Pourquoi le parti socialiste ne devrait pas exister

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Pourquoi le parti socialiste ne devrait pas exister

Cet article en est un d’opinion. Il ne représente que le point de vue de son auteur
Publié le 13 mai 2017
- A +

Par Jan Krepelka.

Aucun parti socialiste ne devrait exister, dans aucun pays, nulle part dans l’univers. Il ne devrait, en effet, venir à personne l’idée saugrenue de fonder un « parti socialiste », ni même de militer pour un tel parti, et encore moins d’élire ses candidats, au même titre qu’il ne vient à personne l’idée de fonder un « parti du 2 + 2 font 5 ».

Que des partis socialistes existent encore doit donc être considéré comme choquant, comme un outrage à la raison et au bon sens, comme une anomalie historique vouée à disparaître tôt ou tard dans toute société — le plus tôt sera le mieux.

L’absurdité conceptuelle du socialisme

En effet, qu’est-ce que le socialisme ? Le socialisme s’oppose au capitalisme ; le capitalisme est un système de propriété privée des moyens de production (qui permet donc l’accumulation de capital).

Le socialisme est le contraire du capitalisme : un système de propriété publique des moyens de production.

Le problème apparaît déjà.

Bien sûr, différents partis socialistes de différentes époques auront différentes définitions. Certains clament à la nationalisation des entreprises, d’autres appellent à la défense du service public ; peu importe, l’enjeu est le même : que tout ou partie des outils de production ne soient « pas privés ».

Cette simple définition repose déjà sur une absurdité, une impossibilité, ou une tromperie, à choix : qu’est-ce que la « propriété publique » ?

Définition fausse de la propriété publique

Peut-on en effet concevoir une définition de « propriété publique » qui ne serait pas anti-conceptuelle ?

Seuls les individus peuvent effectivement penser, choisir, et donc agir. Seul un être humain, ou un groupe clairement défini d’êtres humains, peut s’approprier des ressources naturelles, prendre la décision de les échanger, ou les modifier par son travail.

Et en prenant ces décisions, c’est-à-dire en respirant et agissant sans avoir attendu l’autorisation de la collectivité, chacun agit bien en tant que propriétaire individuel de son corps.

Au même titre que la digestion se fait individuellement, de même la décision de ne pas consommer, d’épargner, et ainsi d’accumuler du capital sous une forme ou une autre, relève là aussi d’un choix individuel fait par une ou plusieurs personnes.

L’effet de la politique socialiste

L’introduction de la politique socialiste implique non pas que « la collectivité » va prendre les décisions faites jusqu’alors par les propriétaires, mais que d’autres individus vont prendre leur propriété aux producteurs et en disposer à leur place. Elle ne change rien aux formes légitimes d’acquisition de la propriété, ni aux formes illégitimes.

Elle ne propose aucune démarcation claire qui ferait qu’une propriété acquise légitimement deviendrait soudain illégitime, ou qu’au contraire une propriété acquise par des moyens considérés comme illégitimes deviendrait légitime.

Elle ne propose aucune définition de « propriété publique » qui serait compatible avec la propriété, ou même tout simplement non-contradictoire : qui contiendrait une définition universelle des moyens légitimes d’acquisition de la « propriété publique », qui contiendrait un critère non-équivoque permettant de proclamer « ceci est à tout jamais la propriété légitime de telle collectivité publique, et de nulle autre ».

Pas de magie

Elle n’introduit aucune magie qui permettrait d’être dispensé du principe de non-contradiction, et ainsi pouvoir à la fois être propriétaire de quelque chose et ne pas l’être.

Le socialisme introduit ainsi une notion de pseudo-propriété qui n’est plus conceptuellement défendable. Des phrases telles que « l’État est propriétaire de X » ne sont dès lors pas même grammaticalement correctes, au même titre que « je pleus » ou « ce caillou est heureux », dès lors qu’elles ne sauraient être décomposées en une chaîne cohérente partant de la définition en Droit de la propriété.

L’absurdité philosophique du socialisme

Ce détournement de la notion de propriété en pseudo-propriété publique et le manque de clarté conceptuelle de cette dernière amènent à une question fondamentale en philosophie du Droit, justement : comment modaliser la notion de propriété sans la nier  ?

Dès lors que l’on piétine les bases conceptuelles qui garantissent la propriété privée, le Droit se retrouve à son tour sapé de ses fondements : comment en effet faire passer une propriété privée en « mains publiques », sans bafouer le Droit de propriété ?

En plaçant la pseudo-propriété au dessus de la propriété, on introduit une entorse au Droit, qui justifie que Y puisse prendre la propriété de X au nom du « public ». Mais comment justifier que Y puisse prendre une ressource à X, mais prétendre en même temps que Z n’aurait pas le droit de la reprendre à son tour à Y  ?

Comment justifier la nationalisation ?

