La droite française la plus collectiviste du monde

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La droite française la plus collectiviste du monde

Publié le 28 février 2019
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Par Jean-Philippe Delsol.
Un article de l’Iref-Europe

La politique joue à fronts renversés. Au Sénat, après avoir retoqué la privatisation de la Française des Jeux en commission, Les Républicains se sont associés aux socialistes pour voter en séance, le 5 février, contre la privatisation d’ADP. « Moi qui suis un libéral, je considère que privatiser un monopole, c’est donner une rente financière au privé indûment », avait déclaré Bruno Retailleau, le patron des sénateurs LR.

L’argument de la droite a été que la privatisation des autoroutes en 2006 aurait conduit à une hausse importante des tarifs de péage. Mais pour Pierre Coppey, vice-président de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes, il s’agit de contrevérités :

« Non, les tarifs de péage n’augmentent pas plus vite depuis la privatisation des sociétés d’autoroutes. Ils ont augmenté en moyenne de 1,5 % par an entre 2007 et 2019, contre 2,1 % par an entre 2000 et 2006, lorsque ces sociétés étaient publiques. Et la hausse du 1er février 2019 est inférieure à l’inflation constatée depuis un an : 1,8 % en moyenne, contre 1,94 %. Les tarifs de nombreux modes de transport, y compris à gestion publique, ont augmenté bien plus vite ces dix dernières années… » (Les Échos, 22-23/02/19).

Les sociétés privées d’autoroutes ont investi depuis 2006 plus de 24 milliards d’euros que l’État n’aura pas eu à dépenser. La droite ne peut pas vouloir réduire les dépenses publiques et continuer de vouloir un État obèse.

La droite ne comprend rien au marché

La droite française n’a pas compris non plus que la concurrence et le libre marché sont meilleurs pour le contribuable et pour l’État lui-même que la nationalisation des activités économiques. La concurrence est créatrice, productrice de richesses par essais et erreurs pour sélectionner ce qui réussit. Elle ajoute plutôt qu’elle ne retranche.

Bien sûr, les conditions de la concurrence pure et parfaite ne sont jamais réunies ; la concurrence parfaite est un mythe pour des modèles d’économistes. Mais c’est dans cette imperfection que la comparaison continue permet d’améliorer le système si les hommes y sont libres de choisir. La concurrence remplit aussi une fonction de mobilisation et de diffusion de l’information nécessaire au bon fonctionnement des économies de marché.

Elle constitue, à cet égard, un processus de découverte des solutions les meilleures, ou plutôt sans doute les moins mauvaises. Et quelle que soit la bonne volonté des entreprises d’État, celles-ci sont moins habiles à évoluer, à réagir, à innover parce qu’elles sont astreintes, surtout en France, à des règles relatives à leur personnel, à la prise de risques, à l’utilisation de leurs fonds, à leurs investissements, à la distribution de leurs profits… qui brident l’ingéniosité humaine et la créativité.

Au demeurant, la privatisation n’empêche pas l’autorité publique de fixer des règles pour éviter les dérives aux frontières dans les aéroports ou au sein des familles risquant de devenir dépendantes aux jeux de hasard.

Le débat au Sénat «  prouve une chose, c’est que la recomposition politique française nous réserve encore bien des surprises », aurait ironisé Bruno Le Maire le 5 février. La sénatrice Nathalie Goulet (UDI) aurait même ajouté : « Si François Fillon avait demandé la privatisation d’ADP, les LR l’auraient votée ! » (Le Monde, 21/02/19). Elle avait sans doute raison. Il est temps que la droite française retrouve un socle doctrinal solide et non démagogique. Il peut être conservateur, mais à la condition, s’il veut être fort, cohérent et dynamique, qu’il soit aussi libéral, ce qu’elle n’a manifestement pas encore compris.

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  • J’ étais encore un enfant que mon père le disait déjà, mais l’ adjectif, bien que commençant par un  » C », était différent.

  • Il faut dire que notre ministre de l’économie est (selon lui) « tellement intelligent », qu’il rejoint les plus bêtes dans ses jugements ! Comme si cela faisait un cercle !! A se demander si on ne ferait pas mieux d’avoir des ministres un peu concon ?

  • Il serait intéressant de faire une simulation de la rentabilité, pour l’état, du monopole actuel ( où l’état prend tous les bénéfices mais également toutes les charges sociales et impôts du personnel, et est, probablement, inefficace ) et d’une ou plusieurs entités privatisées, qui renvoient à l’état ces mêmes charges et impôts, plus la panoplie des taxes . En tenant compte également de la valeur de rachat des franchises que l’état pourrait obtenir.

