Faut-il sauver les otages avec l’argent public ?

Le voyage et le sauvetage des deux otages français permet de poser de nombreuses questions, portant essentiellement sur la responsabilité individuelle.
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Faut-il sauver les otages avec l’argent public ?

Publié le 13 mai 2019
- A +

Par Phoebe Ann Moses.

C’est le débat qui fait rage, des réseaux sociaux aux gros titres des médias : fallait-il aller sauver deux touristes français au Bénin en laissant deux soldats y perdre la vie ?

Emmanuel Macron a semble-t-il accueilli fraîchement, sur le tarmac de Villacoublay, les otages libérés. Pouvait-il en être autrement ? Le chef des armées sait que deux soldats ont perdu la vie pendant cette opération, il n’a donc aucune raison de manifester une euphorie particulière, ou de répéter à l’instar de son prédécesseur que « La France elle est fière ».

En revanche, le voyage et le sauvetage de ces deux Français permettent de poser de nombreuses questions, portant essentiellement sur la responsabilité individuelle. Voici celles qui sont récurrentes sur les réseaux sociaux.

Ces touristes sont-ils irresponsables d’être allés dans une zone du monde déconseillée par le ministère des Affaires étrangères ?

La seule réponse libérale possible est qu’ils sont libres d’aller où ils le souhaitent. Leur responsabilité personnelle devrait les engager à prendre toutes les précautions possibles pour assurer leur sécurité.

Mais aujourd’hui, on peut encore, et c’est heureux, être stupide et avoir envie de se promener dans des zones dangereuses où l’on risque sa vie. Comme disait le regretté Frédéric Dard, « il y a plusieurs façons d’être con »…

Fallait-il aller chercher les otages, au prix de la vie de deux autres hommes ?

Là ça se complique. Mathématiquement, il est évident qu’on ne voit pas bien pourquoi deux vies seraient plus précieuses que deux autres, même s’il s’agit de celles de soldats avec une « vocation ».

Politiquement, il semble que la pratique française soit qu’il « y a un devoir d’État, qui est d’assurer la sécurité des Français où qu’ils se trouvent y compris dans des conditions extrêmes à l’étranger, d’assurer la sécurité et la sauvegarde des Français qui sont en danger. C’est ce qui a été fait », comme l’a déclaré Jean-Yves Le Drian. Dans ce cas, que ces otages aient demandé de l’aide ou non importe peu : l’État intervient apparemment dans tous les cas.

On note au passage que Jean-Yves Le Drian a chargé les deux touristes. Selon lui, ils auraient fait preuve d’irresponsabilité et pris des risques inconsidérés en allant faire du tourisme dans une « zone rouge ». Or le parc de la Pendjari où les touristes effectuaient leur safari n’était pas classé en zone rouge par le Quai d’Orsay, ni même en orange, mais en zone jaune.

Donc, ces touristes n’ont peut-être pas été capables de mesurer les risques, mais force est de constater que le Quai d’Orsay non plus.

On sauve bien d’autres irresponsables

Que dire de ces sauveteurs en montagne qui risquent leur vie pour aller récupérer un touriste en baskets sur le Mont-Blanc, un papa qui emmène ses fils trop jeune en haute montagne, ou de ces nombreux skieurs en hors-piste qu’il faut aller chercher lorsqu’ils ont déclenché des avalanches et ont été ensevelis ?

Que dire de ces pompiers qui sauvent des flammes les responsables de l’incendie qui ont mis le feu « sans faire exprès » en fumant au lit ?

Les exemples des interventions (coûteuses) de l’État pour sauver des imbéciles ou des irresponsables (quoique les deux ne soient pas incompatibles) sont nombreux. Tant que l’on n’aura pas remis à plat quelles sont les limites de l’État et à quel moment il intervient ou pas, il ne peut être question de discuter s’il a « bien » ou « mal » fait.

S’il arrivait dans le débat public que l’on puisse se demander si un jour les Français ne devraient pas choisir eux-mêmes de s’assurer contre les risques qu’ils choisissent de prendre, alors le débat serait de grande ampleur. Il nécessiterait en effet la remise  à plat des dépenses inconsidérées de l’État pour des causes individuelles, la restauration de la responsabilité individuelle de tout un chacun pour qu’il soupèse les risques qu’il souhaite prendre et paye en fonction de son choix de vie.

