Gilets jaunes et Foulards rouges : comment l’État obèse disloque la société

L'État est obèse. Face à lui, l'individu se choisit des couleurs : Foulard rouge ou Gilet jaune. La résistance est colorée, mais l'avenir est sombre.
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Gilets jaunes et Foulards rouges : comment l’État obèse disloque la société

Publié le 31 janvier 2019
- A +

Par Martin Giraud.

Ce week-end a eu lieu la manifestation des Foulards rouges, en réponse au mouvement des Gilets jaunes qui se développe depuis bientôt trois mois. De manière évidente, ce sont désormais deux France qui s’opposent dans la rue, chacune se revendiquant comme la plus légitime.

Bien que le constat ne soit pas nouveau, il est terrifiant de voir dans les différentes vidéos, articles ou partages sur les réseaux sociaux à quel point la France est devenue un pays totalement divisé entre factions qui se haïssent, ne se comprennent pas, ne se connaissent pas, ne se fréquentent pas.

Nous avons d’un côté les Gilets jaunes, incarnation sociologique de la fameuse France d’en bas, terme jadis popularisé par un Premier ministre qui se sera limité à faire le constat, tout comme ses prédécesseurs et ses successeurs. Cette catégorie est relativement simple à définir : il s’agit de la France laborieuse reléguée le plus souvent loin des métropoles, celle qui travaille dans les emplois ou les activités les moins rémunérées, et qui a vu ses dépenses contraintes (logement, alimentation, énergie, santé, taxes, etc.) prendre une part de plus en plus grande de ses revenus, au point d’en représenter maintenant la quasi-totalité.

Effet ciseau

Elle est victime d’un effet ciseau qui arrive brutalement : en effet, tant qu’il existe une certaine marge entre vos revenus et vos dépenses contraintes, vous pouvez vous adapter. Mais lorsque la marge commence à disparaître, cela devient soudainement invivable et extrêmement anxiogène. Quelques centaines, voire quelques dizaines d’euros suffisent alors à faire la différence entre la survie et la chute.

Par ailleurs, durant les manifestations du week-end dernier, nous avons eu les Foulards rouges, qui bien évidemment ne connaissent pas les mêmes problèmes de fin de mois. Cette catégorie, pas forcément très riche mais suffisamment aisée, ne comprend pas les revendications de l’autre bord, considérant qu’après tout, il revient à chacun de gagner sa vie par ses efforts et de dépenser en fonction. Elle a par ailleurs été choquée par les violences des manifestations – souvent sans chercher à faire la part des choses – et considère globalement que l’ordre républicain et le résultat des élections devraient être respectés.

L’effacement d’un espace de dialogue possible

A priori, les deux bords ont une certaine légitimité et une certaine respectabilité. Dans un pays où régnerait la cohésion, il devrait être possible pour chacun de discuter et de se comprendre.

Hélas, ce n’est pas ce qui ressort des vidéos et des propos qui circulent, aussi bien d’un côté que de l’autre, même si personnellement j’ai trouvé qu’il s’exprimait du côté des Foulards rouges un mépris particulièrement violent, à la limite de la haine. On pourra objecter que les Gilets jaunes ne sont pas en reste, sauf que la haine de ce côté-ci est surtout dirigée contre le président de la République, son gouvernement, et une certaine super-élite, beaucoup moins contre une classe sociale dans son ensemble.

Comment en est-on arrivé à cette situation ? Pourquoi un tel mépris, un tel isolement de chaque catégorie, une telle incompréhension ?

Je m’en tiendrai ici à une analyse libérale de la situation, bien que d’autres aspects – complémentaires à mes yeux — entrent aussi en jeu (je pense en particulier aux analyses très pertinentes de Christophe Guilluy sur La France périphérique).

Nous assistons en fait à l’une des conséquences funestes de l’expansion sans fin de l’État-providence et de l’État-obèse. En prélevant et redistribuant plus de la moitié de la richesse produite — un record mondial — l’État-obèse français interfère considérablement dans le processus naturel de coopération entre personnes, au point désormais de déstabiliser la société toute entière.

L’État n’est pas manchot et ne peut l’être. Il a deux mains, l’une pour recevoir et l’autre pour donner, autrement dit, la main rude et la main douce. L’activité de la seconde est nécessairement subordonnée à l’activité de la première.  (Frédéric Bastiat)

Malheureusement, au-delà d’un certain seuil, l’activité nécessairement conjointe de ces deux mains constitue un poison mortel pour la société.

