Harcèlement de rue : interdiction de regarder !

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Harcèlement de rue : interdiction de regarder !

Publié le 31 juillet 2018
- A +

Par la rédaction de Contrepoints.

Le harcèlement de rue est un vrai problème. Il y a quelques jours circulait sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle une jeune femme se faisait agresser en pleine rue pour avoir refusé les avances d’un harceleur. Cette expérience qui a choqué les internautes n’est pas isolée, et fait écho à celles que vivent les femmes quotidiennement. Se faire harceler avec plus ou moins d’insistance, plus ou moins grossièrement, fait partie de leur quotidien bien au-delà de la simple drague ou du gentil compliment.

La réponse proposée par l’État n’est pas la mieux adaptée. C’est dans cet esprit que Marlène Schiappa a poussé le projet de loi visant à renforcer la condamnation des violences sexistes et sexuelles qui doit s’appliquer dès septembre. Les premières amendes pourront alors être données aux harceleurs : il s’agira d’amendes de classe 4, dont les montants sont compris entre 90 et 750 euros. Certaines voix se sont déjà élevées contre le flou des catégories proposées pour pénaliser les comportements, et surtout sur l’applicabilité réelle de telles mesures.

La pénalisation des comportements ?

Si la plupart des comportements pénalisés jugés sexistes tombent très clairement dans la catégorie des agressions caractérisées, des atteintes à la dignité de la personne ou même à la violation de la vie privée et/ou de l’intimité de la personne, une zone grise pourrait permettre à l’État l’extension de son pouvoir sur les comportements et la pénalisation de la drague, certes lourde, mais drague quand même.

Comment juger des « regards appuyés » ou des « questions intrusives » sans qu’existent des catégories morales et pénales objectives permettant de juger du caractère salace ou intrusif des propos tenus dans la rue par des individus lambda ? Ce serait à la police d’en juger ? Et pour en juger, faudrait-il embaucher une police des mœurs uniquement dédiée à la tâche délicate de trancher entre drague lourde, sexisme et harcèlement au sein de l’espace public ? Y aura-t-il des stages pour apprendre aux jeunes gens à draguer convenablement ? Regarder les filles qui passent pourrait-il devenir suspect aux yeux de la loi ? L’ambiguïté de la loi pourrait donner à une telle législation une charge liberticide extrêmement puissante.

Si Marlène Schiappa semble extrêmement satisfaite de cette loi, reste à déterminer si elle pourra un jour être appliquée. Comme l’observent les policiers interrogés sur la question, pour constater l’infraction, il faudra être pris en flagrant délit, ce qui de facto écarte la plupart des cas. L’effet d’annonce paraît plus politique que véritablement soucieuse de féminisme : il s’agit pour le gouvernement de montrer qu’il intervient pour faire avancer la cause des femmes, même si ce quelque chose est potentiellement liberticide et en pratique inefficace…

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  • La distinction de la morale et du droit était auparavant approchée dès la première année dans les facultés de droit. Le droit envahit aujourd’hui le territoire de la morale. Il n’est pas nécessaire de réfléchir longtemps pour trouver la cause de cette évolution. De toute évidence, c’est effondrement des valeurs morales qui impose de juridiciser à outrance.
    Dans les rapports hommes-femmes, ce qui était le fait de quelques délinquants il y a un demi-siècle ne semble plus perçu aujourd’hui comme relevant de l’inacceptable. J’ai été enseignant pendant une quarantaine d’années à partir du début des années 70 et j’ai vu s’affaisser progressivement le niveau d’éducation. Les limites à ne pas dépasser n’ayant pas été transmises dans les familles, la jeunesse n’en a plus conscience. Le droit n’y peut rien. C’est d’une morale, de valeurs, dont nous avons besoin.

    • @Arnolphe
      Bonjour,
      « Le droit n’y peut rien »
      Le droit y pourrait et n’aurait pas besoin d’etre autant « corrigé » si les articles de base étaient appliqués. Le Droit pourrait y faire aussi s’il ne tombait pas sur le dos des victimes qui se rebiffent ou des samaritains qui interviennent.

  • Le meilleur garant au risque de dérives envisagées reste (hélas ? ) que cette loi est inapplicable et ne sera pas appliquée, sauf au compte goutte. Comme la loi sur la pénalisation des client(e)s des prostitué(e)s.