Rassurez-vous, ce jour n’est pas arrivé et on pourra longtemps encore être irresponsable en chantonnant tous ensemble « c’est pas cher c’est l’État qui paye ».

Ah, on me signale que les touristes, en plus de toute leur irresponsabilité, seraient homosexuels. La belle affaire ! L’orientation sexuelle ne dédouane pas de toute responsabilité, non plus que la religion ou l’aspect physique. On peut très bien les trouver irresponsables sans pour autant être homophobe.

Que les otages soient gays ou non n’a aucune importance dans cette histoire. Et peut-être même qu’ils mangent de la viande. Ou qu’ils ne trient pas leurs déchets.

Et alors ? Il faudrait en conclure que leur sauvetage serait un gaspillage ? En fonction de l’orientation sexuelle on « mériterait », ou pas, d’être sauvé. On imagine donc le jour où on ira préférentiellement libérer les amateurs de missionnaire et où on laissera sur place ceux qui préfèrent la levrette. Cette polémique déconcertante ne vole décidément pas bien haut et tend à faire penser qu’il y en a « qui osent tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît… »

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  • Pour le moins les conditions d’engagement des forces n’auraient pas dû hiérarchiser les priorités données : c’est ainsi qu’on a appris que les militaires n’ont pas eu le voir d’éliminer la sentinelle par un feu à longue (moyenne) distance, et ce au prix de leur vie, pour donner le maximum de chances de sauver les otages. Les consignes auraient du être de tout faire pour minimiser les pertes, notamment militaires et même « surtout » militaires, en essayant de sauver les otages. Il n’y avait pas lieu de faire un sacrifice de deux pères de familles…

    • C’est une vraie question.

      Par ailleurs, ce type d’opération reste aléatoire, comme celle pour tenter de délivre Allex en Somalie.

  • Faut il risquer des vies pour en sauver d’autres ?
    La reponse est oui et c’est sans doute la question que se pose quotidiennement les ‘pompiers….ou pas , c’est leur job.
    Par contre pour les militaires le probleme ne se pose pas de la’meme facon.
    Prenons le cas qui nous preoccupe, il s’agissait de récupérer…des militaires, 2 agents de la cia ..les otages francais…etaient il vraiment en otage ou un alibi politique ?
    Que des militaires tentent de sauver d’autres militaires va de soi des civiles aussi ,des imprudents…..mais que dire’des sauvetages en mer ou des’alpinistes etc ?
    Normalement dans tout ces cas on mesure le risque avant intervention ,…ce qui n’a pas ete le cas pour nos otages, salopards de politiques .

    • claude henry de chasne
      13 mai 2019 at 7 h 23 min

      je ne suis pas d’accord.
      Engager la vie de 2 militaires pour recuperer 2 inconscients fussent ils homo ce n’est pas une victoire , c’est un échec.. cuisant!
      et les politiques sont des hyenes

      • Le probleme est que le militaire n’a pas son mot a dire ,il execute les ordres…a mon avis les miltaires etaient conscient des risques et c’est sans doute pour cela qu’ils ont signe surtout que liberer des otages est plus valorisant que d’aller tuer des anonymes.
        Le soucis est la prise inconsideree de risque par la hierachie surment poussee par des politiques pour des raisons politiques et pas du tout humanitaires…

      • « recuperer 2 inconscients fussent ils homo »

        <beauf>
        pour deux pédés, un amerloque et une jaune, quel gâchis!
        </beauf>

        Deux vacanciers dans un parc pas particulièrement menacé et probablement deux agents essentiels à la lutte!
        Et en prime au moins quatre terroristes éliminés.
        Ce n’est pas ce que j’appelle un échec cuisant et je tire mon chapeau à l’équipe franco-américaine qui a réussi ce travail et aux deux soldats qui l’ont utilement payé de leur vie.

        • justement si on considère qu’il y avait aussi l’amerloque et la jaune , dont personne n’avait entendu parler jusque là !! quel hasard !!
          et que l’opération a bénéficié de l’aide des amerloques ( quel hasard ) , avec même des satellites positionnés là par hasard !! .
          On peut se demander si les deux pédés ne sont pas le paravent idéal pour des opérations moins avouables… pratiques les deux petits tourtereaux 🙂
          🙂

  • Faut-il sauver les otages avec l’argent public ? Ma réponse est oui !!!!!!!!!! Franchement, je n’ ai même pas envie de discuter. Par contre Macron devait il acceuillir les otages ?? Non .

    • claude henry de chasne
      13 mai 2019 at 7 h 55 min

      c’ e n’est pas d’argent dont il s’agit mais de la vie de nos soldats

      • Soldat, d’après vous, devrait donc être un métier où on ne risque pas sa vie ? Au contraire, avoir des soldats prêts à risquer leur vie pour certaines valeurs, et les financer avec l’argent public, ça me paraît un des rares rôles incontestables à confier à l’état.
        En revanche, je suis tout à fait d’accord que Macron et Le Drian ne devaient pas accueillir les otages.

        • Oh, les « valeurs » !
          Quelles sont elles, dans ce cas précis ? Combien d’autres otages ont attendu de nombreuses années avant que quelqu’un dans les hautes sphères se soucie de leur sort ? Et pour la plupart, il s’agissait de bénévoles humanitaires, encouragés à y aller (même de façon indirecte) par la propagande d’Etat.
          Je suis désolé, mais je ne vois pas pourquoi il faut donner sa vie pour n’importe quoi, au prétexte que c’est pour quoi on s’est engagé.

        • Gâcher 2 vies sous prétexte que c’est leur métier est à mon avis odieux! Soldat ou civil ce sont des hommes, et on doit les épargner! Surtout que contrairement aux US la France rachète les otages.

          • On doit les épargner… dans la mesure où ça n’est pas un choix pire que d’accepter le sacrifice. On doit comparer les risques, et choisir la voie dont l’ensemble des conséquences est le moins défavorable. A court-terme et à long-terme. Le choix n’est pas de « gâcher deux vies », il est d’exposer des hommes entraînés à un certain risque qu’on estime globalement inférieur à exposer l’ensemble de la population à un autre risque, et d’assumer ce choix et ce jugement.
            Renoncer à sauver ses otages quand on le pourrait, payer des rançons avec l’argent qu’on pourrait économiser en se passant de forces armées et de forces spéciales, ça ne marche pas. Payer une rançon, c’est encourager le chantage, le crime et surtout la récidive.
            Ca ne peut passer que dans le cadre d’une stratégie où ceux qui touchent les rançons ne l’emportent pas au paradis en fin de compte.

    • Cela dépend des conditions dans lesquelles des personnes deviennent des « otages ». Elles sont chez vous, en France, dans la rue, dans un café, ou dans tout autre lieu public, et elles sont prises en otage : je dis « oui », comme vous et sans discuter. En revanche, si elles vont dans un pays étranger où elles savent pertinemment qu’il y a un réel danger d’être tuées ou d’être prises en otage (que ce pays ait été classé par le quai d’Orsay en « jaune » plutôt qu’en « orange » ou en « rouge », ne change rien à l’affaire) cela veut dire que ces personnes ont jué leur liberté et leur existence à la roulette russe : dans ces conditions, je dis fermement « non ». Une fois libérées et arrivées en France, ces personnes auraient du être interceptées par les forces de l’ordre, mises en examen pour mise en danger volontaire de la vie d’autrui et mises au cachot illico ! C’est quoi, cette réception officielle par le président de la république soi-même, même si cette réception était « fraîche » ? Toujours en train de faire des bêtises d’enfant notre « jupiter » maison !

      • « .. ont joué leur liberté … »

      • « Le jaune signifie une zone qui n’est pas exempte de risque, mais où la menace ne s’oppose pas au tourisme ou aux voyages d’affaires à condition de le faire en pleine conscience »
        Si encore il était dit que le touriste s’y aventure sous sa seule responsabilité (ce qui n’empêcherait pas forcément d’aller le chercher), passe encore, mais là…

    • Le président notre république est le chef des armées. C’est lui qui a donné l’ordre d’aller chercher ces otages. Il est donc tout à fait normal qu’il les accueille.

      • ???
        Quand un chef donne un ordre, il est tout à fait normal qu’il se contente du compte-rendu du subordonné auquel il a donné l’ordre.
        Mais je reconnais que j’ai été déçu que Macron n’accueille pas les corps de ceux qui perdu la vie sur son ordre, et aille plutôt se faire mousser la veille comme si c’était lui qui avait libéré les otages.

        • Il leur rendra hommage demain aux invalides. Je trouve cette polémique inutile.

          • Je ne suis pas fana non plus des polémiques, mais pour moi, il n’est pas clair qui sera en vedette demain aux Invalides : les soldats, ou Macron ?

            • L’hommage leur sera destiné, par le chef des armées, ainsi que par les français. Je trouve cela cynique de parler de vedette pour un tel évènement.

              • Tout cynique que vous me trouvez, je pense l’être bien moins que Macron, et que mon respect pour les deux morts vaut bien mieux que le sien.

    • Ne mélangez pas les otages et les prisonniers, ce serait déjà bien. Et les préoccupations des politiciens ou leurs sentiments etc ne jouent pas dans ce genre de décisions puisque ce ne sont pas eux qui décident mais les « Autres », nan ? Vous nous le répétez sans cesse pourtant…

      • @Amater
        Bonjour,
        Vous avez oublié les journalistes otages au Liban Jean-Paul Kauffman et Michel Seurat retenus trois ans ?
        Quels « autres » ont décidé de les laisser pourrir, et mourir pour Michel Seurat ?

    • sauver deux cretins s’aventurant pour leur plaisir dans une zone a risque ma réponse est non ,100 fois non , ces deux rigolos ont voulu aller la bas ; intervenir pour sauver des coopérants ou des civils en danger de mort qui sont allés en Afrique , envoyés par leur société la je dis oui , le 2 REP l' »a fait a Kolwezi en 78 il est intervenu en centre Afrique ,et sur divers territoires Africains pour mettre en sécurité nos ressortissants .
      mais perdre deux soldats d’elite pour récupérer deux cons ,non!l’armée Francaise n’est pas la pour sauver des gens qui se sont mis eux meme dans une situation dangereuse et l’ont voulu , personne ne les a obligé a y aller.
      quand a notre petit president aller les accueillir a leur arrivée prouve encore une fois son niveau d’analyse .je souhaite que cette nouvelle bévue de sa part lui coûte cher ; déjà que ses électeurs de 2017 fondent a vue d’œil !

  • – Allo les pompiers ? J’ai fait une bêtise et ma maison est en feu, vous pouvez venir ?
    – Ah mais si c’est votre faute, on va pas venir risquer notre vie hein.

    Très logique… Selon le principe de responsabilité et la présomption d’innocence, on sauve les gens et ENSUITE on définit les responsabilités. L’humain avant l’argent, nan ? Je sais que le libéralisme ne s’occupe pas de morale (ni de psychologie), ce qui permet d’esquiver quelques soucis, mais poser la chose en terme économique, c’est affligeant. Mais… sans connaître les détails, je ne sais si j’aurais lancer une opé de secours dans ce cas, mais ils ont été attrapés hors zone rouge…
    S’ils avaient eu un ou deux enfants avec eux, les réactions auraient été différentes.

    • claude henry de chasne
      13 mai 2019 at 7 h 57 min

      faire tuer 2 soldats pour sauver deux inconscients le minimum serait de ne pas crier victoire

      • « deux inconscients »…
        C’est assez facile de les traiter d’inconscients, après coup… La prise d’otage a été faite dans une zone qui n’était pas considérée à risque au moment des faits…

        Et que penser des « inconscients » qui osent se balader dans Paris, alors que cette ville est objectivement une zone à risques beaucoup plus élevés que le Bénin.

        • claude henry de chasne
          13 mai 2019 at 8 h 19 min

          je vais souvent en Afrique , et il est des zones dans lesquelles je ne vais jamais , il suffit de discuter avec les locaux

          • Je vais souvent en Afrique également.
            Et justement dans ce cas précis, je trouve et je redis que c’est assez facile de les traiter d’inconscients, après coup.

            • claude henry de chasne
              13 mai 2019 at 8 h 29 min

              Un couple homo en Afrique .. oui ce sont des inconscients

              • claude henry de chasne
                13 mai 2019 at 9 h 28 min

                « Au sud du Sahara, les législations contre l’homosexualité se classent parmi les plus sévères de la planète : trente-huit pays la qualifient de délit pénal. »

                • D’après vous, ils ont été « sélectionnés » par les preneurs d’otages parce que homo ? C’est bien ce que vous dites, nan ?

        • @ Rafael
          Ils ne lisent pas les nouvelles et ne regardent pas les infos? On a assez répété que cette région était en butte à des bandes islamistes!

    • Un hérétique
      13 mai 2019 at 8 h 25 min

      Je ne ferais pas l’association de ces cas avec les sports à risque. Pour de tels sport il serait possible d’avoir des assurances privées. En suisse par exemple l’état ne couvre pas les frais d’un sauvetage en montagne, c’est à l’alpiniste de s’assurer. Pour ces derniers il existe des assurances privées. Le guide de montagne doit avoir un assurance professionnelle spécifique. On distingue aussi les sports à risques relatif (alpinisme par exemple) et absolu (exemple base jump ) Si des risques ont été pris de manière inconsidérées l’assurance ne paie pas.

      • Ne paye pas tout : une participation est demandée dans ces cas.
        Payer 20% de 5 jours d’hôpital, cela fait mal au porte-monnaie.

    • Le libéralisme ne s’occupe pas de morale? Vous n’avez rien pigé et débitez les âneries socialistes à son propos. C’est tout le contraire, le libéralisme est une philosophie humaniste ou l’individu est le point autour duquel tout tourne, le citoyen consommateur lequel décide de son plein gré ce qu’il veut faire tout en respectant le choix des autres. tandis que le socialiste veut imposer aux autres ses propres désirs et intérêts!

  • Les sauveteurs ont choisi d’être sauveteurs quels que soient les « mérites » ou la « valeur » des victimes, à leurs risques et sans rémunération ou presque. Je trouverais incohérent qu’un libéral puisse critiquer ou restreindre ce choix de vie personnel.
    En France les coûts éventuels sont assumés par le contribuable qui peut s’en offusquer s’il vit pépère le cul bordé de nouilles puisqu’on ne lui subventionne pas son canapé. Je ne sais pas combien coûte globalement cette obligation de sauvetage mais je suis persuadé que c’est une goutte d’eau dans l’océan de gabegie honteuse qui nous submerge.
    C’est peut-être le prix du peu d’honneur qui nous reste; on n’a qu’à rembourser les contribuables qui ne sont pas d’accord et qui seront secourus quand-même le cas échéant.

    • claude henry de chasne
      13 mai 2019 at 8 h 20 min

      encore une fois , ce n’est pas une question d’argent

      • « encore une fois , ce n’est pas une question d’argent »

        Je répondais à l’auteur de l’article dont vous n’avez apparemment pas pris la peine de lire le titre.

      • C’est aussi une question d’argent, puisque vous ne pouvez pas financer une opération de secours privée (alors que vous pouvez, en pratique, financer un opération criminelle privée, justement parce qu’une opération criminelle n’a pas à se soucier d’opérer en toute légalité).

  • on a bien fourgué 430 000 euros de subvention public pour la pièce de BHL…..je préfère que mon argent serve à sauver des vies plutôt qu’à financer les conneries d’un bhl …..

  • La petite bête
    13 mai 2019 at 8 h 51 min

    Peut-on se refaire la cerise avec l’argent public?

  • Bel article sur la responsabilité. ( je dis ça pour ceux qui sont passés à côté –

  • « … ces nombreux skieurs en hors-piste qu’il faut aller chercher lorsqu’ils ont déclenché des avalanches et ont été ensevelis ? »

    N’est-il pas cocasse de voir un site d’inspiration libérale vilipender ces alpinistes ou marins qui osent encore fréquenter les derniers espaces de liberté (mer, montagne) exempts d’aménagements et de réglementation?

