Et si on supprimait quelques ministères au lieu de rançonner les Français ?

Pour améliorer l'état des finances publiques, inspirons-nous des conseils que donnait Milton Friedman. Et si on supprimait quelques ministères ?
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Et si on supprimait quelques ministères au lieu de rançonner les Français ?

Publié le 4 août 2019
- A +

Par Nicolas Nilsen.

Tout le monde voit l’incapacité actuelle de nos dirigeants à envisager la moindre réduction du poids de l’État. Alors qu’il faudrait réduire les dépenses, ils préfèrent augmenter les recettes et les impôts. C’est plus fort qu’eux : ils sont tous ou socialistes ou keynésiens et donc plus l’État intervient dans tous les domaines, plus l’État dépense, plus l’État redistribue, et mieux c’est.

En fait, puisque « c’est pas cher, c’est l’État qui paye », ils ne comprennent tout simplement pas pourquoi il faudrait faire des économies drastiques et des coupes sombres dans les dépenses pour réduire la dette et diminuer le matraquage fiscal. Pour réduire les déficits qu’ils creusent, ils ne voient qu’une solution : augmenter les taxes et les impôts et réduire les prestations.

Méthode de gribouilles qui ruine évidemment la France en détruisant à la source la création de richesse elle-même. Mais ils feront tout pour continuer à se chauffer dans les grands bureaux de leur bureaucratie d’État.

Milton Friedman et la suppression des ministères…

Quand je vois leur incapacité maladive à réduire le périmètre de l’État, à même envisager la modeste suppression d’un ou deux ministères inutiles et coûteux, je repense toujours au grand économiste Milton Friedman qui a toujours milité pour une limitation de l’emprise du gouvernement sur nos vies et une limitation de l’État à ses strictes fonctions régaliennes : préserver la paix, assurer la justice, protéger la sécurité des individus…

Je me rappelle cet entretien incroyable où Peter Robinson l’interrogerait sur le périmètre et la structure idéale du gouvernement fédéral lui-même.

« J’ai ici une liste des 14 départements ministériels », lui disait Peter Robinson. « Je vais la parcourir rapidement et vous me direz juste par oui ou par non ceux vous conservez et ceux que vous supprimez »…

— Peter Robinson : Département de l’Agriculture ?
— Milton Friedman : supprimé !

Département du Commerce ?
— Supprimé !

— Département de la Défense ?
— Conservé !

— Département de l’Éducation ?
— Supprimé !

— Département de l’Énergie ?
— Supprimé (sauf la partie nécessaire pour la défense)

— Département de la Santé ?
— On peut conserver certaines activités concernant la santé publique, mais disons que j’en supprime la moitié !

— Département du Logement et de la ville ?
— Supprimé !

— Département de la Justice ?
— Conservé !

— Département du Travail ?
— Supprimé !

— Département des Affaires étrangères ?
— Conservé !

— Département des Transports ?
— Supprimé !

— Département du Trésor ?
— Conservé pour collecter l’impôt.

— Département des Anciens combattants ?
— Supprimé. »[1. Paiement des pensions rattaché au département du Trésor.]

— Peter Robinson : « Donc si Milton Friedman devenait dictateur pour un jour, le jour suivant on passerait de 14 à 4… »

— Milton Friedman : « Non, non, je ne veux pas devenir dictateur ! Je ne crois pas dans les dictateurs,  je crois au changement par l’agrément des citoyens. Si nous ne parvenons pas à persuader les citoyens qu’il est désirable de faire cela, nous n’avons pas le droit de le faire, même si nous avions le pouvoir de le faire ! »

Réduire le périmètre de l’État

Pour faire redémarrer une France qui crève et étouffe sous l’épaisse lustrine gouvernementale, il faudrait évidemment réduire le poids et le périmètre de l’État. Et donc commencer par se poser la question fondamentale que posait Milton Friedman : celle du rôle de l’État, de ses missions et de ses fonctions régaliennes (préserver la paix, assurer la justice, protéger la sécurité des individus…).

Tout le reste en découlerait naturellement : l’argent des Français cesserait d’être englouti dans un État obèse et inefficace et redeviendrait disponible pour financer des projets industriels du secteur marchand.

