L’esclavage : un passé qui ne passe vraiment pas

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L’esclavage : un passé qui ne passe vraiment pas

Publié le 21 juillet 2020
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Par Mauriac Ahouangansi.

Traite négrière, commerce triangulaire, exploitations de l’homme et une multitude d’autres termes constituent le champ lexical de l’esclavage. En même temps qu’il est facile de repérer le thème central de ces expressions, il est courant pour la majorité de les reléguer aux siècles passés.

Récemment, des vagues de contestation ont provoqué le déboulonnage des statues d’anciens personnages liés à l’esclavage aux États-Unis, en Belgique, au Royaume-Unis, en Martinique et un peu partout dans le monde.

Pourtant, pendant que les vestiges du passé esclavagiste des peuples sont au centre de l’actualité, l’esclavage n’est pas si passé que ça. Qu’est-ce qui fait donc la persistance du phénomène de l’esclavage ?

Le renouvellement des expressions de l’esclavage

L’esclavage a été officiellement aboli en 1848 par Victor Schœlcher en France et dans les colonies françaises certes, mais les fortunes du phénomène ont été diverses à travers les pays. Les principes de liberté et d’abolition de l’esclavage d’ailleurs consubstantiels, ont été les socles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 en ces articles 3 et 4.

Mais il a fallu que certains pays, comme la Mauritanie le 9 novembre 1981, prennent des décisions nationales telles que des décrets, lois etc, pour l’interdire. Cela suggère que les textes juridiques supranationaux susmentionnés n’ont pas suffi à y mettre fin et que l’efficacité de l’option législative serait même contestable. Dans cette perspective, on est tenté d’affirmer légitimement que l’esclavage n’a jamais appartenu au passé. En sortant même d’une lecture hypothétique, on peut affirmer que ce phénomène a connu une mutation dans ses formes d’expression.

En effet, l’expression de l’esclavage s’enveloppe désormais dans des concepts nouveaux dont il ne tire pas le bon côté : la mondialisation, la libre circulation des personnes et des biens, la migration etc. C’est au nom de ces concepts que l’esclavage s’exprime sous les yeux et parfois même sous les applaudissements de ceux qui pourtant appellent de leurs vœux son abolition mais ne peuvent en reconnaître les formes nouvelles.

Contrairement aux représentations mentales que l’on peut se faire de l’esclavage contemporain, il n’implique dans la majorité des cas, ni chaîne ni négrier. Il trouve sa source dans la pauvreté des personnes qui n’ont pour seul devoir que de survivre et qui sont exploitées dans des conditions extrêmes. Par exemple, en 2019, un gang des West Midlands a été démantelé.

Les membres de ce gang faisaient venir en Angleterre des Polonais âgés de 17 à plus de 60 ans en leur promettant l’Eldorado. Mais une fois sur place, ces personnes en situation illégale étaient contraintes à des travaux forcés et confinées dans des espaces surveillés, au mépris de toutes les règles d’hygiène.

Les femmes et les enfants aux avant-gardes

De nombreuses femmes, des enfants prioritairement, mais aussi des hommes sont contraints de travailler dans les mines d’or, de cobalt, de charbon ou pour des entreprises de fabrication, dans des conditions indignes de la personne humaine. En récurrence, on désigne le Congo RDC, le Yémen etc.

Mais le phénomène se manifeste aussi dans des formes plus familières comme le placement des enfants au Bénin, les enfants talibés contraints à la mendicité au Sénégal, en Guinée et dans d’autres pays de la sous-région. Parfois, la double peine des femmes et des enfants réside dans l’exploitation de leur force de travail mais aussi dans l’exploitation sexuelle sous ses formes les plus condamnables.

Sur le chemin de l’exil, de la migration, l’aventure se transforme souvent en cauchemar comme le scandale des migrants en Libye ou la maltraitance des femmes domestiques souvent d’origine africaine au Koweït, au Pakistan etc.

Selon une enquête de la BBC en 2019, il existe même des publications sur Instagram, propriété de Facebook, proposant d’acheter une femme et ses services domestiques. Si vous êtes intéressé, les tractations se poursuivent en messagerie privée.

Selon les chiffres de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et des Nations Unies en 2007, l’esclavage dit moderne toucherait plus de 40 millions de personnes dans le monde dont une majorité de femmes et d’enfants mineurs ; des chiffres qui ont certainement évolué depuis. Il est tentant de se demander s’il y a autant d’avantages qui penchent pour la perpétuation de l’esclavage.

L’ignorance des coûts économiques réels

La pensée populaire apprécie l’abolition de l’esclavage à travers un prisme exclusivement moral. Mais ce qui par contre est moins populaire, c’est le rôle des arguments économiques qui in fine ne plébiscitent pas l’esclavage. Celui-ci génère des coûts qui le rendent économiquement insoutenable et quelques arguments encore valables l’illustrent.

L’idée d’avoir de la main-d’œuvre gratuite est illusoire et les libéraux tels qu’Adam Smith y ont très tôt apporté des supports argumentaires. L’engagement scientifique d’Adam Smith à travers de nombreux travaux sur la productivité l’a amené à explorer le coût du travail servile en rapport avec celui du travail libre.

Lorsque pour des motivations capitalistes, un individu se lance dans l’exploitation d’autres individus, activité par ailleurs illégale, il est soumis à des coûts pour maintenir son activité dans la clandestinité ; des coûts pour assurer la sécurité et la disponibilité de sa main-d’œuvre. Parfois, le maître esclave est amené à soudoyer les autorités locales pour continuer son activité moralement, légalement et socialement contestable.

En outre, il a en charge les frais liés à la santé et à la sécurité (frais d’agents ou d’équipement de surveillance). Or, dans une configuration légale du travail il ne débourserait que le fruit du travail effectué. Au final, d’un point de vue rentabilité, le travail libre est un choix rationnel car il allège les charges de l’employeur, est par conséquent rentable tout en conservant la dignité de chacun.

Le déclin de la productivité occulté

L’esclavage dit moderne se mue en paradoxe lorsqu’il ne peut pas se servir des outils modernes de travail qui accroissent la productivité. En effet, les néo esclavagistes ne trouvent pas l’intérêt de prêter attention à un quelconque curriculum vitae des travailleurs victimes de leurs forfaits.

En outre, ils n’ont aucune prétention à leur assurer une formation ou un perfectionnement quelconque qui leur permettrait de se familiariser avec les outils modernes de production.

À l’inverse, l’esclave qui n’est pas payé à l’heure, qui n’est pas salarié, qui n’a pas de prime de rendement ou de prime d’assiduité, ne ressent pas non plus le besoin d’être plus performant, encore moins celui de faire des heures supplémentaires.

Cette inhibition de toute velléité de performance génère une faible productivité de l’esclavage en général et particulièrement dans un contexte où les bonds technologiques de notre époque obéissent au principe du « faire moins pour gagner plus ».

Par ailleurs, la productivité initialement faible de l’esclave en comparaison avec l’optimum, s’affaiblit encore plus lorsque l’on prend en compte les facteurs de vieillissement auxquels aucun humain n’échappe.

Pour cela, au fil des mois et des années, la productivité de l’esclavage subit une tendance baissière, laquelle est susceptible même d’être vertigineuse dans les conditions sévères des mines, des champs, des industries manufacturières et sous la maltraitance physique que subissent la plupart des personnes en conditions d’esclavage.

Au demeurant, la problématique de l’esclavage est consubstantielle à la pauvreté et à la sécurité de la personne humaine. Il existe cependant un impressionnant dispositif législatif relatif aux droits de l’Homme en général, particulièrement à la liberté au niveau national et international. Ces dispositions prohibent nommément l’esclavage sous toutes ses formes, mais cela n’empêche pas ce fléau de traverser les siècles et les frontières.

Au regard de sa persistance, on peut en tout état de cause interroger l’efficacité de l’approche juridique. Cela d’autant plus que certaines personnes se trouvent réduites par la pauvreté à se constituer elles-mêmes en esclavage pour obéir aux injonctions paradoxales de l’instinct de survie. S’il est fréquemment dit que le travail libère l’Homme, cela n’est pas le cas de l’esclave.

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    • ce lien illustre que l’esclavage est aussi « culturel » dans certaines sociétés (notamment musulmanes).

      • Très juste, de nos jours c’est dans les pays musulmans, de la Mauritanie au Pakistan qu’il subsiste. Daech s’est empressé de le rétablir là où il sévissait. Significatif !

  • Merci à l’auteur pour ce rappel : la bataille de l’esclavage est loin d’être gagnée …

  • De nombreuses ONG défendent les esclavagistes quand elles ne pratiquent pas l’esclavage elles-mêmes en se drappant dans les arguments humanitaires. Mais chut, faut pas le dire.

  • Intéressant, mais je ne suis pas tout à fait d’accord avec tout :
    – moins intéressant économiquement car « soumis à des coûts pour maintenir son activité dans la clandestinité » : ça me fait penser à la contrefaçon, et pourtant elle continue à exister largement. Et puis, une cave remplie de Vietnamiens exploités, ça existe encore même en plein Paris (cliché assumé).
    – l’auteur parle des esclaves comme des enchaînés fouettés et n’introduit que à la fin la notion « d’instinct de survie ». Or, c’est ça l’esclavage moderne aussi (et surtout). Typiquement, des travailleurs payés juste assez pour ne pas mourir de faim, pour consommer un peu, mais pas assez pour s’affranchir de sa condition. Quand cet homme mourra, on lui demandera « qu’as-tu fait de ta vie ? « . Il répondra « j’ai travaillé pour vivre et j’ai vécu pour travailler ». Point. Aucune liberté donc. Le capitalisme raffole de ces esclaves pour un grand nombre de tâches.

    • Il en raffole tellement que tous les indicateurs, sans exception, montre que l’extrême pauvreté diminue tous les ans…

      • Les deux ne sont pas incompatibles :-). Sortir de l’extrême pauvreté pour devenir un travailleur pauvre, c’est rester pauvre.
        Mais dites moi, cher Gally, quasi tous les jours paraissent sur CP des articles disant que le monde (et surtout la France bien-sûr mais aussi les USA) se dirigent vers l’apocalypse socialo-escrologiste liberticide. Pourtant, vous écrivez que l’extrême pauvreté diminue tous les ans. Dois-je en déduire que vous dites que le mouvement pastéquo-communisto-truc diminue l’extrême pauvreté ?
        Je suis perdu…

        • Elle diminue dans le monde! Lisez les statistiques de l’ONU. Elle est passée de 10,5 à 8,9% en 5 ans. Et en 150 ans de plus de 99% à ce chiffre.

          • Ais-je dit qu’elle ne diminuait pas ? Pouvez-vous me dire quelle phrase vous fait comprendre que j’ai dit qu’elle ne diminuait pas ? Le pouvez-vous ? Non… Etrange, n’est-ce pas ?

    • Heureusement que vous êtes un libéral ; qu’est-ce que ce serait, sinon 🙂

      • Oui, comme vous dites. Vu que je ne suis pas endoctriné, j’ai la liberté de critiquer les failles et faiblesses d’un courant de pensée dans lequel je suis profondément inscrit.
        Les socialo-bonobo-khmeristes le font plus rarement ; et bien d’autres personnes… malheureusement.
        (c’est amusant comme tout ces néologismes sur-mesure en fait).

    • Le capitalisme n’a rien à voir avec cela! Cessez donc avec ces clichés communistes! Le capitalisme repose sur la consommation, ceux qui ne consomment pas ne participent pas à la création de richesse. Une entreprise a besoin de clients pour vendre et assurer son chiffre d’affaire sinon elle fait faillite. Le capitalisme a besoin d’argent pour investir et innover, etc… Ce mythe grotesque imposé par les gauchistes relève de leur débilité mentale! Dans le capitalisme libéral le client est roi car c’est lui qui décide ce qu’il achètera.

      • Non, car si le client peut décider ce qu’il achètera, il ne peut décider ce que le producteur lui vendra.

        Il faut l’accord des DEUX, forcément ensemble, information synthétisée par les prix et les quantités sur les marchés libres, forcément libres.

        Echange volontaire.

        Toute création de richesse réside dans l’échange volontaire. Pas d’échange volontaire, pas de richesse.

        Ainsi, l’esclavage ne produit aucune richesse nette supplémentaire. Il procède du vol, comme les impôts d’ailleurs, c’est-à-dire du déplacement d’une richesse déjà produite par ailleurs. et pour les raisons exposées dans l’article, il conduit à une dramatique destruction de richesses, exactement comme les impôts non légitimes, non régaliens, autrement dit les impôts socialistes.

        • Non, le client peut orienter les produits que lui vendra le producteur. Si les clients préfèrent les parfums fruités de la gamme Ushuaïa, le fabricant ne vendra pas de parfum choucroute et il développera sa gamme de fruités.
          L’esclavage produit de la richesse nette supplémentaire puisqu’il travaille. Un filon de charbon non exploité ne vaut pas tripette. Un charbon sorti à la sueur d’esclaves est vendable, donc l’esclave a produit de la richesse.

          • Pour que les clients préfèrent un parfum plutôt qu’un autre, il est nécessaire de les proposer avant le choix et c’est bien l’acte d’achat qui déterminera l’accord producteur/client. L’échange volontaire et non le travail crée les richesses. Pour créer des richesses, il faut être au moins DEUX. Si le travail est un préalable indispensable, personne n’a jamais crée la moindre richesse uniquement par son travail, seul dans son coin. Ce qui est vendable n’est en rien une richesse et le charbon extrait ne se distingue pas du charbon enfoui dans le sol tant qu’il n’est pas vendu.

            La valeur travail typiquement marxiste n’a en réalité aucune valeur intrinsèque. C’est une erreur habituelle en économie de croire en l’existence de valeurs intrinsèques alors que toutes les valeurs économiques sans exception sont relatives les unes aux autres. C’est ce qui explique que la découverte de toute valeur passe par l’échange volontaire.

            L’esclave ne produit aucune richesse nette au prétexte qu’il travaille, au-delà de la simple survie qui est le degré zéro de l’économie. Dans une économie esclavagiste, votre charbon est en réalité invendable. Allez-vous le vendre à vos esclaves que vous volez quotidiennement ? A d’autres esclavagistes qui n’en n’ont cure puisqu’ils font travailler leurs propres esclaves ? Votre charbon invendable qui a nécessité tant d’efforts, tant de souffrances, ne vaut rien. CQFD. L’esclavagisme (le vol ou les impôts) détruit l’économie aussi sûrement qu’un bombardement détruit une ville.

            L’esclavagisme, notamment celui qui est à l’oeuvre dans les régimes socialo-collectivistes, ne produit strictement aucune richesse nette supplémentaire et, plus sûrement, en détruit à foison (destruction des capitaux).

            • Pourtant je suis sûr qu’il n’y a jamais eu sur le marché de parfum choucroute… et faut pas être un génie du marketing pour comprendre que les préférences des clients à l’instant T influencent grandement ce que le vendeur mettra sur le marché à l’instant T+1.
              Pour le reste, c’est assez obscur ce que vous dites. Et vous faites 2 erreurs dans votre raisonnement (si je comprends bien):
              – que tous les proprios ont tous des mines de charbon et qu’aucun échange entre proprio n’existent. Le charbon ne se mange pas, il peut être échangé contre de la nourriture cultivée par les esclaves du voisin. Simple division du travail.
              – l’esclave est plus proche de l’outil que l’acteur économique. Diriez-vous qu’une machine qui extrait 10 T de charbon par jour ne crée pas de valeur ? Cette machine consomme électricité et huile. L’esclave consomme nourriture et eau.
              L’esclavagisme, notamment celui en oeuvre pour servir certains capitalistes, produit de la richesse au profit de certains, mais pas des travailleurs.
              Et ce que vous dites sur « la simple survie » n’est pas tout à fait juste non plus : il est encore fréquent les travailleurs payés juste assez pour payer leur loyer à… leur employeur :-). Jeu à somme nulle, sauf que l’employeur a des travailleurs dépendants.

              • Pas de division du travail possible quand il suffit de réduire en esclavage. Pourquoi se donner la peine d’échanger quand on peut prendre par la force ? Pas de division du travail, pas d’échange volontaire, pas de croissance, pas de richesses supplémentaires.

                Certains capitalistes ? Effectivement, ces capitalistes s’appellent Lénine, Staline, Castro, Maduro, etc.

                « jeu à somme nulle » : vous avez compris que les richesses potentielles produites par les esclaves sont aussitôt détruites par le vol de l’esclavagiste (ou la spoliation fiscale quand l’Etat est socialo-collectiviste, ce qui revient au même). Une société esclavagiste (socialiste) ne produit aucune richesse nette supplémentaire. C’est une société au mieux stagnante, plus souvent décroissante, où ce qui reste de richesses est concentré chez les esclavagistes (les fonctionnaires de l’Etat obèse), en attendant son effondrement.

                • Ca présuppose que vous pouvez mettre n’importe qui en esclavage et sans coût, ce qui ne correspond pas au monde esclavagiste comme il était pratiqué. Il y avait un marché des esclaves donc c’était bien une valeur marchande, échangée, et leur travail était vendu aussi, donc on peut les assimiler à des moyens de productions ou du bétail.

                  • Cette valeur apparente procède de la destruction d’une autre valeur préalable. Pour la société dans son ensemble, le bilan est donc nul. Une société esclavagiste (socialiste) ne crée aucune richesse supplémentaire nette, mais concentre les rares richesses existantes entre quelques mains illégitimes.

                    Peu ou pas d’échange volontaire = peu ou pas de richesses, pour une société globalement sous-développée, proche de la survie improductive.

                • Mais… vous plaisantez ?
                  Est-ce que les possesseurs d’esclaves se tapaient l’un sur l’autre ? Non, c’est / était une caste de gens d’un certains milieux qui commerçaient entre eux. Vu que vous êtes un défenseur d’un certain système de caste, je suis étonné par votre incompréhension. Ces gens ne se réduisaient pas en esclavage l’un l’autre, mais uniquement les « Autres ». Les noirs, arabes, chrétiens, juifs, etc. selon la société. Ce qui est possible quand on légitime /autorise les discriminations, comme certains pseudo-libéraux le souhaitent ici.
                  Est-ce que l’Egypte antique, Rome, les plantations de coton, les mines de diamant, les ateliers clandestins sont socialistes ? non. Esclavagisme et socialisme = rien à voir.

                  • « Vu que vous êtes un défenseur d’un certain système de caste »
                    A cours d’arguties moisies, il ne vous reste que l’attaque ad hominem gratuite, hein ? Un grand classique chez les cocos.

                    Le socialisme est une version modernisée de la barbarie antique, une anomalie dans la civilisation humaine qu’on finira bien par éliminer, même si ça demande du temps. Dites vous que c’est le sens inéluctable de l’histoire.

                    • Dommage que je ne sois pas coco, comme vous le savez fort bien. Vous avez vous-même admis ne pas être libéral, et j’ai dû mal à vous situer, j’avoue. Bien que je n’aime pas catégoriser à tout prix, vous êtes entre P.inochet et un féodaliste.
                      Mais bref, passons. Votre lecture fantasmée du socialisme, cette bête immonde à vos yeux, avec la destinée quasi divine, le châtiment divin, etc, c’est rigolo.

                    • « Dommage que je ne sois pas coco »

                      C’est votre droit de vous inventer une vie. Dans le monde réel, on se contente de lire votre prose édifiante.

                    • Lol. Vous devriez me voir discuter avec un socialiste un peu trop gauchiste :-).

                    • Vous parlez à votre reflet dans le miroir ?

                    • Ouch, quelle attaque !
                      Dites, j’ai pensé à vous tantôt : une amie fait du bénévolat. Créé-t-elle de la richesse ?
                      Si je vais aider mon voisin de 70 ans à récolter ses cerises pour qu’il les vende et ce sans contrepartie envers moi, je ne créé pas de richesses pour lui ?

                    • Les discussions entre cocos n’ont strictement aucun intérêt. Chacun est libre de gâcher son temps comme il le souhaite.

                      Votre amie bénévole distribue la richesse qu’elle a déjà créée par ailleurs comme elle l’entend (idem pour vos cerises). La redistribution n’est pas création. C’est très bien et ça la regarde, sauf si elle déduit ses dons de ses impôts ou si son éventuelle association est subventionnée, auquel cas elle est un receleur des impôts volés à autrui sans leur consentement.

                      Pour être vraiment bénévole et non pour se donner l’illusion d’agir ou acquérir une fausse bonne conscience à peu de frais, ne jamais déduire ses dons de ses impôts et refuser toute subvention. Lorsque le soldat romain donne la moitié de son manteau, il ne partage pas en deux ce qu’il possède mais donne la totalité de ce qui lui appartient. L’autre moitié ne lui appartenant pas, il ne peut en abuser, donc il la garde.

                      La vie est simple quand on respecte la morale (donc quand on refuse le socialisme).

                    • La parano vous guette j’ai l’impression.
                      Mon amie bénévole donne des cours de français sur son temps libre via internet à des personnes en situation difficile (migrants notamment). Elle aide donc des personnes à potentiellement trouver un travail, donc à créer la richesse à laquelle vous tenez tellement.
                      Pour les cerises de mon voisin, si je ne les cueille pas, elles sont perdues. Si je les récolte, je créé de la richesse vu que soit on peut les manger, soit les vendre.

                    • Si votre amie vend ses cours, elle crée de la richesse. Si elle offre ses cours, elle redistribue une richesse qu’elle a préalablement créée par ailleurs. On ne peut donner que ce qu’on possède. Le don en lui-même ne crée aucune richesse nette supplémentaire. Il se contente de répartir la richesse existante.

                      Si vous récoltez des cerises pour les vendre, vous créez de la richesse au moment de la vente. Si vous mangez immédiatement votre propre récolte, vous ne créez aucune richesse.

                      Pourquoi ?