La main qui spolie

La main rude, en spoliant tout un chacun de plus de la moitié du fruit de son travail, prive nécessairement chacun de ressources importantes. Lorsqu’on est Foulard rouge, cette privation peut encore être supportable dès lors que les dépenses contraintes ne représentent pas l’essentiel du revenu. Lorsqu’on est Gilet jaune, cette privation devient insupportable. Or, un simple calcul basé sur les impôts et prélèvements existants montre que même un Gilet jaune au SMIC contribue facilement à hauteur de 40 % de son salaire complet (en incluant toutes les charges) aux dépenses publiques. La main rude se fait sentir lourdement chez tout le monde, avec cependant des conséquences bien plus graves chez les Gilets jaunes.

Mais l’effet de la main rude ne s’arrête pas là. Le Foulard rouge, privé d’une part importante de ses ressources, se retrouvera avec moins de disponibilités pour l’épargne et l’investissement, et moins de propension à prendre des risques (ce qui est naturel si l’on a moins de réserves). Et ce d’autant plus que la prise de risque, du fait du maquis réglementaire et de la main rude qu’on retrouve à tous les niveaux, devient peu rémunératrice eu égard aux risques encourus. Plutôt que d’investir ses réserves dans une affaire, mieux vaut alors par exemple s’offrir une belle demeure et s’en contenter. En conséquence, quantités d’activités économiques ne voient pas le jour ou disparaissent par manque d’investissements, réduisant ainsi grandement les opportunités d’emploi des Gilets jaunes, et condamnant des régions entières à la désertification économique.

Quant à la main douce, peut-elle compenser les désastres causés précédemment ?

Là encore, Frédéric Bastiat nous livre la réponse :

L’État peut prendre et ne pas rendre. Cela s’est vu et s’explique par la nature poreuse et absorbante de ses mains, qui retiennent toujours une partie et quelquefois la totalité de ce qu’elles touchent. Mais ce qui ne s’est jamais vu, ce qui ne se verra jamais et ne se peut même concevoir, c’est que l’État rende au public plus qu’il ne lui a pris.

Mais la réalité est pire encore. Car la main douce, non seulement ne vous rend pas tout ce qu’elle vous a pris, mais elle vous place dans une situation de dépendance et de tutelle. Prime d’activité, APL, allocations diverses : toute mesure qui à court terme permet la survie de millions de gens, mais qui à long terme oblitèrent leur indépendance et leur dignité d’individu libre et auto-suffisant.

Or, si on écoute bien le cri des Gilets jaunes, il trouve son origine précisément sur ce point : « nous voulons vivre décemment de notre travail ». Ce n’est pas un cri pour davantage d’aides ou de subventions (seules réponses qu’a su apporter le gouvernement – sans les tenir, qui plus est), mais un cri pour la fin de la mise sous tutelle, par un maître qui prétend vous nourrir en vous enlevant une grande partie de vos ressources tout en vous imposant ses choix (comment il faut consommer, se déplacer, se chauffer, se soigner, etc.).

Le grand détournement des Gilets jaunes

Hélas, avec le noyautage du mouvement par la gauche, ce cri originel a été étouffé et transformé – comme d’habitude – en une énième version de « il faut taxer les riches ». C’est-à-dire encore plus de taxes pour financer encore plus de mise sous tutelle.

Si l’on fait le bilan, on constate que les Foulards rouges, aussi bien que les Gilets jaunes, sont victimes d’un État-obèse disproportionné. Les premiers pensent qu’ils payent pour les seconds (ce qui est vrai dans une certaine mesure), et que ces derniers devraient donc être reconnaissants et se taire. Les seconds pensent que les premiers sont des privilégiés favorisés par un pouvoir qui leur octroie rentes de situation et passe-droits divers, au sein d’un entre-soi qui bloque la mobilité sociale (ce qui est également vrai dans une certaine mesure).

Tous pensent que l’autre ne paye pas assez, mais personne ne réalise que tout le monde paye trop et perd ainsi la libre disposition des ressources qui lui permettraient d’éviter d’avoir à accabler l’autre.

Finalement, en interférant massivement dans les rapports sociaux, l’État-obèse est devenu la source d’un immense désordre pour la société, non seulement sur le plan économique, mais également sur le plan de sa cohésion.

Harmonies économiques

A contrario, Frédéric Bastiat s’émerveillait du caractère profondément harmonieux de la société libre, lorsqu’elle est débarrassée de ces interférences :

À la vue de cette Harmonie, l’économiste peut bien s’écrier, comme fait l’astronome au spectacle des mouvements planétaires, ou le physiologiste en contemplant l’ordonnance des organes humains : Digitus Dei est hic ! (le doigt de Dieu est ici !)

