Génération sans tabac : et si on essayait avec la liberté ?

C'est aujourd'hui la journée mondiale sans tabac. L'occasion de reposer cette question : si on traitait les fumeurs comme des consommateurs responsables ?
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Génération sans tabac : et si on essayait avec la liberté ?

Publié le 31 mai 2020
- A +

Par Richard Guédon.

Augmenter le paquet de cigarettes à 10 euros, comme le propose Agnès Buzyn, c’est continuer à prendre des décisions qui ne marchent pas. Pour lutter contre le tabagisme, il ne faut plus traiter les fumeurs comme des victimes mais comme des consommateurs responsables. Et si on essayait la liberté ?

Le tabac, une catastrophe sanitaire

En matière de santé, le candidat Macron avait promis la prévention, le Président confirme et sa ministre de la Santé annonce un bel objectif : la prochaine génération sera non fumeuse.

On ne peut qu’applaudir car le tabac est une catastrophe sanitaire permanente, une petite guerre à 73 000 morts par an, à comparer aux 3500 décès annuels par accidents de voiture ou aux 950 morts par… homicide.

La cigarette tue par cancers, par étouffement progressif, par maladies cardiaques, par accidents vasculaires cérébraux, par mort subite, etc.

Le tabac, contrairement à ce qu’on entend dire parfois, coûte très cher à la collectivité car les dépenses générées par les longues maladies des fumeurs sont beaucoup plus lourdes que ce qu’il rapporte en taxes et en retraites non versées.

La France lanterne rouge de l’enfumage

En matière de lutte contre la cigarette, la France est la lanterne rouge des grands pays développés, on y fume plus que dans tout autre pays d’Europe occidentale, Grèce exceptée, et beaucoup plus que dans les pays anglo-saxons ou les pays du nord qui pourtant viennent d’aussi loin que nous en matière d’enfumage.

Chez nous presque 30 % des adultes sont fumeurs et le tabagisme augmente encore ces années-ci chez les femmes et chez les jeunes. En comparaison, au pays du cowboy Marlboro, 15 % des adultes américains fument, pour 15,8 % des citoyens du Royaume-Uni.

Le paquet à 10 euros, une mesure aux effets pervers

Chez nous, les gouvernements ont toujours privilégié les mesures dirigistes collectives : prix imposés, publicité contrainte, interdictions en tout genre. Cette fois encore, la ministre de la Santé Agnès Buzyn annonce sa mesure phare, amener le prix du paquet de cigarettes à 10 euros en 2020, sachant qu’il est aujourd’hui à 7 euros.

Il est vrai qu’une augmentation de plus de 10 % du prix du tabac permet de faire diminuer la consommation, notamment chez les jeunes, qui n’ont pas beaucoup d’argent et ne sont pas encore trop dépendants.

Mais cette baisse n’est que temporaire ; si elle n’est pas renouvelée rapidement, la consommation repart à la hausse.

Comme toute décision de prix réglementés, celle-ci engendre des effets pervers. D’abord elle alimente un marché parallèle qui représente 27 % du tabac consommé en France, ce qui enrichit les mafias et met en danger les consommateurs.

L’État en conflit d’intérêt

Ensuite, quand on augmente le prix du tabac, on ne sait pas bien avec quoi les gens compensent l’arrêt économique de leur addiction : cigarettes de contrebande, alcool, autres drogues ?

Ce qu’on sait, en revanche, c’est que cette mesure aggrave les inégalités devant la santé car ce ne sont pas les milieux les plus défavorisés, les plus gros fumeurs, qui arrêtent mais les autres catégories sociales.

Enfin, une telle mesure est très mal acceptée par les intéressés car l’État garant de la santé publique est en conflit d’intérêt avec l’État collecteur d’impôts.

Les  fumeurs sont dépendants mais sont aussi des consommateurs

Le tabac est non seulement un toxique mortel, mais aussi une drogue plus asservissante que l’alcool, le cannabis, la cocaïne, et même que l’héroïne.

Au bout de longues années enfumées, la plupart des fumeurs voient leur santé se dégrader, constatent leur dépendance, calculent l’argent dépensé.

Ils savent ce qu’ils risquent, car personne ne l’ignore aujourd’hui, et sont capables de mettre ces risques en face des plaisirs et de décider d’arrêter, ou pas.

Beaucoup y parviennent car il existe des moyens efficaces pour les aider ; autour de nous les anciens fumeurs sont plus nombreux que les fumeurs. Les fumeurs sont dépendants mais ils n’en restent pas moins des consommateurs et des êtres rationnels.

