La dette publique française sous surveillance

Par ces temps, les dépenses ne cessent d’augmenter, les recettes fiscales sont moindres. La France a-t-elle un problème de dette publique ?
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La dette publique française sous surveillance

Publié le 3 décembre 2020
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Par Nathalie Janson.

Avec le second confinement et son lot de dépenses supplémentaires de l’État, la question de la dette publique revient au devant de la scène en France. La dette qui était de l’ordre de 98 % avant la pandémie devrait atteindre 120 % en 2021.

Le gouvernement vient de soumettre le quatrième plan de finance. Bruno Le Maire a proposé d’isoler la dette proprement liée au covid d’un montant de 150 milliards dans un véhicule ad-hoc la CADES avec étalement du remboursement jusqu’en 2042.

Par ailleurs, une commission de la gestion de la dette composée de dix experts parmi lesquels Laurence Parisot, ex-présidente du Medef, Jean Arthuis, ex ministre des Finances sous la présidence Chirac et Marisol Touraine, ex-ministre des Affaires sociales et de la santé sous la présidence Hollande est en train d’être mise sur pied par Olivier Dussopt ministre des Comptes publics. Cette commission devrait proposer des stratégies de gestion afin de rendre la trajectoire soutenable dans le temps.

Par ailleurs, les appels se multiplient en France en faveur de l’annulation de la dette  et font écho à la demande du gouvernement italien de discuter de la possible annulation de la dette covid détenue par le BCE.

La France a-t-elle vraiment un problème de dette ?

Quand la dette publique devient-elle un problème ?

La règle d’or en matière de soutenabilité de la dette publique est la suivante : tant que la croissance économique est supérieure au taux d’intérêt, le remboursement de la dette n’est pas mis en péril.

Cette année, le PIB de la France devrait finalement reculer de presque 10 % avec un rebond estimé aux environs de 8 % pour 2021. La France emprunte à taux négatifs sur des échéances courtes depuis la crise de la dette souveraine de 2012 ; et à 10 ans depuis l’été 2019 à force de politique d’assouplissement monétaire. À part cette année où la croissance du PIB est négative, la France n’aura a priori pas de problème de soutenabilité de sa dette étant donné que sa trajectoire est loin d’être exponentielle en raison des taux négatifs.

Ironie du sort : la dette n’a jamais été aussi élevée et la charge de la dette jamais aussi faible. Elle représentait encore 3 % en 2011, elle a baissé de moitié depuis.

dette publique   Source : Insee jusqu’à 2019 ; PLF 2021 pour 2020 et 2021 ; FIPECO

 

La Banque centrale européenne n’est pas prête à augmenter ses taux directeurs aujourd’hui. Donc une remontée des taux du fait d’un changement de politique monétaire n’est pas à craindre dans un horizon court. Pour sa part, le président de la FED, Jérôme Powell, a annoncé qu’il ne prévoit pas de changement des taux directeurs avant 2023. Il est fort à parier que la BCE lui emboite le pas.

Si une remontée des taux par la banque centrale n’est pas à craindre, la hausse du coût de la dette ne pourrait venir que d’une dégradation de la note de la France, une remise en cause de sa capacité à la rembourser. Cependant il est peu probable que cela arrive, la France fait plutôt figure de bon élève après l’Allemagne en termes de notation souveraine.

En somme, tant que les taux d’intérêt restent très faibles voire négatifs, moins la capacité de remboursement de l’État semble menacée et plus il est facile de « faire rouler » la dette, c’est-à-dire emprunter pour rembourser ses anciennes dettes. Le pourcentage de dette par rapport au PIB n’a pas grande signification. Ce qui est important c’est la capacité d’honorer les échéances.

On rappelle que la Grèce a fait défaut alors que sa dette en rapport du PIB – proche de 130 % – était inférieure à celle du Japon – 220 %. Outre le fait que la Grèce avait intentionnellement sous-estimé les chiffres officiels de son déficit annuel, la réévaluation de son déficit a mis en péril sa capacité d’honorer ses dettes du fait de recettes fiscales structurellement faibles – une faible capacité à lever l’impôt.

En somme, ce qui importe c’est la capacité des États à honorer leurs échéances afin de garantir cette capacité à « rouler leur dette ». Tant que la banque centrale intervient massivement sur les marchés avec le programme de QE, la dette est facile à placer. Aujourd’hui la Banque centrale européenne détient environ presque 30 % des dettes européennes.

Le rebond de l’activité post-Covid garant de la capacité de l’État à honorer ses échéances ?

A priori l’État français n’a pas de problème à lever l’impôt, il a plutôt bonne réputation dans ce domaine.

Les recettes fiscales résultent du produit du taux d’imposition par la base imposable. Elles augmentent si le taux d’imposition augmente et/ou si la base imposable augmente.

Par ces temps de pandémie, les dépenses publiques ne cessent d’augmenter et les recettes fiscales sont moindres en raison d’un recul de l’activité économique. La dégradation des finances publiques est conjoncturelle. Il faut juste espérer que le rebond de l’économie soit au rendez-vous dès lors que la pandémie sera sous contrôle.

C’est là que le gouvernement ne doit pas se tromper de stratégie et maintenir sa volonté de ne pas augmenter les impôts. La reprise de l’activité sera d’autant plus forte que la stabilité fiscale sera maintenue pour le grand bien des finances publiques. Malheureusement, la tentation du gouvernement français est toujours grande d’augmenter les impôts.

Comme le montre l’étude de l’Instititut Molinari intitulée « L’austérité fiscale, un mal français coûteux », l’État français est l’État de la zone euro qui a le moins réduit ses déficits depuis la crise financière de 2008 ; et lorsqu’il les a réduit, il l’a fait davantage par l’augmentation de la fiscalité que par la baisse des dépenses relativement aux autres pays.

D’ailleurs, on entend déjà des voix en France pour créer une taxe spéciale pour rembourser la dette covid, une taxe évidemment sur les plus riches et/ou sur les transactions financières. Le réflexe de la taxation est presque pavlovien en France !

Source : IEM, Nicolas Marquès, « l’austérité fiscale, un mal français coûteux »

Alors pourquoi suggérer l’annulation de la dette publique ?

Étant donné que la France n’est pas menacée dans sa capacité à rembourser, il est étonnant de voir se multiplier les appels à l’annulation de la dette par la Banque centrale européenne.

Est-ce un aveu de faiblesse de l’incapacité de la France, une fois la pandémie passée, de remettre de l’ordre dans ses comptes publics ?

Ou bien est-ce parce que la dette Covid est considérée comme injuste ?

En effet, la pandémie a conduit de nombreux États – dont la France – à ordonner l’arrêt d’une grande partie de l’activité économique. Dans ces conditions, ils se sentaient dans l’obligation de soutenir les secteurs concernés au prix de voir filer les déficits publics.

Cette décision prise dans un contexte d’incertitude radicale compte tenu de la nouveauté du virus, semblait être la plus appropriée pour préserver la vie. Même si les individus ont leur part de responsabilité dans la diffusion de la pandémie, il y a le fort sentiment que cette situation n’est pas de notre faute et pourquoi payer ? D’autant plus que, parallèlement, la théorie de l’argent magique gagne du terrain. Un cocktail parfait pour justifier l’annulation de la dette comme moyen indolore de se sortir de cette crise économique sans précédent !

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  • En se présentant à la députation le remboursement de la dette est présente à l’esprit de tous les élus puisqu’ils savent qu’ils vont partir en prison si elle n’est pas remboursée sous 48 heures !

  • Bonjour à tous chers lecteurs, Il y a une chaîne YouTube sur l’économie qui me semble intéressante: heu?reka.
    Mais j’ai l’impression que sur certains sujets (dont la dette), il utilise pas mal de sophismes.
    https://youtu.be/uTox1bXamW0
    https://youtu.be/0sV-5IG4h54

    Je serais curieux d’avoir votre avis ?

    • A fuir.
      C’est un socialo-étatiste tendance écolo, Il vous explique avec force contorsions que le père noël existe et qu’il suffit d’imprimer des billets de banque pour enrichir un pays.
      Son explication sur le chômage est à mourir de rire, pas une seule fois il n’évoque les causes réelles du chômage atypique français qui sont la fiscalité (65% de charge sur les PME) et la régulation (2500 pages de code du travail).
      La Suisse a une fiscalité « raisonnable » et 20 pages de code du travail, le résultat est un salaire médian de 6000 euros (1700 en France) et un chômage des jeunes de 6% (25% en France) et 2,3% sur la population globale (10% en France, mais plus proche des 20% réel).

    • cerceilannister669
      3 décembre 2020 at 19 h 16 min

      C’est un très beau jeune homme !

  • Il y a donc des économistes, même à CP, qui pensent qu’il est possible de vivre avec une dette sans limite. Ben voyons, les taux sont négatifs, « qui s’endette s’enrichit ». Pourtant, on sait bien comment cela fonctionne : la dette a comme résultat l’inflation des actifs. Mais des actifs seulement, pas des revenus. On a donc une bulle gigantesque, mobilière et immobilière. Et comme toutes les bulles elle a vocation à éclater. Ce jour là, ce sera faillites en cascade et ruines en pagaille. Après le covid1984, ce sera l’ éco1929 …

    • C’est la dette financée par injection monétaire qui propulse les actifs sur orbite. La dette financée par l’épargne (comme il se doit) aurait au contraire fait baisser les actifs en détournant leur source de financement.

      Quand les injections cesseront, les actifs feront leur rentrée dans l’atmosphère, en surchauffe. Nul ne reste en orbite éternellement.

      • Les entreprises profitent des taux faibles pour détruire leurs concurrentes en les rachetant.

        • C’est ce qui se passe quand la monnaie fraîchement imprimées est fléchée en priorité au profit de certaines entreprises au détriment de leurs concurrents. L’impression monétaire des banques centrales est la source de la plus grande corruption des marchés, marchés dont les prix et les quantités ne veulent plus rien dire. Le même problème est bien connu avec les politiques budgétaires qui, comme par miracle, favorisent en priorité les amis du pouvoir.

          Politiques monétaires et politiques budgétaires : mêmes principes, même corruption.

  • Il ne se passe pas une journée, sans que Macron et ses groupies décident de nouveaux milliards de dépenses supplémentaires sans la moindre réflexion sur les conséquences au nom du nouveau principe constitutionnel pas encore voté du « Quoi Qu’il en Coute ». Parler de dette a ce niveau de sabotage délibéré n’a plus aucun sens.
    Il faut ajouter deux autres paramètres, L’immigration totalement incontrôlée de centaines de milliers de ponctionneurs nouveaux par an, et la déconfiture bien entamée qui fait que le PIB et nos productions, étant en chute Libre , Nos capacités d’un remboursement ont disparus.

  • On parle toujours de la baisse des intérêts de la dette comme facteur d’endettement supplémentaire, en oubliant que tout emprunt nouveau comprend également du capital supplémentaire à rembourser et une incertitude sur les taux d’intérêt futurs. Par ailleurs il est impossible que notre dette BCE dont les démago estiment qu’elle devrait être purement et simplement annulée par un jeu d’écriture au bilan le soit car cette mesure anti éthique affecterait durablement et définitivement la confiance du reste du monde dans l’euro et celle des pays européens du nord vs ceux du sud. Ils refuseront donc que cette dette soit effacée , tout juste qu’elle soit « roulée » moyennant engagement de mesures pour l’avenir. Comme ces mesures ne seront pas respectées par la France selon son habitude, je ne donne pas cher de l’euro dans 2 ou 3 ans..

    • Effectivement, annuler des dettes, même partiellement, dans n’importe quelle langue, ça s’appelle faire défaut. L’Etat devra alors dire adieu à son déficit et sera contraint d’équilibrer ses budgets. Fini les subventions et les aides sociales. Mais fini également les emprunts à court terme indispensables au fonctionnement des services publics : pas mal de fonctionnaires devront s’asseoir sur leurs salaires et les retraités pourront oublier leurs pensions.

      Etant donné le poids de la France et de l’Italie dans la monnaie unique, l’euro perdra une bonne part de sa valeur et nous subirons une vague d’inflation importée magistrale, alors que nos revenus resteront inchangés. Le litre d’essence soudainement à 5 euros : combien de volontaires ? La facture de chauffage quadruplée en quelques mois : combien de volontaires ? Les prix des biens de première nécessité quintuplés du jour au lendemain : combien de volontaires ?

      Il y a enfin la question de la faisabilité. Si une partie de l’actif de la BCE est annulé, quelque chose devra forcément baisser au passif. La BCE va-t-elle se retrouver en fonds propres négatifs ? Adieu la confiance, adieu l’euro.

  • « il ne peut y avoir de bonne politique sans bonne finances » tout est dit. Derrière les chiffres, on sous estime l’influence « morale » de la dette. Les caisses vides sont mauvaises conseillères, les caisses pleines plutôt meilleures conseillères.

  • La dette ne cesse de croître, mais le gouvernement s’en fiche puisqu’il peut emprunter facilement et gratuitement. Il ferait mieux de prendre exemple sur Giscard (dont on parle aujourd’hui) qui s’efforçait de tenir les budgets en équilibre. Réduire la dépense publique n’est toujours pas à l’ordre du jour.

  • Annuler une dette revêt un aspect magique, éminemment trompeur, car au bout du compte il y a TOUJOURS quelqu’un qui paie. Ce qui pourrait se traduire par la recherche d’une ou plusieurs victimes qui. à l’instar du bouc émissaire, emportera la dette avec lui dans le désert.
    Bien sûr il ne viendrait à l’idée de personne de présenter sous ce jour, fort moins reluisant, une annulation de dette.

  • « la pandémie a conduit de nombreux États – dont la France – à ordonner l’arrêt d’une grande partie de l’activité économique.

    Contre tout bon sens médical et avec un résultat négatif de 200 morts de plus par millions d’habitants que la Suède qui n’a rien fait.
    L’oligarchie française a bien flingué toute seule l’économie pour rien ! Alors qu’ils devraient maintenant être jugés, ils n’ont même pas eu la décence de baisser leurs salaires faramineux et continuent de pérorer comme des vainqueurs devant les caméras.
    .
    « Dans ces conditions, ils se sentaient dans l’obligation de soutenir les secteurs concernés au prix de voir filer les déficits publics. »

    L’état français claquait déjà 15% de plus que ses rentrées avant même le Covid, un déficit ne se calcule pas sur une chose totalement théorique comme le PIB (qui inclus les dépenses de l’état) mais sur les rentrées.
    La dette consolidée (maastricht+hors bilan) était d’ailleurs de 324%.
    C’était mort à moyen terme de toute façon.
    .
    A priori l’État français n’a pas de problème à lever l’impôt, il a plutôt bonne réputation dans ce domaine.

    Oui, mais suivant la doctrine socialiste, il a consciencieusement flingué les secteurs productifs les uns après les autres, la base fiscale se réduit, la charge fiscale s’accroît sur ceux qui restent accroissant le problème.
    Sur 29.7 millions d’actifs, 5.5 étaient fonctionnaires, 1.5 salariés d’état (ex: SNCF) et 9 millions étaient chômeurs ou en activité précaire. Il ne restait que 13.7 millions de salariés du privé pour tout payer.
    Après les mesures du gouvernement ce seront plutôt 12, voir 11 millions.
    Il faudra bientôt un TGV nucléaire pour faire « rouler » une dette qui va rapidement devenir hors contrôle.
    Le hors bilan (pour moitié retraite des fonctionnaires) en particulier avait quadruplé entre 2015 et 2018.
    CPEF

    • A votre décompte, vous pouvez ajouter les emplois subventionnés des associations lucratives sans but. Entre 1,5 et 2 millions…

      Encore un petit coup de reins collectiviste, et bientôt 100% des emplois seront fonctionnarisés. Il n’y aura alors plus personne pour financer l’Obèse. L’URSS est encore devant mais la France la rattrape avec ardeur et obstination.

      • « A priori l’État français n’a pas de problème à lever l’impôt, il a plutôt bonne réputation dans ce domaine « .

        La pression fiscale va vite s’accentuer et pas sur qu’elle soit supportable , Les milliards de TVA de charge sociale et autre impots vont manqué au bilan + les milliards dépensés , ca fait beaucoup de milliards tous ça . j’arrive même plus a comprendre d’où, tout ça va pouvoir sortir.
        Plus sérieusement, je pense que plus personne ne dirige le canot parce qu’on a déjà sauté du paquebot…

        • Le père Noël a livré à Macrouille un arbre à fric qui visiblement a du mal à produire du pognon. D’où toutes ces mesures debiles pour ne pas indemniser les victimes des fermetures d’entreprises.

      • tu peux rajouter tous les emplois de soignants, y compris libéraux, dont les revenus sont en fait financés par des remboursements de soins par la sécu

  • Une dette est toujours un problème quel que soit son montant.

  • Un résumé de 8 siècles de faits historiques non formellement reliés, l’incapacité à comprendre qu’un pays de 60 millions d’habitant reste un pays moyen, l’ineptie consistant à mettre en avant l’époque de Louis XIV, qui n’est pas glorieuse…et pour finir, le sempiternel discours débilitant sur l’avidité de ceux qui réussissent en économie !
    – Produire un tissu d’âneries est donné à tout un chacun, Réseau International vogue entre cela et le complotisme, il faudrait apprendre le sens critique…

  • une bonne purge chez les ponctionnaires, ferait du bien à la dette !

  • Ils vont demander à Marisol Touraine des conseils financiers? C’est une blague?

  • honnêtement, je ne vois pas trop ce qui se passerait si l’Europe annulait cette dette. L’histoire de l’inflation, ça marche dans un monde normal mais avec le monde entier endetté, j’ai bien peur qu’il n’y aurait aucune conséquence

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