Si l’on est en droit de ne pas partager un tel optimisme, il me semble en revanche que le caractère profondément nocif et anti-social de l’État-obèse tel qu’il existe en France depuis des décennies devient difficile à contester. La profonde et tragique division de la société qu’il a engendrée se matérialise maintenant dans des factions qui se haïssent et s’insultent dans la rue. Cette escalade a toutes les chances de se poursuivre tant que la problématique fondamentale abordée ici – même si ce n’est pas la seule — ne sera pas traitée.

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  •  » diviser pour mieux régner « …..à peine 18 mois pour mettre un bordel monstre ….un record……

  • Article excellent avec une analyse parfaitement juste. Merci.

  • Merci pour l’article, que je partage quasi sans réserve, c’est rare :-).
    Ah si quand même, même si Bastiat semble être le dieu vivant des libéraux, il a officié entre 1820 et 1850. Ca n’enlève rien à la réflexion et la philosophie, j’en veux pour preuve la modernité des philosophes grecs, mais l’environnement économique, scientifique, mondial, a évolué, j’aurais donc, pour ma part, toujours un esprit un peu critique. Voilà c’est tout, sinon, encore merci pour cette analyse.

    • Tocqueville  » de la démocratie en Amérique » 1835, Marx « Das Kapital » 1867, Adam Smith « La richesse des nations » 1776, Dieu  » les évangiles » …..

      • Personne n’attribue sérieusement la rédaction des Évangiles à Dieu – en tout cas pas dans les Églises majoritaires. Mais ça ne change rien à la validité de votre rappel par ailleurs. Je note spécialement, pour m’être fait rappeler un jour que Bastiat écrivait en 1850 et de ce fait était donc à disqualifier d’office, la date de parution du Capital.

    • Se pointer sur Contrepoints et critiquer Bastiat ! +1 parce qu’il faut être couillu.

      • IL dit que la pensée de Bastiat est ancienne. Bien, mais si elle reste pertinente malgré cela, c’est certainement que nous vivons toujours avec ce que cette pensée dévoilait déjà . Bastiat n’est pas un dieu vivant ,seulement un auteur digne d’intérêt auquel nous nous référons pour réfléchir … Il n’est pas le seul .

        • Pour que la pensée de Bastiat soit remise au goût du jour par les économistes modernes, encore faudrait il qu »ils la lisent …

  • Bonne analyse que je partage entièrement.

  • Ragnar D. Anskool
    31 janvier 2019 at 11 h 13 min

    Rules for rulers
    cqfd (voir la vidéo de CGP Grey)

  • Merci! Lucidité et humanité …

  • Bienvenue en URSS à la veille de la chute du mur.

  • Cet article est tout simplement la meilleure analyse, un parfait résumé de la situation de la France à ce jour. Bravo à l’auteur. Il faut s’y tenir et marteler quotidiennement le message pour que chacun l’entende.

    On peut noter que les foulards rouges sont destinés à devenir des gilets jaunes, les uns après les autres, sous l’effet du gonflement obscène de l’obésité étatique. Pas plus tard qu’hier soir, on pouvait encore entendre un ministre plaider pour que l’Etat fabrique des batteries électriques. C’est complètement dément. Ce sont littéralement des malades mentaux.

    Il ne faut pas négliger les deux autres fractures, pour simplifier celle des fonctionnaires d’une part, celle des banlieues d’autre part. Il n’y a pas deux camps pouvant potentiellement s’opposer dans ce pays, mais bien quatre. L’obèse fera tout pour créer de la violence entre eux car il ne disparaîtra pas sans tenter de détruire le pays avant.

    Ceci dit, maintenant que la synthèse est faite, maintenant que les mots décrivent le problème avec précision, il n’est pas impossible qu’un nouveau parti s’empare du sujet dans ces termes pour construire une réponse politique bienfaisante au problème de l’Etat obèse.

    La France n’entrera pas dans le XXIe sans s’être débarrassée de son Obèse. C’est l’enjeu crucial de notre époque.