  • Ce n’est pas un peu ringard de parler privatisation ou etatisation alors qu’hier les hollandais ont pris des parts dans air france ou que la Norvège a un fond de pension d’état le plus important du monde ?

  • Il n’y a pas de droite et de gauche dans ce pays mais des Jacobins et des Girondins (Brissotins pour être historiquement juste). Vous avez donc des gauchistes et d’autres gauchistes.

  • Malgré tout Bruno Retailleau a raison de parler de « privatiser un monopole » car c’est bien ce dont il s’agit. Autoroutes et aéroports sont des exemples des difficultés qui attendent un très hypothétique gouvernement libéral en France : nous sommes allés tellement loin dans le socialisme que la marche arrière s’annonce délicate. Quand aux entreprises qui ont racheté nos autoroutes, difficile de faire plus « croony capitalism ».

    • Je suis à chaque fois sidéré de constater l’acharnement avec des libéraux (?) s’échinent à défendre les rentes de situation des sociétés d’autoroute, des monopoles en puissance qui sont l’exemple même du capitalisme de connivence tant décrié.
      Lorsque la hausse des tarifs est modérée, elle l’est au prix d’investissements à moult chiffres d’argent public dans l’entretien des infrastructures en question. Cherchez l’erreur…

    • Non il n’a pas raison un monopole n’a aucune raison d’être gère par l’état d’ailleurs pour les autoroutes ils s’agit d’un fermage,l’état est toujours propriétaire il laisse simplement la gestion au privé , c’est une bonne solution que l’on devrait aussi appliquer au reste des monopoles comme la SNCF la sécu la justice et pourquoi pas l’armée et la’police. En fait le régalien n’a aucune raison d’exister.

      • En l’espèce, vous avez factuellement tort.

        L’Etat est certes toujours propriétaire des autoroutes et des aéroports mais il ne fait pas que « simplement » laisser la gestion au privé, il leur laisse les produits de la rente de monopole. Ce que ne font pas les vrais pays libéraux ( Suisse, Pays-Bas, USA…) où les infrastructures sont soit publiques soit régulées sérieusement.

    • Ce sont des monopoles sur leur secteur respectif et sous un scope local (routier, aérien) mais ils restent en concurrence entre eux si on prend tout le domaine du transport (train, bus, avion, bateau, voiture).
      Malgré tout, il y a concurrence entre les aéroports suivant où vous habitez en France (Paris, Bruxelles, Francfort, Barcelone).
      Idem pour la route, le prix du péage est important, il y a concurrence entre le réseau national et autoroutier. Combien êtes vous prêt à payer pour 15 min en moins, 1 heure en moins, 4 heures en moins de trajet ?

      • Le réseau national d’antan ou on pouvait rouler avec une bonne moyenne sur de grandes distances n’existe plus. les nationales ne sont plus aujourd’hui que des départementales truffées de feux et de ronds-point. il n’y a plus de concurrence.

  • claude henry de chasne
    28 février 2019 at 7 h 56 min

    ceux qui ont collaboré avec le gouvernement macron.. ne peuvent plus se prétendre de droite..
    ceci dit droite gauche tout ça c’est fonctionnaires et compagnie

  • Tout est dit dans cet article: « Au demeurant, la privatisation n’empêche pas l’autorité publique de fixer des règles pour éviter les dérives » car en effet la cession d’une activité gérée par l’Etat au secteur marchand, peut donner naissance (cas des autoroutes) à un monopole naturel (on n’imagine pas un opérateur construire une deuxième autoroute à coté de la première..). Il y a à ce titre une confusion habituelle en France qui consiste à vouloir lier la réglementation d’une activité (par ex celle des monopoles naturels) à la gestion (non efficiente en général) par l’Etat de cette activité. Quand les français (et les élus) auront compris qu’on peut les séparer et mettre les opérateurs d’un service à cahier des charges public en concurrence de gestion avec toute l’efficience qu’apporte cette concurrence, on aura déjà pas mal avancé…

    • Ce n’est pas si simple. Considérez le cas d’EDF…
      En réalité, c’est l’incompétence des politiciens qui peut être à la source de problèmes dans tous les cas. L’endogamie des élites qui sortent toutes des mêmes formations est une calamité.

    • Bah, ce sont justement ces « règles » qui encouragent le monopole de fait.
      Le vrai problème des autoroutes en France n’est pas qu’il ne peut pas y avoir de vraie concurrence, parce que personne ne va envisager de construire des « deuxièmes », le vrai problème est l’injection à fonds perdus d’argent public dans ces structures.
      Si l’infusion d’argent public (et de normes, bien sûr) n’était pas si importante, soyez certain que les biberonnés à l’argent gratuit des autres ne seraient pas si friands que ça à faire du « service public » (la formule habituelle pour « se servir »).

  • Vous aurez remarqué qu’aucun
    âne, cet animal d’une tres grande intelligence, n’a été pressenti pour occuper un poste gouvernemental.

    • Ils se prennent tous pour des Chevaux, animaux parfaits pour une charge de cavalerie face à la mitraille. L’âne ne fera jamais cela, trop intelligent…

  • Jean-Marc Daniel a très bien conspué la position de Bruno Le Maire par une simple citation de Jacques Rueff : « Soyez libéraux, soyez socialistes, mais ne soyez pas menteurs »

  • Pompidou serait aujour’ hui considéré comme un dangereux extrémiste de droite, c’ est pour vous dire si le curseur a glissé à gauche.

  • Il ne faut pas tomber dans l’idéologie: un monopole privé peut n’être pas plus favorable à la population qu’un monopole public. Il peut aussi y avoir des activités qui doivent rester malgré tout dans le giron de l’Etat (mais on aimerait qu’elles soient boen gérées!!!)
    Adam Smith lui-même admettait des cas d’atténuation du libre-échange:
    « Le premier, c’est quand une espèce particulière d’industrie est nécessaire à la défense du pays »
    « Le second cas dans lequel, il sera avantageux de mettre quelque charge sur l’industrie étrangère, c’est quand le produit de l’industrie nationale est lui-même chargé de quelque impôt. »
    « Le troisième cas dans lequel il peut y avoir quelquefois lieu à examiner jusqu’à quel point il serait à propos de laisser subsister la liberté de l’importation de certaines marchandises étrangères, c’est lorsqu’une nation étrangère gène, par de forts droits ou par des prohibitions, l’importation de quelqu’un de nos produits manufacturés dans son pays »
    « Le quatrième cas où il y a lieu de s’interroger sur le retrait des droits et prohibitions c’est celui où il pourrait se faire que le marché intérieur fût inondé aussitôt de marchandises étrangères à plus bas prix, tellement que plusieurs milliers de nos concitoyens se trouvassent tous à la fois privés de leur occupation ordinaire et dépourvus de tout moyen de subsistance »

    • Adam smith aussi a dit des conneries
      Le dernier paragraphe notamment me semble être un protectionnisme sans raison valable.

      • Oui, le dernier paragraphe me fait penser à ces agnostiques qui n’osent pas s’avouer athées.

      • Le fait que des milliers de gens se retrouvent au chômage n’est pas une raison valable?
        Je sais, dans un monde idéal, la formation initiale et permanente devrait permettre aux gens de rester employables. Mais ça, c’est l’idéal, pas la réalité.

    • Une bonne gestion par des fonctionnaires est impossible puisqu’ils n’ont aucun intérêt à la faire. Au contraire, un fonctionnaire ne rêve que d’augmenter son budget, donc son gaspillage d’argent public!

  • La droite est colbertiste, la gauche marxisante et l’Etat en France, un bâtard de Louis XVI, égalitariste, liberticide, cupide et dénué de courage!
    Tout cela fait un pays collectiviste surendetté incapable de se réformer et peuplé de citoyens économiquement incultes.

    • Qui maintient les citoyens dans cette inculture économique, si ce n’est l’Etat et ses affidés que sont déjà les médias ?
      Pour aller plus loin dans vos qualificatifs, Montesquieu, je vous soumets une nouvelle devise pour la France:
      Liberté, Egalité, Fraternité, Irresponsabilité.
      Alors qu’elle ne devrait, pour assumer la recherche du bonheur de ses citoyens ne se limiter qu’au mot Liberté et laisser les individus faire le reste.

    • M Le Maire, dans son programme méchamment ultralibéral des primaires de la droite, proposait même la suppression de l’ENA… Ce revirement est le symbole même de ce qu’est la réalité des France et des Français. Courage, fuyons.