    • Estce liberal d’enfermer les fous ?
      Le soucis avec les preneurs de risques est leur egoisme..et la solidarite envers les autres preneurs de risques. Ce ne sont pas des liberaux sinon ils n’exercerait pas leur liberte aux depends des autres notamment leurs amis et leur famille .
      Sans doute qu’il faut des gens imparfait pour un monde parfait.et c’est pourquoi on les aiment malgre tout..sauf si ce sont des entrepreneurs et qu’on est socialiste

      • En Suisse, le secours en montagne est privé.
        CAS + REGA, vous avez intérêt à au moins être membre de la REGA.
        C’est cela la liberté : la responsabilité personnelle.

      • Les vrais alpinistes dignes de ce nom n’attendent pas de secours, ne comptent pas dessus et évitent de les appeler. Les sauveteurs qui sont aussi des alpinistes pratiquant souvent ce sport par plaisir « égoïste » ont *choisi* d’aider leurs confrères en difficulté expérimentés ou non, y compris les imprudents ou maladroits qui feraient mieux de jouer à la pétanque.
        Les sauvetages peuvent coûter cher au contribuable (heures d’hélicoptère). Mais on peut remarquer que la pratique du ski-alpinisme ou du ski de randonnée (qu’on appelle bêtement ski hors-piste) coûte cher en déplacement et en équipement qui rapportent beaucoup de taxes qu’il serait intéressant de comparer au budget des sauvetages. Il y a fort à parier que l’alpinisme rapporte bien plus à l’Etat qu’il ne lui coûte en secours. Si c’est le cas le contribuable moyen se plaint de ce qui ne le regarde pas.
        Quant au risque physique parfois mortel que prennent les sauveteurs, on peut ne pas le comprendre mais c’est leur choix et le chef de corps peut interdire l’intervention en cas de risque excessif.

    • Toutes les sociétés cherchent de plus en plus à protéger ses citoyens de tout risque potentiel. Il en découle une multiplication de normes, de règles, d’interdits et d’obligations qui nous étouffent et nous empêchent de vivre à notre guise.
      Vous prenez l’exemple du père qui décide d’emmener ses deux enfants au Mont Blanc pour faire une « première mondiale filmée ». Certes cet acte tel qu’il fut pratiqué est évidemment contraire à l’éthique alpine, et de n’importe quel parent un peu sensé. Mais tout enfant aime grimper aux arbres, et aime prendre des risques souvent inconsidérés.
      Plutôt que de le lui interdire, je crois au contraire préférable de l’accompagner et l’encadrer le mieux possible de manière à lui permettre d’apprendre l’effort, à accepter le froid , la fatigue, à connaître le milieu hostile et les danger de la montagne, à gérer ses peurs, tout en lui fournissant progressivement les outils techniques et le sens de l’observation pour lui permettre d’estimer les risques et dangers qui l’entourent afin qu’il prenne les bonnes décisions tout en le rendant progressivement responsable de ses actes.
      Plutôt que de vouloir préserver toute personne des risques potentiels inhérent à la vie, et exiger de l’état une protection infinie, mieux vaudrait apprendre à chacun à estimer les risques qu’il prend et à prendre les responsabilités de ses décisions.

    • @ mc2
      Là vous charriez! Se faire peur ou vouloir aller où personne ne va pour son petit ego, voire pour frimer ensuite en se pavanant, n’est pas une raison pour mettre en danger la vie des autres, car ces opérations de sauvetage comportent des risques!

      • Un hérétique
        14 mai 2019 at 9 h 17 min

        C’est simplement faux pour la plupart d’entre nous. Vous avez une vision de ce monde complètement déformée par les médias et des journalistes incompétent et ignares, et les quelques rares frimeurs qui font l’exception. C’est même le contraire. Les gens qui vivent et travaillent en haute montagne le font justement pour fuir la frime du monde citadin, ils le font parce qu’ils aiment ce milieu. J’ai fait de l’alpinisme en amateur mais aussi du fait de ma profession durant 50 ans. L’exploit était la dernière de mes préoccupations. Je n’ai jamais fait appel aux secours en montagne. Je fus membre de la colonne de secours locale. Je n’ai jamais demandé un sous de dédommagement, et c’est le cas de la très grande majorité de mes camarades.