                      La valeur économique naît d’un accord entre au moins DEUX individus libres. Votre consommation a probablement beaucoup de valeur pour vous puisqu’elle assure votre survie, mais pour autrui, elle n’en a aucune. Votre survie est en effet indifférente et l’humanité continuera de prospérer que vous soyez vivant ou non. Autrement dit, en économie, votre jugement pris isolément n’a pas le moindre intérêt (pas plus que le dialogue entre cocos). Pour que la richesse apparaisse, vous devez nécessairement confronter votre opinion de la valeur avec une opinion adverse, c’est-à-dire participer à l’échange volontaire. Pour créer de la valeur, s’il faut d’abord travailler pour posséder de quoi participer, ce n’est pas suffisant. Le travail en soi n’a pas de valeur. La valeur économique de ce travail est créée seulement par l’échange volontaire.

                      Tant que vous n’admettrez pas ces notions élémentaires, vous vous condamnez à ne rien comprendre au monde qui vous entoure, ce qui vous conduit à vous réfugier dans les imprécations et les insultes idiotes, ou pire encore dans le socialisme. Vous feriez mieux de méditer en silence l’échange précédent au lieu de vous précipiter à répondre agressivement n’importe quoi à chaque message.

                    • Cavaignac, on tourne en rond…
                      Pour moi (et bien d’autres), le travail a en soi une valeur puisqu’il est une étape vers un but. Se coiffer et s’habiller le matin est un travail et a une valeur car sans cela, le vendeur de cerise ne va pas attirer le client s’il est tout nu. Bien sûr, la majorité de la richesse potentielle est réalisée au moment de la vente, mais pas uniquement.
                      Pour prendre encore une métaphore (j’aime les métaphores), selon vous, un athlète qui s’entraîne tous les jours ne crée aucune richesse, mais n’en crée que le jour où il gagne un prix.
                      Et pour revenir aux cerises, si mon voisin les distribue gratuitement à ses amis et passants, ces personnes ne devront pas dépenser d’argent pour acheter des cerises. Donc ils seront rassasiés tout en ayant gardé leur capital. Je me demande alors si un tel acte détruit alors de la richesse…
                      Notre incompréhension mutuel tient au fait que, selon moi, le travail a un valeur car il existe des actes gratuits et désintéressés, bénévoles et n’attendant rien en retour à part un merci et un sourire, voire rien, comme quand je ramasse un déchet en rue pour le mettre à la poubelle. Ce simple acte gratuit, si répété, créé un endroit plus propre, plus convivial, plus attrayant, et hop hausse des loyers, commerces, etc. Création de richesse :-). (je caricature un peu).
                      Me demande aussi si on achoppe pas tous les deux sur la distinction richesse et valeur.

                    • Vous, Cactus, et bien d’autres avec vous, tournez en rond dans votre lamentable erreur en refusant d’admettre le réel, peut-être par manque d’humilité ou par un douloureux manque de reconnaissance. Vous n’arrivez pas à supporter l’idée que vous êtes incapable de définir la valeur seul de quoi que ce soit dans votre coin et que votre opinion isolée n’a pas d’importance en économie. Désespéré, vous cherchez la « distinction richesse et valeur » comme d’autres cherchent la différence entre un cercle et un rond. Bien tenté mais peine perdue. Vous perdez votre temps, encore une fois.

                      Votre travail en soi n’a strictement aucune valeur. Il aura de la valeur si et seulement si quelqu’un d’autre accepte de payer pour se l’offrir. Les valeurs intrinsèques n’existent pas en économie. Il n’existe que des valeurs relatives, résultat de le confrontation d’individus libres. Par conséquent, des individus privés de liberté ne peuvent découvrir et encore moins créer de la valeur. L’esclavagisme (le socialisme) ne peut pas fonctionner durablement, jamais, nulle part, même pas en rêve. Seule la liberté, caractéristique essentielle de l’humanité, est durable.

                      « Je me demande alors si un tel acte détruit alors de la richesse » : toute consommation détruit la richesse par définition. C’est le but de la production de fournir des richesses qu’on va détruire ensuite. Quand vous avez mangé la cerise, il n’y a plus de cerise. Fantastique découverte !

                      Mieux, si vous obligez vos voisins à ingurgiter 10 kg de cerises, ils n’en voudront plus. Vous aurez beau travailler avec acharnement, vos cerises seront désormais non seulement invendables mais également inconsommables. Pourtant, c’est la même charge de travail harassant que vous devez fournir pour le dernier kg de cerises comme pour le premier. Votre travail n’a pas de valeur intrinsèque. CQFD.

                    • C’est amusant. En pédalant librement sur des chemins libres d’accès, je me disais que j’avais été un peu incorrect avec vous dernièrement en vous en cherchant un peu la confrontation.. j’allais même m’excuser.. et puis paf, vous me sortez une réponse où transparait encore une fois toute votre haine des opinions divergentes (et de la liberté d’expression). Bref…
                      Pour revenir à nos cerises : si je laisse le panier de cerises fraichement récoltée et qu’une personne s’en empare, il n’a donc pas de vol car pas de richesse ?
                      Si un compositeur laisse la partition de sa dernière création sur la table d’un café et que je la prends, il ne perd rien et ya pas de vol car pas de richesse ?
                      Un agriculteur qui voit ses champs ravagés par un incendie n’a rien perdu car pas de richesses ?
                      Je vais creuser la différence richesse et valeur. Je pense pour le moment que le cerisier et les cerises sont une richesse, et que la valeur dépend du prix que je demande et qu’on m’offre.

                    • Vous pédalez surtout dans la semoule tant que vous persistez à croire en l’existence d’une valeur intrinsèque aux biens matériels ou au travail.

