PS : la gauche de l’ancien monde se réunit à Blois

Le tableau de la gauche d’aujourd’hui est assez désespérant. La disparition de son aile modérée a ouvert la voie aux tentations gauchistes.
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PS : la gauche de l’ancien monde se réunit à Blois

Publié le 29 août 2020
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Par Frédéric Mas.

Le « rendez-vous de la gauche d’après », tel est le mot d’ordre ambitieux du Parti socialiste réuni à Blois en université d’été depuis hier et cela jusqu’à dimanche.

Depuis l’élection présidentielle et la campagne catastrophique de Benoît Hamon, le statut du Parti socialiste sur le marché politique est passé de faiseur de roi à celui de groupuscule d’opposition.

Les barons du PS ont fui la formation qui autrefois était une rampe de lancement assurée pour les postes, les places d’élus et de permanents. Aujourd’hui, son premier secrétaire Olivier Faure cherche surtout à garder de la visibilité dans le débat public national, et prône un rapprochement avec les autres formations de la gauche d’opposition, en particulier EELV et LFI.

Un nouveau rapport de force

Le choc de l’élection présidentielle de 2017, qui s’est traduit par le triomphe d’Emmanuel Macron et la défaite lamentable de Benoît Hamon au premier tour a aussi inauguré un nouveau rapport de force. Le « bloc élitaire[1. Jérôme Sainte-Marie, Bloc contre bloc. La dynamique du Macronisme, Paris, Cerf, 2019.] » rassemblé autour de l’actuel président de la République a absorbé en 2017 une partie non négligeable de l’électorat de François Hollande de 2012 et continue de séduire au centre-gauche.

Dans son hold-up centriste, Macron a réussi à rassembler autour de lui le centre-droit juppéiste et le centre-gauche rocardien, laissant les anciennes formations dominantes profondément fracturées.

L’ouverture obligatoire

L’université du PS est une université d’ouverture car elle ne peut pas faire autrement. Siphonnée par LREM, ce qui reste de la formation sociale-démocrate porte désormais un programme qui se confond allégrement avec la formation de gauche qui monte, EELV, et lorgne aussi du côté de la LFI, espérant hériter de quelques miettes de radicalité.

Les deux formations concurrentes sont d’ailleurs invitées à réfléchir au meilleur moyen de s’unir, sans doute pour sortir de la tenaille « bloc élitaire-populisme » qui les marginalise et se substitue plus ou moins à l’ancien clivage droite-gauche. Cette fois-ci, le PS n’est plus la formation dominante, et ne risque plus d’absorber ses alliés comme il l’avait fait pour le PS et les écologistes d’avant l’ère Jadot.

Une gauche vers la radicalité groupusculaire ?

Le tableau général de la gauche d’aujourd’hui est assez désespérant. Minée par les dérives identitaires, tentée par l’autoritarisme au nom de l’écologie et par le collectivisme le plus délirant, son centre risque de se déplacer peu à peu vers la radicalité groupusculaire.

Comme pour la droite parlementaire, la disparition de son aile modérée a ouvert la voie à toutes les tentations gauchistes, éloignant durablement la formation du pouvoir. La perspective d’un Tony Blair français est en train de s’éloigner définitivement.

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  • Laurent Lenormand
    29 août 2020 at 8 h 39 min

    La gauche française : les grandes idées d’hier au service du rire d’aujourd’hui. À condition d’aimer l’humour de mauvais goût.
    Ce parti a toujours fonctionné sur une imposture fondamentale: faire croire qu’il représentait la « France d’en bas » alors qu’il était le parti des fonctionnaires (des profs, tout spécialement). Son laminage, puis sa vente à la découpe à Macron et aux écolos est la conséquence logique de ce vice congénital.

    • Parmi les adhérents à cette gauche il y a aussi tous les envieux et tous ceux qui s’arc-boutent sur leurs privilèges d’un autre temps. Ces privilèges qui leur ont été concédés par des politiques véreux pour acheter leurs voix.
      Bref, quand on voit la réaction des responsables de cette gauche vis-à-vis de la montée exponentielle de la violence en France, on peut être sûr de leur incompétence. Faure, kalfon et leurs amis ne seront pas des Chevènement. Pauvre gauche dont certains ont encore la nostalgie de ségo et du père de ses enfants. Leur seule porte de sortie est d’émigrer en Antarctique pour s’occuper des manchots, population très adaptée à leur objectifs…

  • la gauche + la France insoumise + les verts….il leur suffit de promettre de l’argent gratuit , l’ouverture des frontières à toute la misère du monde , un logement pour tous , de l’écologie en veut tu en voilà , des emplois inexistants , et il y aura toujours des gens assez cons pour y croire ;

  • C’est une évidence, la « gauche française » constitue le tropisme traditionnel des petits rentiers de la Réplique Française.
    Des employés à vie, des planqués et, d’une façon générale, de tous ceux qui considèrent que les autres – ceux qu’ils qualifient « d’usagers » – sont à leur disposition.
    Des spécialistes zélés des prélèvements abusifs et obligatoires qui constituent la cause première de la décadence française.

  • Difficile de prévoir ce que l’émiettement des partis traditionnels produira. Les positions se raidissent et vont avoir du mal a coaguler lors des prochaines élections. Quand à LREM, le bouillon a tourné à l’imbuvable. D’autant que la vie ne va pas être « un long fleuve tranquille » dans les mois à venir, avec une réalité cauchemardesque. La fin du rêve ?

  • דוב קרבי dov kravi
    29 août 2020 at 10 h 12 min

    Il reste encore des cabines téléphoniques publiques à Blois ?

  • toute cette vacuité avec nos impôts !

  • Si ceux qui soutenaient M. Macron ne s’étaient pas donné le mot pour voter en masse Benoît Hamon qui n’avait aucune chance, l’infortuné Hamon n’aurait pas eu cette gifle.

  • Le « rendez-vous de la gauche d’après »,
    Et c’est à Blois que la gôche va ouvrir prochainement son « Jurassic Park ». Attention portez un masque et respectez les gestes barrière ( surtout à cause des dinosaures!)

  • Personnellement, cette saleté d’écriture inclusive est un très bon interrupteur d’arrêt de toute lecture du texte qui suit.

    Le jour où je vois des documents officiels à lire ou à signer, comportant ce marqueur, je refuse de m’y plier.

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