Comment un régime socialiste partiel peut-il justifier la « nationalisation » d’une industrie A mais non d’une industrie B[1. Ce problème de « champ d’application » a été identifié par François-René Rideau en tant que « sophisme ad hoc derrière tout collectivisme ». Et comment un régime socialiste complet K peut-il justifier sa prise de pouvoir au nom du prolétariat, tout en s’indignant du putsch du groupe P, qui se réclame lui aussi de ce même prolétariat ? Et s’il est légitime qu’une majorité de 50.1%, selon le système électoral M, confisque les biens du 49.9% restants, pourra-t-elle s’opposer à ce qu’une majorité opposée, composée des mêmes personnes mais selon le système électoral N, les lui reprenne. L’instigateur du « Социализм в отдельно взятой стране » –socialisme dans un seul pays– aura été lucide une seconde fois en constatant :

Знаете, товарищи, – говорит Сталин, — что я думаю по этому поводу: я считаю, что совершенно неважно, кто и как будет в партии голосовать; но вот что чрезвычайно важно, это — кто и как будет считать голоса

Vous savez, camarades, dit Staline, ce que je pense à ce sujet : je considère que cela n’a guère d’importance qui va voter comment dans le parti. En revanche, ce qui est extrêmement important est ceci : qui va compter les votes, et comment.

Борис Бажанов. Воспоминания бывшего секретаря Сталина (Boris Bajanov. Mémoires d’un ancien secrétaire de Staline)

кто и как, qui et comment, qui compte les votes, et comment  ?

La définition du corps électoral, le choix du système électoral, le choix de la date des élections, le découpage des zones électorales, ou même la façon de calculer le score, sont loin d’être des questions triviales, et peuvent changer le résultat tout autant qu’une éventuelle corruption électorale.

Un exemple amusant nous est donné par la constitution (Art. 85, al. 4) du canton de Berne :

Le siège garanti au Jura bernois est attribué au candidat ou à la candidate qui obtient la moyenne géométrique la plus élevée. La moyenne géométrique est la racine carrée du produit des suffrages exprimés dans le Jura bernois et des suffrages exprimés dans l’ensemble du canton.

Or, nous savons que la moyenne géométrique, loin de constituer un Commandement universel gravé dans la pierre, n’est qu’un cas particulier de la moyenne générale d’ordre p. Dès lors, si un candidat A peut se déclarer vainqueur selon un calcul effectué avec un p de 0, pourquoi un candidat B ne serait-il pas tout autant légitimé à légiférer sur la « propriété publique » dès lors qu’il serait gagnant avec un p de 23, ou de 4257  ?

Le même genre de questions mathématiquement subversives peuvent se poser aussi sur la définition politique de la « progressivité fiscale » en termes de choix tout aussi arbitraire du degré d’un polynôme considéré comme « progressif ».]? Et si une collectivité C peut confisquer les biens des individus surlesquels elle prétend régner, pourquoi une collectivité D plus grande, dominant à son tour la collectivité C, n’en ferait-elle pas autant en s’accaparant les pseudo-propriétés de la collectivité C ?

Puisque la « propriété publique » n’a pas de définition cohérente, et que le socialisme ne contient donc aucune limite intrinsèque à l’étendue de son viol des droits de propriété, que reste-t-il des droits individuels en régime socialiste ?

Si la propriété, si la définition même de la propriété, devient sujette aux aléas « démocratiques » soumis au théorème d’impossibilité d’Arrow et autres paradoxes de Condorcet, voire, pire, aux décisions d’un quelconque bureaucrate, membre du Comité central, ou simple fonctionnaire, que reste-t-il du Droit ?

Quelle nuance, dès lors, entre le socialisme et le nihilisme ?

L’absurdité économique du socialisme

Ce nihilisme philosophique, niant l’universalité du Droit, niant l’identité des droits de tous, nie tout naturellement également l’économie et ses lois tout aussi immuables.

Le calcul économique, par exemple, repose sur les prix. Et les prix reposent sur… la propriété. Privée.

En effet, les prix sont le résultat d’actions, sur un marché, actions faites par des propriétaires qui échangent leurs biens, achètent et vendent leurs propriétés. Pour tout marché ou toute partie d’un marché où la propriété est remplacée par la pseudo-propriété « publique », il n’y a plus de libre-échange, de libre formation de prix. Les préférences individuelles ne sont observables que dans l’action, si cette action est interdite, les préférences ne sont tout simplement plus exprimées sur le marché et demeurent dès lors parfaitement inconnues.

Impossibilité du calcul économique

Remplacer la propriété privée par la « propriété publique » annihile ainsi la fonction organisatrice des prix, rendant impossible le calcul économique.

La pseudo-propriété atteint dès lors rapidement ses limites : s’il est facile de se proclamer « propriétaire », et prétendre agir comme tel, cela n’est guère suffisant pour assurer la fonction entrepreneuriale d’un véritable propriétaire, avec notamment la responsabilité qui l’accompagne. Le marché est aussi un processus de sélection, et toute tentative socialiste de remplacer certains de ses composants par des substituts étatiques n’en constitue que de pâles ersatz, tout au plus nominalement semblables, mais ne reposant nullement sur les mêmes fondements d’acquisition légitime de propriété, de responsabilité financière pour ses actions, de formation de prix sur un marché libre, et de sélection des entrepreneurs par le marché.