    • Certains autres pays proposent une solution radicale, qu’ils tentent même d’exporter : enfermées à la maison, et burka dans la rue. Avec ça plus de problèmes, plus de harcèlement dans les rues… Non ? vraiment ? C’est pas une bonne solution ? 😉

  • La jeune femme a répondu verbalement à une atteinte verbale, d’après les propos rapportés par 20 Minutes : « elle croise un homme qui la harcèle verbalement : « Il s’est permis de m’adresser des bruits/commentaires/sifflements/coup de langue sales, de manière humiliante et provocante à mon passage »
    Pour qu’il y ait eu harcèlement, il faut qu’il y ait une durée, dans ce cas c’est ponctuel, c’est au moment où il se croisent. La vidéo montre qu’ils se sont croisés. Le gars a été fort irrespectueux, ce à quoi elle a répondu verbalement en exprimant son agacement en un clair et net « Ta gueule ! ». Le gars a continué son chemin, a pris un cendrier pour le lui lancer, puis une fois insulté, est revenu sur ses pas. Déjà, lancer un objet vers ou sur quelqu’un n’est plus du harcèlement : c’est une agression physique (réprimée par la loi qui ajuste les sanctions suivant les dommages causés et des circonstances agravantes comme l’utilisation d’une arme ou d’un objet comme arme, : ici le cendrier), puis il se sent pris d’un courage et revient à la charge et la frappe. Là il y a agression physique, répétée ou en récidive, coup et blessure.
    Ce gars a marché sur un paquet de droits que possédait la jeune femme, et délibérément commis des actes répréhensibles.
    Tout comme ces interdictions n’ont pas été respectées par ce gugusse, les lois « harcèlement » ne seront pas plus respectées, même avec 10.000 agents pour les appliquer.
    La vidéo est muette, comme beaucoup de caméras de sécurité/surveillance. On ne sait pas ce qu’ils se sont dit. On voit juste que le gars lance un cendrier (une arme) et qu’il revient vers elle pour la frapper.
    Quand il revient vers elle, elle aurait dû le cogner dès qu’il est entré dans son espace vital, parce qu’il est menaçant dans son attitude, apparemment « dominant/autoritaire/tyranique » et qu’un homme aurait tracé son chemin au « Ta gueule ! », comprenant qu’il était hors limite.
    Bref la loi portée par Marlène Schiappa est juste de la com’, des lois réprimant des actes plus sévères n’étant déjà pas sanctionnés, qui de fait perdent leur effet de dissuasion.

    Pour en revenir à Marlène Schiappa, lors de son « clash » avec Jean-Claude Van Damme, dans On n’est pas couché, quand J.C.V.D lui dit que les hommes ont peur de parler aux femmes, elle lui répond que les femmes, elles, ont peur et risquent de mourir sous les coups de leurs maris, en lui sortant qu’il y a en France 1 femme qui en meurt tous les 3 jours, 300.000 agressions sexuelles par an. Ensuite elle prend pour exemple, le cas d’une femme battue qu’elle a rencontrée, dont le mari est en rétention, et qui est prise en charge dans un foyer. « Il va me tuer » rapporte Marlène Schiappa. Cette femme a été ensuite prise en charge et mise à l’abri par un centre social. Or le dit mari, est « sorti de sa rétention » a retrouvé sa femme et l’a poignardée. Je ne vois pas en quoi les lois qu’elle porte vont changer cela. Les lois actuelles qui pénalisent et interdisent ces actes ont été ignorées par le mari en question, et les (121) maris qui un jour sur trois tuent leurs épouses, et les 821 agresseurs sexuels quotidiens. (121=365/3 ; 821=300.000/365)
    De plus, Marlène Schiappa, en prenant cet exemple pour appuyer sa loi, pointe du doigt et met en lumière l’inefficacité de l’Etat à protéger les femmes, si ce n’est les individus tout court. La femme poignardée par son mari avait été « mise à l’abri ».
    Des lois pour des actes graves ne protègent pas les femmes, et les hommes qui subissent ces actes graves, mais en plus, d’autres lois facilitent le passage à l’acte, sachant que les victimes n’ont que très peu de marges de manoeuvres pour se défendre, et que d’autres lois peuvent entrer en jeu et plomber une défense trop efficace. Les lois protègent pas, elles ne sont pas des boucliers. Les lois sont des assurances.

    • Vous avez tout dit.
      Pas besoin de nouvelles lois, il faut déjà appliquer les existantes…
      … ce qui est normalement la mission des ministères…

      • oui…cette vidéo n’a en fait aucun interet pour ce qui concerne le « harcèlement »… qu n’est d’ailleurs pas un harcèlement mais une forme d’agression d’un caractère nouveau. pas de raison que ça s’arrte au sex si on vous regarde de travers ..paf…

      • ils n’appliquent que les lois qui leur permettent de récupérer du fric..facile a comprendre..

        • @dekkard
          Bonsoir,
          C’est certain et cela se vérifie sur chaque loi qui sort. Cependant, celle sur le « harcèlement » malgré les 10.000 agents qui seront déployés pour la mettre en application (ne feront-ils que cela ?) ils ne vont pas récupérer grand-chose. Un peu comme pour la taxe carbone et ses portiques.

  • « une vidéo dans laquelle une jeune femme se faisait agresser en pleine rue »

    La diffusion de cette vidéo est pour le moins troublante tant elle tombe à point nommé pour justifier un projet de loi douteux, passablement liberticide, et tant elle véhicule de clichés conformes à une certaine idéologie. A tel point qu’elle devait inciter quelque journaliste doté d’un minimum d’objectivité et d’indépendance d’esprit, en un mot un professionnel s’il en existe encore, à enquêter sur la réalité de l’évènement pour tenter de déterminer s’il s’agit effectivement d’une scandaleuse et intolérable agression appelant une sévère et juste sanction quand elle sera soumise à un juge ou plutôt d’un excellent jeu d’acteurs destiné à manipuler l’opinion.

    Regrettable qu’une vidéo équivalente n’ait pas été récupérée dans le quartier de La Chapelle-Pajol où, pourtant, les témoignages abondent et des faits similaires sont quotidiens, mais ne sont, assez étrangement, jamais filmés, encore moins diffusés et surtout jamais jugés, ne rêvons pas. Ainsi, Marlène aurait pu méditer sur sa remarque comme quoi « Les lois de la République protègent les femmes, elles s’appliquent à toute heure et en tout lieu », photos de démonstration d’elle-même complaisamment diffusées à l’appui, jetant aux orties les plaintes de femmes désespérées vivant dans ce quartier et qui espèrent encore ne pas devoir se transformer en ombres noires rasant les murs aux heures autorisées.

    On reste curieux et impatient de savoir comment Schiappa parviendra à justifier sa loi et l’articuler avec sa précédente déclaration, deux états d’esprit franchement contradictoires à quelques mois d’intervalle.

    • Un couple s’était amusé à faire deux vidéos :
      une où l’homme agressait sa copine. Il s’en prenait plein la gueule par les passants.
      l’autre où la femme était l’agresseur. Curieusement plus personne ne se réagissait. Deux poids, deux mesures.

      Schiappa n’est pas là pour défendre les femmes mais pour caser des copains/copines en mal de sinécures.

    • @Cavaignac
      Bonsoir,
      La vidéo diffusée est celle de la caméra du restaurant. Comme le dit la jeune femme, les clients témoins ont été très gentils avec elle. Le parton du resto aussi puisqu’elle a pu avoir la vidéo.
      Des vidéos comme celle-là il y en a sur Youtube. Seulement elles montrent des agressions physiques. Rares sont celles qui ont le son.

      « Les lois de la République protègent les femmes, elles s’appliquent à toute heure et en tout lieu »
      Elle est complètement à l’ouest autant que ceux avec qui et pour qui elle travaille jusqu’à son chef.
      « Elle [la loi] doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. » article 6. DDHC 1789.
      Il ne faut pas rappeler à Madame Schiappa qu’elle est une femme, parce que cela la ramène à son statut de femme et ça la rabaisse. Elle est un être humain avant tout.
      Les lois de la République ne s’appliquent à personne dans certaines parties du territoire que l’un nomme « zones oubliées de la République ». Seuls les robinets à pognon y sont acceptés.

