10 inepties populaires sur les OGM

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10 inepties populaires sur les OGM

Publié le 31 août 2018
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Par Marcel Kuntz.

1. Les OGM sont définis réglementairement

La première n’est pas à proprement parler une contre-vérité, plutôt l’illustration de l’imagination sans borne de l’Union européenne lorsqu’il s’agit de pondre des réglementations aussi absurdes que contre-productives. En 1990, les États-membres ont ainsi créé le concept d’OGM.

La Directive définit par la loi ce qu’est une modification génétique et ce qui ne l’est pas (mais qui l’est quand même scientifiquement), tout en exonérant de la réglementation des modifications génétiques qu’elle reconnait comme telles plus haut dans le texte de la Directive.

Il reste donc au final une technique, la plus récente à l’époque (la transgénèse), sur laquelle pèsera, sans preuve d’une quelconque nécessité scientifique, des contraintes d’évaluations lourdes et coûteuses. Il faut garder en mémoire pour ce qui suit qu’un OGM est défini réglementairement par une méthode d’obtention dudit organisme et non par ses propriétés, ce qui serait plus pertinent.

2. Les OGM sont stériles

La meilleure illustration de « la post-vérité » sur les OGM est l’allégation qu’ils seraient stériles. Ce mythe provient d’une extrapolation abusive : des brevets décrivent effectivement des concepts pour produire des graines stériles. Mais sur le terrain, aucune variété de plante dans cette catégorie réglementaire des OGM n’est stérile.

3. Les OGM sont envahissants

La « post-vérité » n’a pas besoin d’être cohérente : ainsi ces allégations de stérilité sont en contradiction manifeste avec d’autres affirmant que les OGM vont se disséminer partout. Alors, « stériles » ou « envahissants », il faut choisir ! En fait, ce n’est ni l’un ni l’autre.

4. Les OGM interdisent l’agriculteur de semer le grain récolté

L’agriculteur n’aurait plus le droit de re-semer une partie de sa récolte à cause des brevets. Cet argument a permis aux opposants de mobiliser une partie de la société civile contre les OGM, sur le thème d’une « appropriation » des semences, voire d’un « contrôle sur notre alimentation ». Pourtant c’est un mensonge : la législation européenne sur les brevets concernant les inventions biotechnologiques permet à l’agriculteur de produire des semences de ferme pour son propre usage (voir la Directive Européenne 98/44/EC et l’article 14 du règlement (CE) n° 2100/94).

5. L’agriculteur doit payer des royalties si des traces d’OGM sont détectées dans son champ

Bobard apparenté au précédent, un agriculteur pourrait être contraint de payer alors que l’OGM est arrivé par hasard dans son champ. En réalité, aucun agriculteur, dans aucun pays, n’a à payer de royalties si des traces d’OGM sont détectées dans son champ, par exemple à la suite d’une pollinisation fortuite d’un champ voisin. Ce mythe a été construit autour de l’agriculteur canadien Percy Schmeiser.

Les lobbies anti-OGM ont ici habilement exploité le thème de David (le « gentil petit agriculteur ») face à Goliath (la « méchante grande multinationale ») à la suite d’un procès intenté par Monsanto à cet agriculteur. En réalité la justice canadienne a établi qu’il y a eu des actes délibérés de l’agriculteur pour s’approprier des semences sans s’acquitter des royalties selon la réglementation canadienne.

6. Les OGM sont un échec : leurs rendements ne sont pas meilleurs

Il faut d’abord noter qu’aucun de ces organismes n’a été amélioré pour augmenter les rendements, mais plutôt pour éviter des pertes de rendements (dues à des insectes ravageurs ou à des mauvaises herbes). La réalité est que environ 18 millions de fermiers dans 26 pays (dont 19 pays en développement) ont choisi des OGM, là où ils étaient libres de le faire (ce qui n’est pas le cas dans la plupart des pays européens).

7. Des rapports démontrent des effets toxiques dans l’alimentation

Si cela était le cas, sachant que de nombreux pays utilisent des OGM pour nourrir leur bétail depuis 1996, cela aurait été constaté par les éleveurs et les vétérinaires.

Il suffit pour se rendre compte des manipulations sur ce sujet d’examiner les photographies propagées par le chercheur-militant Séralini en septembre 2012 : chacun a vu sur internet ces photos de rats affligés de tumeurs monstrueuses. Est-ce la preuve ? Regardons de plus près les photos : un rat avait mangé un OGM, l’autre bu un herbicide et le troisième mangé l’OGM ET bu le produit chimique (pendant 2 ans). Oui, mais où est le rat témoin (sans consommation d’OGM et sans avoir bu l’herbicide) ? Il n’est jamais montré, et pour cause : il avait aussi des tumeurs, tout simplement parce que les rats de cette race développent fréquemment des tumeurs lorsqu’ils sont âgés.

8. Les OGM affectent « la biodiversité »

En réalité, il faut distinguer cas par cas.

Certains organismes (comme le maïs MON810 qui a obtenu une autorisation européenne en 1998) ont été améliorés pour produire eux-mêmes une protéine aux effets extrêmement spécifiques contre certains insectes ravageurs. Le même principe actif combat également des insectes nuisibles, en agriculture (biologique) et jardinage, cette fois par épandage. Et cela depuis des décennies ! Sans problème constaté !

9. Des super-mauvaises herbes sont apparues

En fait, si on utilise année après année le même herbicide (ou tout autre produit), les organismes visés deviennent résistants. Rien de nouveau, ni spécifique aux OGM. Cela est le cas pour tous les herbicides utilisés. Le problème vient d’une mauvaise gestion agronomique de ces phénomènes (cela peut exister), pas du fait d’être ou pas dans la catégorie juridique des OGM.

10. Les OGM sont insuffisamment étudiés ou uniquement par les industriels

En réalité, les évaluations imposées par la réglementation européenne sont disproportionnées par rapport aux risques réels (très faibles et de même nature que ceux des autres méthodes d’amélioration des plantes non soumises à de telles évaluations). Elles continuent à être alourdies sans raison scientifique.

Indépendamment des industriels, la recherche publique, dans de nombreux pays (y compris la Pologne), a réalisé des études dans tous les domaines (santé et environnement). Il en existe des milliers. On peut citer les études toxicologiques du projet européen GRACE ou encore du projet G-TwYST (qui ont notamment répété les expériences de Séralini et collègues, en les infirmant). Les études sérieuses ne justifient aucun alarmisme.

Il n’existe aucun organisme scientifique digne de ce nom qui confirme les allégations sur les risques des opposants.

Ce qui devrait nous inquiéter ce n’est pas la catégorie réglementaire des OGM, mais que des mensonges maintes fois répétés puissent devenir vérité médiatique en démocratie…

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  • les avis contradictoires des experts rend la certitude insignifiante .ce qui est juste aujourd’hui ne l’est plus demain. les égos surdimensionniés et la com ne sert pas la vérité .