Le fait même que les socialistes, après avoir saboté la propriété et le marché, se retrouvent systématiquement à devoir tenter de reproduire leurs mécanismes sous une forme bricolée et limitée quelconque, relève tout au plus d’un culte du Cargo, et ne prouve dès lors qu’une chose : leur admission implicite de leur dépendance du capitalisme.

L’absurdité politique du socialisme

L’inefficacité des entreprises « publiques », généralement constatée même par le profane, n’est ainsi qu’une manifestation locale modérée d’un problème beaucoup plus fondamental : comment choisir quoi produire pour demain, comment, et à quel prix le vendre ? Autant de décisions décentralisées coordonnées et sélectionnées par le marché, par des mécanismes qui dépassent complètement les socialistes.

Cette inefficacité sera d’autant plus grande que l’économie sera socialisée. Mais surtout, elle sera d’autant plus grande que l’économie aura été socialisée plus longtemps… et que le reste du monde sera aussi socialisé.

En se montrant incapable de répondre à ces questions, le socialisme montre qu’il ne saurait en aucun cas prétendre être un programme politique de long terme.

La « propriété publique » n’est définie qu’en pervertissant la propriété, obtenue qu’en usurpant la propriété, et maintenue qu’en imitant la propriété des régimes capitalistes passés et voisins.

L’importance de la production

Redistribuer la richesse créée par le capitalisme, sans se soucier de sa création sans capitalisme, sans même la comprendre, n’est pas un programme politique, pas plus que « manger ce qui reste dans le frigo, puis aller sauter d’une falaise[3. Une illustration littérale, suicide final compris, nous en est donnée par le « miracle de Razian ».] » n’est un plan de carrière.

Le socialisme n’est ainsi pas une alternative au capitalisme : le socialisme n’est qu’un parasite temporaire du capitalisme.

In fact Socialism is not in the least what it pretends to be. It is not the pioneer of a better and finer world, but the spoiler of what thousands of years of civilization have created. It does not build; it destroys. For destruction is the essence of it. It produces nothing, it only consumes what the social order based on private ownership in the means of production has created. Since a socialist order of society cannot exist, unless it be as a fragment of Socialism within an economic order resting otherwise on private property, each step leading towards Socialism must exhaust itself in the destruction of what already exists.

— Mises, Socialism, p. 458.

Le « socialisme dans un seul pays » est bien la seule chose qui aura permis à l’URSS de se maintenir si longtemps, en recopiant les prix des catalogues et des marchés boursiers occidentaux, et plus généralement en profitant des structures de propriété et de prix qui l’ont précédée, et qui perduraient dans le reste du monde[4. La différence flagrante de production entre les pays capitalistes et socialistes n’est plus à démontrer : il suffit de comparer les Corées du Nord et du Sud, par exemple, ou le coût du rattrapage de l’Allemagne de l’Est lors de la réunification, la pauvreté de l’Europe de l’Est après 40 ans de socialisme, ou plus généralement, partout et toujours, l’appauvrissement flagrant des pays passant au socialisme, tel que dernièrement le Venezuela. Mais il faut garder à l’esprit que, en plus, cette « compétition » entre les deux « modèles » est systématiquement truquée en faveur du socialisme, dès lors que nous ne comparons pas deux planètes en isolation intégrale, et que, systématiquement, les régimes socialistes parasitent les régimes capitalistes. L’écart serait donc encore bien plus dramatique si les Etats socialistes ne pouvaient pas profiter de l’existence de voisins capitalistes. Bien entendu, la compétition est truquée par un autre facteur : les économies dites « capitalistes » sont généralement semi-socialistes, ne serait-ce qu’en prenant un critère objectif et statique tel que la part de l’Etat dans le PIB. Si nous pouvions comparer deux planètes, partant du même point, après quelques siècles de respectivement socialisme intégral et capitalisme intégral, la différence de niveau de vie serait d’un ordre dépassant l’entendement.].

L’absence de pays socialistes n’aurait rien changé pour les pays capitalistes. L’absence de pays capitalistes, en revanche, aurait tout changé pour les pays socialistes, qui n’auraient plus eu aucune référence de prix, personne pour les soutenir, personne à piller. Aucune redistribution socialiste n’est possible sans qu’il n’y ait eu, d’abord, une production par le capitalisme.

L’impossibilité de la société statique

Ceci nous amène au problème fondamental du socialisme : il se base sur une vision du monde parfaitement statique, à la micro-seconde présente, et donc inadaptée à notre univers proportionnellement à la part de cette seconde dans l’âge de l’univers, et donc d’autant plus inadaptée à chaque seconde qui passe.

En se concentrant sur la « redistribution » ou « l’allocation » des richesses, le socialisme oublie complètement leur création, leur production. En posant comme donnée la propriété existante, sa création, et son maintien futur, et la structure des prix, le socialisme passe complètement à côté de l’enjeu véritable de la science économique. En ignorant l’importance d’une définition cohérente de la propriété, il ignore complètement l’importance des enjeux du Droit.

Le socialisme parasite

En somme, le modèle socialiste pose comme exogènes non seulement le progrès technologique, mais l’apparition des biens qu’il prétend redistribuer, et la structure des prix qu’il prétend altérer. Au-delà de la micro-seconde, donc, le socialisme sape les conditions mêmes de l’existence économique et sociale humaine, qu’il prétend pourtant réguler.

Cette pseudo-philosophie s’illustre dans tout domaine que les socialistes abordent, que ce soit la politique du logement (les logements sont-là, régulons leurs prix) ; l’imposition des entreprises (les profits sont là, taxons-les), la nationalisation des entreprises (les entreprises sont là, confisquons-les) ; ou même, dernière lubie particulièrement flagrante, le revenu universel (les revenus sont là, redistribuons-les).

Arrogance du socialisme

Dans tous ces exemples, aussi bien le passé (la création passée de ces richesses existantes) que le futur (la création future d’autres richesses du même type) sont majestueusement ignorés. L’incroyable complexité dynamique du monde est, dans l’arrogance sans bornes du socialisme, ramenée à un modèle statique, sur lequel les socialistes s’attribuent le droit d’intervenir, et s’imaginent que leur intervention n’influencera aucun paramètre autre que celui que leur caprice du jour aura décidé d’influencer.

En stoppant l’accumulation de capital et la croissance, les socialistes rapprochent la société de leur modèle, de même qu’en postulant l’économie comme un jeu à somme nulle de redistribution, et non à somme positive de création, ils l’approchent aussi de leur modèle, instituant la guerre de tous contre tous pour l’accaparement des richesses existantes. Les nostalgiques de l’URSS en viennent ainsi à s’imaginer qu’ils vivaient bel et bien dans une société statique :

On vivait chichement, mais on savait ce qui nous attendait le lendemain.

La moitié des Russes veulent un retour au système soviétique

Vers la décroissance

Or, cette société statique n’existe pas, et n’a jamais existé plus de deux secondes. De même que la micro-seconde du présent n’a guère d’existence entre le passé et le futur, de même que le jeu à somme nulle ne remplace le jeu à somme positive qu’un bref instant sur la descente vers le jeu à somme négative, de même la non-croissance ne remplace que brièvement la croissance, avant de passer à la décroissance.

L’accumulation privée de capital est remplacée par la destruction de capital, et la société éphémère du socialisme n’est alors pas statique, mais bien en train de glisser sur la pente vers l’effondrement inévitable.

Le « choix de société », l’alternative entre capitalisme et socialisme que serait censé offrir le socialisme, « l’autre modèle d’organisation sociale » n’existe dès lors tout simplement pas :

Socialism is not an alternative to capitalism; it is an alternative to any system under which men can live as human beings.

— Mises, Human Action

Le modèle socialiste statique n’est donc pas un choix social possible. La seule alternative réelle est le choix entre le chaos du non-Droit nihiliste d’un côté, dans une dynamique de cercle vicieux vers l’appauvrissement, et l’ordre du Droit libéral de l’autre, dans une dynamique de cercle vertueux d’enrichissement. Ce choix-là ne devrait pas être bien difficile.

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  • ….. Merci ca fait du bien

  • Stéphane Boulots
    13 mai 2017 at 8 h 47 min

    Oui … sauf que l’argument socialiste est politique, pas logique ni économique, ni juridique …

    Le contrat social socialiste propose plus d’arguments (même si ceux ci sont fallacieux) que la vision capitaliste qui par essence clive selon le rang de propriété : riches vs moins riches.

    Le socialisme est siplement une prolongation de la démocratie qui permet à la majorité d’imposer ses vues à la minorité : a ceux qui ne paient pas d’impôts de décider de combien doivent en payer les autres.

    • Je dirais que le socialisme est le fils non désiré du capitalisme : une réaction, une sorte de contre-pouvoir. C’est naturel puisque ses représentants respectifs sont les forces sociales les plus importantes à ce moment là. Je ne pense pas que la démocratie aie fondamentalement quelque chose à voir dans cette affaire.

      • Stéphane Boulots
        14 mai 2017 at 11 h 04 min

        Le socialisme est la concrétisation de la démocratie : il n’y a aucun contre pouvoir dans une démocratie, puisque par définition, le pouvoir est détenu par le Peuple, c’est à dire ceux qui n’exercent pas de pouvoir.

        Le capitalisme, ça n’existe pas, ce n’est qu’une insulte donné par les socialistes pour justifier leur droit à mettre leurs mains partout et à voler les propriétés des individus.

    • Sauf que pratiquement ce n’est pas la majorité mais une minorité qui impose sa volonté à la société. Comme les écologistes en ce moment, avec la complicité des media!

      • @Virgile

        Bonjour,
        « ce n’est pas la majorité mais une minorité qui impose sa volonté à la société. Comme les écologistes en ce moment… »
        Et un président tout frais de 43%, voire 38%, des français ou son prédécesseur qui n’avait pas non plus la majorité absolue. Sans parler des parlementaires absents lors de votes.

        • Stéphane Boulots
          14 mai 2017 at 11 h 07 min

          Exactement et le bon peuple s’indigne quand la démocratie est dirigée par une minorité plutôt que par une majorité … comme si la démocratie était un truc magique qui devait marcher tout seul par la force de perlimpinpin et que le chiffre de 50% suffisait à rendre les choses bonnes et sans erreur.