      • une loi n’est que de l’encre sur du papier. Seule son application en fait une réalité tangible…

      • Article 1 de la constitution : »La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. » Certains voudraient remplacer race par sexe… Donc cela veut dire permet toute distinction autre que origine, race (sexe) et religion… Ça laisse pas mal de latitude dans la discrimination (handicap, revenus, couleur des cheveux, des yeux, poids, taille, langue … ) 🙂

        • @John Lasser
          Bonsoir,
          « démocratique et sociale » Rien qu’à ces mots, on sait que c’est pas une démocratie ;
          « Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans … » Pourquoi ne pas s’être arrêté à « citoyens ». Un martien bicéphale eunuque, s’il a la nationalité et/ou la citoyenneté, il a les mêmes droits que les autres. Avec deux têtes et donc deux cerveaux, il aurait plus de capacités que nous à comprendre le droit français.

          • C’est exactement cela. En simplifiant les textes, on évite les trous dans la raquette, les rendant nettement plus compréhensibles, sans ambiguïté 🙂

      • @Cavaignac
        Je réagis de nouveau sur votre commentaire et sur la phrase de Marlène Schiappa : « Les lois de la République… et en tout lieu. »
        Déjà « lois de la République ». Cela veut dire clairement que les lois viennent « d’en haut » et s’appliquent à ceux d’en bas.
        Les lois ne protègent pas les femmes, ni les hommes, ni les enfants, et de plus, de nos jours, elles ont du mal à assurer qui que ce soit.

  • Quand il n’y a plus de morale, il n’y a plus que le droit pénal.

    Quant à le faire appliquer, c’est comme toutes les lois : c’est un des problèmes fondamentaux en France : faire appliquer les lois qui sont si facilement conçues par les politiques.

  • Le harcèlement va être bientôt davantage puni (si la loi est appliquée…) que certaines violences. Mme Schiappa a des lunettes sexistes pour analyser la réalité.

  • Quid des hommes qui harcèlent des hommes et des femmes qui harcèlent des femmes ?

    On a bien compris qu’il s’agit avant tout de faire rentrer du pognon gratuit des autres pour entretenir les rentiers qui prospèrent sur des crimes imaginaires.

    • L’infraction étant tellement improuvable (sauf à ce qu’un idiot avoue lui-même une faute), je peux vous garantir que l’Etat cramera plus de frics en procès qu’il n’en récupérera en procès.

      Nous ne sommes pas dans une mesure visant à tondre du gentil contribuable (Cf. 80 km/h) mais bien dans une idiotie visant à essayer de gratter quelques voix …

      • @Jack Shit
        Bonsoir,
        « L’infraction étant tellement improuvable »
        Une agression est démontrable avec des marques de coups par exemple, et traçables pour peu qu’un officier fasse son taff.
        Les plaintes pour agressions, sur hommes ou femmes, pour vols et autres atteintes physiques, sont déjà jetées à la poubelle à peine arrivées au tribunal, je ne vois pas quel autre sort les plaintes pour harcèlement de rue pourraient avoir ? Bien sûr pendant quelques temps, le minisère de la Justice demandera au parquet et aux tribunaux de s’y coller mais ça ne durera pas longtemps. Il ne faut pas oublier que les « harceleurs » sont comme les agresseurs : des victimes de la Société.
        Du coup, les harceleurs potentiles, qui risqueront une amende quasi certaine si pris en flag, comme pour les flash radar, passeront directement à l’agression physique.
        De plus, les harceleurs sont la plupart du temps à pied sur les trottoirs, ou posés sur des barrières, alors pour leur coller une amende, pour laquelle il faut leur identité, (nous ne portons pas encore de plaques d’immatriculation) les agents devront avoir de bonnes jambes.
        Bref, ça va être cocasse.

        • Aller prouver devant une cours de Justice qu’un regard est « appuyé ». Alors, bien sûr – comme vous dites, on obligera les procs à poursuivre. Et, bien sûr, le plus merdique des avocats fera acquitter son client en se versant un café.

          Au taux horaire d’un tribunal (sans compter l’agent verbalisateur, etc.), espérons pour ceux d’entre nous qui paient beaucoup d’impôts que ces farces ne dureront pas trop longtemps.