Et si on cessait de traiter les fumeurs comme des victimes ?

Si cette fois, au lieu d’empiler les mesures bureaucratiques qui ne fonctionnent pas, on essayait autre chose, on essayait la liberté ? Si cette fois, au lieu d’infantiliser les fumeurs, on les traitait comme des consommateurs responsables ? Si on laissait le commerce des cigarettes s’exercer librement sans aucune règlementation, ni sur ses prix ni sur sa promotion ?

Si on laissait les fumeurs et anciens fumeurs s’organiser et déposer des plaintes en class actions s’ils s’estiment mis en danger par la communication des industriels ? Si on laissait les fumeurs s’arranger avec les non-fumeurs, en direct ou devant la justice ?

Si on laissait les fabricants des cigarettes électroniques proposer clairement leurs produits en lieu et place de la cigarette puisqu’il est maintenant prouvé que le vapotage est efficace pour arrêter de fumer, avec un danger minime par rapport au tabac ?

Et pourquoi pas le « pay as you smoke » ?

Une étude très sérieuse faite dans une grande entreprise américaine a montré qu’une motivation financière modeste aidait les gens, pris individuellement, à arrêter de fumer.

Imaginons une seconde une France normale où l’assurance maladie serait en concurrence et où les fumeurs paieraient leur assurance santé selon leur risque, c’est-à-dire 2 fois plus cher qu’un non-fumeur à 30 ans, 4 fois plus à 40 ans et 7 à 8 fois plus à 50 ans.

Non seulement les assurés seraient fortement incités à arrêter, mais les assureurs auraient intérêt à leur  proposer des prises en charge efficaces, car même avec une surprime, le caractère aléatoire du risque tabagique n’est pas souhaité par les assureurs.

Cela créerait une demande pour les méthodes de sevrage efficaces, le vapotage, comme nous l’avons vu, ou les psychothérapies comportementales et cognitives, dont l’efficacité est prouvée mais qui sont sous-développées en France, pour cause d’obstruction psychanalytique.

Français, encore un effort si vous voulez être non-fumeurs

C’est l’État jacobin qui décide de tout depuis 30 ans dans la lutte anti-tabac et il a échoué puisque presque un tiers des adultes fume encore et que femmes et jeunes fument de plus en plus. Cessons maintenant d’utiliser les méthodes qui perdent. Essayons la liberté !

Article paru initialement sur Contrepoints le 14 juillet 2017.

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  • Une génération sans tabac , sans alcool , sans boulot, oui cette génération disparaîtra en pleine santé……qui peut croire encore à cette fable fiscale ?

  • Bonjour

    « Le tabac, contrairement à ce qu’on entend dire parfois, coûte très cher à la collectivité.. »

    Coût en soins 18.25 Md, Recettes fiscales 3.73 Md, 7 ans de retraite en moins (440 Md divisé par 2 pour 10-20%) soit 22-44 Md.

    Le rapport de la cour des comptes rajoute 7 Md de perte de revenu pour l’individu et 18 Md de perte de productivité entreprise, ce qui n’est pas une perte pour la collectivité.

    • Correction; Recettes fiscales 14 Md en 2015

    • 18 Md de perte de productivité entreprise

      Perte quand même pour l’entreprise ❗

      • Vos calculs, ça me rappelle une boite d’une trentaine de personnes où j’ai travaillé où le boss avait fait le calcul que la machine à café lui coûtait 300KE et les poignées de main du matin 150KE (ou l’inverse, je sais plus).

        Ce type de calcul, ça rejoint l’étagère des mankagagner.

        Pour le tabac, le grand calculateur étatique avait même chiffré la perte de bonheur….

        • Certains calculs sont idiots. Politiques certainement.
          N’empêche que s’il faut remplacer un type malade au dernier moment, cela génère des coûts, tout comme un rapport qui ne viendra qu’une semaine plus tard.
          J’imagine quand même que la cour des comptes n’est pas la cour des contes et qu’elle ne pond pas 18Md au hasard ❗

          • Le Rouméliote
            31 mai 2020 at 9 h 11 min

            Tout comme il faut remplacer un type qui s’est cassé la figure en vélo ou en trottinette électrique parce qu’il faisait l’idiot !

  • « Imaginons une seconde une France normale où des assureurs maladies seraient en concurrence et où les fumeurs paieraient leur assurance santé selon leur risque… »
    Les assurés devront fournir un certificat médical attestant qu’ils ne fument pas ? Serait-ce bien compatible avec la déontologie médicale ?
    Un détective de l’assureur les pistera pour voir s’ils sont fumeurs ?

    • Les tests de dépistage du tabac existent déjà et sont déjà prescrits par les assurances dans certains cas (assurance vie, assurance homme-clef…) et permettent de faire la différence entre tabagisme actif, passif ou substituts nicotiniques par analyse de la salive, de sang ou des cheveux.

      D’autre part je ne vois pas du tout où serait le problème qu’un enquêteur vous mette en défaut si vous ne respectez pas le contrat d’assurance suite à une fausse déclaration.

    • Il n’y a pas de déontologie dès qu’on parle d’assurance: si le risque devient 100%, personne ne va s’aventurer à proposer un produit où toutes les personnes qui y souscrivent sont garanties de toucher une somme. Porte ouverte aux fraudes, etc.

      Je ne vous apprends rien mais je voulais juste souligner ce fait.

    • Salma Hayek - le six
      31 mai 2019 at 22 h 22 min

      Quand j’ai contracté mon emprunt hypothécaire, le fait d’être fumeur augmentait de 100 euro par an mon assurance solde restant dû auprès de la banque.
      Donc ce système existe, du moins en Belgique. Et faudrait peut-être expliquer que les fumeurs payent déjà un gros surcoût à l’assurance-santé de l’Etat via leur paquet.
      J’ai arrêté de fumer depuis 2 ans, et j’ai changé de banque 🙂

    • jacques lemiere
      31 mai 2020 at 8 h 48 min

      une assurance est un contrat..accord mutuel..

  • La liberté? Bigre, voilà une proposition révolutionnaire.
    On pourrait même l’appliquer à d’autres sujets que la santé. Par exemple l’éducation, ou la retraite, ou l’économie.

    • N’en jetez plus, la cour est pleine !
      Trop de libertés, j’sais pas si je vais pouvoir assumer toute cette responsabilité, maman s’est trop occupé de moi depuis tout p’tit. 😀

      • Ciel, un océan de libertés ❗
        C’estrophorrible, les français vont se noyer faute de savoir nager 🙁
        Peut-on laisser faire ❓

  •  » Imaginons une seconde une France normale où des assureurs maladies seraient en concurrence et où les fumeurs paieraient leur assurance santé selon leur risque, c’est-à-dire 2 fois plus cher qu’un non-fumeur à 30 ans, 4 fois plus à 40 ans et 7 à 8 fois plus à 50 ans.  »

    Je suis d’accord avec le principe. Mais si l’on devait suivre cette logique à la lettre cela pourrait ne plus s’arrêter puisque même les fumeurs entre-eux ne sont pas tous égaux face aux risques qu’ils encourent de fumer et cela par rapport à leur hygiène de vie.

    Un fumeur sportif évoquera un risque bien moins élevé pour sa santé qu’un fumeur non sportif et casanier. Pareil avec un fumeur non alcoolique par rapport à celui qui l’est. Où le fumeur qui se nourrit sainement par rapport au fumeur obèse se nourrissant mal. Sans parler du fumeur alcoolique obèse et casanier par rapport à un fumeur sportif mangeant sainement. ce dernier serait une catégorie de fumeurs qui engendreraient des moindre coûts à son assureur que le premier qui se fout de son hygiène de vie en général.

    En prenant le problème à l’inverse sur les coûts d’une consommation à une addiction; j’ai lu que des économistes comme Garry Becker ont calculé que les coûts sanitaires engendré par la consommation de drogues dépénalisées et vendues légalement coûteraient moins cher à la collectivité que les milliards dépensés par cette même collectivité dans sa lutte contre l’illégalité des drogues. Je dit cela; car pour la cigarette sa voie pour être interdite est déjà pas mal tracée.

    • Je voulais dire: Pareil avec un fumeur non alcoolique par rapport à celui qui  » ne l’est pas « .

    • Sur la première partie : Et alors ? Une assurance évalue un risque, qui est par nature incertain, et fait payer la prime en conséquence en répartissant le coût des événements couverts sur une population qui présente ce risque : si vous avez une Twingo, vous avez 1 chance sur 10 de vous la faire voler, et ce n’est pas parce que vous avez un garage que le risque va disparaître, il est juste réduit, certaines assurances en tiennent compte, d’autres non et ces dernières ont raison.
      A vouloir être trop fin dans les paramètres, ce n’est plus une assurance dont vous avez besoin mais de la couverture d’une certitude par une provision, la seule variable inconnue étant le temps (quand le sinistre va avoir lieu ?).

      Sur la 2ème partie : vous prenez le problème à l’envers, c’est la responsabilisation qui conduit à l’efficience économique.
      La cigarette est pour l’instant autorisée et la gestion des risques est très mal faite puisque tous paient pour le risque des autres, la surtaxation ayant au contraire tendance avec la contrebande à diminuer les rentrées d’argent pour couvrir ce risque…. et la taxation n’est pas la solution, l’assurance si.

      • La cigarette est pour l’instant autorisée

        Vrai pour le moment. Mais avec les taxes qui explosent, cela revient à une interdiction économique pour les moins aisés.

    • Problème: où est-ce que ce profilage va-t-il s’arrêter? Jusqu’où va-t-on tolérer l’adaptation des couvertures médicales au profil de l’assuré? Quid des études génétiques qui établiraient un profil « à risque »? La cigarette est un contre-exemple, mais énormément de maladies ne sont pas liées au mode de vie des individus, mais bien à la (mal)chance. C’est l’un des éléments qui fait que même un libéral devrait ne pas être en faveur d’un système entièrement privatisé, délesté de toute contrainte légale

      • jacques lemiere
        31 mai 2020 at 8 h 51 min

        il y a des limites en effet sur le plan éthique avec les assurance santé.
        en général quand on est inassurable car ce n’est pas un risque mais une certitude..

  • je suis justement en train d’arréter de fumer , du coup je ne bois plus de café , plus d’alcool , vu que l’un et l’autre appelle la cigarette ; mais ne nous leurrons pas , l’augmentation des cigarettes n’est qu’une histoire d’argent qui rentre dans les caisses , car s’il fallait interdire tout les produits nocifs pour la santé et dieu sait s’il y en a , le gouvernement serait bien emmerdé ;

  • Je suis fumeur, alors … D’abord ne pas raconter n’importe quoi sur le fameux coût du parasite pétuneur (par exemple http://www.nytimes.com/2008/02/05/health/05iht-obese.1.9748884.html); aussi le fumeur français est..62ème dans le monde(https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_taux_de_tabagisme).
    Avant qu’on ne nous enferme dans des camps de rééducation, j’aimerais qu’on m’explique pourquoi ce genre d’article récurrent fait toujours l’impasse sur les autres facteurs de risque qui nuisent à une idéale vie libérale lobotomisée: ceux qui mangent trop, pas bien trop salé, trop de bonbons, trop de vin, d’alcool ,ne font pas de sport, se tirent dessus, se bronzent trop, sont responsables d’accidents et autres comportement sanitairement jugés incorrects.. A titre personnel ,j’aimerais proposer deux autres catégories à risques: les cons et les emmerdeurs qui abrègent considérablement l’espérance de vie des gens amenés à les supporter et qui devraient justifier d’un bulletin médical pour les dispenser d’assurances dissuasives.

    • Je pense qu’une concurrence entre assurances/mutuelles, couplée avec un gros nettoyage du système de santé ferait le plus grand bien à tous.
      Cela vaut pour ceux qui fument, boivent, mangent trop salé, bronzent trop…
      Si on taxe les cons et les emmerdeurs l’État s’autofinancerait 🙂

    • Le Rouméliote
      31 mai 2020 at 9 h 17 min

      Bravo, René Le Honzec ! D’accord à 2000% ! À quand une journée sans cons ?

    • claude henry de chasne
      31 mai 2020 at 10 h 51 min

      vous avez oubloié les joints et autres cocaïnomanes

  • Salma Hayek - le six
    31 mai 2019 at 22 h 27 min

    C’est rigolo ces articles avec des « si ». Yakafokon comme diraient les populistes :-).
    En Belgique, les méthodes de sevrage sont plutôt bien remboursées il me semble (du moins les premières fois ou le début). L’auteur passe sous silence tout le volet psychologique du tabac.
    La cigarette est sans doute quasiment le seul produit actuellement en vente, qui, s’il était inventé maintenant, ne serait pas autorisé. Et même, personne ne l’inventerait tellement il est nocif et INUTILE. Ben oui… non, le tabac ne détend pas. La nicotine soulage le manque de nicotine. Je ne fume plus depuis 2 ans, ben je ne suis pas moins détendu.

    • On peut ajouter qu’en Belgique, pour un emprunt hypothécaire, les assurances sur la vie « solde restant dû » coûtent largement plus cher aux fumeurs qu’aux non-fumeurs.

    • jacques lemiere
      31 mai 2020 at 8 h 54 min

      le tabac n’est pas « inutile »..

      le problème essentiel est l’addiction qui fait perdre la liberté d’arrêter..mais pas tout à fait…

      • Comme le dit fort justement Salma Hayek – le six 31 mai 22h27, « La nicotine soulage le manque de nicotine. ». J’ai moi-même pu le vérifier pendant des années.

  • Le Rouméliote
    31 mai 2020 at 9 h 09 min

    J’arrêterai de fumer du tabac quand il y aura une journée sans cannabis, une autre sans cocaïne et une troisième sans héroïne.

  • claude henry de chasne
    31 mai 2020 at 10 h 45 min

    tout indique que si vous laissez les assureurs régir votre vie , il vont exiger que vous restiez dans une bulle

  • J’accepte tous les calculs et les statistiques que l’on me présente ici. Sauf que je suis conscient bien qu’étant fumeur que j’ai un destin que je ne contournerai pas et que 100% des présents lecteurs en ont un aussi et qu’il de le contourneront pas non plus.
    Par ailleurs si je fais l’inventaire de mes amis et relations de mon âge ou qui aurait eu mon âge depuis 50 ans, plus de 50% d’entre eux se sont soustrait à mon affection pour des raisons aussi diverses que variées le tabac dans la quasi totalité des cas n’en étant pas la cause.
    Enfin, vu les taxes perçues sur le tabac
    Les non fumeurs devraient remercier les fumeurs pour leur contribution à l’assurance maladie si les taxes perçues arrivent à bonne destination . Sans cette manne leurs cotisation sociale ne manqueraient pas d’augmenter.
    Pour avoir été actuaire je suis bien placé pour savoir que les statistiques sont manipulables à souhait et j’ai fait même la pensée de Winston Churchill: je ne crois que dans les statistiques que je traficote moi-même.
    Ex: mort de vrais fumeurs: 30000
    Mort de vrais fumeurs et de ceux ayant vécus avec un fumeur quelque soit la cause du décès: 50000.
    Mort de vrai fumeurs et de ceux ayant vécus avec un fumeur ou ayant été en contact avec des fumeurs plus d’une fois quelque soit la cause du décès:70000
    Ajoutons ceux étant entrés dans un bureau de tabac : 1000000
    Et ainsi de suite.
    ( ces chiffres ne sont pas réels. C’est juste pour montrer comment on les trafics)
    En fait si l’on défini un objectif pour justifier une privation de liberté on arrivera toujours statistiquement à bâtir l’équation qui justifiera votre argumentation.
    L’utilisation des statistiques aujourd’hui comme outil de propagande c’est comme la confection d’une mayonnaise.
    Ce n’est plus un instrument de mesure mathématique objectif ou d’analyse prospective. Peu importe les ingrédients que l’on y met pourvu qu’elle soit bonne et comestible et surtout que le résultat affiché soutienne votre propagande.
    Il serait temps d’arrêter d’emmerder les français et de les laisser libres et responsables de leur choix de vie.
    Tient, combien de décès par suicide par désespérance sociale???

  • Jerémy Lapurée
    31 mai 2020 at 15 h 35 min

    « Imaginons une seconde une France normale où l’assurance maladie serait en concurrence et où les fumeurs paieraient leur assurance santé selon leur risque, c’est-à-dire 2 fois plus cher qu’un non-fumeur à 30 ans, 4 fois plus à 40 ans et 7 à 8 fois plus à 50 ans. »

    Il n’y a là rien de garanti ! Car aucun fumeur n’irait jamais s’assurer chez de tels assureurs. Et il se trouvera toujours un assureur (ou plusieurs) plus intelligent que les autres qui éviteront de faire des misères aux fumeurs et rafleront la mise !
    Au début des années 80, il était impossible pour un motard de s’assurer à un prix correct, car le risque était jugé trop fort pour les compagnies classiques. Les motards se sont regroupés, ont créé la FFMC et la Mutuelle des motards et ont proposé des tarifs enfin normaux. La plupart des autres assureurs ont fini par revoir leurs tarifs à la baisse (probablement en reportant le risque moto sur l’ensemble des assurés)…

  • Le gouvernement est incapable de gerer ses propres affaires. Comment croire qu’il puisse gerer notre sante?

  • Liberté, vous avez dit Liberté?
    Quel mot proscrit par la bureaucratie française!

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