  • Finalement, le socialisme ressemble au chat de Schrödinger, vous êtes propriétaire des biens publics ou pas, mais vous ne savez pas ce qu’il y a à l’intérieur.

  • Ce n’est qu’un nom , rien de plus ,sous ce nom on peut trouver du bon et du mauvais…un peu comme un médicament générique , seul les agents de saveurs différent et la qualité de fabrication…tous les partis sont basés sur le contrôle du peuple par l’état et il n’y aucune différence entre un LR , un PS ou un EM sur le sujet .
    Ce qui ne devrait plus exister…la Véme République , elle a échouée.

    • @reactitude
      Bonjour,

      « Ce n’est qu’un nom , rien de plus ,sous ce nom on peut trouver du bon et du mauvais… »
      Le N.S.D.P (plus connu sous le nom de Parti Nazi) n’était aussi qu’un nom, rien de plus, on pouvait y trouver du bon et du mauvais…. ? Les noms de partis politiques ne sont pas que de simples noms, ce sont des étendards, des banières de rassemblement.

      « Ce qui ne devrait plus exister…la Véme République , elle a échoué. »
      En fait, elle n’existe pas :
      – « Art. 16. Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » Le Pouvoir Judiciaire est sous tutelle d’un Ministre de la Justice, donc sous administration du Pouvoir Exécutif, qui, en plus, a créé un autre aberrant Pouvoir : le Pouvoir Administratif.

    • @ reactitude

      La Vième était écrite sur mesure pour « le Général ☆☆ (et pas plus: il a refusé!) », pas pour les successeurs!

      C’est clairement un pouvoir fort du Général-président, pour le meilleur et pour le pire, utilisant les « godillots » pour entériner ce que le gouvernement était fermement prié d’écrire!

      Et passant par dessus l’assemblée nationale en interrogeant « le peuple » pour se faire plébisciter une fois de plus, sauf en avril 1969.

      Je me demande si ce modèle « hors cadre, particulier » n’a pas inspiré E.Macron (la méthode, pas le même contenu!) comme président, mais ni chef de parti, ni otage d’un parti ou d’un ensemble de politiciens qu’il n’est pas loin de mépriser: d’où l’appel au « civils »!

      Il il ne sera donc pas, a priori,un Fr.Hollande bis; au contraire, il sera « en rupture »!

      À 39 ans, dans cette position, on a envie de convaincre et de s’imposer pour montrer sa valeur: jusqu’ici, c’est plutôt réussi … et très habile! Il est doué et, personnellement, très libre!

      Actuellement: « pourvou que ça doure! »

  •  » s’il est facile de se proclamer « propriétaire », et prétendre agir comme tel, cela n’est guère suffisant pour assurer la fonction entrepreneuriale d’un véritable propriétaire, avec notamment la responsabilité qui l’accompagne »
    Ce qui nous donne des PDG d’entreprises publiques, qui partent avec des millions d’euro d’indemnités de démission, après avoir bien plombé la dite entreprise. (ex : Jean-Marie Messier, Compagnie générale des Eaux, rentable, transformée en Vivendi, exsangue)

    « Pourquoi le parti socialiste ne devrait pas exister »
    Pour cette autre raison :
    – « Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. »

  • Si le socialisme continue à exister malgré son absurdité conceptuelle (la propriété publique) et son inefficacité, c’est parce qu’il permet la spoliation légale de ceux qui produisent de la richesse par ceux qui n’en produisent pas, ou moins.

    • Exact, de tout temps il a existé des pilleurs, des bandits de grands chemins, des voleurs de chevaux, des escrocs, etc… qui préféraient s’emparer des biens des autres plutôt que travailler la terre pour se nourrir. Et on sait à quel point c’est dur! Donc le conflit est entre travailleurs et ceux qui refusent.

      • @ Virgile
        Sauf qu’au début, il n’y avait pas de « propriétaires » et pas de « propriété »: tout cela (les concepts), fut créé par des humains pour leur meilleur intérêt, celui du plus fort!

        D’où le retour de balancier défendant le faible par un groupe (empathique) plus fort que le fort, plus « juste » aussi!

        La théorie conduit à l’absurde quand elle va au bout du bout!

