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Comment le Grand débat a accouché d’une souris

Publié le 30 avril 2019
- A +

Par Claude Robert.

La façon dont le gouvernement a jusqu’à présent réagi face à la crise des Gilets jaunes laissait craindre le pire. Que pouvait-on vraiment espérer de cette consultation brouillonne et folklorique mise en pâture aux Français via internet, l’émission de Cyril Hanouna et certaines mairies ? Le fait que ce Grand débat ait été organisé sous le haut patronage de l’État lui-même et dans la plus grande opacité quant au dépouillement statistique des récriminations ne laissait rien augurer de bon.

Malgré tout chacun espérait si ce n’est un miracle, tout au moins un sursaut de réalisme, une sorte de rédemption gouvernementale. Hélas, les mesures présentées ce jeudi soir à la conférence de presse du président Macron sont finalement du même tonneau : encore du saupoudrage keynésien, beaucoup de mesurettes symboliques, mais strictement rien d’essentiel pour répondre à la profonde crise sociale actuelle.

Saupoudrage keynésien pour calmer la douleur et non les causes

–Indexation des retraites de moins de 2000 euros sur l’inflation à partir de 2020 : encore une mesure élective qui ne bénéficiera qu’à une partie des retraités et pas aux autres, et qui va accroître la complexité du système actuel.

Surtout, les retraites sont indexées à l’inflation depuis plus de 30 ans et c’est le gouvernement Macron qui a mis un frein à cette mesure, afin de trouver de l’argent frais. Incapable de faire des économies sur son propre budget, il nous propose ensuite de rétablir partiellement ce qu’il a supprimé tout en le présentant comme un effort de sa part.

L’incapacité structurelle du gouvernement à réformer l’État apparaît ainsi dans toute sa splendeur. Ce n’est d’ailleurs pas parce que le président souhaite une « retraite minimale à 1000 euros » que les solutions pour financer celle-ci vont s’implémenter toutes seules, deux ex machina. Comme si les mots étaient chargés d’un pouvoir magique.

–Prime de 1000 euros de fin d’année reconduite : ceci n’est autre qu’une mesure fiscale visant à inciter les employeurs à verser un bonus. Certes, l’État tente de restreindre sa boulimie confiscatoire compulsive. Mais par quel miracle cette mesure aiderait-elle les entreprises à investir plus, à dénicher de nouveaux débouchés et à améliorer leur compétitivité ?

De nature purement keynésienne, cet artefact cosmétique ne cherche finalement qu’à faire passer l’inconfort des moins riches grâce à un afflux d’argent plus ou moins artificiel. Un afflux dont le probable manque à gagner fiscal devra forcément se récupérer via d’autres impôts puisqu’aucune source d’économie n’a été trouvée en remplacement par le gouvernement !

–Meilleure prise en compte des pensions alimentaires impayées des mères célibataires : cela paraît d’autant plus imprécis que la mesure proposée par le président semble exister depuis déjà deux ans si l’on en croit une sénatrice (Le Figaro 15/04/19). Et là aussi, d’où proviendra l’argent pour financer l’amélioration des pensions si aucune économie ne permet de la compenser ?

Mesures purement symboliques et aspirations philanthropiques

–Baisse des impôts des classes moyennes grâce à la suppression de niches fiscales des entreprises : on se croirait revenu au début du mandat de Macron lorsque son ministre des Finances annonçait sans rire « une baisse des impôts grâce à la hausse de la CSG ». « Je ne veux pas de hausses d’impôts et je veux des baisses pour ceux qui travaillent en réduisant significativement l’impôt sur le revenu » a déclaré avec le même sérieux le président lors de sa conférence ce jeudi (BFM 25/04/19), tout en évoquant très clairement l’abandon des objectifs de diminution des effectifs de l’État ! Confirmation est donc faite que derrière de telles promesses verbeuses, le gouvernement ne baissera pas le niveau des prélèvements. Tout au plus prévoit-il de dépouiller Pierre (en l’occurrence les entreprises !) pour habiller Paul, le temps que le tour de passe-passe occupe les esprits et calme la foule.