  • Article excellent.
    Heureusement, la France a des héros qui ont donnent leur vie pour sauver des personnes.
    Malheureusement, la France a des zéros de polytocards qui ont profitent de leur vie confortable pour couler certains de leurs concitoyens.

    Honneurs à ces militaires et à leurs proches dans cette épreuve.

    • honneur de quoi? d’avoir le feu vert d’un état pour un permis de tuer et de se faire dézinguer pour des conneries? alors ok ils ont signé mais militaire à la base c’est défendre son pays pas aller récupérer les boulettes d’irresponsables dans le trou du cul du monde, et avec notre argent en plus.

    • Il est paradoxal, curieux ou pas, de constater que l’on aime, apprécie, des gens que l’on ne connait pas. Ces 2 militaires en font partie, respect immense. Leur décès est fort triste.
      A l’opposé exact des polytocards, qui sont à l’infini sur le coté opposé du dégoût.

    • Perso je préfère les pleurer et plaindre leurs familles!

      • Entre le respect et la sympathie, les hommes et femmes de valeur que j’ai connus ont toujours choisi le respect (et ils ont bénéficié de la sympathie par dessus le marché).

  • Si les individus ont bien le droit de se mettre en danger, ils doivent en assumer les conséquences les opérations de sauvetage devraient en ce cas être financées par eux. Quand il y a des morts, c’est bien sûr plus compliqué, mais ils devraient au moins être poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui.
    La récupération médiatique d’un chef d’État qui va accueillir des inconscients qui ont causé la mort de 2 soldats est, en tout état de cause, lamentable.

  • Si ces deux valeureux combattants, en libérant tous les otages ne s’étaient fait tuer, le discours politique aurait été bien flatteur envers l’action de la France en cette veille d’élection. D’où la colère rentrée de nos dirigistes obligés de s’effacer face au drame des familles. Quand à nous, simples citoyens, soyons fiers que de tels soldats nous protègent.

    • ah bah oui y’a de la valeur dans le combat, y’a combien de gens qui sont morts pour de type d’idéal complètement stupide? des gens qui n’ont pas choisi.

      • idéal complètement stupide

        Heureusement que des français ont des idéaux comme ceux de ces deux militaires. C’est peut-être des gens comme eux qui empêchent les POLYTOCARDS de piloter des avions à réaction SOUS-TERRAINS

        • Prenez le cas de Arnaud Beltram. Les débiles ne verront que sa mort.
          Mais le plus important est qu’il a fait face à un excité islamiste.
          Au moins, quelqu’un n’a pas peur face à ces crétins sans bornes.

          Arnaud Beltram signifie une chose importante : la haine a un adversaire à la hauteur : l’amour de son prochain. C’EST CAPITAL.

          C’est ce qui tient le pays.

  • Cela ressemble à la prise d’otage dans l’Aude et la mort de Arnaud Beltram.
    On honorera d’autant plus vite l’héroïsme qu’on mettra un voile obscur sur le contexte ou les conséquences.

    Un exemple de dérivation sera d’affirmer que les critiques sont liés aux otages, parce qu’ils sont homosexuels. Comme dans les affaires d’agressions où il ne faut surtout pas remettre en cause le « vivre ensemble », ou en l’occurrence, faire des remarques désobligeantes qui seraient reprochées comme point de vue colonialiste. Et honni qui penserait qu’une intervention juste à la veille d’élections importantes…

    Je suis étonné que de pures libéraux soient si prompts à exiger l’intervention de l’état, alors qu’ils sont si ingénieux à trouver des solutions privées.

    Certes, c’est la responsabilité de l’état. Mais en plus d’argent, il y a aussi les vies de soldats qui sont mises en jeu.
    Alors, combien d’articles sur Contrepoints pour promouvoir le recrutement des libéraux dans une armée publique nationale ? Ou alors, on attend l’avènement des armées privées et robotisées.