        • @mikylux
          Bonsoir,
          « Sauf qu’au début, il n’y avait pas de « propriétaires » et pas de « propriété »: tout cela (les concepts), fut créé par des humains pour leur meilleur intérêt, celui du plus fort ! »
          Je vous garantis que celui qui tuait une proie pendant la préhistoire, ou la dernière ère glaciaire, se sentait tout à fait propriétaire légitime de la proie ! Déjà, parce que chasser était dangereux : des prédateurs plus efficaces, plus gros, plus nombreux, ou les trois à la fois, rôdaient, ensuite parce qu’ils n’avaient pas de frigo ou de supermarchés, et comme tous les prédateurs, quelques fois, on n’est pas assez bons pour manger à sa faim. Seul un groupe plus nombreux de chasseurs étranger au clan pouvait la lui prendre sa prise. Si la proie était assez conséquente, le chasseur la partageait avec son clan/tribu.
          Lorsque l’Homme a commencé à se sédentariser et à cultiver, vu la difficulté et les efforts que cela devait représenter à l’époque, son « bout de terre » était sien. A aucun moment, vous ne pourriez penser que la propriété, et son droit, aurait pu être instaurés pour justement la protection des faibles voire de l’ensemble ? Tous les Etats se sont formés avec comme raison première la protection des gens – en général ceux qui cultivaient la terre et qui créaient la base de la nourriture – grâce à une armée. Cette protection n’étant jamais gratuite, il fallait bien que les protégés la payent et ainsi le chef de l’armée devenait roi, empereur, ou autre titre de supériorité. Suivant la nature du « chef » commence ou non le despotisme.
          Les faibles ne sont pas protégés par d’autres faibles, jamais. Pour être en « sécurité », les dits « faibles » ont besoin de la force des « forts ». En 1940, la France ex-1ère puissance militaire, a eu besoin du Royaume-Uni et des U.S.A un peu plus tard, pour la sauver, parce qu’ils étaient plus forts.

          Les concepts de « propriétaires » et de « propriétés » ont été totalement ignorés quand les Conquistadores, ont détruit les civilisations Incas, Aztèques et Mayas, pillant tout ce qui pouvaient l’être et rendant esclaves jusqu’aux princes locaux. Il est incensé que ces civilisations, aient résisté à protéger maisons, cités, villes et villages, familles, champs, et autres biens, alors que rien ne leur appartenait, pas même leur corps, n’est-ce pas ?

          • @ STF

            Mon message me semblait clair et votre réponse (les Coquistadores et la plupart des coloniaux) apporte de l’eau au moulin: la « propriété » est un concept intellectuel actuellement très règlementé mais qui fut longtemps (et le reste encore souvent, sans doute) le résultat de la loi du plus fort, ce qui dans le cadre de l’égalité de droits de tout être humain (ou animal, de plus en plus!!!), actuellement professé (pas forcément respecté) n’est plus tout à fait toléré dans nos pays riches occidentaux.

            Autrement dit, j’ai toujours du mal avec la notion du « droit » ou de la « loi naturelle ».

            J’ai du mal avec le concept de « nature » et je lui dénie le droit de me soumettre car de deux choses, l’une: soit la « nature » existe et comme être humain, j’en fais intégralement partie (auquel cas, aucune honte ne pourrait me toucher dans mon rôle de prédateur pour combler mes besoins).

            Ou elle n’existe que dans mon esprit, partie d’une réalité où certains décident ce qui est « naturel » ou pas et attachent une valeur morale ou judiciaire au fait de répondre ou non aux règles conséquentes à ce concept abstrait, quitte à utiliser la force pour m’y contraindre!

            Donc concept libéral compatible à ma propriété du fruit de mon travail sur une terre utilisée sans nuire à personne.

            Mais l’homme est animal social (fusse simplement pour la chasse au gros): il doit donc trouver le moyen de conserver, échanger ou partager le fruit de son travail avec ses alter-égo’s: aube des relations humaines et de la « propriété », sans cueillette possible (sans mon accord) pour autrui sur les terres que j’ai travaillées!

            Donc non: le droit de propriété (comme les autres droits) est une création conceptuelle humaine qui demande une définition interprétative bien définie, mais variant dans le temps et les circonstance. Ce qui n’a plus d’origine « naturelle » selon la signification habituelle faisant +/- consensus, en démocratie.

            • la « propriété » est un concept intellectuel actuellement très règlementé mais qui fut longtemps (et le reste encore souvent, sans doute) le résultat de la loi du plus fort

              Ah ok. Allez donc expliquer cela a des retraités qui ont un complément de retraite. Et aux caisses de pensions suisses qui sont positionnées sur l’immobilier pour les retraites.

              Comprendrez vous que propos pue l’eugénisme ❓
              Tout comme le crétin qui a déclaré il y a 5 ans qu’il n’aimait pas la finance ❓ Pour vous mettre sur la voie, pensez donc aux pogroms qui touchaient ceux qui étaient supposés être riches…

              • @ MichelC
                Excusez-moi, mais je ne comprends pas très bien ce que vous dites!

                « Allez donc expliquer cela a des retraités qui ont un complément de retraite »

                Que faut-il expliquer?

                « Et aux caisses de pensions suisses qui sont positionnées sur l’immobilier pour les retraites »

                Idem!

                « Comprendrez vous que propos pue l’eugénisme ❓ »

                Là je ne comprends pas le sens du tout, ni dans le fond ni dans la forme

                « Tout comme le crétin qui a déclaré il y a 5 ans qu’il n’aimait pas la finance ❓ »

                Il l’a bien prouvé dans la suite: il n’a pas menti et s’est d’ailleurs auto-félicité: il ne doute de rien, ni de se choix ni de ses résultats, peut-être des résultats des sondages qui lui donnaient un taux de popularité de moins de 20%.