    • Lire Louis XIV, merci

    • claude henry de chasne
      28 février 2019 at 11 h 12 min

      et peu courageux

  • La droite, quelle droite ?
    Mais n’y a-t-il pas des lois pour punir l’usurpation d’identité ?
    Parce qu’enfin s’il n’y avait pas ces « coucous » dans le nid de la droite, une véritable alternative pourrait se mettre en place qui d’ailleurs manque à notre démocratie.
    Alors Monsieur Delsol, plutôt que de nous dire que cette « droite » serait la plus collectiviste du monde, dénoncez plutôt cet abus de droit.

    • @ Pierre MICHON
      Droite, centre et gauche ne sont, au départ, qu’une indication de la position occupée par un élu dans l’hémicycle! Parler d’usurpation d’identité n’a donc pas grand sens.
      Mieux vaut parler d’une appartenance à un parti (ou une indépendance revendiquée) ont on peut facilement connaître les grandes lignes, même si la navigation ne se fait pas forcément en ligne droite!

  • Autant je suis très favorable à la concurrence comme outil pour faire baisser les prix, autant cette histoire des autoroute me paraît être biaisée : où est la concurrence dans le cadre d’une concession ?
    On donne une rente à une société, en échange d’obligation. Après la question de savoir si ce service aurait été rendu de façon moins efficace ou pour plus cher avec une entité publique, je pense que c’est probable.

    Tout dépend de ce qui figure dans le contrat de concession, des obligations stipulées en échange des hausses de tarif autorisées. Le rôle du politique est d’arriver à un contrat bien ficelé. Le cas d’école de ce qu’il ne fallait pas faire, dans un domaine proche était le contrat signé avec Ecomov, signé par NKM en catastrophe dans les derniers jours de son ministère. Elle tenait absolument à le signer et elle a signé un contrat bâcle qui a donné le résultat qu’on connaît.

  • Nationaliser un monopole est donner une rente indûment à l’état. Cet axiome est aussi justifié que l’inverse prononcé par Bruno RETAILLEAU.

    • Le problème est le monopole, pas celui qui le détient.

      • Oui mais pour une concession d’autoroute, de facto, soit l’état possède un monopole sur un secteur géographique, soit il est donné à un tiers privé.
        On ne pourra établir de concurrence : on ne va pas construire une seconde autoroute, parallèle à la première ?

        • De facto, si vous descendez de Paris vers la Méditerranée, vous avez bien le choix. De facto, autour de Montpellier (par exemple) l’autoroute à été dédoublée. Etc.
          C’est l’immixtion de l’Etat dans ces affaires qui institue des monopoles, de fait. Ne pas oublier que ces autoroutes sont toujours, techniquement, propriété publique. Les sociétés d’autoroutes n’en ont que des concessions à durée limitée.

  • Comme toujours la droite se prostitue devant la gauche pour obtenir son brevet de compatibilité socialiste. C’est pourtant la droite qui a servi la soupe à Brejnev (accords d’Helsinki) et Mao (reconnaissance de la Chine communiste) en son temps.

    • Le pragmatisme n’est pas condamnable, et dans ces exemples, il suffit à expliquer les accords. Il y a de bien meilleurs arguments qu’eux pour condamner la droite pour sympathies socialistes…

  • Tout à fait d’accord, la droite doit être libérale. C’est ce qui la distingue de la gauche qui est socialiste.

  • Lorsque les gouvernements dirigent les entreprises , d’abord c’est de placer les copains d’ENA etc..il ne faut pas s’attendre a des miracles voir les dettes SNCF , EDF ..ETC..lorsque les autoroutes ont été cédé, ils ont supprimer 35 % du personnels , nous connaissons les résultats financier , le prix des concessions sont amorti pour certains !!! ce qui est regretable , ce sont nos impôts qui ont construits les autoroutes …
    Il faudrait une loi pour condanner pénalement et financièrement ces commis D’ÉTAT qui dilapident l’argent publics …c’est aberrant de voir des gens qui sont responsable mais non coupable ..Rappelez vous l’incendie du tunnel du Mont Blanc avec Balladur qui verser des larmes de crocodile , .. etc ..etc .. comme Pepy , il faut revoir le mode fonctionnement de la SNCF ..manque pas d’air le blaireaux !!!

  • Où en est la présidente de CAP21? Elle a été chargée de trouver un vice constitutionnel dans la « privatisation des autoroutes », elle a dit au mois de décembre qu’elle s’y attelait… décembre quand déjà?

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