Mais la réduction de l’emprise du gouvernement sur nos vies est pour les socialistes un sujet tabou, un totem sacré autour duquel ils continuent de danser en rond, en chantant et en faisant de la fumée pour éviter qu’on aborde les vraies questions et qu’on soulève le tapis sous lequel ils cachent toute la dette… Et donc ils continueront à tailler dans les revenus des Français pour ne pas surtout pas tailler dans leur État en faillite. C’est qu’ils y tiennent à leurs bureaux !

https://youtu.be/Jss1X_XHc5I

Article initialement publié en novembre 2014.

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  • Qu’ils se taillent!tous!

  • « non, je ne veux pas devenir dictateur ! Je ne crois pas dans les dictateurs, je crois au changement par l’agrément des citoyens. »

    Ca alors, Naomi Klein aurait (encore) menti ? 😀

    • lol oui on dirait 🙂

    • friedman n’a pas soutenu pinochet : http://reason.com/archives/2008/09/26/defaming-milton-friedman friedman avait prévu que la liberté économique au chili allait apporté la liberté politique

      • Le capitalisme peut fonctionner sans démocratie. L’inverse est impossible.

        • Le capitalisme étant la propriété des moyens de production et rien d’autre, il ne peut-être que privé ou collectif ou encore un mélange médiocre des deux.

        • C’est exactement ce qui s’est passé au Chili : une dictature militaire avec du libéralisme économique.
          Par ailleurs, ne récrivons pas l’histoire : les Chicago boys ont bien été partie prenante de la junte militaire ; certains se sont retrouvés conseillers dans des ministères et ont bien évidemment soutenu mediatiquement le regime…
          Ce n’était pas le cas de Friedman en revanche.
          Et si le Chili a renoué ensuite avec la démocratie, c’est lors du départ de Pinochet, pas avant.
          En bref, si le libéralisme économique est parfaitement soluble dans les dictatures, seul le libéralisme politique peut construire les démocraties.

      • Exact, les Chicago boys n’ont jamais été des sympathisants de régimes dictatoriaux, mais ils avaient une occasion de sauver ce pays!

  • Je garderais le ministère de l’éducation pour le rebaptiser ministère de l’instruction et de la formation. A l’instar du ministère de la santé, le réduire pour le faire concentrer sur l’essentiel de sa mission : garantir à tous l’accès au savoir mais certainement pas leur dire quoi et comment savoir.

  • Hypocrite Polisson ™ © ®
    20 novembre 2014 at 11 h 53 min

    Et le ministère de la ©ultu®e !!!

    ☻ J’ai toujours vu comme un scandale la culture administrée.

    Et celui de la cocomunication ?

  • Ouai enfin la défense aux USA vous pouvez aussi facilement en enlever la moitié, tout en incluant dedans le nucléaire et les vétérans (dont le cout serait aussi beaucoup plus faible, en particulier au niveau des soins de santé, si il n’y avait pas toutes ces guerres).

    Concernant le département de la santé, en supposant que certaines parties soient utiles, ca pourrait être géré au niveau des états. On se débrouille très bien sans en Europe.

    Justice pareil vous pouvez en éliminer la moitié, ne serait ce qu’en arrêtant cette politique absurde de guerre contre la drogue.

    Le Département des Affaires étrangères il y a quand même beaucoup de dépense scandaleuses, des ambassades qui sont de véritables palais, et surtout les dizaines de milliards d’aides aux états étrangers, donc là vous pouvez encore enlever au stricte minimum la moitié.

  • Certes Friedman est un libéral pur jus, mais il ne pousse pas son raisonnement jusqu’au bout. Une lecture de Rothbard serait bénéfique pour réfléchir à l’affirmation que l’état devrait assurer la justice. Affirmer cela est contestable, une justice privée est tout aussi légitime voire mieux qu’une « justice publique ».

    Ensuite, garder la moitié du système de santé, c’est encore beaucoup. Ok pour garder 1% pour empêcher les gens de crever dans la rue, mais ça s’arrête là.

    • Même si je suis le premier à dire que l’on ne doit pas (et ne peut pas) laisser crever les gens dans la rue, je pense que le premier rôle d’un système de santé est d’empêcher la prolifération des maladies. De même, le premier rôle d’un ministère de l’instruction est d’empêcher la prolifération de l’illettrisme (gros mot à la mode). Et ainsi de suite pour les autres ministères indispensables.

      Qu’on le veuille ou non, la notions de sécurité des individus, de conservation de la paix, etc implique les racines d’un état socialiste dans tous les domaines. Le tout étant de le garder à l’état de bonzaï.

      Je serais déjà content si le monde pouvait prendre conscience que l’interventionnisme de l’état est forcément limité par nos ressources et non par leur mauvaise répartition.

      • Bonjour pragmat
        Et si on gérait les écoles au niveau local (commune département) ce serait peut-être plus sain?
        Donc plus de ministère de l’éducation (Najèt au chômage). 🙂

        • Mon grand-père était instituteur. 50 ans après, ses anciens élèves le saluaient encore dans la rue car ils étaient conscients et reconnaissants de ce qu’il leur avait apporté. En revanche, j’ai été coopérant au titre du service National et ai bénéficié (c’est à dire subi) d’une formation soit-disant pédagogique « moderne » (**) !

          Ce n’est donc pas moi qui défendrais le ministère de l’éducation – juste bon à casser le travail et le moral des quelques enseignants dévoués qui restent dans ce pays pour appliquer des théories fumeuses et surtout se faire mousser.

          (**) Après une semaine de bourrage de crânes intensif, nos braves formateurs pédagogues se sont tous retirés pour laisser le mot de conclusion à un « collègue » qui visiblement sentait le fromage. Il nous a lui expliqué la réalité de la situation, dont nous avions déjà eu un aperçu et qui contrastait fortement avec ce que l’on nous avait raconté. Vous devinerez aisément qui avait raison.

          • En fait en france le problème n’est pas uniquement que le système est trop collectiviste mais surtout qu’il est trop (bcp trop) centralisé.
            Regardons les vacances scolaires tout se décide au ministère (ainsi que les programmes les rythmes, la carrière etc….).

      • « implique les racines d’un état socialiste dans tous les domaines »
        NON !
        Le respect des valeurs judéo-chrétiennes suffit (les 10 commandements).

    • +1000

      La justice n’a rien à faire parmi les missions régaliennes. On ne peut pas réclamer son indépendance (de quoi au juste ?) quand tous ses membres sont des fonctionnaires tenus à un devoir d’obéissance.

      • d’où l’élection de la moitié des juges pour 5 ans et révocables en cas de faute avérée.

      • Les magistrats ne sont pas des fonctionnaires et tous ses membres ne sont pas tenus à un devoir d’obéissance. Ils ne relèvent d’ailleurs pas du statut de la fonction publique (défini par la loi de 1984) mais l’ordonnance de 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature. La justice a donc toute sa place dans les missions régaliennes sauf si vous rêvez de revenir à l’Ancien régime et à ses Parlements

        • La justice dans ce pays est aux ordres du ministre de la justice, donc de l’exécutif. Elle ne peut être indépendante et ne l’est pas! Les poursuites contre Sarkozy et Fillon le prouvent.

          • Ah la fameuse rhétorique du militant LR! Je suppose que la justice était aussi instrumentalisée lorsque elle a lancé des poursuites et condamné Cahuzac…sous un gouvernement de gauche.

    • « L’Etat moderne est inefficace et nuisible. Puisqu’il est inefficace on pourrait se passer de lui ; puisqu’il est nuisible on devrait le faire » – Murray N. Rothbard – Man, Economy, and State- Princeton – 1962

  • Il n’y aura pas de redéfinition du périmètre de l’état.
    Il n’y aura bien entendu pas de suppression de ministères.

    Pourquoi voulez-vous que le Système supprime le baobab sur lequel il est confortablement assis ?

    En outre, même si certains au sein du Système voulaient sincèrement changer les choses… ce serait tout bonnement impossible.

    Car la machine est mûe par sa propre inertie maintenant : « toujours plus ».

    Rien ni personne ne peut l’arrêter, volontairement.

    La seule façon de l’arrêter, c’est de la casser : la mettre en faillite.

    • Oui il se débrouille très bien pour la faillite. Sans oublier la notre en même temps.

      Il faut bien partager quand même. Finalement, ils ont le cœur sur la main ces gens. Si je pouvais seulement y mettre un grand coup de pied dedans. Plaf !

    • « Nous n’avons point d’Etat. Nous avons des administrations. Ce que nous appelons la raison d’Etat, c’est la raison des bureaux. On nous dit qu’elle est auguste. En fait, elle permet à l’administration de cacher ses fautes et de les aggraver. » – Anatole France – L’Anneau d’améthyste – 1899

  • ce qu’il faut ce n’est pas réduire les dépenses publiques mais réduire la taille de l’état. à noter l’austérité marche que dans les pays qui réduisent l’état (càd qu’ils n’augmentent pas les impôts et les taxes) comme en nouvelle zélande, australie,….pas dans les pays d’europe du sud qui ont certes diminuer les dépenses publiques mais qui ont augmenté de manière très importante les impôts (ce qui a complétement détruit le secteur privé)

  • En France, je garde :

    1 – Ministère des Affaires Etrangères, chargé de la diplomatie,
    2 – Ministère de l’Instruction Publique, chargé de l’organisation de 3 diplômes nationaux (le Certificat d’Etude, le Brevet des Collèges, et le Baccalauréat) et de l’instruction publique (et non éducation nationale) dans les zones où l’offre privée n’existe pas ou n’est pas suffisamment développé,
    3 – Ministère de la Santé,
    4 – Ministère de la Justice, chargé des tribunaux, de l’administration pénitentiaire, et du paiement des soldes des juges/procureurs (qui seraient élus aux suffrages universelles directs parmi les titulaires d’un M2 en Droit)
    5 – Ministère du Budget et du Patrimoine Publique, chargé de récolter et dispatcher l’impôt (très réduit par rapport à aujourd’hui) conformément aux instructions du législatif, et d’entretenir le patrimoine national (palais/musée, parc nationaux, etc.)
    6 – Ministère de la Sécurité Extérieure,
    7 – Ministère de la Sécurité Intérieure.

    Avec le Premier Ministre cela nous donne 8 ministères. Amplement suffisant. Bien sûr on interdit les changements de nom et les créations/suppressions de ministères. Et on établit une liste limitative des missions que ces ministères peuvent remplir (à la manière des Enumerated Powers du gouvernement fédéral US).

    • « Avec le Premier ministre cela nous donne 8 ministères » : le 1er ministre a longtemps été l’un des ministres. Cela pourrait être le ministre des Finances, ou de l’Intérieur, ou de ce qu’il veut. Primus inter pares.

    • « on interdit les changements de nom et les créations/suppressions de ministères »EXCELLENT

    • Le ministère de la justice suppose d’accepter de conserver la laisse autour du cou de notre justice non indépendante du pouvoir politique.

  • État, a t-il oublié qu’il est là pour nous servir ?

    Oui, car ils font tout le contraire, c’est grâce à nos impôts qu’ils travaillent. La classe politique font de la politique, car les con-tribuables = cash >>> Pourquoi quitter la poule aux œufs d’or et la rente.

    30 ans voir plus, qu’ils nous racontent une histoire qui nous plaît et malheureusement, nous en payons le prix en 2014 et pour 20 ans encore. Concrètement, nous avons tous laissés faire pour un idéal qui n’existe pas, à travers les médias les politiciens nous vendent des choses inaccessibles, sauf pour eux. Avez-vous déjà vu un politicien pointé au chômage dans votre vie ? Je pense que non.

    Vivre dans un État corrompu et de connivence qui volent impunément les con-tribuables, nous y sommes en plein dedans. Nous avons des politiciens et des énarques nullissimes et incompétentes votant des lois que eux-mêmes ne respectent même pas. Nous savons tous, que si nous mettons les mains dans le pot de confiture (détournement d’argent ect), nous en payons les conséquences. Non, pas les politiciens, plus c’est gros plus ça passe, nous nous en rendons compte avec toutes ses affaires qui éclatent 2 à 3 fois par semaines, les « couacs appellent-ils ».

    L’argument qu’avance les politiciens peu scrupuleux à chaque élection présidentielle : « que la délinquance augmente » Pensez-vous réellement que cette argument est vrai, quand eux vive loin des cités sensibles, n’essayant même pas de comprendre les problématiques sociales de ses quartiers abandonnées. Leurs discours sont créés par leurs équipes ministérielles, qui analysent des chiffres toutes azimuts ainsi que ceux de l’INSEE, qui sont d’une incompétence notoire. Bercy qui n’est pas foutus avec leurs compétences de faire un budget équilibrer depuis 30 ans, peut-on encore croire en notre État ?

    Pourquoi l’Etat fait-il ça ? Et peu importe les bords politiques (Droite/Gauche/Extrêmes), car c’est la fin d’un cycle. Avant l’Etat Français volait les autres pays, vu les changements politiques des pays anciennement du Tiers-Monde qui se développent, ils veulent tous simplement les parts, car notre Etat pas réfléchies aux conséquences de leurs actes à l’époque, ben l’Etat Français a décidé n’étant plus à l’équilibre depuis des années de faire un racket légal à travers toutes sortes d’impôts.

    Ajoutons à cette cause les lobbys qui se sont infiltrés dans tous les sphères du Pouvoir comme à la Présidence de Union Européenne, tous ses Etats sont dirigés désormais par 95% de voyous et 5% de personnes intègres, voilà d’où vient cette crise mondiale, une corruption sans fin.

    Ses politiciens Françaises ou de l’Union Européenne nous démontrent tous les jours, leurs faiblesses face aux lobbys qu’ils leurs proposent des avantages qu’ils ne peuvent pas refuser, alors à quoi bon, nos vies ne valent rien face à cette tentation quotidienne, nous le savons que cela se passe comme ça, mais nous n’y pouvons rien, car les con-tribuables ne savent pas comment faire pour casser ce système établi en coulisse par des politiciens que nous élisons par leurs discours hypocrites, sans réflexions et sans vision, sauf pour leurs portefeuilles.

    Je cite cette phrase que j’ai lu ici sur Contrepoint : « Ce n’est pas dans la force que le pouvoir politique tient sa domination, mais dans la faiblesse des con-tribuables qui n’ont pas le savoir »

    Nos politiciens qu’on le sache une bonne fois pour toute, font de la politique par intérêt, comme le jeu de société Monoply avec les avantages liés à la fonction en plus.

    Le Pouvoir et l’Etat est dangereux pour ses victimes (les sans-dents, les classes moyennes, les précaires, les chômeurs et les SDF) à degré tel qu’ils ne remarquent même pas à quel point leur autonomie est désormais restreinte.

    Enfin, pour un(e) Président(e) ou un(e) futur élu(e) et peu importe le pays, la confiance à accorder aux con-tribuables se limite à l’appeler aux urnes de temps en temps. Pour le reste on l’ignore, ou on lui jette quelques miettes d’informations, assez pour s’assurer ses faveurs jusqu’aux prochaines élections. Une fois prises, les décisions sont convenablement ficelées à l’aide de chiffres dûment sélectionnés : si cette présentation n’emportait pas l’adhésion de tous, il suffirait sans doute de la retoucher. Il faut couvrir les erreurs, si innocentes soient-elles, car à défaut les con-tribuables pourraient penser que le gouvernement ne sait ce qu’il fait, la preuve aujourd’hui nous le savons, et nous vivons dans ce mensonge depuis des années !

  • Un des problèmes c’est que la réduction du périmètre de l’Etat implique, au moins temporairement, une baisse du PIB (puisque les dépenses publiques sont comptées dans le PIB). Nos dirigeants sont terrorisés à l’idée d’être accusés de provoquer une récession…

    • Le PIB n’est qu’un indicateur, et comme tout les indicateurs, il frise facilement la connerie. Il est largement connu que si toutes les vitrines venaient à péter en même temps, on connaîtrait un accroissement du PIB. Est-ce que pour autant l’économie se porte mieux ? Non.
      Donc, mieux vaut une saine « récession » qu’une illusoire « croissance »… de l’Etat.

  • Avec le nombre de personnes sans emploi que nous avons en France je suis surprise que nous n’ayons pas de ministère du chômage … ils n ont pas dû y penser …

  • claude henry de chasne
    4 août 2019 at 7 h 11 min

    deja il faudrait mettre les ministères en province.. tout y est moins cher et çà dynamiserait économiquement les regions..
    avec internet plus de probleme

    • Mais là-bas, en bas, plus de palais pour nos calimeros… Croquer du homard au vu et au su de la populace besogneuse, cela ne le fait pas. Homard d’alors hein ❗

  • On commence enfin à s’en rendre compte !!!
    Le gros problème, c’est que nombre de parlementaires et hauts fonctionnaires en vivent; plus ils brassent de l’air, plus ils ont l’impression d’exister et de justifier leur existence.

  • jacques lemiere
    4 août 2019 at 8 h 37 min

    sauf que à la « française », on crée un ministère d’état de simplification de l’etat, qui chapeaute le ministère chargé de recaser les ministres et qui prend conseils auprès d’une dizaine de hautes autorités …

    • La Belgique ainsi que l’Italie ont survécu sans gouvernement. (quelles colossales économies, sur le moment et sur le futur ( retraites mirobolantes évitée) alors souvent, car du fond de ma campagne, où nous sommes des laissés pour compte je développe un esprit rebelle, je pense à Boris Vian ! « Cet oncle, ce fameux bricoleur… » c’était la solution. Et qui peut être contre le bricolage ? Il faut bien le pratiquer quand on ne peut payer les corps de métier pour remédier à nos soucis ménagers.
      Eh puis à quoi servent-ils ? Ils ne sont maintenant que les valets, les passe-plats de l’UE !

      • En tant que passe-plats, uisant dans les plats, ils ne sont pas raplapla, et si ce n’est la bedaine, c’est le larfeuille qui est bien rebondi. Se servir et non servir, du coup n’arrivent que les restes indigestes…

  • Il faut évidemment réduire les fonctions de l’Etat ce qui permet de réduire les prélèvements et la réglementation et donc de favoriser la prospérité. Pour que cela se fasse, il faut que les citoyens acceptent une telle politique. Il faut donc, en démocratie, qu’un parti ou une personnalité la propose. Fillon l’a tenté, il a été abattu en plein vol. On attend le suivant.

  • Esprit critique
    4 août 2019 at 9 h 30 min

    Une division par deux du nombre de ministère serait un bon début. Le premier a supprimer est évidement celui de L’écologie, qui ne correspond pas a un ensemble Précis d’activités dont la gestion demande des moyens, mais a un principe idéaliste, qui si noble qu’il pourrait être (si il était animé par des individus compétant non abruti d’idéologie), n’en reste pas moins qu’une méthodologie annexe des vrais sujets.

  • A supposer que nos concitoyens acquiescent, je me demande si les différents organismes ou entreprises se mettant en place pour effectuer les tâches précédemment dévolues aux fonctionnaires (zélés) , ne devraient pas faire l’objet d’appels d’offre avec une rigueur extrême et contrôles inopinés tout au long de l’existence de l’entité en question et on en revient à la question imparable de la confiance/défiance. J’avoue que je ne sais pas répondre sur le champs à la question que je me suis moi-même posée . . .

    A tout prendre un contrôle par des citoyens retraités (ça coûte triplement moins cher) tirés au sort, en bonne santé, issus de la société civile, mélangeant des « ex » -charcutiers, dentistes, caissières, Ingénieurs, PDG ou encore aviateurs et cantonniers ne feraient pas l’affaire pour chaque ministères, Bercy en tout premier lieu.

    • Le contrôle est simple : les entreprises qui ne parviennent pas à obtenir de clients font faillite sans que quiconque les en empêche… Elles doivent s’assurer et les assureurs se chargeront de leur dicter des règles qui assureront bien plus efficacement que des lois le respect de « bonnes pratiques ».

  • Il faut bien que la famille et les copains de ces messieurs dames puissent également vivre sur le dos des contribuables. D’où l’inflation des ministères, des secrétariats, des commissions et des comités!

  • D’abord, supprimer le 1er ministre, puis de nombreux ministères et vendre ou louer ces palais dorés qui nous coûtent et ne servent à rien.

    • C’est le minimum minimorum pour que le citoyen commence à envisager la réduction du pouvoir de l’Etat.
      Ce n’est pas en continuant à se goberger de homards entre deux déplacements en voiture à gyrophare qu’on pourra faire bouger les lignes.

  • Un autre aspect du même problème ne doit pas être oublié. Voir l’article plus bas sur la boulimie législative. Supprimer des ministères doit s’accompagner de la disparition réelle de la plupart des administrations centrales (sinon elles seront juste rattachées à d’autres ! ) et de la réduction drastique du nombre de parlementaires.

  • Si on supprime le ministère de l’agriculture qui va subventionner les « très libéraux » exploitants agricoles?

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