                      Votre stock (de cerises, de voitures neuves sur le parking attendant d’être livrées, d’objets invendus dans le hangar…) est en réalité une charge. En fait de valeur intrinsèque, votre panier de cerise a pour l’instant une valeur négative. C’est l’effort non encore rémunéré qu’il a fallu pour cueillir les cerises et les conserver. Au moment de l’échange volontaire, cette charge vient en déduction du prix de vente pour le vendeur. Ainsi, la richesse créée n’est pas la totalité du prix de vente mais seulement le petit supplément que l’acheteur accepte volontairement de payer en plus. Ce petit supplément, cette richesse nouvelle qui émerge de nulle part, c’est ce qui permet à tout le monde de vivre mieux chaque jour, au-delà de la simple survie primitive qui est le degré zéro de l’économie (manger les cerises sans les vendre). Cette richesse nouvelle finance la totalité des salaires, de l’épargne, des usines, des écoles, des hôpitaux, des retraites, des vacances… C’est la fameuse valeur ajoutée dont l’accumulation forme le PIB, le flux de richesse créée dans un pays. Il ne fait aucun doute que vous acceptez ces concepts économiques comme des vérités incontestables. Et pourtant, jusqu’à aujourd’hui, c’était visiblement sans en comprendre la nature profonde. Rassurez-vous toutefois, même certains présidents de la république ne la comprennent pas non plus. C’est vous dire si la stupidité économique est profonde dans ce pays.

                      Le vol (l’impôt, l’esclavage) impose un échange contraint qui détruit la valeur ajoutée pour celui qui est volé. Le bilan économique collectif d’un vol est nul. Pas la moindre création de richesse. Pire, si le vol est trop fréquent (les impôts trop élevés), le producteur découragé cessera de produire. La richesse disparaîtra pour tout le monde. C’est ainsi que le socialisme finit invariablement en faillite (l’URSS hier, la France demain).

                    • Je suis d’accord avec vous sur la valeur ajoutée, mais pour moi, elle découle justement de la valeur intrinsèque du travail. Le temps passé à cueillir les cerises est une mobilisation de la ressource temps en vue de créer quelque chose d’échangeable, c’est le principe de la rémunération.
                      Dans votre vision des choses, est-ce que le troc créé de la richesse ?
                      Et aussi, j’ai pensé à vous hier en pédalant : vous parlez sans cesse de vol (avec une fixation sur le socialisme) mais comment peut-il avoir vol si ce n’est pas à l’encontre de la loi ? De plus, l’état était là avant votre naissance, avec des règles préexistantes, un domaine public lui appartenant, et un contrat social avec ses citoyens, et vous dites qu’il vous vole ? Vous êtes libre de partir vous savez.
                      Imaginons un autre cas de figure science-fictionesque : Maman Cavaignac accouche sur le bateau de croisière d’un riche propriétaire. Bébé Cavaignac passe son enfance sur le bâteau et à ses 18 ans, le proprio lui dit « tu es sur mon bâteau, tu peux y rester, comme toutes les autres personnes, si tu pêches du poisson et que tu donnes 40% de ce que tu pêches à l’ensemble des personnes ». Est-ce du vol ? Non, c’est la loi sur ce bateau qui préexistait avant vous. Libre à vous de descendre sur la prochaine île.

                    • « comment peut-il avoir vol si ce n’est pas à l’encontre de la loi ? »
                      Un crime n’en est pas moins un crime s’il est légal.

                      « une fixation sur le socialisme »
                      C’est plutôt les parasites socialistes qui font une fixation sur leurs victimes. Pourtant, c’est si simple de produire, de se confronter à l’échange volontaire, au lieu de voler son prochain.

                      « l’état était là avant votre naissance »
                      L’humanité et ses droits naturels préexistent à l’Etat. L’Etat n’est légitime, n’a de constitution, que s’il respecte ces droits. Pas de droits, pas d’Etat, juste une mafia étatique opérant la spoliation et maniant le mensonge. C’est l’Etat obèse socialiste franchouillard, actuellement, sous nos yeux, dont la nullité a été mise en lumière avec la crise sanitaire.

                      « Vous êtes libre de partir vous savez. »
                      Oui, oui, oui, bien sûr ! Arrivés au bout de leurs arguties délirantes, confrontés à la dure réalité, les socialistes n’ont plus que la violence, ici la mort sociale, le bannissement. Tellement banal. Vous savez quoi ? On va rester encore un peu pour voir le socialisme se rendre minable, pour observer de près le désespoir sur la tronche des parasites, tandis que leur construction sociale minable s’effondre. Le sacrifice vaut bien le spectacle ! Et puis, il faudra bien qu’il reste quelques individus raisonnables pour reconstruire ensuite une véritable société humaine, une société libérée du socialisme.

                    • L’épuration politico-philosophique que vous souhaitez faire ne sera possible qu’avec une structure forte (appelez la Etat, contre-état, Armée Révolutionnaire de Libéralisation du Peuple, etc) et en violant les droits dits naturels d’une flopée de gens. Le Grand Soir que vous souhaitez sera la Terreur :-).

                    • Le grand soir, c’est pour ces abrutis de cocos.

                      Pas de grand soir ici, juste l’observation du délitement progressif mais inéluctable de tout collectivisme, nécrose de l’action humaine, principe d’autodestruction. En bref, l’expression du mal.

                      Il suffit d’attendre, en prenant soin de réserver cigare et champagne en prévision de la prochaine chute d’un mur socialiste ou de l’effondrement d’un enfer escrologiste par exemple.

    • Bizarrement, les pays ou l’ont retrouve de l’esclavage sont loin d’être les plus libéraux ou capitalistes… ce n’est pas surprenant quand on se rappelle des exploits de leurs modèles, les sociétés socialo-communistes et leurs camps de travail, fermes collectives, et autres goulags. Mais chez eux, point d’esclaves, seulement des camarades œuvrant dans la joie et la bonne humeur.

    • Tout le monde est contraint de travailler sans que cette contrainte ne soit imposée par quiconque. Ce n’est donc évidemment pas un critère de distinction pertinent.

      Ce qui distingue le travailleur libre de l’esclave, c’est le droit supérieur et absolu de démissionner.

      Evidemment, chez les fonctionnaires avec emploi à vie, on devine que c’est un concept un poil ardu à ingérer, presque de la science-fiction.

      • Droit de démissionner, bien sûr. Liberté de démissionner, beaucoup plus dur !

        • Vous êtes libre de démissionner, mais pas libre de transformer votre prochain en esclave de vos besoins en profitant du jeu malsain des impôts et des subventions. Ne comptez pas vivre sans travailler. La cigale n’a pas d’avenir.

          • Pas tout à fait faux (ni vrai). Tout le monde n’est libre de démissionner. N’importe quel père de famille avec 3 gosses et un crédit sur la maison sera ravi de vous l’expliquer. Cependant, ce qui l’en empêche n’est pas du ressort de l’employeur.
            Vous avez une sale tendance à confondre solidarité et profiteurs. Si vous avez déjà eu l’occasion de fréquenter des allocataires sociaux, vous n’avez pas pu ignorer leurs désirs de travailler, de faire autre chose pour la grande majorité d’entre eux !
            Sinon, on peu aussi parler de tous les indépendants fraudeurs, des chefs d’entreprise qui mentent pour toucher les subventions, des particuliers qui déclarent des faux travaux de rénovation pour les primes.
            Et manque de bol pour vous, sachez que j’arrêterai de travailler au moins 20 ans avant l’âge légal pour être rentier :-).

            • Les pères de famille avec trois gosses et un crédit sont empêchés de travailler par la spoliation légale qu’implique la prétendue solidarité, spoliation socialiste qui crée la pénurie d’emplois (6,5 millions de chômeurs, bientôt 8 millions).

              Lassés d’être taxés à mort, les pères de famille sont descendus sur les ronds-points récemment pour exiger moins de taxes. Ils se sont fait tabasser par les esclavagistes franchouillards.

              Etre rentier, c’est vivre des subventions socialistes sans contrepartie de travail. Les retraités de la répartition ou les bénéficiaires du RSA sont des rentiers. Ces rentiers sont les receleurs du vol fiscal. Rien à voir avec celui qui fait fructifier son patrimoine en bonne mère de famille, ce qui demande un travail acharné de tous les instants.

              • Pas rentier de subventions socialistes, juste possédant un important patrimoine privé :-). Vous voulez me spolier ?

                • Si c’est vrai (ce qui est sans importance), vous n’êtes pas rentier. Au moins, utilisez les mots correctement.

                  • Selon le Larousse : « rente : Revenu périodique, non obtenu par le travail, contrepartie du droit du propriétaire d’user de sa terre (rente foncière) (…) ; supplément de rémunération qui, par suite des circonstances, d’une conjoncture particulière, etc., s’ajoute à la rémunération normale d’un (ou des) facteur(s) de la production. »
                    Accusez-vous le Larousse de mentir ? De méconnaitre la langue française ?

                    • Parce qu’avec un patrimoine important, les dividendes d’action tombent régulièrement. Les divers placements détachent des coupons.

                    • Délaissez votre patrimoine (imaginaire ?) en omettant de le travailler avec acharnement, et vous lui direz adieu rapidement.

                    • Un panier d’actions et d’obligations conséquents auprès d’une société de bourse en gestion discrétionnaire et des biens immobiliers en location via agence spécialisée qui s’occupe de tout, ça ne demande pas d’acharnement, si ? ça coûte, bien sûr, mais ça rapporte :-).
                      Loin d’être milliardaire, il suffit quand même de compter : 1 milliardaire qui touche du 0.1% /an gagne 1.000.000 par an sans rien faire. Ya de quoi vivre bien. Sans compter qu’il peut toucher à son patrimoine sans craindre la famine.

                    • @cactus
                      L’argent va à l’argent sans effort. On croirait entendre du Picketty.
                      Si c’était le cas, dans les 10 premières fortunes mondiales, il n’y aurait que des héritiers de 2è, 3è génération et plus. Or c’est l’inverse. Les héritiers sont minoritaires.

                    • Cyde, est-ce que les héritiers de la 2ème ou 3ème génération sont à la rue ? Je ne pense pas. Cependant, si l’on regarde sur 150 ans, nous voyons que la part de l’héritage dans le patrimoine des personnes d’un certain âge (j’avais vu un graphique à ce sujet, me souviens pas de tout) est beaucoup moins importante au fil des décennies MAIS tend à remonter, indiquant que si le travail et le salaire a créé cette fameuse classe moyenne, que les inégalités ont diminué, de nos jours les salaires de nombreux travailleurs sont trop bas.
                      N’ayant jamais lu Picketty, je ne sais pas trop quoi dire. Mais il est certain qu’une personne avec, disons, 10 millions d’euro à 40 ans (je n’ai pas cette somme, je vous rassure), en dépensant allègrement 100.000 par an, sera plus que tranquille pour le reste de sa vie. Il aura accès à un large éventail de services financiers et la gestion pour autrui s’il le désire, ce que toutes les banques privées ou sociétés de bourse proposent.

                    • Les salaires sont trop bas en France à cause du socialisme pratiqué à haute dose depuis 4 ou 5 décennies en France. Vous ne pouvez pas avoir des salaires décents quand l’Etat pompe plus de 57% de la richesse pour pratiquer une redistribution démentielle qui sert en réalité à camoufler la prise de pouvoir et l’enrichissement sans cause des hommes de l’Etat et de leurs complices de connivence.

                      Les gestions privées se précipitent pour « servir » les ménages aisés parce qu’elles peuvent leur facturer d’énormes frais de manière relativement insensible, surtout quand ce sont de nouveaux riches copieusement naïfs, éblouis par leur nouvelle situation. Ferrer le pigeon a toujours été une activité rentable chez les margoulins.

    • déjà qu’appelez vous le capitalisme? pour dire qu’il raffole.. si c’est le mot clef pour critiquer les valeur occidentales de liberté individuelles donc économique , c’est malhonnête…

      la liberté économique est une conséquence de la liberté individuelle..

      non beaucoup de sociétés ont permis l’esclavage. c’est en reproche qu’on peut difficilement faire aux sociétés occidentales puisque leurs valeurs ont conduit à la suppression de l’esclavage!!

      le débat sur l’esclavage est entièrement contenu dans les valeurs des sociétés..

      oui des gens tirent profit de l’esclavage et en premier de la traite des esclaves..

      mais les valeurs libérales le rejettent, et des ateliers clandestins ne sont pas toujours de l’esclavage..
      contrainte..

      les étatistes les collectivistes sont ceux qui « raffolent des contraintes..

  • L’esclavage moderne va être notre sort à tous si on écoute tous ces cinglés écolos-pastèques.

  • On est en plein novlang, l’esclavage moderne n’est pas de l’esclavage. L’esclavage est un système légal où des individus ( classiquement des prisonniers de guerre) sont la propriété d’autrui, ce qui n’empêche pas qu’il aient des droits ( code noir).
    Dans tous les harem, les femmes étaient des captives, dont Aleksandra Lisovska la sultane épouse de solimam le magnifique. Elle était polonaise, capturée puis vendue sur un marché aux esclaves en Crimée.

  • Connaissez vous le syndrome de l’enfant battu ? L’auto-destruction par la victimisation permanente, transfert de la culpabilité des abuseur vers la famille d’accueil qui essai de l’aider.
    Et à chaque erreur dans sa vie, un bouc émissaire, qui bien sur l’excusera « le pauvre, il à été victime ».
    Sauf que personnes en Europe n’a été esclave dans son enfance, la repentance et l’activisme à créer le syndrome de l’ancêtre battu !

    • ouais, et ? Sans tomber dans la psychogénéalogie transgénérationnelle, il ne faut pas exclure totalement le poids des histoires familiales, de l’éducation, des préjugés, du ressenti, etc etc… Simple psychologie de base.

  • On a pu tous remarquer que l’esclavage moderne ne concerne nullement les militants anti-racistes qui ne l’évoquent même pas! Mais ne se gênent pas pour reprocher véhémentement aux occidentaux celui que ceux-ci ont aboli il y a 150 ans! Pendant ce temps 40 millions de personnes le subissent sans que les hypocrites ne fassent un geste ou n’émette une protestation! La gauche dans toute sa splendeur. Normal son rêve est de réduire TOUS les humains en esclaves, comme en URSS !

    • c’est amusant en effet, il faut raisonner comme un occidental pour être révolté par l’esclavage, ils protestent bien en effet sur LA culture qui conduit à penser l’esclavage comme un crime…

  • J’ai été amené à travailler plusieurs années dans la Corne de l’Afrique, où subsistent (entre autres horreurs) des formes d’esclavage.
    J’ai compris là, face à la réalité, ce qui avait amené les nations dites civilisées à mettre fin à l’esclavage pour le remplacer par la machine (quand c’est possible) ou par des travailleurs sous-payés (ceux-là même qui inspirèrent à Marx et Engels leurs propos sur l’exploitation du prolétariat).

    C’est cynique, mais hélas réel.
    L’esclave rapporte peu, cet article en démontre les causes, mais surtout il coûte au quotidien : il faut l’héberger et le nourrir, même lorsqu’il ne travaille pas.
    Les travailleurs sous-payés ne sont pas à charge, et moins encore lorsqu’on n’a pas besoin d’eux : qu’ils se débrouillent ! Quand ils sont trop fatigués ou trop malades pour travailler, on les remplace et évidemment on ne les rémunère pas. Le coût de fonctionnement est donc limité à ce fonctionnement.
    La machine ne coute que quant elle fonctionne, et peut en outre fonctionner bien plus longtemps (jusqu’à 24 heures / 24)… Son coût initial est vite rentabilisé.
    Je sais, tout ceci est ignoble.
    Mais c’est l’une des explications (la prise de conscience « humaniste » n’étant que le prétexte) à la fin de l’esclavage.
    Sinon, pourquoi subsisterait-il en maints endroits de notre planète ?
    Y compris dans les zones de « non droit » de l’U.E. Allez voir en Sicile dans les communautés de non droit relevant de certaines organisations ivoiriennes et sénégalaises !

    • La situation à l’époque de Marx était exceptionnelle et n’avait aucun rapport avec la présente. Il n’y avait que très peu d’emplois par rapport à la population, donc 90% des gens vivaient dans une misère noire faute de revenu. Inutile de remarquer qu’un travail les exploitant était mieux que rien pour toutes ces personnes! Marx s’est planté sur toute la ligne car pour lui le capitalisme confisquant l’argent finirait par se détruire lui même en asséchant la source. C’est l’inverse qui s’est produit. Le peuple s’est enrichi et a commencé à consommer ce qui a conforté le capitalisme. L’échange équitable entre producteur et client est ce que les socialistes ne parviennent pas à comprendre. Nous avons besoin de nous procurer des produits pour vivre, les producteurs ont besoin de nous pour vendre leurs produits! Simple, mais hors de porté de certains!

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