          Bref, était-on à une loi débile de plus ? Non. Et puis cela permet à quelques (auto-censure) de se sentir importantes. Au final, c’était bien l’objectif ?

          • @Jack Shit
            Bonsoir,
            Devant la cour de Justice, si pris en flag par un « agent » assermenté (?), qui lui dira le niveau d’instance du regard (peut-être concocter un tableau avec des niveaux ?) et du fait de son assermentation, qu’il est témoin, cela peut suffire. MAis bon, il faudra qu’il ait courser le contrevenant.
            Cela me fait rire jaune, puisque la Police ne se déplace pas pour des cambriolages en cours, préfère prendre des mains courantes que des plaintes, alors le harcèlement de rue.

            • L’agent assermenté relève un élément matériel. Cela ne dispense pas la cours, si le contrevenant conteste, de prouver qu’il y a bien l’élément moral de l’infraction.

              Essayer donc prouver qu’un regard est fait dans un but de harcèlement … C’est impossible.

              Ensuite, il faut vraiment être idiot pour croire que les policiers et gendarmes n’ont que cela à foutre. Comme vous le souligner.

              • Ce que je crains c’est que ça finisse par être inversé : un policier dresse un PV pour « regard appuyé » assorti d’amende à payer immédiatement, et au coupable de prouver son innocence.

        • « Les plaintes pour agressions, sur hommes ou femmes, pour vols et autres atteintes physiques, sont déjà jetées à la poubelle à peine arrivées au tribunal »
          Apparemment, elles n’arrivent même pas à passer l’accueil du commissariat…

  • N’est-ce pas harceler la Vénus de Milo que de la regarder d’une certaine façon… voire de la toucher alors qu’elle ne peut même pas s’écarter de votre main? Ne faudrait-il pas lui adjoindre un système électronique pour lui éviter ces importunités… ou bien la rendre très moche?

    • @tabourin
      Bonsoir,
      D’où on peut toucher des oeuvres d’art dans un musée ? Si on touche, c’est qu’on a passé le cordon rouge.

  • un autre article bien plus intéressant que celui-ci sur le sujet : https://vu-dailleurs.com/2018/06/29/feminisme-islamisme-un-tango/

    • Bon article aussi, merci. Le féminisme de combat actuel représente la mort du féminisme historique et son intégration dans le courant victimiste/ post-moderniste. En d’autre terme, la révolution permanente des SJWs. Tout ce qui peut foutre en l’air la société « patriarcale » est bon et beau, quitte à faire des pactes avec les barbares.

  • Je n’avais pas regardé la courte vidéo de l’article.
    – Marlène Schiappa y parle de 10.000 policiers et policières embauchés exprès, qui auront pour mission principale de verbaliser le « harcèlement » de rue. Whouah ça claque ! Il va leur falloir être affûté comme des sportifs de haut niveau. Mais alors, à quoi peuvent bien servir les Forces de l’Ordre qui patrouillent tous les jours ? A verbaliser les automobilistes pardi !
    Mais bon, elles vont pouvoir verbaliser le harcèlement de rue, comme l’avait promis le président en campagne.
    – Elle pense que sa mesure aura un effet dissuasif, mais à partir de 90€ à payer sur le champ (!!!???) ou la majoration à 750€, et un effet pédagogique. Mais pour éviter que les harceleurs ne récidivent, et pour appuyer l’effet pédagogique, il y a un volet contre la récidive, qui comprend un stage aux frais du contrevenant.
    Si payer 90€ d’amende était dissuasif, il n’y aurait plus le moindre excès de vitesse. Si, comme elle pense, 90 €euro d’amende est dissuasif, les temps de prison ferme prévus par le Code Pénal, pour agression physique, sexuelle, ou viol, devraient l’être d’autant plus. Au lieu de cela, nous avons des promotions pénales, des packages soldés et des sanctions dégressives et non cumulables. Celui qui viole deux femmes, si une fois reconnu coupable, il prenait la même peine pour les deux faits, et non pour le package, il y aurait un vrai effet dissuasif. Or, les malandrins se gaussent quand ils passent au tribunal.
    – D’après elle cela va mener à « redéfinir le seuil de tolérance de la Société »… à la baisse donc. Ah ? Supprimera-t-elle les « victimes de la Société intolétante ?
    – Elle admet qu’il est difficile pour les femmes d’aller porter plainte pour viol ou agression sexuelle, donc elle veut leur ôter ce désagrément en vantant le fait que ce seront des policiers qui seront dans les rues pour mettre des amendes en flag, tout en admettant qu’elle n’irait pas porter plainte pour du harcèlement de rue. Ces policiers pourront-ils verbaliser l’agressions physique s’ils sont présents après la phase de harcèlement ? Seront-ils en tenue/uniformes ?
    – Elle ajoute que pour que ce soit « une vraie loi », pour qu’elle « fonctionne et soit applicable », il faut mettre des amendes en flagrant délit.
    Les viols, les agressions sexuelles, dont elle a parlé plus tôt, qui ne sont pas pris en flagrant délit la plupart du temps, ne sont donc pas couverts par de « vraies lois ».
    – Elle parle de « combat culturel contre le harcèlement de rue » comme si ce dernier était une tradition.
    – Elle pointe aussi l’échec de l’Education quand elle dit que le stage est pour « mener une action d’éducation » au final (2’35).