    PS: Toujours aucun article en réaction à l’affaire du Boeing 737 Max, fruit réussi du capital privé et de la saine concurrence…

    • De nombreux libéraux sont d’accord pour réduire les missions de l’état à un rôle de défense et de police, et pour ne pas tergiverser sur les moyens qu’on lui donne d’accomplir cette mission.
      Quant à imaginer que si c’était un constructeur public, l’avion serait plus sûr, le logiciel de paie plus efficace, etc., vous n’avez pas peur du ridicule…

    • C’est l’état US irresponsable, illimité, qui a permis cela, avec (?) un zeste de corruption.
      Konkordsky, cela vous parle ❓

      • Vous allez pas nous ressortir cette antienne! L’agence US interdit aux avions de dépasser le mur du son au dessus du sol américain, tout comme la France puisque le Concorde le faisait au dessus de l’océan! Si les ventes n’ont pas suivi c’est à cause du prix des billets, de la consommation d’essence, et du choc pétrolier!

        • Euh, je parlais de la version SOVIÉTIQUE du Concorde, pas fiable puisqu’elle a été abandonnée.

        • Le Tupolev 144 n’était pas un avion fiable. Et pour avoir pris quelques Iliouchines dans ma jeunesse, je n’en ai pas gardé un souvenir de sentiment particulier de sécurité.

  • accessoirement, l’opération a permis d’envoyer un « signal » aux ravisseurs…

    Par ailleurs, si Kadhafi (ou au moins son fils) était à la tête de la Lybie, l’Afrique serait moins destabilisée…

    car le drame, c’est de constater que l’instabilité ne cesse de progresser vers le sud…
    ce n’est pas de bon augure !

    • et plus nous agissons pour défendre la démocratie , plus l’instabilité progresse.
      on devrait peut-être arrêter d’aller aider des peuples qui ne nous ont rien demandé

  • la réflexion sur ce sujet passe, pour moi, par une élévation du niveau de conscience des individus.
    Que ce soit zone rouge, orange ou jaune, le touriste sait qu’il prend des risques et pas uniquement sur sa personne, ce qui ne ragarde que lui et sa famille. Si ces risques impliquent d’autres personnes, là intervient son niveau de conscience, par exemple en dégageant officiellement l’Etat des conséquences de son irresponsabilité.
    Mais pour cela il faut déjà une…conscience!

    • La première responsabilité est celle de celui qui classe une zone dans une couleur au lieu de dire clairement ce que l’état attend de ceux qui envisagent d’y aller. Les Super-U sont-ils jaunes, depuis Trèbes ?

    • @HAUTERIVE
      Bonjour,
      Le touriste vit dans un monde où la notion de danger est mise sous le tapis. Le danger même est nié.
      Dans son monde il n’a pas à se soucier de sa sécurité puisque l’Etat s’en charge et qu’en plus l’Etat clame partout que grâce à Lui le monde est sûr… même le monde sur lequel il n’a aucune prise.
      Donc en fait le touriste, baigné de « bisounouseries » n’a pas conscience des dangers des autres pays.

      Le touriste, le parisien, le toulousain, le marseillais savent qu’ils prennent des risques dès qu’ils mettent un pied hors de chez eux (escaliers, ascenseurs, trottoirs, chaussée, trafic routier, accident de la route, et autre jusqu’à subir des délits ou des crimes). Pourtant tout va bien : tous sont sommés de sortir à poil puisque l’Etat gère. Je trouve qu’il est étrange de trouver encore des extincteurs dans les lieux accueillant du public, sachant qu’on compte sur une bonne âme pour l’utiliser correctement, et que la consigne pour tous est de se mettre à l’abri et de composer le « 18 ».

      • Sans rire, pour la parisienne âgée, le plus grand risque sur le trottoir, c’est la crotte de chien. Combien de cols du fémur brisés ❓ Ce n’est pas Bénin 😉
        Bon, je sors…

  • Rectifications :
    1. la zone était classée orange : ne pas s’y rendre sauf impératifs donc pas le tourisme
    2. la zone rouge correspondait à la frontière; ces deux imbéciles étaient « descendus » au Pendjari Lodge, se situant à 1,5 km de la frontière; mais peut-être qu’ils pensaient que les groupes armés seraient retenus en douane…

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