                « Pour vous mettre sur la voie, pensez donc aux pogroms qui touchaient ceux qui étaient supposés être riches… »

                D’abord les Juifs ne sont pas tous riches, ensuite, si c’est fréquent, c’est peut-être mérité par leur intelligence, leur organisation et leur travail ou simplement dû à leur solidarité ou même celle des « Justes », comme j’ai eu l’occasion de m’en rendre compte personnellement!

                Donc, désolé, je ne vois pas ce que vous ne pouvez comprendre!

                Bonne soirée.

              • @ MichelC

                Désolé, ma réponse, pas du tout insultante, ne passe pas la censure!

                Bonne soirée / nuit ou bonjour!

            • @mikylux
              Bonjour,
              « Donc non: le droit de propriété (comme les autres droits) est une création conceptuelle humaine  »
              Les loups, les lions, les ours, et d’autres, délimitent un territoire en urinant, en marquant les arbres de coups de griffes, en laissant des odeurs. Donc non, ce n’est pas une « création conceptuelle humaine ».
              Franchir une limite territoriale a des conséquences. Les animaux, sauvages et domestiques, comme les chiens, défendent chèrement leurs limites, et l’Homme déclenche des guerres. Dans les deux cas, que le franchisseur de limites gagne ou perde, il y a des conséquences.

  • En quoi une personne morale ne saurait pas être propriétaire ? Nier le droit à un groupe d’individus érigé en nation d’être propriétaire collectivement via cette entité serait aussi stupide que de nier à un groupe d’individus érigé en entreprise ou société d’être propriétaire collectivement via cette même entreprise/société. Que la propriété collective se manifeste via des droits à usage, des droits à dividendes, des droits sociaux, il s’agit toujours d’une volonté commune de vivre ou construire en société (justement). Partir d’un anti-socialisme primaire pour construire un raisonnement, ne mène jamais bien loin. Mais pas d’inquiétude, les mêmes biais logiques et liberticides se retrouvent du côté des « anti-capitalistes ». En clamant que la propriété ne saurait être que personnelle, nous retournerions à la royauté voir à l’Empire en quelques années, avec une concentration des richesses qui se ferait naturellement vers les meilleurs sans le contre-pouvoir du regroupement des moins forts. Donc une idée de base tout aussi liberticide chez vous.

    • @ wakakou mais en fait @ tous

      On est clairement au comble du théorique dans cet article, se basant sur des créations: droit, justice, propriété, raisonnement, économie (appelée « science » ce qui est déjà au moins un parti-pris): l’aboutissement du théorique pur poussé à son extrême est immanquablement l’absurde! Tant que le problème de l’oeuf ou la poule ne sera pas résolu, il en sera ainsi.

      Je ne nie pas le conflit socialisme-libéralisme.

      Simplement, un bébé nait nu et dépendant: il est donc dépendant (pour sa survie) d’un système social basique appelé « famille ». L’utilisation de ce concept conduit immédiatement à un « choix »: le bien du bébé ou le mien: solution: le partage!

      C’est foutu!

      Suivant les termes du partage, son organisation, ses règles: 2 attitudes possibles: le père mange le bébé ou donne à manger au bébé contre rien!

      L’histoire a montré que les pères/mères ne mangeaient pas leur bébé!

      Mais les entreprises se mangent parfois entre elles!

      L’humain n’est pas un raisonnement: normal: ce qui produit n’est pas un produit! C’est forcément plus que son produit!

      Il suffit de continuer le raisonnement pour créer l’absurde ou la coexistence de socialistes et libéraux!

      Les pays occidentaux ont, depuis longtemps, choisi la coexistence plutôt que la guerre.

      Nés tout nus et sans rien, nous ne faisons qu’EMPRUNTER ce monde sans le « posséder » sauf à voler selon nos besoins (chasse, pêche, cueillette) à nous, et aux besoins de « notre société-famille » qui s’est élargie dans l’histoire, de la famille au monde entier, suivant nos espèces: on ne demande pas l’autorisation de la forêt avant d’abattre un arbre qui, à l’origine, n’appartient à personne! (Le contraire de la propriété acquise au « mérite » ou de l’échange libéral)

      On tombe dans l’absurde né de la théorisation univoque!

      • @milkylux
        « sauf à voler selon nos besoins (chasse, pêche, cueillette)  » ; « on ne demande pas l’autorisation de la forêt avant d’abattre un arbre qui, à l’origine, n’appartient à personne!  »

        L’arbre ne demande pas l’autorisation à la terre de se nourrir des sels minéraux qu’elle possède. Les lions ne demandent pas l’avis des gnous avant de les chasser. Les éléphants ne demandent pas l’autorisation des arbres auxquels ils se frottent et les brisent. Les fleurs ont besoin d’abeilles pour se reproduire ; les arbres ont besoin de vent et de pluie ; certains arbres ont besoin des oiseaux, certains arbres ont même besoin que leurs graines soient passées dans le système digestif d’un ruminant ; d’autres graines d’arbres ont besoin du feu…
        Bref, pour vous, il faudrait que la Terre soit comme la Lune.

        « Simplement, un bébé naît nu et dépendant : … le père mange le bébé ou donne à manger au bébé contre rien ! »
        Dans le règne du vivant, la première règle est la survie de l’espèce. C’est pour cette raison que le père ne mange pas son enfant, c’est instinctif, génétique/ acquis. Il arrive qu’un père mange sa progéniture, comme dans le paradis socialiste qu’est la Corée du Nord, lors de distribution égale de famine. .
        https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2013/02/05/the-cannibals-of-north-korea/?utm_term=.fbc359bee02f
        Tous les produits, toutes les récoltes appartiennent et sont donc gérés par l’Etat, cela devrait vous plaire, il n’y a pas de propriété. Extrait de l’article cité au-dessus : « Officially, North Korea’s economy is collectivist; the state owns all products, including every single crop grown within the national borders. »

        • Edit :
          « … toutes les récoltes appartiennent à l’Etat et sont donc gérés par lui »

        • @ STF

          Évidemment non!

          Ou oui, le « vivant » a une mission essentielle: la continuation de l’espèce.

          Et non, je n’ai aucune tendresse pour un socialisme qui fait des moins chanceux, forcément des « victimes » et des ayants droit à réparation, sur ceux qui ont eu plus de chance ou plus de courage, de parents plus économes, d’intelligence ou d’autres facteurs!

          La vie et le monde ne sont pas « naturellement justes et exactement équitables » et si il faut se battre pour une égalité des droits, on ne voit que trop qu’une égalité de résultat dépend en partie du « sujet » concerné!

          Nous ne sommes pas responsables des « chances » rencontrées et n’avons pas de raison de s’enorgueillir de cela: nous n’y sommes pour rien!

          Au contraire: on peut considérer que notre chance « injuste » est un argument « d’égalité » pour donner une « chance » aux moins chanceux que nous: un état socialiste ne vous demandera pas votre avis, piquera votre pognon, en prendra une part pour ses maxi-frais, et, en « dame patronnesse » (J.Brel), fera semblant d’être juste et généreux envers SES « pauvres (« injustes victimes des riches, forcément « coupables », et futurs électeurs!!!).

          Même socialistes, les hommes n’oublient pas que « charité bien ordonnée commence par soi-même »!

    • « Nier le droit à un groupe d’individus érigé en nation d’être propriétaire collectivement via cette entité serait aussi stupide que de nier à un groupe d’individus érigé en entreprise ou société d’être propriétaire collectivement via cette même entreprise/société. »

      Cette notion de « personne morale » vous induit en erreur. Voyez par exemple le cas de « l’imposition des entreprises » : http://www.libinst.ch/publikationen/LI-Briefing-UnternBesteuer-f.pdf

      Une entreprise est un ensemble de contrats définis, entre des personnes identifiables, partant d’une chaîne de droits de propriété.

      Il faudrait en effet être « stupide » pour ne pas voir que vous employez « propriétaire collectivement » dans deux sens qui n’ont strictement rien à voir.

      • @ Jan

        Sauf que si vous choisissez d’investir dans une entreprise ou société, vous êtes peu ou prou responsable de votre investissement.

        Par contre, vous n’avez pas la responsabilité des parents, de la nationalité ou de l’endroit de votre naissance.

        Jusqu’au jour où vous décidez de rester où vous êtes, avec des rapports filiaux habituels ou votre attachement à l’endroit où vous êtes nés.

        Ou de choisir une solution alternative!

        Soit un nouveau « contrat »!

        Avec ses exigences et son bon côté! Je sais, je l’ai fait!

        La similitude est la liberté de choix!

  • la base du socialisme s’est l’envie et la jalouisie. voilà pourquoi cette idéologie malgré ses échecs existera toujours. Le socialisme ne marche pas cela n’est plus à prouver mais pourtant, cette idéologie continue d’exister. Le socialisme tient bien plus de la religion, de la croyance irrationnelle qu’autre chose

    • Oui, la jalousie est LE moteur de l’Histoire, et le restera vraisemblablement à moins de changer la nature humaine.
      Les inventeurs de l’Egalité ont tenté de sacraliser la propriété pour éviter que les plus forts (l’Etat) ne continuent de piller le peuple mais justement aussi pour éviter un retour de balancier socialiste (la réappropriation prolétarienne?) qui permettrait à un tiers-état envieux de confisquer les biens légitimes de la bourgeoisie. Les démocrates à la Tocqueville étaient à juste titre inquiets de l’avènement d’une dérive socialiste, redistributive, confiscatoire et finalement aussi toxique et brutale que l’aristocratie qu’elle ne ferait qu’imiter à terme avec juste un peu plus d’hypocrisie (le monopole du coeur?).
      Eh bien nous y sommes! Le socialisme collectiviste a, comme redouté, pollué la démocratie, l’idéal d’égalité n’est plus celui des droits et des chances mais celui des conditions avec obligation de punir les plus talentueux, audacieux ou méritants qui ont l’outrecuidance de réussir.
      Quiconque sait encore lire le français de 1789 (Mr le très littéraire Président?) ne peut qu’être horrifié de voir comment est interprétée la DDHC, pilier de notre défunte Constitution, pour justifier la spoliation généralisée dont se nourrit notre république.

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