    Elle est complètement à la rue ! Elle met en lumière des désagréments sans commune mesure avec des faits plus graves, et pointe au final les râtés judiciaires concernant ces faits graves.

    Pense-t-elle que sa loi supprimera les viols et les agressions sexuelles, en s’attaquant à ce qu’elle pense être leur source ?
    Pour elle, et les féministes actuelles, la source des malheurs des femmes c’est le mâle.

    Quand je l’écoute parler, elle me donne l’impression qu’elle pense que les hommes ont le ‘droit’ de battre les femmes, de les harceler, de les agresser, etc…, qu’il n’y a pas de lois qui interdisent et punissent déjà ces actes… et qu’ils sont un ‘privilège’ masculin.
    Je pense que les nouvelles féministes, celles qui détestent les hommes et les femmes qui aiment les hommes, veulent avoir ce ‘privilège’ inexistant à leur tour.
    Marlène et les nouvelles féministes ne comprennent pas que les femmes morflent, physiquement, du laxisme et du déclin de la Justice, induit par les « victimes de la Société », irresponsables donc, créés par la « justice sociale ».

    • Des policiers embauchés exprès : il faut bien recaser Benalla…

      • @MichelO
        Encore faudrait-il qu’il réussisse le concours.
        C’est sûr, c’est plus facile quand on est dans le prolongement du bras présidentiel.
        Vu comment il se comporte avec les policiers sur le terrain, et leur hiérarchie, je pense que ça va être dur.

        • En tout cas, lui, il sait répondre au jet de cendrier de table de troquet.

          • Avec un casque de C.R.S plus un brassard, c’est un peu plus facile, ça l’est dautaut plus quand les C.R.S vous encerclent pour qu’on vous laisse tranquille.
            Vu qu’il n’a pas réussi à mettre la jeune femme à terre, je me pose tout de même des questions à son sujet sur son « niveau technique ». Certes, il a mis à terre le jeune homme lanceur de bouteille, mais en l’attrapant par derrière -alors qu’il était assis en train de subir la « justice » de Vincent Crase- en l’étranglant, sans qu’il ne se défende vraiment. Avec 6 ou 7 C.R.S, casqués, équipés de boucliers, armés de matraques, c’est compliqué et risqué de se rebiffer, même quand c’est une agression totalement illégale.

            Sur la vidéo de l’agression de la jeune femme au restaurant, les témoins sont plus mesurés dans leurs réactions. Celui qui se lève et prend une chaise se ravise assez vite. Peut-être l’effet dissuasif d’une éventuelle mésaventure juudiciaire future lui aura fait poser la chaise. Le courageux gifleur de femme aura certainement manqué de respect et peut-être même insulté, mais aurait-il accepté une mornifle ou un bougnat, sanction qu’il a appliquée à le jeune femme ?