    • Les experts ne rendent pas d’avis contradictoires, s’ils ne savent pas, ils se taisent. Ce sont en pratique certains contradicteurs qui usurpent le titre d’expert pour se faire entendre.

      • @Virgile

        Douter ou être méfiant n’est pas nécessairement un signe d’ignorance ou de stupidité profonde comme vous l’évoquez souvent.

        « On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter »(Emmanuel Kant 1724-1804,une véritable référence en matière d’intelligence!)

        Quelles sont les preuves OBJECTIVES et IRRÉFUTABLES de l’innocuité des OGM à moyen-long terme ?

        À propos de toute vérité « révélée » :
        « Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu’elles le sont. Nous devons former des hypothèses pour interpréter et nous approprier le réel, mais ces hypothèses, ces idées sont une simplification de la réalité. Un intellect médiocre ne cherchera pas à affiner son interprétation du réel tandis qu’un intellect supérieur le cherchera. Pour cela il doit sans cesse DOUTER de l’état actuel de ses croyances intellectuelles, gardant en tête que quel que soit l’état actuel de ces dernières c’est encore une simplification du réel. Cela nécessite on le devine de grandes capacités de stockage en mémoire des différentes scénarios d’interprétation ainsi que de vitesse de traitement de l’information pour passer de l’effet à la cause dans chacun des scénarios dans l’effort d’explication des phénomènes. »

        • Douter, en soi-même, est sain. Mais la réaction normale en cas de doute est de chercher à le lever le plus vite possible, afin de pouvoir prendre des décisions et faire des choix sans que le doute pèse dessus. Pas du tout de modifier ses choix en mi-chèvre mi-chou, voire en peau de bique ou chou pourri, au prétexte que le choix sensé n’est pas celui qu’on aurait aimé.
          Et, une fois de plus, on doit assumer l’innocuité tant qu’on n’a pas pu démontrer le contraire, c’est le principe de réfutabilité de Popper. Ca n’est pas une vérité révélée, c’est une vérité scientifique. Pour vous paraphraser, en espérant que vous verrez où est la faille, « Quelles sont les preuves objectives et irréfutables qu’un être humain est par essence mortel ? »

          • « on doit assumer l’innocuité »

            délire absolu

            • @corrector

              On doit aussi assumer ses impressions qui comme par hasard sont souvent les bonnes,surtout lorsqu’elles sont mauvaises !

              délire vécu !

          • @MichelO

            Excellente remarque:
            « il n’y a effectivement aucune preuve objective et irréfutable qu’un être humain est mortel »puisqu’il est impossible de définir précisément ce qu’est la vie.
            Mes propos n’étaient pas d’énumérer d’inutiles sophismes pour un sujet aussi sérieux que les OGM ou les pesticides.
            il s’agissait simplement de comprendre que certains poisons INSIDIEUX ne seraient pas une vue de l’esprit, et auraient quelques conséquences redoutables pour notre santé. C’est du moins ce que laissent entendre certains spécialistes supposés intelligents « dans certains milieux bien informés »dont on nous rebat souvent les oreilles.
            Sauf à considérer systématiquement toute étude contradictoire comme une absurdité venant de scientifiques ou d’écolos illuminés,comment trier objectivement le bon grain de l’ivraie dans le contexte actuel où de nombreuses informations circulent en permanence ?
            -Quel est donc cet ORACLE auquel vous faites souvent allusion plus ou moins implicitement et qui vous a permis de lever illico, presto, subito, le moindre doute ?
            Afin de pouvoir trancher utilement et ne pas se trouver » le cul entre deux chaises,mi-chèvre,mi-choux » pour un sujet aussi sérieux ,une réponse de SPÉCIALISTE étayée et référencée serait la bienvenue pour beaucoup d’internautes « ignorants,stupides »(dixit Virgile),et d’autres un peu moins il faut l’espérer…….

            • Avant d’essayer, dans la mesure de mes modestes moyens (je ne suis pas pédagogue ni enseignant), d’expliquer encore ces notions, je vais me permettre de râler un coup et de rappeler mon expérience personnelle. Quand mes camarades et moi-même, étudiants, avons découvert ces notions, nous avons ressenti stimulation, curiosité, désir d’en savoir plus, incompréhension de ne pas avoir été avisés de cela plus tôt dans notre scolarité, et une sorte de soulagement de savoir enfin comment marchait la science et à quoi elle servait, au-delà de réussir à des examens et des concours. Et la stupéfaction, aujourd’hui, vient de la réaction d’hostilité des internautes quand on leur indique ces pistes qui pourraient, s’ils les approfondissaient, leur apporter les mêmes satisfactions personnelles et professionnelles. Mais enfin, la science n’est pas une foi ! C’est la base du progrès, de ce qui fait que nous vivons mieux que nos parents, et que nos enfants vivront mieux que nous. La foi, dans l’affaire, c’est celle qui veut que nous fassions pénitence, décroissance, retour à la sauvagerie, à la faim, à la disette, …
              Pour revenir au sujet, ce qu’il faut bien comprendre est la différence entre l’hypothèse dite « nulle », H0, les hommes sont mortels (ou les OGM sont inoffensifs), qui vaut jusqu’à preuve du contraire, et les hypothèses de réfutation, H1, il existe bien un immortel et je peux le prouver (ou ce sont bien les OGM qui sont la cause de la maladie de tel consommateur), pour lesquelles on peut scientifiquement déterminer un degré de confiance qu’il ne s’agit pas d’un faux positif : elles ne sont pas échangeables ! Seule l’hypothèse nulle est valide jusqu’à preuve du contraire, et l’hypothèse H1 est incertaine quoi qu’il arrive, tout ce que l’on peut essayer de faire est de réduire l’incertitude jusqu’à ce qu’il devienne évident que c’est bien la preuve du contraire cherchée. Et alors, l’hypothèse valide jusqu’à preuve du contraire doit être changée, mais ça n’est pas le contraire de H0, ça n’est pas les hommes sont immortels (ou les OGM sont nuisibles), c’est quelque chose à construire sur la base des connaissances augmentées.
              Donc non, les doutes ne sont pas éjectés, il est simplement montré que la confiance sur ces réfutations du « business as usual » n’est pas suffisante pour remettre en cause l’hypothèse H0, et jusqu’à ce qu’une meilleure réfutation obtienne le degré de confiance suffisant, H0 doit être la base de nos choix et nos actes.

