Il n’y a pas assez de femmes scientifiques car les jouets sont sexistes

Les données sont claires : il n'y a pas assez de femmes dans les disciplines scientifiques. Les raisons sont simples : les jouets sont sexistes.
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Il n’y a pas assez de femmes scientifiques car les jouets sont sexistes

Publié le 30 septembre 2019
- A +

Par h16.

Certes, il est maintenant possible de mettre dès trois ans votre enfant à l’école maternelle. Mais avant cela, il s’écoule tout de même plus de mille jours pendant lesquels votre progéniture échappe totalement aux bons soins de l’État. Heureusement, Emmanuel Macron, le président de tous les Français, y compris des petits lardons de moins de trois ans, a bien compris le problème et entend donc y remédier.

Pour lui, c’est clair : il faut absolument agir le plus tôt possible, avant même la naissance et dès la conception s’il le faut, pour enfin donner à tous les mêmes chances, c’est-à-dire les mêmes probabilités d’être consciencieusement broyés dans l’un ou l’autre rouage idiot d’une administration aveugle et impitoyable.

Le constat est sinon implacable, au moins logique : qui, mieux que l’État peut s’occuper si bien des enfants, même en bas-âge ? Après tout, parce que l’État s’occupe déjà si bien des enfants plus âgés, des adolescents, des adultes, parce que les handicapés, les personnes âgées, les chômeurs et les réfugiés peuvent déjà lui dire merci chaleureusement, il semble normal que les bambins soient les prochains sur la liste à passer au hachoir festif et au broyage administratif à coups de cerfas rigolos, ne trouvez-vous pas ?

Vous trouvez que j’exagère ?

Eh bien à vrai dire, si on s’en tient aux premières idées qui fleurissent, force est de constater qu’on est plutôt en dessous de la réalité : l’enjeu semblant d’ores et déjà porter sur « une société plus égalitaire », tout sera donc fait pour que la moindre différence soit correctement aplanie, à coups de lois dans un premier temps (avant de passer au bulldozer ensuite puis aux coups de pelle sur la nuque dans un dernier temps pour les plus récalcitrants, comme le veut la tradition).

Dès lors, voici notre gouvernement poussé à agir immédiatement en proposant l’établissement d’un nouveau papelard qui s’accompagnera, soyez en certain, d’une vigoureuse bordée de contraintes un jour ou l’autre prochain. Pour le moment, il s’agit simplement d’une charte pour lutter contre les stéréotypes dans les jeux, les joujoux et autres divertissements de nos chers bambins.

En charge de l’indispensable initiative, la secrétaire d’État à l’Économie Agnès Pannier-Runacher précise ainsi :

« On cherche à travailler sur la création de nouveaux jouets, la façon dont on en parle dans les annonces et la façon dont on les vend »

Oui oui, vous avez bien lu : Agnès cherche à travailler, ce qu’on ne peut qu’encourager, puisque tant qu’elle cherche ainsi, c’est avec l’argent des contribuables. En revanche, elle cherche aussi à travailler sur la création de nouveaux jouets, évaluer comment on les vend ou comment on en parle, ce qui ne semble absolument pas relever ni des devoirs régaliens de l’État, ni même du ministère de l’Économie (dont les productions ludiques ont plutôt tendance à filer des hémorroïdes aux Français), ni encore mois au secrétariat d’État dont elle a la charge.

À bien regarder la mission du ministère en question, non, décidément ma petite Agnès, vous n’avez pas à passer votre temps et donc cramer l’argent du contribuable pour créer de nouveaux jeux, vos concitoyens ont déjà le fondement suffisamment refaits des productions de vos prédécesseurs pour se passer des vôtres.

Mais si on devait se formaliser pour si peu, on ne s’en sortirait pas tant, à bien y regarder, toute l’administration française semble tendue comme un seul homme dans ses multiples missions de jouer les mouches du coche et d’obstinément intervenir partout où les choses ne vont pas déjà assez mal. Et comme la petite enfance n’était que partiellement sabotée par les délires technocratiques, l’étape actuelle (des secrétaires d’État s’improvisant designer ludiques) semble logique.

