui enverra ses lycéens qui s’ennuient ferme dans leurs lycées encadrés par leurs délégués futurs permanents du PS, ses étudiants bourdivinesques et lordoniens, ses retraités de la CGT et des défenseurs du statut de la fonction publique de FO, ses groupuscules gauchistes anti-capitalistes, auxquels il faudra ajouter quelques casseurs désœuvrés pour organiser pendant les cinq années du quinquennat des concerts de casseroles assourdissants ! Fillon est donc très mal placé pour faire de la France un pays efficace et efficient ?

    • Tout cela n’est pas faux mais à ce compte, le pays est bel et bien foutu, sans aucun espoir de redressement.

  • Les commentaires sont fermés.

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