–Fermer l’ENA : enfin quelque chose de concret. Quoique ce serait se moquer des Français s’il s’agit juste comme le suggère le président de « refonder le recrutement des fonctionnaires », ce qu’évoquait déjà il y a un an son même ministre des Finances en proposant la création d’une nouvelle école. Car c’est bien le principe d’une filière du pouvoir qui est nocif. Plus l’accession aux postes gouvernementaux sera variée, et mieux le pays s’en portera, l’objectif étant bien évidemment d’interrompre les méfaits engendrés par cette caste inamovible de hauts fonctionnaires, tous étrangers au monde moderne concurrentiel. Certains déjà imaginent avec humour et également une angoisse toute légitime le nom de la future école qui pourrait remplacer l’ENA : l’Institut de Sélection des Fonctionnaires (ISF). L’exacte continuité de la filière unique et de son inclination endogame pour un seul et unique profil. Variété et liberté ont toujours été la hantise des gouvernements socialistes…

« Redéfinir la force d’une politique familiale et retrouver une dynamique de natalité » est certes un souhait formidable. Mais là encore, cela nécessite des actions précises pour le financement…

– Conseil de défense écologique : taxe carbone aux frontières, une « finance verte plus ambitieuse » et présider « un Conseil de défense écologique » avec 250 personnes tirées au sort. De telles mesures semblent surréalistes dans un pays dont la compétitivité industrielle s’est effondrée[1. Une chute de 50 % des parts de marché industriel mondiales en 20 ans, ce sont des millions d’emplois qui n’existent plus…]. Où habite donc ce gouvernement ? A-t-il au moins pris la mesure de la précarité qui pousse les Gilets jaunes dans la rue ? Visiblement non. Il montre tellement plus d’intérêt concernant l’avenir de la planète…

– Refonte des accords de Schengen : il existe en effet un problème d’immigration. Mais est-ce vraiment la priorité qui ressort du dépouillement du Grand débat ? Est-ce la clé de voûte des récriminations des Gilets jaunes ? Il est permis d’en douter…

– Dose de proportionnelle aux élections, baisse du nombre des parlementaires, réduction de la durée de leur mandat, droit de pétition en plus de la création d’une Convention de 300 citoyens tirés au sort : parmi ces initiatives qui seront prochainement soumises au parlement, la dernière pourrait être formidable si elle ne contenait pas en elle-même son propre poison ; les sujets abordés par cette convention semblent déjà déterminés à l’avance par le chef de l’État, avec notamment cette fameuse transition écologique ! Que vient faire l’État dans ce domaine si hasardeux alors qu’il devrait se consacrer à l’urgence actuelle, à savoir enrayer le déclin économique du pays ? Bien sûr, le gouvernement devrait créer les  conditions fiscales de la réussite économique en aidant les entreprises innovantes et efficaces sur ce domaine. Mais une entreprise écologique est une entreprise comme une autre : elle est viable ou elle disparaît. Et vu la faible rentabilité des sociétés hexagonales en comparaison de celles de nos voisins, tous les secteurs économiques méritent de meilleures conditions. Pour quelle raison statutaire ou idéologique Macron s’est-il amouraché de l’écologie ? C’est un mystère. Il en est de même pour le droit de pétition : le président souhaite établir un seuil à partir duquel le sujet sera apporté au débat public. Encore un domaine qui n’était pas réglementé et qui va le devenir !

– Acte II de la décentralisation : comme si l’acte I était un succès, le président appelle de ses vœux d’ici 2020 une nouvelle vague. Une sorte de décentralisation orchestrée par l’Élysée, qui toucherait cette fois-ci le logement, le transport, et encore la fameuse transition écologique. Une décentralisation à la française, aussi floue et coûteuse qu’inquiétante de centralisme…

– Classes de 24 élèves, pas de fermetures d’écoles et d’hôpitaux d’ici à 2022 : ce volet de mesures semble animé par un splendide sentiment de générosité mais c’est purement trompeur. Le seul moyen de maintenir un minimum d’écoles et d’hôpitaux sur le plan local consiste en effet à remettre le pays sur les rails de l’enrichissement. Sinon, toutes ces fermetures différées vont coûter de l’argent à la communauté, ce qui va encore se traduire par un accroissement des impôts.