Enfin, logique, utilisons ce mot avec la légèreté qui sied à tout ce qui touche au gouvernement français puisque, pour notre secrétaire, l’impérieuse nécessité de tripoter des jeux d’enfants est partie selon elle d’un constat « économique » :

« La présence d’un nombre limité de femmes dans les carrières scientifiques. »

Bon, en fait, il s’agit plutôt d’un constat sociétal mais baste, si les politiciens utilisaient les mots idoines pour décrire vraiment leurs idées, cela ferait belle lurette qu’ils auraient tous été pendus haut et court en place publique.

Indépendamment, il reste le constat, exact, que les femmes choisissent moins souvent les carrières scientifiques que les hommes.

Or, pour nos élus en charge de l’aplanissement des inégalités au bulldozer législatif, quoi de plus insupportable comme différence que celle introduite par le sexe ? Quoi de plus rageant que constater que, indépendamment de la société, de la culture, l’histoire, les petits garçons ont la fâcheuse tendance de se diriger davantage vers les sciences que les petites filles ?

Oui, certes, cette tendance est observée partout dans le monde. Certes, plus une société est égalitaire sur le plan du genre, moins les femmes se dirigent vers les sciences. Certes.

Mais en réalité, on l’a bien compris, il ne s’agit pas ici de lutter vraiment contre les inégalités ; cette initiative n’est que l’aboutissement logique des efforts de propagande et d’infiltration d’idées déjà proférées plusieurs années auparavant : eh oui, qui se souvient des actions menées en 2014 qui visaient précisément ces mêmes domaines des jeux et l’insistance de certaines associations lucratives sans but louable à vouloir absolument dégenrer un peu tout ce qui leur passait par la tête ?

Finalement, les choses vont vite en sociale-démocratie lorsque tout l’appareil d’État a compris tout le bénéfice de contrôle qu’il pouvait retirer de ces lubies : il n’a fallu que cinq ans à ces idées plus ou moins farfelues pour devenir des leviers présentés comme opérationnels dans une lutte contre un problème fantasmé.

Car on est bien dans le fantasme, l’idée idiote qui consisterait à dire que les jeux formateraient l’esprit humain, raisonnement dans la même lignée que celui insistant pour dire que les jeux vidéo rendent violent (quand avant, ce fut le rock’n’roll ; manifestement, s’il y a bien un recyclage qui fonctionne à merveille, c’est celui des idées moisies), comme en témoigne l’une des membres de ces associations effervescentes :

« Dans la construction de soi et donc dans l’orientation, la place du jouet est fondamentale, si on ne donne pas à voir à des jeunes filles des jouets qui sont en lien avec la science, elles ne pourront pas se projeter dans ces métiers-là »

D’ailleurs, c’est bien simple, depuis que Super Mario et le Monopoly existent, le nombre de plombiers et de traders a littéralement explosé, ce qui suffit amplement à démontrer l’impact réel des jeux et des jouets sur l’esprit malléable des enfants. Heureusement que Pac Man n’a eu qu’un tout petit succès d’estime sinon nous aurions assisté à une invasion d’adultes spécialisés dans l’enfilage de boules de gomme.

En fait, dans ce contexte et avec ce mode de raisonnement, on part du principe que les petits garçons deviennent des hommes parce qu’ils jouent à des jeux de garçons. C’est aussi simpliste qu’idiot et cela occulte complètement la réflexion diamétralement opposée et nettement plus réaliste : les jouets et les jeux sont à ce point typés parce que les petits garçons sont des hommes en devenir, parce que les petites filles sont des femmes en devenir. Et non, bien évidemment, cela n’impose en rien qu’un petit garçon ne puisse pas avoir de poupée, une petite fille de garage à voitures, pas plus que cela interdirait à des parents de laisser leur jeune fils jouer à Barbie ou leur petite fille de monter un Légo.

Mais voilà : dans la société que ces associations construisent, si certaines différences sont louangées avec des chorales à 120 dB en son dolby, d’autres différences sont, elles, hideuses, à proscrire et parmi celles-là, celles qui voient moins de femmes, pourtant libres de leur choix, postuler dans les sciences dures. C’est insupportable.

La France est un pays merveilleux mais pour son État et son administration, il y reste tant et tant d’espaces de liberté à coloniser que chaque jour ne suffit pas à ajouter toutes les lois, programmes et autres décrets qui permettront enfin de réaliser un pavage complet de bonnes intentions de l’ensemble du territoire.


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  • Est-ce à l’état de définir la proportion optimâle de femmes dans les professions scientifiques ? En tout cas, ça s’accorde bien à la lutte contre les slogans homophobes dans les stades :
    « Aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste » — Charles Baudelaire, 1887, Fusées, VI.

    • Au lieu de la « proportion optimâle de femmes », vous auriez pu tenter la « proportion optifemelle », plus synthétique, sans risquer de choquer d’éventuels alter-comprenants indiniais de passage.

    • Et la proportion optifemelle des mâles ❓
      On y va, on y va 😉

    • Merci,
      j’adore cette citation, mais en ignorais l’origine…

      Reste que c’est moi qui décide quelles femmes appartiennent à cette catégorie, et ce sont rarement celles qui se déclarent comme telles.

  • J’ai adoré l’image de barbie vs he-man ! Et merci pour l’explication de l’augmentation du nombre de plombiers et traders ! Merci H16, vous avez fait ma journée ! Continuez comme ça ! 😀

    • L’ensemble des illustrations de cet article sont magnifiques. Ma préférence va pour le tuyau mais Contrepoints va avoir des soucis avec le SafeSearch de Google 😀

  • Les délires technocratiques sont portés lar l’idéologie, une idéologie qui vise littéralement à déconstruire les sociétes occidentales. La France est juste un peu plus progressiste que d’autres.
    A force de préempter l’idée de progrès – ce qui empêche leurs adversaires d’en parler – les progressistes vont nous mener tout droit vers des heures… les plus sombres…
    Entre endoctrinement et sexualisation précoce, les parents ont intérêt à surveiller les « actions de l’Etat » sur leurs gamins.

  • il me semble que la Norvège, très en pointe dans ces domaines, a dû constater que malgré tous les efforts possibles, 95% des ingénieurs sont des hommes et 95% des infirmiers sont des infirmières.

    Par ailleurs, en plus des 1000 premiers jours, de l’école obligatoire à l’issue (à 3 ans), il faut aussi ajouter l’obligation de participer aux jeunesses macroniennes (ou SNU)…

    je ne suis pas sûr que tout cela finisse bien.

  • Le n’importe quoi dans toute sa splendeur!

    • Dans un pays peuplé d’abrutis quel gouvernement espérez vous avoir? Ce sont nos représentants, il ne faut pas l’oublier.

  • Je crois qu’il y a deja assez de femmes dans la science ,meme de trop ,elles sont toutes ecologistes,climatologiste chimistes negationiste de la chimie et meme enseignante ,quel beau metier de transmettre son absence de savoir..et accessoirement secretaires d’etat juriste juge conductrice de bus etc ….sont vraiment tordues ,elles devaient seulement jouer a la poupee et torcher les momes !

    • Il fallait bien un commentaire confondant projet de l’Etat et souhaits des femmes, permettant de critiquer les secondes là où il convient en fait de critiquer le 1er.
      Vous devriez seulement jouer aux petites voitures et… rien d’autre, pas le niveau intellectuel.