              • @MichelO

                Bonjour,

                il serait évidemment absurde de remettre en question le rôle prépondérant de la science « comme base du progrès » ,ce que vous avez d’ailleurs très bien démontré.
                Sauf à être un illuminé sectaire,légèrement dérangé,personne ne souhaite une quelconque pénitence,un retour à la sauvagerie,la famine ou la disette.
                Restons donc dans le sujet qui nous préoccupe : comment gérer le doute quand il s’agit de prendre d’importantes décisions ?
                J’ai lu avec intérêt votre démonstration qui est basée sur une parfaite LOGIQUE que je respecte.
                Cette logique n’est pas la mienne pour une simple raison que vous pourrez comprendre, puisque le dialogue reste avec vous possible. (je ne suis moi même ni pédagogue,ni enseignant,je ne suis qu’un simple candide qui essaye de penser au mieux).
                Lorsqu’il s’agit de prendre un risque qui implique plusieurs générations ,qui de façon IRRÉVERSIBLE peut modifier définitivement l’environnement naturel dont nous faisons INTRINSÈQUEMENT partie,je pense que l’extrême prudence doit rester de rigueur avant tout engagement qui serait DÉFINITIF:
                La prudence en matière d’applications de découvertes n’est pas forcément synonyme de régression:
                Cent fois sur le métier la science a par le passé remis son ouvrage,et c’est en travaillant et retravaillant inlassablement certaines chose,qu’elle a pu briller et exceller en nous permettant d’atteindre le niveau actuel de confort dont nous profitons tous.
                N’oubliez pas cependant la célèbre citation d’Albert Einstein, dont l’exceptionnelle intelligence ne pouvait être mise en doute, et qui avait pleinement conscience du danger d’actions humaines IRRÉVERSIBLES:
                « Je ne sais pas comment la troisième guerre mondiale sera menée,mais je sais comment le sera la quatrième avec des bâtons et des pierres »

                En raison des merveilleux progrès de la science,l’homme est pour la première fois de son histoire seul avec ses décisions et sa responsabilité quant à son destin.
                il ne s’agit aucunement de décisions courantes ou mineures et je pense que votre logique sur le doute n’est pas applicable dans l’hypothèse
                d’actions humaines au caractère IRRÉVERSIBLE.(aucun rapport avec les angoisses des premiers usagers du métro ou de la machine à vapeur comme on a pu souvent le lire pour relativiser les conséquences des avancées de la science !!!).
                J’apprécie néanmoins votre démonstration qui n’a rien à voir avec de la propagande,et qui permet une réflexion utile sur ces importants sujets qui nous concernent TOUS,ne l’oublions surtout pas !!!
                Bien à vous quand même,et merci pour ces échanges.

                • Toute action est irréversible, le temps s’écoule et vous ne pouvez pas en inverser le cours… La distinction que vous faites est entre celles dont on vous a informé qu’elles pouvaient avoir des conséquences majeures, indépendamment de la probabilité infime que cela se produise, et celles dont vous ignorez tout des conséquences possibles ou dont vous savez qu’elles sont habituellement limitées, et qui vous paraissent donc sûres. Mais elles ne le sont pas… Ne rien faire, c’est pour le riz doré, continuer à avoir chaque année 500000 morts et 500000 aveugles. L’accepter, c’est soumettre à un péril inconnu et ultra-peu probable la totalité des 7500000000 humains. On ne peut pas se contenter de compter les zéros, et dire qu’exposer 75000 fois plus de gens à un péril fatal mais inconnu et improbable justifie de ne rien faire pour notre million exposé à une mort et un aveuglement certains.

                  • @MichelO
                    Je vous renvoie à l’excellent commentaire du 1er sept 9h 10′ de @ leipreachan qui pourra servir de conclusion concernant la fiabilité de toute information circulant.
                    Concernant la notion de dangers possibles pour cause d’irréversibilité mise en avant par @LÉONIDES,il semble que vous pouvez n’être que satisfaits puisque les jeux sont faits depuis quelques temps concernant des choix importants en matière d’énergie,d’agriculture,de pesticides,etc… ,et nous avons pu être témoins de certains premiers résultats inquiétants sur un laps de temps très court : Un inventaire de tous les problèmes environnementaux et autres,constatés ces 25 dernières années serait édifiant mais bien inutile dans ce débat !
                    il est évident que la faim dans le monde et autres fléaux doivent être combattus,mais ne convient-il pas d’employer les meilleurs moyens?(ils existent fort heureusement!).
                    Si l’on considère les extraordinaires pouvoirs de la nature,tout est en théorie réversible puisque en perpétuelle transformation.
                    Reste à savoir en combien de temps, car c’est bien la première fois de son histoire que l’humanité dispose d’aussi peu de temps pour prendre les bonnes décisions devant assurer sa pérennité.

                    • Quand vous prétendez avoir de meilleures solutions pour combattre la faim dans le monde que celles qui ont montré leur efficacité ces dernières décennies, je me demande d’où vous sortez ces connaissances péremptoires, et pourquoi les détailler n’est pas l’unique objet de vos commentaires. Mais manifestement, vous n’avez pas compris la question de la réfutabilité, ce qui fait que j’ai là aussi quelques doutes. Quant à l’excellent commentaire de Leipreachan (j’ai trouvé sa question très pertinente), je pensais y avoir répondu. Je croyais également, dans ces réponses, avoir suffisamment laissé entendre que j’ai pratiqué dans la science, et que j’ai subi dans la vulgarisation, ce qui me donne une certaine légitimité pour en parler.

                    • Pour ne pas être accusé d’utiliser des arguments d’autorité, je vous invite à réfléchir, en ce qui concerne la vulgarisation, sur ce que vous conseillez de répondre en 30s à la question du journaliste qui vous interviewe à la radio en direct, ce qui vous arrive une fois tous les 5 ans, « Quel sera l’effet du réchauffement global sur votre découverte ? ». Allez-vous développer le fait que le réchauffement global est un non-événement, ou admettre qu’il existe et développer sur votre découverte ?

            • « Sauf à considérer systématiquement toute étude contradictoire comme une absurdité venant de scientifiques ou d’écolos illuminés, » Justement il n’y a aucune étude qui prouve que les OGM représentent un risque pour la santé.
              Enfin, plutôt si il y en a des rares études mais qui ont été démontés. Il a été prouvé que ces études étaient fausses. https://theierecosmique.com/2018/07/08/des-nouvelles-des-ogm-dans-le-figaro/

            • autre article sur le consensus scientifique et les OGM: https://www.huffingtonpost.com/jon-entine/post_8915_b_6572130.html

              • Désolé Arnaud, mais consensus scientifique ne prouve rien et n’est pas une garantie d’exactitude. Bien des croyances erronées ont fait consensus, et les scientifiques sont des hommes comme tout le monde avec leurs préjugés et leurs tendances idéologiques. C’est pour cela qu’on exige une vérification par l’expérimentation pour valider. Or cela fait 25 ans maintenant que des milliards d’hommes et d’animaux en consomment, sans que rien n’ait été signalé comme conséquence sur la santé. Cette expérience à grande échelle est suffisante, démontrant leur innocuité. Seuls les FAITS ont une valeur.

                • @Virgile
                  Ne ramenons pas tout à nous-mêmes,et à la durée d’une vie humaine qui est très courte : 25 ans ce n’est pas du long terme si l’on considère des modifications génétiques initiées par l’homme et non par la nature!
                  Pensons aussi aux éventuelles??? générations futures,même s’il est tellement plus confortable de dire: »après nous le déluge! »

                • @Virgile
                  Votre argument est à priori logique.
                  Puissiez-vous avoir raison pour le long terme, car 25 ans ne représente rien pour la nature !

                  • 25 ans ne représentent rien ! pour les animaux d’élevages qui sont plusieurs centaines de milliards à en avoir mangés (principalement soja) cela fait 20 ans de recule sur 4 a 5 générations maintenant(vache laitière en réforme en moyenne a 4/5ans).

                    • @yann

                      Vous n’êtes pas sans ignorer ,je l’espère,que les modifications génétiques décidées par la nature s’effectuent sur plusieurs milliers d’années et sûrement pas en 25 ans qui ne représente même pas pour elle un milliardième de seconde!
                      Pour que vos exemples soient significatifs comparez ce qui est comparable !

            • Concernant les pesticides, il me semble fondamentale de comprendre la différence entre risque et danger. Une bonne partie de leur argumentaire repose sur cette confusion et ils voudraient être pris au sérieux. Un très bon article sur le sujet: http://www.second-glance.fr/2017/10/27/danger-et-risque/ (cet article explique bien la différence entre risque et danger et la confusion entre ces deux notions dans le débat du glyphosate)

              Les premiers pesticides ont plus de 2000 ans et étaient à base d’arsenic. Oui on oublie qu’il y a des pesticides naturels qui sont utilisés dans le bio. Je rappelle que l’agriculture bio utilise un pesticide comme le sulfate de cuivre (qui est bien plus toxique que le glyphosate).
              L’agriculture bio autorise tout un tas de produits phytosanitaires « d’origine naturelle » et parfois bien plus nocifs que les produits de synthèse.
              Pesticides: la grande intox ? https://www.dailymotion.com/video/x5mip5w
              Vidéo pédagogique: « Il y a des cancérigènes partout, mais ça n’est pas grave. L’important, c’est la dose » https://www.youtube.com/watch?v=f95pXfr1-ZE
              Les pesticides « écologiquement corrects » recommandés comme substitut au glyphosate sont en fait plus de 100 fois plus toxiques que ce produit.

              C’est la dose qui fait le poison. Tout peut être toxique à partir d’une certaine dose. Et pour le pesticide, il en faut ingérer une telle dose pour que ce soit dangereux que c’est impossible.
              Sinon, toutes les eaux du robinet contiennent des micro-doses de tous les minéraux possible et imaginables, tels que le plomb, l’arsenic…Alors en suivant la logique des anti pesticides il faudrait interdire de boire à l’eau du robinet.

              • @arnaud

                Merci pour votre recherche de liens très intéressants qui permettent d’étayer vos points de vue, et d’enrichir les débats sur ce site.

            • oui toute nouvelle chose peut avoir des effets nocifs …non prévus…
              on a alors le choix on interdit toute nouveautés.. ou on fait une serie de vérifications et on essaye..
              on a TOUJOURS fait la deuxieme. et oui ça comporte un peu de nous prendr epour des cobayes si on veut caricaturer…

              mangerez vous cette salade possiblement porteuse de bactéries toxiques? non?
              vraiment?
              vous vous fiez à un certains nombres de tests…
              en attendant il y a une différence entre imaginer des effets possibles avec m^me des mécanismes chimiques et biologiques et avoir prouvé un effet notable...car en plus il ne s’agit pas qu’il y ait effet ou non il y a l’ampleur de l’effet.

              la nocivité pratique et notable des ogm n’a pas été démontrée et surtout elle a été très testée.
              et la nocivité d’un ogm aurait été prouvée que ça n’impliquerait pas les autres…

              qui dit les ogm sont notablement toxiques n’a pas nécessairement tort sur le fond…et il bafoue pourtant un principe fondamental sur lequel est fondé un état de droit la charge de la preuve est à l’accusation.

              et il peut interdire ce qu’il veut.
              et que la justice condamne ou que la loi interdise ne prouve RIEN…

          • @MichelO

            Troquer un doute pour un acte de foi ou une croyance n’est pas forcément une solution,mais peut-être faut-il bien penser en disant « Heureux celui qui croit sans voir…….etc……. »

            • Je vous renvoie à mon post de 11h04 plus haut. Il ne s’agit pas de troquer un doute contre un acte de foi, mais d’établir pour le doute un degré de confiance, qui s’il est suffisamment bas conduit à ignorer le doute en question. C’est comme ça qu’on construit toutes les avancées humaines, pas en refusant les doutes, mais en les écartant après les avoir montrés peu inquiétants. Sic itur ad astra

        • L’ensemble du commentaire et des réactions suscitées, que je trouve très intéressants, m’amène à faire part ici à un sujet, ou plutôt une phrase récurrente, qui entretient en moi un scepticisme sur ce qu’on appelle ‘la science’.

          En effet, jour après jour, je lis et j’entend des articles de vulgarisation scientifiques qui commencent par la phrase :
          ‘Contrairement à ce qui est communément admis (ou contrairement aux études précédentes, ou à la croyance populaire), une étude scientifique a démontré que…’
          Ce constant réajustement du savoir donne une dimension à la précarité de la ‘vérité’, et ça ne m’arrange guère pour faire le tri dans mes doutes…

          • @Leipreachan

            Tout à fait en phase avec votre commentaire:

            -Comment ignorer les conséquences dangereuses d’une mise sur le marché d’un produit n’ayant pas fait ses preuves sur le long terme?
            Les pesticides et les OGM ne sont pas comparables à l’aconit ou à la cigüe aux effets immédiats !
            Avec le cancer,maladie moderne et sournoise de plus en plus répandue, il est difficile de remonter aux causes exactes.
            Si l’on suppose comme origine les conditions environnementales qui sont potentiellement multiples,l’on peut dire sans se tromper à propos de ce fléau :
            « Pas vu,pas pris! »
            Raison essentielle pour « essayer » de vivre le plus sainement possible!
            Souhaiter vivre sainement n’a rien à voir avec l’ignorance « crasse »ou la stupidité :
            ce devrait être un simple besoin vital élémentaire, évident à satisfaire.

            • -Comment ignorer les conséquences dangereuses d’une mise sur le marché d’un produit n’ayant pas fait ses preuves sur le long terme?

              vous vivez où? on fait comme ça…. on fait des est on attend le retour d’expérience…
              que ne pourrait on pas interdire sinon????????

              • @jacques lemiere

                On peut attendre un retour d’expérience sans nécessairement être un cobaye fataliste !
                La science le prouve dans bien des domaines fort heureusement,ce qui me fait dire,pour répondre à votre question que j’ai la chance de vivre au 21éme siècle!

          • @Leipreachan
            La vulgarisation scientifique est difficile… Même si de bonne foi, en tant que lecteur de ces articles, vous affirmez que vous lirez avec intérêt un n-ième article présentant une tentative de réfutation peu concluante, ou dont les conclusions ont un faible degré de confiance, c’est le rédacteur en chef de la revue qui décide, et lui veut un chapeau attractif à l’article et il a ses propres critères, sinon il ne publiera pas. Alors vous avez toute la gamme, depuis l’auteur qui accepte le chapeau et passe sous silence les aspects peu sexy de son étude pour pouvoir néanmoins bénéficier de la pub indispensable à ses futurs financements, jusqu’à celui où le journaliste vulgarisateur affirme le contraire des conclusions de l’article (quel Australien va lire la page scientifique du Monde ou de Libé qui traite de ses travaux ?)…

          • quel doute? sur quel cas concret qui justifierait une interdiction?