    • « Celui qui viole deux femmes, si une fois reconnu coupable, il prenait la même peine pour les deux faits, et non pour le package, il y aurait un vrai effet dissuasif. Or, les malandrins se gaussent quand ils passent au tribunal. »

      Et pas que dissuasif, un effet réhabilitateur aussi si on l’assortit de mesures pour « racheter » son temps de prison.
      Exemple : 1 bonne action = 1 mois en moins, une excellente action = 1 an de moins, etc.
      Quelqu’un condamné à 2×30 années pourrait alors, en travaillant énormément, racheter sa faute.
      Et se réhabiliter.

      • @AxS
        Bonjour,
        Faire une bonne action en prison, c’est compliqué. Les travaux sont tout de même rares et distribués au compte-gouttes.
        Ce n’est pas à la Société de réhabiliter les malandrins. C’est à chacun de s’insérer dedans, et pour le moins, d’éviter d’emm#@der le monde. A vouloir inclure avec force dans la Société des individus qui s’en moquent on la pourrit de l’intérieur et elle se désagrège. C’est comme vouloir faire jouer absolument une chèvre aux pieds beurrés et carrés dans une équipe de football.

        « Quelqu’un condamné à 2×30 années pourrait alors, en travaillant énormément, racheter sa faute. »
        En faisant le temps dont il a écopé, il rachète sa faute. En sortant, il est clean, retrouve sa liberté et ses droits.
        La prison est la sanction pour de mauvaises décisions prises au détriment d’autrui et de ses droits.

        • Justement, l’idée n’est surtout pas de forcer la réinsertion – impossible que ça marche si le prisonnier ne le veut pas lui même – mais de proposer de possibilités. Au prisonnier de choisir.

          Quant au temps de prison effectué, la question de la réinsertion après la peine est un vrai problème qui peut tout faire basculer. IL est faux de croire qu’on va tout régler en forçant les prisonniers à faire 100% de leur peine puis les lâcher seuls en pleine nature une fois fini.
          L’expérience dans de nombreux pays a montré qu’un accompagnement, avec parfois une remise de peine, était beaucoup plus efficace pour éviter la récidive.
          Mais ce n’est pas pour autant l’alpha et l’omega : certains replongeront malgré tous les efforts du monde.

          • @AxS
            Bonsoir,
            Comment peut-on réinsérer des gusses qui au lieu de prendre 5 ans de prison ferme, sortent après 6 mois, ou un bracelet, même avec un casier bien fourni ? La Justice à leurs yeux est une blague, et le temps de prison une promotion quand ils regagnent leurs pénates.
            La réinsertion est un concept qui me chatouille le nez. Pourquoi la Société, qui aura condamné une personne pour un acte contre une autre, (suivant le cursus judiciaire) se casserait la tête à la réinsérer ? Si la privation de liberté ne suffit pas à étouffer les véléités néfastes des criminels, alors ces derniers ont un gros problème. Pour en avoir vécu une (légère) il est hors de question que j’en sois privé de nouveau ; le meilleur moyen étant d’éviter de commettre les actes qui amènent directement entre quatre murs.
            Certains métiers demandent un casier judiciaire vierge. Bon ok. Pour le reste, comme je l’ai écrit plus haut, une fois la peine effectuée, la « dette » est soldée et basta. Seuls les services de police/gendarmerie et judiciaires doivent garder les traces, et tenir les comptes.
            Prenons le cas grave d’un pédophile. Une fois sa peine effectuée, il est clean. Mais faut qu’il ait fait sa peine. Qu’il ait une « thérapie » obligatoire en prison pourquoi pas. La récidive est une circonstance agravante, et là c’est à la Justice d’agir. Première récidive : 50% de la peine en plus. Deuxième récidive : 66% en plus.
            Je pense aussi, que si les criminels en action, craignaient que leurs victimes se défendent, efficacement -et je ne parle là, même pas d’utiliser une arme ou de la porter- sachant que la Justice leur donnerait raison, nous aurions un peu moins de candidats. Par exemple, concernant l’agression au restaurant, si 2 ou 3 clients s’en étaient pris à l’agresseur, ç’aurait été bien. Vous me direz peut-être, 3-contre-1, agression finie, « justice soi-même », mais pensez que lorsque la Police vous tombe dessus, ce n’est jamais à un-contre-un.
            Mon avis perso quant à l’agression, c’est que le SaC A M. doit prendre une peignée. Le remettre en place verbalement comme l’ont fait les clients ne lui a fait ni chaud ni froid, et vu ses agissements vis à vis de la jeune femme pour avoir reçu un « Ta gueule ! » puis une/des insulte(s) pour avoir jeté un cendrier, il a certainement insulté copieusement à son tour. Donc retour de bâton. Ca pourrait même être sa seule peine, mais soutenue par la Justice :
            Juge : « Vous avez été rossé, après avoir jeté vers une femme, ici présente, un cendrier et l’avoir giflée, par les témoins ?
            SACAM : Oui.
            Juge : « Bien, vous avez eu votre sentence. Affaire suivante. »
            Ce que peu de gens savent, c’est qu’il est possible et légal d’arrêter quelqu’un qui commet un acte délictueux. Seulement, le citoyen ne peut pas utiliser la coercition. Rendre la coercition par le citoyen légale changerait beaucoup de choses et les simplifieraient. Bref, laisser aux citoyens interpeler des contrevenants, de la même manière que le fait la police. Ce qui se fait dans d’autres pays, comme aux U.S.A, en Bulgaire, en Hongrie par exemple.