    • Elle ne sont pas toutes ce que vous dites. Ce n’est pas parce que certaines féministes se donnent des titres pompeux ou que certaines scientifiques ne vous plaisent pas qu’elles sont « toutes »… Réactitude, vous faites SOUVENT des commentaires lourds comme celui ci et pourtant on ne dit pas que TOUS vos commentaires sont des « étrons argumentatifs ». Juste une proportion indécente qui vous rend hautement antipathique, mais concrètement vous ecrivez parfois des choses intelligentes. Si bien que l’on tolère votre médiocrité quand vous étalez votre flemme intellectuelle pour avoir le plaisir de lire vos meilleurs commentaires, ne pourriez vous pas tolérer ces quelques tartufettes en science afin de nous laisser nous délecter des travaux de Marie Curie, Grace Hopper, Ada Lovelace ou Chien-Shiung Wu?

      • Merci mitch…..j’ai souvent bossé dans les centres de recherches..je n’ai jamais eu l’impression que la gente feminine etait minoritaire plutot le contraire . alors tout ca me fait doucement rire ,on peu jouer a la poupee ou aux’petites voitures et faire de la science avec un grand S…pour les postes de direction evidement ,le male est dominant…..sans doute qu’il est plus adapte a ca qu’une femme ,faut de l’autorite et pas trop de sentimentalisme.

  • C’est marrant de voir que ces hommes politiques peuvent nous expliquer que le jouet a un role primordial sur l’evolution de l’enfant et en meme temps, que l’existence du pere n’a aucune consequence sur l’evolution de ce meme enfant. (Debat pma)

  • En fait il s’agit surtout de castration de l’homme. La femme n’est pas l’objectif de l’Etat et de son administration. Nous pourrions suggérer de fabriquer les BB dans des bulles et de passer des enregistrements en boucle. De choisir la génétique en fonction de la caste. Mais hélas c’est déjà écrit dans 1984. Il faudra donc être plus subtile. J’ai l’impression que l’Etat ne cherche qu’à obtenir des sous castes…sauf bien entendu si l’on est fonctionnaire. Donc il faudrait désormais instaurer une classification homme/femme, privé/fonctionnaire. Les hommes sont égaux mais certains sont supérieurs. Et pourtant ils n’ont pas de qualité intrinsèque autre que celle d’appartenir à la caste. Les femmes, bientôt, ne serviront à rien dans ce système PARFAIT.

    • Nous serions donc deja dans un syteme parfait , enfin, dans le monde musulman….
      ( Un peu d’humour que diable )_

    • Ou bien les hommes…

      • Oui vous avez raison ! Après la lecture de l’article sur les retraites libérales j’ai une vision très nette d’où nous allons. Je crois que le combat homme/femme/réchauffement climatique va bientôt être remplacé par caste ou sous caste. Finalement ça va nous faire des vacances et l’on va enfin arrêter de faire semblant sur la nature de notre République Démocratique. L’on devrait travailler à faire un meilleur lendemain, l’Etat travail à nous pourrir notre présent. Des baffes se perdent et des coups de pieds dans leurs culs dorés feraient probablement changer les choses. Manque de couilles ! Nous n’en avons plus en stock. Même les femmes vont en souffrir…sans couilles on est foutu !

    • lire également « le meilleurs des mondes d’UXLEY »

  • En mathématiques (master et plus) 90% sont des hommes. Et parmi les 10% de femmes, plus de 50% sont homosexuelles (soit bien plus que la moyenne). Je ne sais pas si cette dernière remarque peut aussi être expliquée par les jouets…

    • Pas #d’amalgames# voyons ! Vous allez vous mettre à dos les fabricants de jouets sinon. J’imagine deja des formes de voitures. Lol. Sinon combien de femmes à l’ENA ? L’administration n’est pas un exemple pour l’égalité homme/femme sauf si l’on parle d’incompétence !

      • Sigisbert de Motafiume
        30 septembre 2019 at 16 h 33 min

        Les énarques femmes ne sont pas très nombreuses, mais en incompétence, elles valent largement les hommes ; commencez déjà par la reine des neiges, il n’y en a pas beaucoup qui lui arrivent à la cheville en matière de dépenses infinies du pognon des autres !

    • Faut-il donner un VM aux petites filles… Telle est la question.

  • Rien à ajouter, c’est parfait!

  • Sigisbert de Motafiume
    30 septembre 2019 at 16 h 35 min

    Je conclus de votre brillant article, H16, qu’il est urgent de réduire (abattre ?) le nombre d’élus en France ; ils sont absolument obsédés par l’idée de réglementer tout ce qui ne l’est pas encore.
    J’ai coutume de dire qu’ils vont finir par « nous dire à quelle heure on doit pisser et nous la tenir », mais je crains que cette blague ne devienne un jour réalité !

  • « plus une société est égalitaire sur le plan du genre, moins les femmes se dirigent vers les sciences. »


    Voilà plutôt ce qu’on peut, en tant que libéraux, conclure des articles cités en source : plus une société file aux femmes des privilèges indus (possibilité de forcer des employeurs à les embaucher, possibilité d’entreprendre des études sans débouchés conduisant au chômage puis de survivre grâce à diverses allocs ou subventions, etc), moins les femmes se dirigent vers les sciences.
    Ou pour le dire plus grossièrement : plus les femmes sont pourris gâtées (à cause de lois antilibérales), moins celles d’entre-elles qui ont le potentiel de réussir des études en sciences dures font le choix d’entreprendre des études aussi difficiles. Il y a clairement là un gaspillage de potentiel (gaspillage causé par des lois antilibérales.)

    • C’est comme les jeunes dans les cités : plus vous leur disiez que tien n’est de leur faute, que quoi qu’ils fassent ça ne fonctionnera pas parce qu’ils n’ont pas la bonne couleur/adresse/histoire et moins ceux d’entre eux qui ont le potentiel pour construire quelque chose dans leur vie feront le choix de se lever le matin pour aller au boulot. Un gaspillage de potentiel, en effet, causé par des « progressistes ».

      • @aphsud je vous serais reconnaissant de vous relire avant d’envoyer.
        « plus vous leur DIRERZ  » A. CAMUS: ne pas nommer les choses c’est ajouter du malheur au monde.

        • Cher Nodralg J’ai hélas un correcteur, comme tout le monde, qui interprète souvent. Il suffit que j’écrive « diriez » au lieu de « direz » pour qu’il me ponde un « disiez ». Avez-vous remarqué que j’ai aussi un « tien » au lieu de « rien » ? Mais lisez plus souvent mes commentaires vous verrez que les fôtes sont rares…
          Mais vous-même avez écrit DIRERZ…. De je-ne-sais-plus-qui : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais » (citation entre guillemets je vous prie et espace avant les deux points).

  • croire au postulat que les hommes et les femmes sont « égaux » et sans cesse mettre l’accent sur les différences..

    ils ont redéfini le raisonnement par l’absurde..

    par ailleurs rappelons le, on est un homme ..si on le pense..
    mais visiblement pas quand on fait des statistiques..

    ou bien ces gens se foutent de notre gueule ou bien ils sont juste dérangés..

  • Je n’arrive pas à comprendre cette obsession pour l’égalité du nombre de femmes et d’hommes dans les domaines historiquement masculin. Pourquoi ne pas admettre que, tout simplement, les femmes ne se tournent pas vers les études scientifiques tout simplement parce que, pour la grande majorité d’entre elles, cela ne les intéressent pas ?
    Pourquoi ne peut-on pas admettre cette simple évidence ? Pourquoi n’y a-t-il pas une parité dans les métiers de la petite enfance ? Parce que les hommes, majoritairement, ne s’épanouissent pas auprès des petits des autres et ne se tournent pas vers ces métiers.
    Enfin, si les jouets ont un tel pouvoir de conditionnement sur les enfants, comment expliquer que les pères sont de plus en plus présents avec plaisir dans la vie de leurs enfants ? Il ne me semble pas que les hommes de la 30aine aient particulièrement joué à la poupée…

    • « Je n’arrive pas à comprendre cette obsession pour l’égalité du nombre de femmes et d’hommes dans les domaines historiquement masculin.  »
      Le plus drôle, c’est que cette soi-disante « nécessité » d’une égalité d’effectif H/F dans ces domaines de science dure (et dans d’autres domaines plutôt masculin) accrédite l’idée que, in fine, ces domaines professionnels sont, quelque part, supérieurs en valeur à ceux tenus traditionnellement par les femmes! D’autant plus, qu’il n’y a aucune « politique » pour pousser les hommes vers des métiers habituellement « féminins »…
      Donc, il y a des métiers « supérieurs » qu’il faudrait que les femmes occupent (et ce sont les métiers masculins) et des métiers « inférieurs » (essentiellement féminins) dont on se moque bien de qui les effectuent!!
      Sympa pour la grande majorité des femmes qui n’occupent pas ces métiers à haute valeur ajoutée (en gains ou en prestige). Mais comme la quasi-totalité des progressistes femmes et des féministes qui ouvrent régulièrement leur clapet dans les médias, appartiennent à ce milieu professionnel à plus haute valeur ajoutée, elles ne se rendent même pas compte que, in fine, elles débinent celles qui n’ont pas fait (ou pu faire) les mêmes choix qu’elles!
      Superbe auto-goal.

      • Oui en effet, cyde. Paradoxalement, d’ailleurs, je me faisais la réflexion récemment que les femmes occupant de « hauts » postes dans les entreprises sont de plus en plus nombreuses. Alors laissons faire, la seule chose importante est qu’il n’y ait pas de volonté de blocage d’accès (plafond de verre) et au moins les femmes à ces postes ne seront pas vues comme des « quotas » mais simplement comme..m compétentes !

  • Personnellement je trouve qu’il n’y a pas assez de femmes dans les travaux publics. Je pense donc qu’il faut que le gouvernement rende obligatoire les pelles et les truelles pour les petites filles dès l’age d’un an.

  • Il y a 80% de femmes dans les écoles vétérinaires et plus de 60% dans les facultés de médecine et ce depuis pas mal de temps.
    Il me semble pourtant que ces professions sont bien classées dans les catégories « scientifiques ». Que fait on pour arreter cette inadmissible discrimination à l’égard des hommes qui sont dès leurs plus jeune age conditionnés pour ne pas devenir vétérinaires ou médecins ?
    Pourquoi laisse t’on les petites filles caresser les chats et les chiens et empeche t’on les petits garcons d’en faire autant ?
    C’est une honte ! Macron , Schiappa au secours !

  • Mes filles ont toutes les deux joué avec le même type de jouets. L’une d’entre elles est sergent dans l’armée de terre.

  • Il ne faut pas confondre les mouches du coche avec les couches du moche…

  • 1) Pour répondre à Réactitude : « pour les postes de direction evidement ,le male est dominant…..sans doute qu’il est plus adapte a ca qu’une femme ,faut de l’autorite et pas trop de sentimentalisme. »

    -> Selon les diverses études (sérieuses) sur le sujet, il semble que cette prédominance des hommes aux postes de direction soit plutôt la conséquence d’un CHOIX fait par les hommes, de consacrer un temps extrêmement important à la vie professionnelle, au détriment de la vie familiale. Ce qui a des conséquences sociales visibles : plus d’hommes volages, découchant, rentrant tard, jamais à la maison, fréquentant les milieux interlopes… La majorité des femmes (je ne dis pas TOUTES) choisissant, à un moment donné, de lever le pied et n’étant pas encline à vivre une vie d’errance dédiée à son emploi.

    2) S’agissant ensuite de la soi-disant domination des hommes dans la société moderne, je vous invite un jour à assister à une audience de conciliation dans le cadre d’un divorce : entre la magistrate, la greffière et les deux avocates, le mari volage se sent souvent bien seul…

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