        • Je suis parfaitement d’accord: il est normal de douter.
          Sauf que là il s’agit de nier la vérité scientifique.
          Il y a un consensus scientifique sur le fait que les OGM sont sans risque pour l’être humain.

          ne équipe de scientifiques italiens a résumé 1783 études relatives à la sécurité et aux impacts environnementaux des aliments OGM. Ces études représentent toute la dernière décennie — entre 2002 et 2012 pour être précis — d’études scientifiques sur les OGM. A 20 pages par papier, ça doit faire en gros 50000 pages d’études.
          Les chercheurs n’ont pas trouvé un seul exemple crédible montrant que les aliments GM posent un danger aux êtres humains ou des animaux. « Les recherches scientifiques réalisées à ce jour n’ont pas détecté de danger important directement liés à l’utilisation de cultures génétiquement modifiées » ont-ils conclu.
          voilà la meta-study en question : Critical Reviews in Biotechnology, « An overview of the last 10 years of genetically engineered crop safety research », March 2014, Vol. 34, No. 1, Pages 77-88, Alessandro Nicolia (Department of Applied Biology, Faculty of Agriculture, University of Perugia, Perugia, Italy), Alberto Manzo (Ministry of Agriculture, Food and Forestry Policies, Rome, Italy), Fabio Veronesi (Department of Applied Biology, Faculty of Agriculture, University of Perugia, Perugia, Italy), and Daniele Rosellini (Department of Applied Biology, Faculty of Agriculture, University of Perugia, Perugia, Italy)
          http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.3109/07388551.2013.823595

          Les études faites sur les OGM prouvent que c’est sans risque pour l’homme. Alors ne venez pas dire qu’il n’y a pas de preuves irréfutables

          • non…pas « LES » OGM…
            on a pas montré de toxicité notables chez les ogm autorisés en agriculture.
            rien de plus facile que de faire un ogm toxique il existe des plantes toxiques!!!! et à vrai dire des tas de plantes cultivées sont un peu toxiques…
            je sais que votre langue a fourché…mais on se doit de marcher sur des oeufs…
            les opposants les plus dur aux ogm ne sont pas opposés aux ogm mais à la techniques qu’ils jugent d’abord diaboliques oparce qe non naturelle..

            est ce un hasard si on ne parle jamais que DES ogm…

            il n’existe que chez leurs opposants une raison de les considérer à part et en groupe et à prendre plus de mesures de vérifications avec eux qu’avec n’importe quelle nouvelle plante.

        • Méta analyse sur le maïs OGM : https://www.nature.com/articles/s41598-018-21284-2
          Non seulement il n’y a aucune preuve que le maïs OGM serait plus dangereux mais en plus, par rapport aux lignées non-OGM, le maïs transgénique contient 28,8 % de mycotoxines en moins.

        • En fait, le fait d’être contre les OGM vient du fait que beaucoup de gens partent du principe que ce qui vient de l’homme est mauvais alors ce qui est naturel est bon. Sauf que ce raisonnement est totalement ridicule. Une molécule synthétique n’est pas spécialement plus mauvaise qu’une molécule naturelle. En fait, que l’origine soit synthétique ou naturelle n’a aucune importance sur le risque qu’elle représente.
          ce qui est « naturel » est-il « bon » ? https://theierecosmique.com/2017/10/30/chimique-ou-naturel/

        • Les OGM sont-ils sans danger ? Réponse courte : oui. Les humains modifient génétiquement leur nourriture depuis le début de l’agriculture, sans qu’on ait jamais pu prouver d’effet nocif.
          https://www.nytimes.com/2018/04/23/well/eat/are-gmo-foods-safe.html?ref=oembed

          Le fait de s’opposer aux OGM est risible. Modifier la nourriture n’est pas quelque chose de récent. Cela fait des milliers d’années que l’on fait. Quand nos ancêtres sélectionnaient les meilleurs grains de blés pour qu’ils se reproduisent entre eux en écartant les autres grains , c’est le même principe que les OGM.
          Je rappelle que de nombreuses bactéries ont été génétiquement modifiées pour exprimer des protéines virales entrant dans la composition des vaccins. Logiquement si vous êtes contre les OGM vous devez être contre les vaccins.

          • Vous ne faites pas la différence entre un croisement génétique « naturel » -par exemple greffe ou accouplement d’un éléphant et d’une souris- que la nature peut refuser en faisant le échouer, et une manipulation directe des gênes imposée à la nature pour du clonage d’animaux ou du maïs ?

            • il ne dit pas ça…c’est différent…
              notez que toutes les variétés de légumes et de plantes cultivées ne sont pas naturelles et disparaîtraient dans la nature, plus exactement les gènes qui nous sont utiles apparaîtraient ici ou là chez des « tarés »..
              c’est juste plus élaboré mais c’est toujours la recherche de caractères plus utiles aux hommes …
              ce qui fait que vous ne réfutez pas arnaud…en donnant l’impression de le faire:

            • @VUDUBAR
              Auriez-vous l’intention d’élever le débat en rentrant dans le vif du sujet?
              La nature que l’on n’est pas prêt de maîtriser ne se dérobe jamais devant les hommes qui la défient,donc affaire à suivre!

        • Je conseille de regarder cette vidéo qui explique ce qu’est les OGM: https://www.youtube.com/watch?v=nNDop-T1Eso&t=217s

          • P;S pour avoir les liens allez dans la description de la vidéo à Sources. Il y a un lien mis qui donne toutes les sources.
            Cette vidéo parle notamment des dangers des OGM pour la santé

        • Et regardez aussi la vidéo suivante qui réfute les délires anti OGM: https://www.youtube.com/watch?v=fcYMWOUpSX8&t=67s

      • Faux, il existe un consensus scientifique sur les OGM.
        e consensus scientifique et les OGM: https://gmoanswers.com/scientific-consensus-and-gmos
        autre article sur le consensus scientifique et les OGM: https://www.huffingtonpost.com/jon-entine/post_8915_b_6572130.html