    • Au-delà de l’effet d’annonce, je serais surpris que cela se traduise par de vraies embauches massives de « policiers » au-delà de quelques copains à recaser. Ces derniers auront bien sûr vocation à n’opérer que dans les quartiers où sévissent les vrais, purs et durs harceleurs culturels (les contribuables mâles ayant les moyens de payer une amende, mais pas de foutre le feu partout.)
      Sinon, tout à fait d’accord avec le consensus ici: pas besoin de nouvelles lois quand les lois existantes sont joyeusement ignorées.

      • @Pangzi
        Bonsoir,
        C’est un effet d’annonces, qui sera suivi par des « trucs » ou des actes à peu près concrets pour mettre en valeur les décisions/réformes du président.
        Les 10.000 policiers… seront étalés sur le reste du quinquénat.

  • Bonjour,

    Je l’avoue, j’ai l’habitude de beaucoup regarder dans la rue les magnifiques attributs pectoraux de la gente féminine. J’ai vraiment beaucoup de mal à contrôler mes yeux, à tel point que je me demande parfois si malheureusement, je ne serai pas la victime d’un problème neurologique. Oh, rien de bien méchant, juste des regards discrets de 2-3 secondes qui n’ont pas l’air de beaucoup déranger ces dames. J’hésite quand même entre deux palliatifs qui pourraient m’éviter le stage de civisme prévu par Mme Schiappa: de grosses lunettes de soleil qui pourraient me faire passer pour un aveugle, surtout pendant l’hiver. Ou un certificat médical qui déclare que je souffre de ptosis.

    • @Waren
      +1
      J’ai la même habitude.

      • Mon Agent aux US en Californie habite Huttington Beach – Comté d’Orange. Il y a quelques années, il m’a aimablement prévenu : Attention le Frenchie .. Here  » SMILING IS HARASSING « ….
        On n’arrête pas la lutte des 2 classes.

        • @Sibel
          Bonjour,
          J’ai le souvenir que les histoires de procès à gogo, pour un oui ou un non, pour un smile, ou un compliment, qui se passaient aux States il y a déjà près d’un quart de siècle, faisaient rager les gens de « gauche » et qui clamaient que cela ne pourrait arriver en France.
          La Californie est un bastion démocrate. Ce sont les démocrates qui ont passé ces lois. La gauche donc. C’est la guache qui la fait passer en France.
          Je n’ai pas vérifié, mais, il ne me semble pas que les viols, les violences conjugales, en Californie, aient baissé significativement, voire disparu. La gauche préfére « tomber » sur des cadres sup’ ou des employeurs, alors je ne suis pas sûr que ces lois aient changé grand-chose pour les californiennes.

  • Bonjour à tous,
    Cette Madame Schiappa, du haut de son maroquin sans budget clairement identifié, semble plus là pour « faire le buzz », effrayer le bourgeois et faire se pâmer d’aise le bobo se prétendant « de gauche » – électeur espéré – que pour participer au gouvernement du pays.
    Mais bon, je dois être mauvaise langue …
    Amitiés,
    Pierre

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