–Évaluation de l’ISF : le chef de l’État refuse de rétablir l’ISF, ce qui est encourageant, mais il promet son évaluation, ce qui revient à se moquer du monde. Comment en effet peut-on espérer que l’État qui ponctionne au-delà du raisonnable l’ensemble des Français puisse évaluer objectivement la rentabilité d’une mesure qui lui fait perdre de l’argent à court terme ? Encore une fois, l’État discute de détails pour mieux cacher la réalité : son incapacité à ramener le taux de prélèvements et de taxes à un niveau décent pour l’ensemble des contribuables.

Rien de structurel, rien d’opérationnel, rien de durable !

Aussi incroyable que cela puisse paraître, et avec un toupet sidérant, alors qu’il est accusé de ne pas procéder à des réformes, Macron s’engage à poursuivre son action. « Les transformations en cours et les transformations indispensables à faire dans notre pays ne doivent pas être arrêtées, parce qu’elles répondent profondément à l’aspiration de nos concitoyens » (BFM 25/04/19) a-t-il déclaré, ce qui paraît assez stupéfiant.

En réalité cette déclaration ne peut se comprendre que sous l’angle de l’intéressé lui-même pour qui le problème n’est certainement pas celui du peuple ou des entreprises, mais celui de l’État français. Assurer la pérennité et les conditions confortables de la poursuite de l’exercice de son pouvoir semble être son unique préoccupation. Le reste n’importe que lorsqu’une partie de la population descend dans la rue. Et encore, au vu de ce qu’il a annoncé en conférence de presse ce jeudi, Macron paraît avoir déjà oublié la gronde des Gilets jaunes !

Il suffit pourtant de considérer les problèmes économiques dont souffre notre pays pour se rendre compte que strictement rien de ce qui a été présenté ne correspond aux urgences actuelles. Il manque notamment la première décision d’envergure, la seule qui permettra ensuite de libérer les acteurs économiques du pays et de relancer le processus de création de richesses : la réforme de l’État. Ne nous voilons pas la face, tant que celui-ci n’engage pas une vaste opération d’optimisation de ses ressources et de ses missions, il ne pourra pas relâcher la pression fiscale sur les agents économiques, cette pression actuellement confiscatoire[2. Les 440 radars embarqués et la limitation à 80 km/h s’inscrivent dans ce système généralisé de racket.] qui asphyxie la prise de risque et l’initiative privées.

Supprimer ce qui nous vaut le funeste record mondial de la redistribution[3. Des pays non encore considérés comme communistes. C’est sûr que la Chine, avec ses 70 % est au-dessus mais cela ne rassure pas vraiment.] (57,5 % du PIB !) est la condition sine qua non, le facteur clé pour enrayer notre déclin économique. À ce jour, et avec une constance que les discours ne peuvent plus dissimuler, le gouvernement Macron se comporte de façon totalement traditionaliste. Très loin des réformes libérales que la situation actuelle pourtant imposerait, le gouvernement se contente en effet d’administrer le déclin du pays, de protéger l’héritage socialiste et d’assurer la survie de son vieux modèle étatique ruineux.

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  • … a accouché d’une souris : une souris à 17 milliards d’€, respect ! ( un kilo de souris noires à l’anis coûte environ 10 € sur internet, et c’est sûrement moins dur à avaler )

    • L’accouchement peut coûter très cher, ça ne veut pas dire que le nourrisson vaudra grand-chose…

    • La petite bête
      30 avril 2019 at 9 h 11 min

      Le but de Macron est… de durer. A n’importe quel prix.

      • c’est ça …le seul effort qu’il fait au quotidien c’est gagner du temps , toujours gagner du temps, le maître des horloges? laissez moi rire.

  • J’aime bien la diminution du nombre de deputes ..ils se recaseront en vice president de ceci ou de celà…j’aurais preferé la diminution du nombre d’elus ,ils sont tous en emplois a quart de temps puisqu’ils sont en general multicasquettes sans compter leurs emplois prives..de transparence comme le lobbying .
    Quant au nouveau trou de 17 milliards renouvelable , j’attends avec impatience où va se poser la pelle presidentielle ….il parait qu’il va disposer bientot de la cagnotte des caisses complementaires…de quoi tenir jusqu’a la fin de son regne.

  • Pour quelle raison statutaire ou idéologique Macron s’est-il amouraché de l’écologie ?

    Parce que c’est rentable d’un point de vue éléctoral. Tout le monde souhaite protéger la planète, réduire la pollution, vivre dans un environnement plein de petits oiseaux et de verdure. On n’est pas tous d’accord sur les moyens d’y parvenir… mais au moins c’est une cause qui parle aux militants et aux électeurs.

    Par ailleurs, la crainte de catastrophes écologiques à long terme est un formidable levier pour mobiliser les masses. Rien de tel que d’avoir un ennemi, une menace, pour justifier les politiques les plus radicales. Si vous êtes contre moi, vous êtes contre la planète, donc vous êtes dans le camp du Mal. C’est la réthorique classique de la grande époque communiste: le parti représente le peuple, si vous êtes contre le parti c’est que vous êtes contre le peuple…

    • Tout le monde souhaite… parce qu’on explique pas aux électeurs ce que cela va leur coûter en termes de liberté, d’impôts, taxes, emplois, confort, etc.

    • Trump a bien réussi à se trouver une majorité qui préférait se sauver soi-même que sauver la planète pour l’élire…

    • « Si vous êtes contre moi, vous êtes contre la planète, donc vous êtes dans le camp du Mal. »

      Et le plus fort, c’est que les bobos qui tiennent ce discours accusent les autres de populisme en jouant sur les « sentiments » à des fins politiciennes !

    • Et quel ennemi : invisible, inodore, indispensable mais seulement d’origine naturel… Pourquoi avoir choisi le CO2 ?
      L’électricité a à peu près les mêmes propriétés. Elle existe à l’état naturelle sur terre, mais depuis un siècle, l’homme en fabrique énormément et ça chauffe de toute façon…

    • C’est comme les (pseudo)-libéraux qui voient le communisme partout, pour pouvoir être contre tout ?

  • du coup , partant du principe que notre pays se casse la gueule et que l’exemplarité de ces messieurs / dame qui nous gouvernent sont trés loin de la transparance tant vaté par macron et cie , il aurait mieux fallut un Fillon ;

    • Ah oui Fillon, le mec à la tête d’un Etat en faillite, qui a accru sa dette de 600 milliards et créé des dizaines de taxes ?

      • Votre mémoire s’arrête à hier? Nous étions alors dans une crise terrible, grâce à la démagogie de Clinton et des démocrates, et ce n’est pas lui qui décidait. Il n’était que 1er ministre et non président. C’est quand même lui qui avait annoncé que la France était en faillite !

        • Il a eu cinq ans pour faire part de ses désaccords et démissionner. Il ne l’a pas fait parce que la soupe était trop bonne.

        • ah parce qu’en bon politique il aurait pas changé son fusil d »épaule une fois élu?

    • Un certain François B. a dénoncé naguère la dette de l’Etat mais quand il était ministre de l’éducation nationale socialiste il a voté tous les budgets et dépensé des centaines de milliards pour avoir la paix sociale dans sa boutique. Il n’y en a pas un pour nous sauver des autres.

  • Ceux que j’admire sont le grand/barbu/ex champion/du/havre et le grand agrégé en lettres modernes, le premier recrute un avocat/footeux pour réformer la haute administration et l’ENA/ISF-combien il prend pour ça ?- et le second ne cherche même pas à apprendre l’économie puisqu’il est socialiste (Bruno Le Maire pour ceux qui ne l’auraient pas reconnu). H16 a raison « ce pays est foutu » oui mais pendant ce temps ma vie s’écoule et me coûte très/trop chère

  • Malheureusement on constate une nouvelle fois que cet état n’est pas réformable et que Macron ne fait qu’en défendre les intérêts, comme ses prédécesseurs .
    Rendez vous au prochain soubresaut genre « Gilets Jaunes », plus violent bien sur. D’ici là il vaut mieux regarder ailleurs ….

  • Diriger la vie des autres, la leur pourrir, encore et encore, jusqu’à plus soif. Vivement l’exil.

  • Tout le monde s’y attendait puisque Macron n’a aucune intention de réduire les dépenses, qui ont encore augmenté d’un paquet de milliards, ni de desserrer la main mise de l’état dont il est le champion!

  • « Redéfinir la force d’une politique familiale et retrouver une dynamique de natalité »
    Nous n’en prenons pas le chemin, surtout du fait de l’ambiance malthusienne qui s’est abattue sur notre pays.
    Quand je vois des jeunes (rassurez vous, je suis encore loin d’être retraité) assumer le fait de ne pas avoir d’enfant « pour sauver la planète », ça me désespère quelque peu.
    Il y a 5 ans, c’était anecdotique: aujourd’hui, c’est un discours de plus en plus répandu (même chez des étudiants projettant de devenir prof, un comble).

    • la solution est toute trouvée hein…quelques régularisations, quelques migrants en plus et boum le taux de natalité va vite faire des bonds …c’est pas grave c’est les autres qui paient

    • @nevez
      C est sur que l avenir c est de faire comme le Niger : 7 enfants par femme.

      Curieusement les pays qui s en sortent bien sont des pays a natalite faible (chine, japon, RFA). Avoir une natalite forte ne sert que si vous pensez envahir le voisin (et encore, on est plus en 1914. les guerres moderne font la part belle a la technologie)

  • En sous titre il est mentionné « la crise sociale actuelle » quand est ce qu’il sera intégré une bonne fois pour toute qu’il ne s’agit pas d’une crise(une crise suppose un retour à la situation antérieure ,est ce que le diesel va revenir à 72 cts le litre par ex… non ) mais de changements profonds qui nécessitent de réformes profondes pour accompagner ces changements mais surement pas les mesurettes
    habituelles(en gros le bonneteau ) qui nous conduisent toujours à plus de déficit.

    • exact… chez nous la crise ça dure 40 ans !!! c’est plus des cycles, c’est des ères géologiques. Comment peut on encore seulement accepter cet idiome? il s’agit d’un déclin, et comme tel il trouve son origine dans une idéologie fausse

  • Pourquoi ne parlez-vous pas des propositions faites par les Républicains qui sont très précises pour faire baisser de 20 milliards d’euros par an les dépenses publiques ( voir le détail sur le net )
    Les Républicains proposent la baisse de 10% de l’impôt sur le revenu pour tous les Français tout de suite, et l’annulation de la taxe sur l’essence mise en place en 2018. Le prix des carburants va atteindre des prix plus élevés qu’en octobre dernier mais aucune disposition sur cet enjeu essentiel pour les déplacements des Français n’a été prise par le président de la République.
    La réindexation de toutes les pensions sur l’inflation et l’annulation de la hausse de CSG
    ces baisses d’impôts financées par une baisse de la dépense publique. Si jamais ce gouvernement n’a pas le courage de faire des économies, rien ne changera .

    • Si quelque chose change !
      Avec Emmanuel Macron, la dépense publique a augmenté plus vite qu’avec François Hollande : déjà 44 milliards d’euros de dépenses supplémentaires. Cette année, nous serons la lanterne rouge de la zone euro en termes de déficit.

    • @Delibra
      Les LR ont ete au pouvoir avec Chirac (12 ans) puis Sarkozy (5 ans).
      On peut pas vraiment dire que leur regne se soit traduit par des baisses d impots (ils en ont cree comme le RDS de Juppe)

      Promettre de baisser les depenses quand on est pas au pouvoir, tout le monde peut le faire !
      Le faire pour de vrai est une autre paire de manche. Surtout quand la diete va s appliquer a votre electorat (on est toujours pour les economies quand elle touche les autres)

      • Aucune importance que la diète touche votre électorat pendant 3 ans si elle favorise une grande expansion économique les deux années suivantes, dont profite à plein ce même électorat…

  • Exact ,quant aux impôts sous Sarkozy on en parle aussi?Le seul que j’ai connu qui ait vraiment baissé les impôts de façon significative et visible sur l’avis d’imposition (sans l’usine à gaz habituelle qui fait que au mieux on n’en paye pas plus)c’était Balladur!!!
    Quant au programme LR on en parle aussi beaucoup ont à perdre et pas que les glandeurs j’ai vu plus d’un sympathisant historique RPR UMP LR presque en panique après que FILLON soit arrivé en tête de la primaire!

  • L’Etat obèse ne semble pas pouvoir être réformé. Trop d’intérêts particuliers, trop d’avidités irrépressibles en dépendent désespérément. L’Etat obèse ne peut qu’être détruit et, nécessairement, ce sera violent et douloureux.

    Pourtant, il y avait une solution pour en sortir, sans douleur excessive ni catastrophe brutale. Mais les puissants, politiciens, hauts fonctionnaires, médias, juges, syndicalistes, ne veulent pas en entendre parler, ainsi que l’élection truquée de 2017 l’a démontré. Trop d’intérêts à défendre qui dépendent directement du pillage d’autrui.

    L’histoire des 80 km/h illustre à merveille le hiatus définitif existant entre les gouvernants et les gouvernés. Personne ne rejette en soi une vitesse raisonnable, à condition que ça reste de l’ordre du conseil. Autrement dit, ce n’est pas d’une vitesse limitée dont on a besoin, ordre imposé aveuglément à tous jusqu’à l’absurde, mais d’une vitesse conseillée, outil offert à chacun pour une conduite individuelle responsable. Voilà qui fait toute la différence, mais c’est un nuance dont l’Etat obèse est définitivement incapable, dans tous les domaines. Ayant perdu tout intérêt dans l’autonomie de l’humain, l’Obèse ne reconnaît que la sanction et la punition pour ramener la moindre déviance au troupeau, encadré, étouffé, emprisonné dans tous les domaines de la vie par 80000 lois et 230000 règlements. Ubuesque, on vous dit !

    L’Etat obèse ne peut reconnaître l’existence de l’individu responsable. Il le nie à toute force, car nier l’individu est la condition de sa raison d’être, la condition de sa survie. L’Etat obèse nie la Nation avec la même force, agglomérat volontaire d’individus responsables, et ne reconnaît que le troupeau décérébré, irresponsable, où l’individu n’existe plus. L’Etat obèse est définitivement incompatible avec la DDHC. L’Etat obèse ne veut plus d’une société, il ne rêve que d’un vaste camp mondialiste (de concentration) où chacun ne dépend plus de ses choix mais de la volonté du pouvoir en place.

    Au delà des limitations anecdotiques, c’est le concept humaniste de citoyen qui est désormais nié, jusqu’aux nouveaux pseudo-droits humains qui abolissent l’existence du citoyen responsable, à la fois individu, homme ou femme, et citoyen politique et économique, être spirituel, cultivé et social, seul responsable de sa propre vie.

    On ne rappellera jamais assez que « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ». Cette société organisée en un troupeau d’êtres décérébrés, n’étant pas constituée, n’a aucun avenir.

    L’Etat obèse est déjà condamné à échouer, à s’effondrer.

  • claude henry de chasne
    1 mai 2019 at 2 h 54 min

    Rien de possible avec cette continuité politique qui dure depuis 40 ans.
    Les khmers verts à la place des rouges va favoriser la dictature fiscale en cours
    La seule solution passer par le RN qui ne résoudra rien mais nettoiera les écuries d’augias de l’administration
    Et fera tomber la 5 ème république héritage gaullien et communiste de la 2eme guerre mondiale
    Le choc sera tel que toutes les structures pourries accumulées depuis 70 ans vont s’affaisse… Le RN
    Échouera mais la nécessaire transformation sera amorcée comme la pèrestroika manquée de Gorbachev à précèdee la chute du communisme en urss
    La reconstruction du pays passé par la

  • Où habite donc ce gouvernement ?

    À l’ouest, très à l’ouest…

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