        Une équipe de scientifiques italiens a résumé 1783 études relatives à la sécurité et aux impacts environnementaux des aliments OGM. Ces études représentent toute la dernière décennie — entre 2002 et 2012 pour être précis — d’études scientifiques sur les OGM. A 20 pages par papier, ça doit faire en gros 50000 pages d’études.
        Les chercheurs n’ont pas trouvé un seul exemple crédible montrant que les aliments GM posent un danger aux êtres humains ou des animaux. « Les recherches scientifiques réalisées à ce jour n’ont pas détecté de danger important directement liés à l’utilisation de cultures génétiquement modifiées » ont-ils conclu.
        voilà la meta-study en question : Critical Reviews in Biotechnology, « An overview of the last 10 years of genetically engineered crop safety research », March 2014, Vol. 34, No. 1, Pages 77-88, Alessandro Nicolia (Department of Applied Biology, Faculty of Agriculture, University of Perugia, Perugia, Italy), Alberto Manzo (Ministry of Agriculture, Food and Forestry Policies, Rome, Italy), Fabio Veronesi (Department of Applied Biology, Faculty of Agriculture, University of Perugia, Perugia, Italy), and Daniele Rosellini (Department of Applied Biology, Faculty of Agriculture, University of Perugia, Perugia, Italy)
        http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.3109/07388551.2013.823595

        Les très rares études sur les OGM prouvant leur dangerosité n’ont aucune crédibilité scientifique: https://theierecosmique.com/2018/07/08/des-nouvelles-des-ogm-dans-le-figaro/

    • Ce sont les opposants qui se décrètent experts indépendants, comme Séralini, pour répandre la terreur dans la population ignorante et stupide!

      • @Virgile

        75% des Européens sont opposés aux OGM

        Comment ignorer ces chiffres?

        https://www.huffingtonpost.fr/jose-bove/ogm-le-dernier-coup-de-force-de-barroso_b_5158004.html

        • Il ne s’agit pas d’ignorer ces chiffres, mais justement, ils ne montrent que la capacité de certains à répandre la terreur dans la population ignorante et stupide, confortant ainsi l’analyse de Virgile.

          • @MichelO

            il ne suffit pas de répéter simplement en boucle à longueur de commentaires que la population serait ignorante « crasse » et stupide,encore faut-il le démontrer avec des arguments étayés et intelligents ce qui n’est pas gagné, si l’on considère qu’il est péremptoire de sous-estimer systématiquement quiconque.

            • Là, c’est facile, il suffit de demander à ceux qui se laissent convaincre quel argument les a convaincus. Et de plus, 25% qui échappent à l’ignorance et à la stupidité, ça n’est pas mal…

              • @MichelO

                Le seul problème dans les rapports humains est que l’on est toujours le stupide d’un autre,et qu’il est quasi impossible de définir scientifiquement les multiples formes d’intelligence, toutes complémentaires, supposées former notre belle humanité toujours « en marche » vers le progrès…….

                https://reveurzeindomptable.com/2017/03/07/lintelligence-ou-limpossible-definition/

                • Ca n’est un problème dans les rapports humains que dans notre Occident « forumisé ». Dans tout un tas de pays, en Chine par exemple, le problème est exactement inverse : une fois que vous avez été reconnu comme grand savant, les autres vous croient sans le moindre doute raisonnable, et vous considèrent comme un demi-dieu, quand bien même vous seriez devenu gâteux depuis vos exploits. Le bon comportement est évidemment intermédiaire, le savant dispose d’un domaine privilégié où sa compétence bénéficie d’un préjugé ultra-favorable, et il apprécie de ceux qui en savent moins que lui d’autres formes d’intelligence dans d’autres domaines. Si on le titille, il commence par essayer d’expliquer, en sachant pertinemment que c’est ainsi qu’on progresse, mais s’il s’aperçoit que le titillateur est en fait un ignare qui veut juste, par égalitarisme, contester la compétence en se croyant aussi compétent et qu’il n’est pas capable de comprendre les explications, il finit par soupirer en regrettant de ne pas être chinois, tout lassant que ce soit de recevoir des offrandes trop systématiques…

            • Ce que vous dites n’a pas de sens. Il suffit de constater à quel point non seulement les gens ignorent, mais qu’ils ont complètement oublié ce qu’ils ont appris à l’école et affirment le contraire. Lisez les commentaires des lecteurs de journaux érudits comme le Figaro, Le Monde ou libération. Des gens cultivés qui vous sortent des âneries aberrantes avec un aplomb péremptoire. Ou plus amusant, regardez une téléréalité, vous constaterez que Einstein avait raison en disant que la seule notion qu’on est de l’infini c’est la bêtise humaine!
              Vous n’êtes pas sans ignorer que les modifications génétiques se produisent naturellement à chaque cycle de reproduction, des erreurs d’assemblages se produisant. C’est ce qui provoque l’évolution et permet des adaptations. Les insectes devenant résistants aux insecticides, les plantes développant des poisons pour résister aux prédateurs. Avec la sélection pratiquée par l’homme sur les plantes et les animaux, tout ce que nous consommons sont des OGM, n’ayant plus rien à voir avec l’espèce sauvage initiale. Et l’homme lui même est un OGM, sinon nous serions toujours des singes, cousin du chimpanzé dont nous partageons 98 % des gênes!

        • @PUBLIUSCUM
          Parce que les media ne cessent depuis 1995 de répéter que les OGM sont dangereux pour la santé. Qu’ils présentent donc un seul cas d’affectation alors que des milliards d’hommes et d’animaux en consomment. 40% des français sont contre les vaccins aujourd’hui, cela ferait de ceux-ci des poisons pour la santé?

        • ALORS ..si je viens sur un site libéral c’est pour la défense des libertés..autrement dit pour vivre dans une société ou la majorité ne se trouve pas légitime à interdire ce qui lui déplaît…

          si on ne peut pas prouver qu’un ogm est nocif..on ne doit pas avoir le droit d’en interdire la culture… on peut aussi faire l’historique des opinions des gens.

          c’est bové le liberticide…boycottez les ogm ça me va…

          • De toute façon, si on pouvait prouver qu’un ogm était nocif, il n’y aurait pas besoin d’en interdire la culture, les consommateurs n’en voudraient pas et personne le le cultiverait ! Ces procès d’intention, comme quoi les agriculteurs seraient prêts à zigouiller l’humanité si seulement ils en avaient les moyens, sont lassants et idiots…

    • @ Lou 17
      Pourquoi interdire les OGM? Car si ce que leur reprochent les écolos est exact, il est inutile de les interdire et de les détruire, puisque l’homme n’étant pas stupide, ne cultivera pas des espèces nuisibles invendables! Il faut être logique.
      Si ils font autant d’effort pour les interdire c’est bien qu’ils savent très bien qu’ils bernent les gogos.

  • Comme quoi nos élus de tout bords sont les premières victimes …des fake news. Leur sélection naturelle par croisement au fil du temps a échoué .sans doute qu’il est nécessaire d’utiliser la technologie ogm pour créer un nouvelle espèce de politique en ce début de XXI ème siècle.

  • Le point 4 n’est pas assez clair :
    La législation sur les brevets est variable selon les pays. En France l’agriculteur peut resemer des graines isssues de la récolte à condition de verser une redevance. Mais cela ne concerne que les céréales (graines non stériles) car les autres cultures sont hybrides c’est à dire que les graines sont stériles. Donc l’agriculteur n’a pas le choix il doit racheter de nouvelles semences chaque année.
    Le soja permet également de resemer les graines récoltées, qu’il soit OGM ou non. Si la législation sur les brevets protège insuffisamment comme au Brésil, l’industriel qui fournit des OGM est tenté de développer une technologie pour rendre les graines stériles afin de protéger ses investissements comme ce fut le cas avec les fameuses « plantes Terminator ».
    On comprend facilement comment certains opposants ont pu jouer sur ces subtilités et entraîner le grand public peu au fait de ces choses.

    • Pour les hybrides il faudrait plutôt dire que les graines resemées ne donnent rien.

      • Plutôt, les hybrides ressemés ne donnent pas d’aussi bons résultats

        • non les hybrides qui ont été crées pour améliorer les rendements donnent souvent de moins bon rendements …en étant resemés…ce ne sont plus d’ialleurs les mémes lignées…
          sinon d’ailleurs c’est eux qu’on vendrait…ô misère!!!
          parce que tapi dans l’ombre il y a un monstre qui VEUT vous vendre des hybrides…juste parce que ce sont des hybrides… il n’est plus cupide il est hubride…

    • Si les agriculteurs préfèrent acheter les graines plutôt qu’utiliser celles de leur récolte c’est qu’ils obtiennent de meilleurs rendements, et sont donc financièrement gagnants. Il faudrait cesser de prendre les paysans pour des imbéciles. Ils ont les pieds sur terre, pas les écolos citadins qui n’y connaissent rien mais la ramène!

      • Oui enfin, est-ce qu’ils obtiennent de meilleurs rendements avec les graines achetées parce que les graines de leurs récoltes sont moins bonnes, du fait d’une manipulation du fournisseur ?

        Sans virer dans le complotisme, quelles garanties on peut apporter pour éviter un abus de position dominante/monopole de la part du fournisseur des graines ?

        • manipulation du fournisseur!!?? Bonjour le niveau zéro en génétique (pourquoi parler alors?)
          Un hybride (veut pas dire stérile) produit des semences qui ne seront plus la variété initiales. En blé en exemple: si vous ressemer la semence d’un blé hybride vous aurez des épis a toutes les auteurs (bonjour pour la récoltes). Vous n’aurez plus une variété dans le même champs (tous les epis se comportant de la même façon y compris vis à vis des tolérances maladies), mais vous aurez une multitude de variétés inconnues avec des comportements divers et variés et surtout ingérable.
          Aucun agri sérieux ne veut cela dans son champ!
          Voila comment , par pure incompétence/ignorance (des base de la génétique) on peut raconter sous entendre n’importe quoi!
          C’est tordu comme « idée », mais c’est une belle démonstration de ce que sont « les donneurs de leçon » idéolobloquer a en devenir vraiment stupide bête et méchant (oui c’est méchant de toujours dénigré les mêmes sans aucunes raisons que son ignorance crasse comme excuse)

        • « les graines de leurs récoltes sont moins bonnes, du fait d’une manipulation du fournisseur ? »
          Non, ce n’est pas une manipulation mais les conséquences mêmes des caractéristiques d’un hybride. Une variété hybride résulte du croisement de deux lignées pures d’une même espèce. Comparé au rendement de deux lignées parentales, le rendement d’un hybride est souvent supérieur (effet d’hétérosis), Contrairement à une lignée qui est génétiquement stable lorsqu’elle s’autoféconde, un hybride perd ses caractéristiques lorsqu’il est ressemé . En effet, si l’hybride est le résultat d’un mélange homogène (50/50) de gènes provenant de 2 lignées pures, les cellules sexuelles produites par l’hybride contiendront une proportion très variable de gènes provenant de l’une ou l’autre lignée initiale . Les graines produites par l’hybride auront donc un patrimoine génétique très variable d’une graine à l’autre. L’effet d’hétérosis sera très diminué voir nul avec de plus des caractéristiques morphologique variable d’un plan de céréale à l’autre pouvant bcp gêner son exploitation.
          Il n’y a donc pas d’intérêt à replanter les graines produites par une céréale hybride.
          La production de graines hybrides à planter à un coût supérieur à celui de la production de semis de lignée simple pure ce qui entraîne un coût de semence à l’hectare le double de celui de lignée pure. L’effet d’hétérosis doit compenser ce surcoût.
          Comme le dit Virgile, les agriculteurs savent parfaitement ce qu’ils font. 🙂

        • Non, c’est tout simplement que les graines sont mieux préparées par des spécialistes, les conditions de stockages altérant leur qualité.

  • Encore un exemple du dogmatisme des écologistes.

  • Preuve que ce sont bien les media officiels qui répandent les fake news et ont le culot d’accuser les autres!

  • Quand on est un bobo parisien, conscient tout de même de son ineptie, on peut être contre tout et suivre la masse ! Quand on est paysan ou qu’on travaille dans les rizières d’Asie, on bénit les OGM ! Mais on peut aussi choisir, dans les pays riches de faire de la culture « bio », pourquoi pas ? En France, on n’est pas tenu de faire de la culture de masse. En Afrique ou en Asie, oui ! D’où les produits de Monsanto et les OGM bienvenus !

    • Très juste, nos bobos ont les moyens de s’empoisonner en consommant du bio plus cher et n’ont aucune idée de ce que c’est que la faim. Leur égoïsme égale leur hypocrisie, et ils n’en ont rien à faire de condamner des enfants à la cécité en interdisant le riz doré!

      • Je demande toujours aux gochobobos :

        Vous pensez que les paysans indiens sont cons parce qu’indien ou parce que paysans? Ou alors ils sont paysans parce que cons? Ou indiens parce que cons?

        Ils ne sont pas cons? Alors s’ils choisissent massivement, année après année, une biotechnologie (Monsanto ou autre), il y a peut être une excellente raison?

        • Il semble arriver trop souvent que les représentants des producteurs d’OGM utilisent dans les pays « en voie de développement » des arguments qui ressemblent fort à du chantage ou à de la vente forcée…Ces agissements contribuent à la mauvaise réputation de leurs produits.

          • Oui, il semble… surtout sur internet, à l’intention des gogos qui s’imaginent que les agriculteurs illettrés indiens, sud-africains, etc. sont idiots et se laissent berner par ces arguments.

            Mais quand on est gogo, on préfère écouter l’écodéesse Vandana Shiva plutôt que le bon sens.

            La réalité est qu’en Inde, par exemple, plus de 95 % du cotonnier est maintenant GM, Bt pour résister au ver de la capsule. Pensez-vous que les « producteurs d’OGM » réussissent à contraindre la quasi-totalité des cotonculteurs ?

            Il y a mieux encore : des petits malins ont produit des cotonniers Bt qui tolèrent aussi le glyphosate (cet herbicide honni par la bobosphère…). Figurez-vous qu’il y a un marché important pour ces semences non autorisée, au point que les autorités de certains Etats de l’Union indienne se sentent obligées de sévir.

            Quand le soja GM a été autorisé en Argentine, il s’est aussi développé un marché de contrebande vers le Brésil (les « semillas Maradona…). Idem vers le Paraguay et la Bolivie qui se sont tous mis officiellement aux OGM devant le poids de la réalité de terrain.

          • Ah bon, il y aurait donc des ventes forcées de ces produits en Inde.

            C’est marrant!

            1) Je m’attendais VRAIMENT à cette réponse.
            2) J’attends MAINTENANT qu’on me montre les innombrables témoignages de ces pauvres victimes de vendeurs sans scrupules qui préciseront quelles pressions ils ont subi.

            L’Inde, ce n’est pas l’URSS de Staline. Il n’y a pas de rideau de fer et même à cette époque les gens qui le voulaient savaient ce qui s’y passait.

            L’Inde est ouverte, l’Inde permet aux documentaristes de faire des reportages, vous avez plein de reporters et d’activistes qui seraient ravis de prouver l’existence de ces pratiques de vente forcée.

            Alors la vente forcée :
            Où? Quand? Comment?

            Attention, un argumentaire de vente excessivement insistant sur les avantages (pas forcément démontrés) d’un produit n’a jamais été considéré comme de « la vente forcée ». Je considère uniquement de chantage, menaces, méthodes de type mafieux, sinon ça ne compte pas.

            Un argumentaire totalement mensonger ne peut pas marcher plusieurs années de suite sur plein d’exploitants dans une même région, qui peuvent constater l’échec et échanger. Ce n’est pas crédible une seconde.

            • «  »On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. »
              Abraham Lincoln

            • On constate toujours chez ces écolos des arguments totalement débiles de ce genre. On force les paysans ou ils sont trop bêtes et inconscients. Alors qu’un agriculteur dont l’existence même dépend de sa récolte ne juge que par la quantité qu’il obtient. Si l’OGM produit moins ou en moindre qualité il ne plantera plus! Point barre.
              Lorsque ceux du Malawi sont passés au maïs OGM le pays est devenu du coup exportateur au lieu d’en importer. Les paysans gagnaient enfin un peu d’argent et pouvaient acheter des biens de consommation.

          • Bah bien sûr. Les paysans du Tiers monde sont cons et abrutis, incapables de comprendre le bobo Berliner, et de choisir les graines qui leur procure la meilleure récolte.
            Vous avez perdu une bonne occasion de vous taire, car ce ne sont pas eux qui sont les plus bêtes. S’ils plantent des OGM c’est parce que au lieu de ne récolter que la quantité pour leur conso personnelle, ils obtiennent des excédents qu’ils peuvent vendre et gagner ainsi un peu d’argent.

        • qu’ils soient con ou non n’est pas leproblème l’intelligence n’épargnent pas les erreurs ou les mauvais choix..
          qui survit économiquement est un meilleur indice des bons choix.

          • et j’ai assisté à un conférence de seralini là dessus il y a longtemps…un modèle de foutage de gueule…et applaudi par l’auditoire à la fin…

  • Largement ignorant du sujet mais saoulé par le brouhaha environnant, merci à l’auteur pour ce décapage de fake news en mentionnant l’état d’avancement de ceux qui étudient le problème dans le seul contexte d’analyses scientifiques aux confins de laboratoires ignorés. Le mêmes biais dramatiques sévissent sur l’évolution des climats, les solutions alternatives aux énergies fossiles et bien d’autres..

  • Ce petit article rappelle et précise, en creux, ce qu’est un « Ecologiste ».
    Un Nhullot, et encore c’est un forme non violente qui ne s’accroche pas. Les variétés Parasites EELV, Végan, « Stephane Lhommiste », et autres, sont vraiment des cancérigènes pour l’espèce humaine, par le fait qu’ils y détruisent la rationalité, l’analyse, la réflexion, la science, et l’imagination.

  • La moitié du temps les anti OGM se plaignent qu’il y a trop d’OGM et l’autre moitié que les graines OGM sont trop chères.

  • qu’ils estampillent tous les produits issus d’OGM, les gens ont une idée sur le sujet et ils achèteront ce qu’ils veulent..après je ne suis pas certain que beaucoup de produits restent label « sans OGM »..

    • Dire qu’un produit est OGM, c’est comme dire que c’est chimique. Ca n’apporte pas vraiment d’information sur la dangerosite ou pas du produit.

      La chimie permet de synthetiser des medicaments et du poison. La nature aussi.

      • Mon cher Tamraf je vous rappelle que tout, absolument TOUT est chimique, sinon l’Univers n’existerait tout simplement pas. Au début il n’y avait que l’hydrogène que les étoiles ont transformé en hélium, puis produit les autres indispensables à la vie: azote, carbone, oxygène, phosphore, soufre. Pour les éléments lourds il fallait encore plus de puissance et ce sont les étoiles massives qui en explosant en super nova.

    • Quelle information apporte ce label?

      En quoi le consommateur est aidé?

  • Article remarquable. Dommage que ni Le Monde ni le Figaro n’aient jugé bon de le publier, si tant est que l’auteur ait essayé. Bravo

    • Les media n’ont publié AUCUN article informant les lecteurs sur les OGM. Les seuls sont pour dénigrer et accuser de dangerosité.

      • @Virgile

        Mais à qui profiterait donc ce silence assourdissant des médias,toutes tendances confondues sur les vertus vivifiantes des OGM salvateurs?
        Auriez vous la réponse?
        Les internautes ont besoin de savoir!

  • Les commentaires sont fermés.

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Par Julien Plouchart.

Nous avons assisté à une saturation de l’espace médiatique par l’actualité sanitaire dès mars 2020. Cette stratégie politique de la saturation médiatique entraîne une diffusion omniprésente et permanente de l’information littéralement covidifiée. Le paradoxe de la diffusion d’une information concentrée illustre le règne du spectaculaire intégré prédit par Guy Debord dans ses Commentaires sur la société du spectacle.  Cette spectacularisation de l’actualité sanitaire est marquée par l’importance de la visibilité de... Poursuivre la lecture

Par François Lainée.

En trompe-l’œil, les résultats du vote ont fait apparaître les élus comme des vainqueurs glorieux, voire même des cadors en route pour l’Élysée. Et le pire, c’est que certains d’entre eux semblent y croire vraiment, oubliant qu’ils ne sont en fait que des nains au pouvoir. Après le désastre, le circus politicus continue comme avant ?

21-27 juin : élections régionales et départementales. Les élus en charge des aides sociales, des routes et du transport ferroviaire local, des lycées et collèges, des pompiers e... Poursuivre la lecture

Par Nathalie MP Meyer.

Joli scoop planétaire que s’est offert l’Agence France Presse (AFP) mercredi 23 juin dernier. Scoop final, pourrait-on même dire, puisqu’il s’est agi ni plus ni moins de nous révéler (dans toutes les langues) que la fin du monde était écrite pour 2050, voire plus tôt, et qu’il serait dorénavant pratiquement impossible de l’éviter – sauf, refrain connu, à en passer de toute urgence par une transformation « immédiate et drastique » de « notre mode de vie et de consommation. »

Sous le titre « L’humanité à l’... Poursuivre la lecture

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