    • vous savez, qu’un ministre suggère que l’Etat fabrique des batteries électriques, c’est dans l’ordre des choses dans ce pays. Pas plus tard que cette semaine j’ai vu un intervenant sur un forum suggérer que l’ensemble des problèmes du pays venaient du fait que les banques sont privées, et les banquiers des voleurs. En conséquence il fallait selon lui nationaliser toutes les banques, et toutes les assurances aussi dans la foulée, pour les mettre enfin au service du « peuple ».
      Cette personne ne semblait pas au courant que ça a été fait, avec des résultats… mitigés.
      De-même, ceux qui parlent de mettre la planche à billets au service du gouvernement ne semble pas être conscients qu’à une époque la République a essayé. Ça s’est appelé « assignats », et ça s’est très très mal passé…

      • Le problème ce n’est pas que les banques soient privées, c’est que les bénéfices le soient et que les pertes soient épongées par le contribuable. Le problème c’est la puissance d’un système financier/multinationales qui utilisent leur énorme puissance économique pour influencer, voire corrompr le politique.

        • « Privatisation des bénéfices et socialisation des pertes. »
          Cela s’appelle capitalisme de connivence et c’est une collaboration sur pied d’égalité entre des politiques qui n’attendent qu’à être corrompus et des dirigeants de grandes entreprises à tendance monopolistique qui saisissent toute opportunité pour corrompre le pouvoir. Avec entre eux des fonctionnaires qui trouvent là, dans cette union, une source intarissable d’activité et donc de pérennité et de développement.
          Les lobbies en sont une des pierres angulaires. Et les réglementations à outrance dont l’UE est devenue le porte-drapeau en sont l’arme préférée.

        • L’Etat est le plus gros actionnaire français. Entre les actions détenues et les taxes, l’Etat socialise largement plus de 50% des bénéfices.

    • Oui, parce que l’Etat obèse arrivera à tuer la classe moyenne. Ne resteront que les dépendants (qui serint aussi d’ex foulards rouges) et le Politburo…

  • Certes …

    Mais qu’en est-t’il des « 80 km/h » ? Cela n’est pas une revendication économique. Cela s’apparente bien plus à un « lachez nous la grappe ».

    Ce qui est marrant, c’est que ce gouvernement perclus de rhumatisme semble incapable de simplement la lacher. Et tout est dans la simbolique …

    Ce pays est foutu à cause de l’incapacité de ses dirigeants à reconnaitre leurs erreurs.

    • Par le biais des radars qui flashent deux fois plus (de leur vivant), il y a aussi une dimension économique. Ca fait d’ailleurs belle lurette que la majorité des Français prennent ces bandits manchots pour ce qu’ils sont : des suppôts de Bercy.

    • Pour l’anecdote : les 80km/h ou 90km/h sont juste un seuil de verbalisation dans les faits(plus qu’une possible amélioration de la sécurité). En effet quand je partais de ma banlieue pour rouler dans nos belles campagnes beaucoup de conducteurs ne respectaient pas les 90km/s, alors le passage à 80km/h a juste augmenté l’écart , et évidemment enquiquiné ceux qui tentaient de respecter la limite .

      A 80km/h on passe son temps à surveiller le compteur …

  • « Tous pensent que l’autre ne paye pas assez, mais personne ne réalise que tout le monde paye trop et perd ainsi la libre disposition des ressources qui lui permettraient d’éviter d’avoir à accabler l’autre. »


    Bingo ! Tel est le cœur du problème de nos sociétés actuelles ; on ne se rend pas compte que personne n’est vraiment libre (on est tous des esclaves de l’ État-obèse .) L’article évoque ce problème au sujet du conflit « Foulards rouges VS Gilets jaunes », mais cela concerne également le conflit « Jeunes VS Vieux », le conflit « Hommes VS Femmes », le conflit « Nationaux VS Immigrés », le conflit « Diplômés VS Non-diplomés », etc… C’est l’État-obèse qui est la principale source de tous ces conflits inutiles étant donné que c’est l’ État-obèse qui conduit à ce que : tous pensent que l’autre ne paye pas assez, mais personne ne réalise que tout le monde paye trop.

    • Certes, certes 🙂
      Et l’exception qui confirme la règle : dans le conflit « Travailleurs vs Assistés » (je parle des professionnels là, pas des occasionnels), la règle ne s’applique pas 😉
      Par ailleurs, « nos sociétés » c’est un peu vite dit, car la France, comme on le sait, est toujours en tête de peloton en train de montrer la voie. Y’en a même qui semblent avoir compris au moins en partie ce risque.

      • @durru : Vous avez raison, dans d’autres pays (ex: Suisse, Luxembourg, Hollande, Nouvelle Zélande, etc) l’État n’est pas forcément aussi obèse qu’en France. Donc les conflits (tensions sociales) évoqués dans mon précedent message, bien que toujours présents, y sont certainement moins intenses.

  • Le seul gagnant de cette crise, en effet, est cet état obèse qui, ayant monté les gens les uns contre les autres, peut maintenant se poser en arbitre et en solution alors qu’il est la cause du problème !

  • vous avez oublié une catégorie, l’entre deux…ni gilet jaune ni foulard rouge, qui paie et ne reçoit rien (mais ne demande rien non plus si ce n’est garder le peu de libertés qu’il lui reste)

    • Ne croyez-vous pas qu’il y a parmi ceux-là beaucoup de gilets jaunes qui n’ont pas la culture de la manif?

      • @ La petite bête
        Qu’appelez-vous la culture de la manif?
        J’habite un pays où ce genre de divertissement n’existe quasi pas!
        Et si tout le monde est bien tenu de posséder dans sa voiture, un gilet jaune ou orange à revêtir en cas de panne, cela ne sert pas souvent, autrement.
        J’ai bien entendu les nouvelles qui annonçaient une manifestation de gilets jaunes dans la capitale: en fait, ils étaient 4, en tout et pour tout!
        C’était un non-événement!
        À quoi ça rime?

  • Excellent article.

    Pour le compléter, il faut prendre conscience aussi de l’immense renchérissement de la vie que provoque l’état années après années via l’expansion sans limites des normes. Elles sont beaucoup plus insidieuses que les prélèvement obligatoires mais tout aussi responsable du fait qu’il faut 2000 balles par mois à un célibataire pour vivre convenablement (On peut penser à l’immobilier, l’automobile …), hors dans un pays moyen comme la France ces revenus sont inatteignables par la majorité de la population

  • « Hélas, avec le noyautage du mouvement par la gauche, ce cri originel a été étouffé et transformé »
    Vaste blague, due sans doute, à une paranoïa anti-gauchiste…
    Dès le début du mouvement, les coups de gueule contre la politique anti-bagnole du gvt, le trop plein de taxes et l’injustice fiscale font partie de l’ADN du mouvement, bien avant que la gauche melenchoniste, et celle qui lit Libé, qui prenaient ça pour une fronde de ploucs à 4 roues (*), décide de le soutenir…
    Les libéraux de ce pays se sont aveuglés en n’y voyant que la partie « anti-taxes », tout comme la gauche qui n’y a vu que la partie « misère sociale »…
    La gauche n’a fait que courir loin derrière (je ne parle pas du PS et des écolos, aux abonnés absents) sans jamais le rattraper et encore moins le noyauter.
    Au demeurant, c’est bien la droite de NDA et le RN qui en ont profité le plus, eux qui avaient assez bien perçu et porté depuis des années la grogne automobiliste et la fracture territoriale (cf Guilly).

    (*) faut avoir lu le programme de Melenchon à la présidentielle pour comprendre qu’il était encore plus autophobe que celui de Macron-Philippe.

  • Décidément ce gouvernement ne comprend rien ! une des revendications des gilets jaunes est aussi d’arrêter d’emm…. les gens avec toujours plus de lois et de contraintes donc moins de constructivisme! Et que propose ce gouvernement ?Encore une contrainte supplémentaire : le vote obligatoire ( les vieux plein d’arthrose sans voiture et les malades apprécieront , de même qu’étant rattaché à à un bureau de vote , cela implique que vos ne pourrez pas quittez votre ville ce jour là , ce qui va à l’encontre de la déclaration des droits de l’homme sur la liberté d’aller et venir . de même , je réclame le droit de m’en foutre de mon pays , je ne mets pas de morale là dedans , que c’est bien pu mal , je dis simplement que c’est ma liberté individuelle . Par ex , moi , j’adore les sciences occultes et la musculation . Pourtant , je n’oblige personne à pratiquer et il est normal que je foute la paix à,ceux que ça n’intéresse pas !!! Alors qu’ils nous foutent la paix , sinon je dirais : ok , je vais voter puisque c’est obligatoire . Mais vous , muscu et ésotérisme obligatoire car il ne peut y avoir deux poids deux mesures !!! Et si on me dit que voter est l’intérêt général , je peux également rétorquer que la muscu aussi c’est l’intérêt général puisque ça apporte la santé donc moins de dépenses de santé ! Pourtant non ,moi , au nom des libertés fondamentales , moi je n’emm… personne !!!

    • La précipitation m’a fait commettre des fautes de grammaire et d’orthographe , je vous prie de m’en excuser

      • hazère-tyuillope
        1 février 2019 at 12 h 19 min

        par rapport à ce qu’ on voit partout sur internet c’ était parfait, z’êtes trop modeste !!!!

    • « il ne peut y avoir deux poids… » De la musculation avec un poids seulement quelle tristesse. ;-p

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