La Philosophie de l’impôt selon Philippe Nemo

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La Philosophie de l’impôt selon Philippe Nemo

Publié le 31 octobre 2017
- A +

Par Jacques Garello.

« Malaise au pays de l’impôt » : c’est le titre d’un article paru dans Le Figaro de jeudi 12 octobre sous la plume de Charles Jaigu. Il est consacré au livre paru il y a un mois Philosophie de l’impôt (PUF) et à une interview de son auteur Philippe Nemo.

Philippe Nemo, faut-il le rappeler, est normalien, enseignant à HEC après avoir dirigé le département de philosophie de l’ESCP, récemment fondateur et directeur de l’École Professorale de Paris, et administrateur de l’ALEPS.

La Philosophie de l’impôt, ouvrage d’un libéral radical

Il est surtout le grand philosophe libéral français contemporain, et comme le fait remarquer Charles Jaigu sa « radicalité libérale » lui a naturellement  valu « la relégation dans une forme de quarantaine idéologique durable ». Conspiration du silence autour d’un intellectuel qui n’a cessé de publier depuis quarante ans des ouvrages d’une admirable rigueur scientifique, d’un grand intérêt réel, et d’une très belle plume.

Claude Jaigu rappelle l’influence d’Hayek sur Nemo, qui a beaucoup écrit sur le sens de la liberté, comme par exemple :

Pour qu’une société humaniste existe, il faut que les Hommes qui y vivent disposent d’un domaine propre dont ils sont seuls à pouvoir disposer, où puissent mûrir leurs initiatives et d’où puissent démarrer des actions qui soient vraiment les leurs.

La Philosophie de l’impôt explique pourquoi la France détient le record des prélèvements obligatoires : un État omnipotent, omniprésent, mais qui a réussi à anesthésier le contribuable, Nemo veut tirer les Français de leur sommeil dogmatique.

Les Français formatés et anesthésiés

Nos concitoyens ont été formatés par le système d’enseignement et la classe politique pour ne pas réagir contre la spoliation fiscale « nouvelle cleptocratie d’État » qui s’est développée depuis 1945, quand la France a basculé dans le collectivisme et oublié les droits individuels.

Aujourd’hui on fait croire aux Français que la fiscalité est une façon de redistribuer les revenus en faveur des pauvres, mais en fait les pauvres laissent à l’État la moitié de leur pouvoir d’achat (TVA, cotisations sociales). Selon Philippe Nemo :

L’imposition ostensible des riches sert à détourner l’attention des pauvres pendant qu’on leur fait les poches.

Sur le web

Voir les commentaires (4)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (4)
  • leLiberalSolidaire
    31 octobre 2017 at 7 h 40 min

    Mmm : un impot sur le revenu consommé, n’est-ce pas une usine à gaz équivalent à la tva?
    Macron n’a pas lu bastiat… je ne sais pas… mais laisser l’isf sur l’immobilier n’est pas stupide, c’est seulement politique. S’il l’avait supprimé, il aurait la rue dehors.

    • La rue, manifester pour le maintien d’un impôt que le candidat élu aurait prévu de supprimer ? L’immobilier en France est un problème majeur qui contribue au maintien du chômage, il n’est pas intelligent de penser nécessaire de le taxer encore.

  • « .. détourner l’attention des pauvres pendant qu’on leur fait les poches »
    Voilà. Excellente conclusion.

  • déjà virer ces soi-disants ÉLITES mais inutiles
    formater ..qui sont improductif et néfaste pour le PEUPLE..
    qui aura le courage de publier les dépenses de l’état réel …de sudventions pour maintenir une nation artificielle dont les déficits accumulés depuis 50 ans nous entraîne dans la faillite …en se voilant la face..ou l’information est cadenassé. …

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Nicolas Lecaussin. Un article de l'Iref-Europe

Lorsque les taux d’imposition baissent, les sociétés augmentent leurs activités et déclarent davantage de revenus. De plus, il ne faut pas oublier : l’impôt sur les sociétés est in fine bel et bien payé par les consommateurs. Le baisser c’est donner aussi plus de pouvoir d’achat.

Il existe une règle économique de base que les politiques n’arrivent toujours pas à assimiler. Ou ils ne veulent pas le faire. Même entourés d’une armée de conseillers qui devraient la connaître par ... Poursuivre la lecture

Par Nicolas Lecaussin. Un article de l'Iref-Europe

Lorsqu’il s’agit de parler d’inégalités, l’unanimité règne. Elles ne cesseraient de se creuser et pour les diminuer, il n’y a que deux solutions : augmenter l’impôt des riches et redistribuer encore plus. L’État est là pour compenser les écarts de revenus et répondre aux chiffres alarmistes lancés par les politiques, les médias ou les organisations non-gouvernementales comme Oxfam.

L’étude attentive des données peut néanmoins fournir des informations différentes. C’est ce qu’a ... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Par Michel Kelly-Gagnon.

Plusieurs commentateurs, dont certains se présentent par ailleurs comme étant spécialistes en fiscalité, aiment répéter ad nauseam sur toutes les tribunes publiques que « les riches ne paient pas d’impôt ».

En tout cas, si certains riches réussissent peut-être à éviter de payer l’impôt sur le revenu grâce à diverses manœuvres (légales ou non), je peux vous assurer que plusieurs en paient, et une claque à part ça !

l'Un de ces riches, un bon ami à moi, lequel fait clairement partie du 1 % des contr... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles