Aux États-Unis, le diesel est deux fois moins cher qu’en France

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Aux États-Unis, le diesel est deux fois moins cher qu’en France

Publié le 31 décembre 2018
- A +

Par Nicolas Lecaussin.

Aux États-Unis, 1 gallon (3,78 litres) de diesel coûte 2,83 dollars ou 2,50 euros. Ce qui veut dire qu’un litre de diesel coûte 0,66 centime d’euro. Plus de deux fois moins que le prix du litre en France.

Quelles sont les raisons de cette différence ? Les taxes n’expliquent pas tout, même si elles ne représentent que 18,4 % par gallon au niveau national américain (auxquelles s’ajoutent souvent aussi les taxes des États).

Des choix différents

Il y a quelques années, contrairement à la France, l’Amérique a choisi d’intensifier l’exploration des champs pétroliers grâce à la fracture hydraulique et au forage horizontal. La production de pétrole a triplé en moins de 10 ans et augmenté de plus de 20 % rien que l’année dernière.

Au début de l’année 2018, les États-Unis avaient déjà dépassé l’Arabie Saoudite et la Russie en production de pétrole, ils sont donc devenus les premiers producteurs au monde. Dans les années 1970, tout le monde craignait les humeurs des 15 membres de l’OPEC, aujourd’hui, l’Amérique est en train de briser sa domination et de s’en passer complètement.

L’innovation technologique

C’est d’abord l’innovation technologique qui a permis cela. Les grandes réserves du bassin permien (Texas et Nouveau Mexique), de l’Alaska et le schiste du Dakota du Nord ont été découvert en grande partie grâce aux drones thermiques. Le forage horizontal, plus respectueux de la terre, a remplacé ou complété le forage vertical. La productivité a augmenté tous les ans, à tel point que même à 30 dollars le baril, le profit est au rendez-vous !

Autre atout, les suppressions de réglementations environnementales proposées par Trump en 2017 ont largement contribué à cette hausse de production et ont facilité les investissements dans les régions ayant des gisements importants comme l’Alaska.

Contrairement aux prévisions catastrophistes des ayatollahs de l’écologie, les réserves de pétrole ne s’épuisent pas, elles sont même de plus en plus nombreuses. Il faut juste faire confiance à l’innovation et au marché libre, et non aux politiques dogmatiques (en France, même la recherche sur l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste est interdite !).

Sur le web

Voir les commentaires (14)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (14)
  • de toute façon , quand bien même aurait du pétrole en France , on le paierai cher ; z’avez pas remarquer que ce qui est produit dans notre pays est plus cher que lorsqu’il est produit à Pétaouchnock et revendu en France ?

  • claude henry de chasne
    31 décembre 2018 at 10 h 04 min

    Tout est oins cher aux etats unis.. la TVA a 3% , pas d’urssaf, pas de CSG etc.; etc.;

  • Article un peu simpliste si je puis me permettre et c’est d’autant plus étonnant de la part de quelqu’un ayant dirigé l’IFRAP, organisme connu pour son sérieux.
    La philosophie et le mode de taxation aux US et en France sont très différents, grosso-modo moins de taxes fixes aux US, ce qui fait que les prix de détail fluctuent de manière beaucoup plus proportionnelles au prix du brut… et les US ont moins tendance à prendre leurs citoyens automobilistes pour d’inépuisables vaches à lait.
    La notion de réserves dépend de ce qui est techniquement et économiquement exploitable donc ce qui est vrai à un instant donné peut ne plus l’être à un autre moment… Donc, pas de simplification hâtive.
    Enfin la rentabilité du gaz de schiste aux US est un problème un peu plus complexe que « à 30 dollars le baril, le profit est au rendez-vous »… Ne confondons pas le véritable succès qui fait que les US sont effectivement devenus le premier producteur mondial et la rentabilité financière qui est encore problématique même si, les techniques évoluant, le coût d’extraction d’un baril baisse. Pour ceux qu’une vraie analyse intéresse, certes non exhaustive, je vous conseille une lecture intéressante : « Tight Oil Money Return on Investment Eagle Ford Shale Case History » (http://www.artberman.com/wp-content/uploads/ACS-Presentation-21-MAR-2018_REDUCED.pdf)

    • Cela est fort aimable de la part de ceux qui nous pompes notre argent et prétendent nous gouverner de s’inquiéter de l’état des réserves, mais …

      S’ils cessaient d’entraver la recherche d’hydrocarbures, le développement de nouvelles techniques, le développement de sources d’énergie alternatives (autres que les sacro-saintes EnR), il n’y aurait pas de problème de réserves. On a par exemple 1000 ans de réserves de charbon et les resources de thorium sont encore supérieures.

      Reste la rentabilité financière. Mais cela ne doit en aucun cas être le problème de nos « chers » gouvernants qui seraient bien incapables de vendre des réfrigérateurs au Sahel.

    • Ho la la , l’économie n’est pas encore suffisamment vulgarisée dans le monde ,la premiere richesse du monde se trouve sous terre ,c’est le pétrole le cuivre le fer etc,grâce a cela l’énergie humaine peut se déployer…pas forcément là où est l’extraction ,je pense a l’Afrique, mais là où règne l’intelligence…le plus souvent les pays dit occidentaux ,ce qui fait de l’Amérique je mine d’or….la pollution….c’est une diablerie ,la terre est suffisamment grande pour accréditer toutes les pollutions ,en fait la pollution n’existe tout simplement pas si les règles regissant la propriété sont efficaces et donc , toutes nuisances a la propriété d’autrui est justement indemnisê

    • « La notion de réserves dépend de ce qui est techniquement et économiquement exploitable donc ce qui est vrai à un instant donné peut ne plus l’être à un autre moment… »

      J’aurais dit l’inverse ( « qui est faux … peut ne plus l’être à un autre moment » ), car l’amélioration des techniques, ainsi que la consommation tend toujours à rendre l’extension des réserves intéressantes économiquement (sauf guerre et catastrophe absolue).
      J’ajouterais au détail prés de la réglementation à venir, qui elle peut effectivement représenter un seuil non prévisible contrairement aux charges d’exploitation. L’article justement en parle à propos de la révision par Trump (« Drill, baby, drill… »).

  • Bah , c’est direct producteur consommateur , nous , nous avons des intermédiaires tous plus douteux le uns que les autres

  • Il convient d’ajouter que l’exploration et l’extraction des gaz de schiste aux USA ne se sont traduites par aucune catastrophe écologique, contrairement à ce que l’on annonçait en France.

  • et oui en produisant chez eux les américains n’ont pas à payer la rente pétrolière des pays de l’OPEP

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Philippe Charlez.

Créée en 1974 à la suite du premier choc pétrolier, l’AIE est une agence autonome de l'OCDE. Elle est reconnue depuis toujours par les scientifiques pour le professionnalisme et l’objectivité de ses documents, la qualité des bases de données qu’elle produit ainsi que le raisonnable des stratégies proposées. En revanche, elle a toujours été ressentie par certaines ONG marquées à l’extrême-gauche comme un instrument de promotion des politiques énergétiques du grand capital.

Pourtant dans son dernier rapport l... Poursuivre la lecture

Par Michael Bell. Un article de The Conversation

Aux premières heures du 23 mars, le porte-conteneurs Ever Given a été détourné de sa route par des vents violents alors qu'il traversait le canal de Suez. Avec ses 400 mètres de long, l'Ever Given est plus long que le canal n'est large, et le navire s'est retrouvé coincé entre les deux rives, bloquant complètement le trafic.

Des dragueurs, des excavateurs et des remorqueurs ont travaillé frénétiquement pour libérer le navire, qui a fini par être remis à flot le 29 mars. Environ 10... Poursuivre la lecture

Par Philippe Charlez.

L’opinion publique a la fâcheuse tendance d’assimiler « neutralité carbone 2050 » à « zéro fossiles » et non à « zéro émissions de carbone ». Dans les faits, si la part des énergies fossiles dans le mix mondial 2050 aura été fortement réduite, elles y resteront encore bien présentes mais en proportions très différentes : pratiquement plus de charbon, beaucoup moins de pétrole mais encore une part significative de gaz notamment pour pallier les intermittences des énergies renouvelables.

Pour atteindre la neu... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles