Commissariat au Plan : les conseils de Bayrou aux entreprises

Par l'entremise de François Bayrou, le commissariat au Plan va imposer sa vue à long terme pour les entreprises et la compétitivité française.
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Commissariat au Plan : les conseils de Bayrou aux entreprises

Publié le 27 décembre 2020
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Par Michel Albouy, professeur émérite des universités.

François Bayrou a été nommé le 3 septembre 2020 Haut-Commissaire au Plan par le Président Macron. Avec cette nomination, le Président de la République jouait coup double : il occupait l’emploi du temps de l’ombrageux Béarnais et en même temps il relançait la nostalgie de la planification à la française.

Selon Wikipédia, François Bayrou après son baccalauréat en lettres classiques a poursuivi des études dans une classe préparatoire littéraire à Bordeaux puis à l’université Bordeaux-III. Il obtient l’agrégation de lettres classiques en 1974. Voilà pour la formation qui n’a rien à voir avec les entreprises ou l’économie.

Depuis l’âge de 30 ans (il en a bientôt 70) il n’a fait que de la politique, enchaînant tous les postes que la République pouvait offrir (ministre, député européen, président de Conseil général, maire, président de parti politique, etc.) à l’exception de celui de la présidence de la République. Il a quand même réussi à être nommé ministre d’État, garde des Sceaux, ministre de la Justice, mais il n’y est resté qu’un mois et 4 jours (17 mai-21 juin 2017), grâce à son ralliement à celui qui allait devenir président de la République, Emmanuel Macron.

Ce petit rappel est juste là pour montrer que notre nouveau Commissaire au Plan n’a vraiment rien à voir avec son illustre prédécesseur : Pierre Massé. En effet, Pierre Massé appartient à cette génération de grands serviteurs de l’État qui a conduit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale la reconstruction de la France et favorisé l’expansion des Trente glorieuses.

La foi dans le progrès et dans la science, une rigueur au service de l’État ou des grandes entreprises publiques, constituent les fils directeurs de son existence. Nommé Commissaire Général du Plan par le Général de Gaulle en 1959 il a marqué durablement de son empreinte la planification à la française. Président d’Électricité de France de 1965 à 1969 il a contribué à moderniser le management de cette grande entreprise publique.

Mais Pierre Massé, ingénieur de l’École polytechnique et scientifique, n’était pas qu’un homme d’action au service de l’État et de ses grandes entreprises mais également un intellectuel et un chercheur ayant exercé une influence considérable dans la gestion publique.

Il a du reste publié des ouvrages scientifiques d’économie. Bref, rien à voir avec monsieur Bayrou qui n’a publié que des ouvrages historiques dont son best-seller Henry IV, le roi libre.

Retour sur la planification à la française

Le premier Plan de modernisation et d’équipement, élaboré au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, fut un plan de renaissance économique. Il s’agissait de remettre en marche l’appareil productif du pays et de combler les retards techniques de la France.

Au lieu d’opter pour un développement modéré (saupoudrage) de l’ensemble des branches économiques il a été décidé d’investir massivement dans six activités de base : charbon, électricité, acier, ciment, machinisme agricole, et transports.

Avec le deuxième Plan, de 1954 à 1957 inclus s’est étendu cette fois à l’ensemble des activités économiques de façon à favoriser une croissance harmonisée et à produire mieux en augmentant la qualité. Les objectifs du deuxième plan ont été dans l’ensemble dépassés.

Le troisième Plan (1958-1961) visait essentiellement à réaliser la stabilité monétaire et l’équilibre des paiements extérieurs. Il visait également à préparer l’économie française à s’ouvrir dans le cadre du marché commun. C’est au cours de ce plan qu’une dévaluation du franc a été opérée de façon à rendre plus compétitive notre économie.

Avec le quatrième Plan (1962-1965) l’accent est mis davantage sur les conditions de vie liées notamment à l’éducation, à la santé, à la culture et à l’urbanisation. Il apparaît à cette époque que la poursuite des réalisations sociales serait facilitée par la mise en œuvre progressive d’une politique des revenus dont l’étude sera accélérée avec l’amplification de la redistribution.

Les choix effectués ont permis, à l’époque, de faire en sorte que la France participe largement à la seconde révolution industrielle symbolisée par la conquête de l’atome, l’essor de l’électronique, la construction de grands barrages et d’aciéries modernes, la fabrication d’un avion à réaction innovant comme La Caravelle, la réalisation d’ouvrages d’arts remarquables comme le pont de Tancarville, etc.

C’est cette période heureuse qui reste dans les mémoires des Français et dont beaucoup ont la nostalgie en ce début de XXIe siècle.

Mais la France de 2020 n’est pas celle de 1950 et le Commissariat général au plan non plus

Ce qu’il était possible et nécessaire de faire dans les années 1950, n’est plus de mise en 2020. Tout a changé. La France, ses entreprises et ses industries, sont insérées dans la concurrence internationale et il ne s’agit plus de reconstruire des routes et des ponts sur notre territoire, une tâche qui ne dépendait que de nous.

La tâche aujourd’hui est beaucoup plus complexe, sauf à vouloir isoler notre pays et son économie de la mondialisation ; bref à se replier sur lui-même. Aujourd’hui, les vrais acteurs de l’économie ne sont plus les États, sauf dans les pays communistes comme la Chine, mais les entreprises privées cotées sur les marchés financiers et soumises à la concurrence internationale.

Dans ces conditions, que peut faire notre Haut-Commissaire au Plan ? Passons sur le fait que ses collaborateurs sont bien moins nombreux que ceux des entreprises de conseil stratégique et qu’il n’a aucun levier opérationnel, sauf sa force de persuasion, pour influencer les politiques publiques.

Alors, que lui reste-t-il ? Le verbe. Ça tombe bien car c’est sa formation académique.

C’est ainsi qu’il entonne, à sa sauce, les poncifs du genre : « Il faudra mettre fin au court-termisme des gouvernements depuis plusieurs décennies ».

Ah le court-termisme, s’il n’existait pas il faudrait l’inventer. C’est commode le court-termisme, il permet de critiquer avec un soupçon d’intellectualisme économique les pratiques des autres décideurs.

Car lui, monsieur Bayrou, n’a jamais fait de court-termisme… Il a toujours eu une vision à long terme (on la cherche encore à l’Éducation nationale avec les résultats de nos élèves) et il va dire maintenant aux entreprises ce qu’il faut faire pour échapper à la tyrannie des marchés financiers (un monde qu’il ne connait pas) et pour se projeter à long terme.

Ce faisant, l’élu du Béarn assume un discours bien loin de l’esprit « start-up nation » de la campagne du candidat Macron 2017, appelant au retour déjà plusieurs fois annoncé, mais jamais réalisé, de « l’État stratège ».

Pour Bayrou, « les responsables d’entreprises pensent seulement à leur entreprise, et c’est normal. On a abandonné l’idée de les regrouper autour d’un projet national, collectif, de reconquête industrielle ».

Eh oui, penser à son entreprise ce n’est pas suffisant, il faut que l’État aide à les regrouper pour reconquérir nos marchés perdus et réfléchir à 30 ans. Quand on sait que l’État est lui-même incapable de gérer des stocks de masques à un an, on ne peut que se pincer en entendant de telles déclaration tonitruantes.

À défaut de penser le futur, notre Haut-Commissaire a promis avec des accents dignes de l’ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg, de nouvelles études sur la stratégie de reconquête de l’appareil productif français dans le monde de l’après-Covid.

Il faut donc « qu’un organisme d’État identifie les domaines de reconquête et fédère les acteurs autour des efforts partagés nécessaires ».

Attendons de voir ce qui sortira du laboratoire d’idées de François Bayrou, mais on peut raisonnablement douter d’une nouveauté. Pour être vraiment moderne il faudrait qu’il ose faire un vrai bilan des freins et des charges qui plombent nos entreprises, et puis surtout qu’il propose et que le gouvernement mette en œuvre des mesures qui seront difficiles à prendre car impopulaires pour véritablement redresser notre industrie.

Ce n’est pas d’aides nouvelles ou de conseils à 30 ans dont ont besoin nos entreprises mais de plus de libertés.

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  • quitte à entendre des conseils aux entreprises , autant que ce soit fait par un chef d’entreprise ; un bayrou qui a passé sa vie à faire de la politique ne peut pas comprendre grand chose à la vie d’une entreprise ;

  • Étrange similitude de formation avec le ministre de l’économie : agrégation de lettres et même parcours exclusivement politique. Diantre mais c’est bien sûr ça ne va pas bien se passer. E Macron est un sacré stratège !

    • A tout prendre, je préfère encore ça aux énarques formatés qui se ressemblent tous !

      • Les ENArques sont sélectionnés, justement, uniquement sur des critères:
        – d’expression écrite,
        – de réflexions et « de connaissances » ,
        – et de spécialisations (administration et management public, et « relations internationales ».
        Même pas d’économie et ne parlons pas de science quelle qu’elle soit.
        Donc les ENArques sont choisis parmi les littéraires.
        Science (pi-) peau idem.
        Du blabla et de la com.

  • « Quand on sait que l’État est lui-même incapable de gérer des stocks de masques à un an »: tout est dit dans cette phrase. L' »Etat stratège » ? une fumisterie. La seule stratégie dont l’Etat puisse s’occuper, c’est dans ce qui concerne la « défense », comme on dit maintenant. Il le fait, mais mal.

  • Il a d’excellent résultats. C’est un gestionnaires hors pair politique.

    Il a mis en faillite son parti. L’UDF « Union pour la Démocratie Française »…

    Il a mis en faillite son parti CDS « Centre Des Démocrates », et encore avant son parti « Force démocrate ».

    Ministre de l’éducation nationale de la formation et la recherche. Aucune de ses réforme ne sera adoptée.

    Il a réalisé une création de « commission pour la réforme de l’école » composée de haut fonctionnaires, qui laisse comme seul souvenir de son passage un énième rapport qui prend la poussière dans les archives.

    Ce personnage qui c’est déjà présenté à la présidentielle plusieurs fois, et a fait perdre la droite entière a chaque fois.
    C’est une moule accroché a la gamelle du favoritisme de l’état.

  • Nomination bien commode.
    A l’instar de B. Lemaire au ministère de l’Economie, mettre un littéraire à un poste nécessitant d’avoir un minimum de connaissances économiques permet à la haute administration énarchique qui est derrière de gérer les choses sans craindre la moindre opposition ni même la moindre critique construite de leur « patron » officiel. Patron dont l’inculture économique le rendra muet face aux arguments forcement « imparables » que lui sortiront les énarques théoriquement sous ses ordres.
    E. Macron énarque lui-même le savait parfaitement en le nommant à ce poste ce qui lui permet d’avoir la main mise sur le Commissariat.

  • Quelle est sa compétence pour donner des conseils aux entreprises? Pour qui se prend cette nullité n’ayant jamais rien fait dans son existence, sinon trahir ses amis et ses électeurs? C’est l’illettré qui donne des conseils à un écrivain!

  • « L’une des grandes leçons des cinq derniers siècles en Europe et en Amérique est la suivante: les crises aiguës contribuent à renforcer le pouvoir de l’Etat. Cela a toujours été le cas et il n’y a ucune raison pour que cela soit différent avec la pandémie Covid-19 […]. La ficalité augmentera… […] Le contrôle public des entreprises privées augmentera… Les entreprises seront également tenues de rendre compte des fractures sociales et environnementales… »
    (extrait de « the great reset, K. Schwab)
    A noter que dès le WEF de janvier 2020, ces conséquences étient prévues.
    M. Bayrou a été placé pour appliquer le plan prévu en haut lieu.

    • Je crois que je suis entièrement d’accord avec vous. Tous les postes sont occupés pas des incompétents près à exécuter ce qu’ils ne comprennent pas mais Bayrou a toujours son joker :il pourra démissionner au bon moment pour récupérer un macaron quand il sentira que ses électeurs aideront le candidat

    • Le contribuable, dernier exutoire d’un Etat par ailleurs impuissant.

  • Bayrou donnant des conseils aux entrepises!
    J’ai encore mal aux zigomatiques tant cette phrase m’a fait rire.
    La macronie deviendrait-elle une bouffonerie?

  • Merci pour cet excellent article.

    Effectivement, un commissaire au plan efficace se devrait plutôt d’être un commissaire au « non-plan », prônant un désengagement de l’Etat pour laisser les entreprises françaises respirer: suppression du SMIC et des 35 heures, baisse des charges sociales et des impôts… Cela favoriserait véritablement l’investissement, donc l’emploi et la croissance.

    Cependant, la France semble tellement atteinte par le socialisme et le manque de culture économique que de telles mesures paraissent chez nous impossibles à mettre en oeuvre. Elles provoqueraient un tollé général.

    Alain Madelin, un des seuls politiques français libéraux, n’a pas fait plus de 4% aux dernières présidentielles où il se soit présenté (2002). Nos compatriotes préfèrent sincèrement Hollande qui n’aime pas les riches, Le Pen la socialiste de droite ou encore Macron et « l’Etat stratège » (cette expression appliquée à l’économie me fait rire – jaune – à chaque fois).

    Avec leur Kommissariat au Plan Kinkennal, on peut s’attendre à une avalanche de propositions socialistes absurdes (subventions en tout genre, mise en place obligatoire de Komités de lutte contre les discriminations, obligation d’investissement dans tel ou tel secteur grotesque, etc.).

    Ca aura au moins le mérite de nous faire rire.

    • Ce devrait être surtout un profil de polytechnicien de moins de 50 ans.
      J’explique : Un niveau scientifique suffisant et pas un Age ou si il était intelligent et créatif, on s’en serait déjà aperçu.

    • Merci Loulou le libéral !

  • Et pourtant un politique aurait tant à faire pour réindustrialiser la France car les problèmes à régler préalablement sont bien du domaine des politiques :
    1 – Le poids de la réglementation et des taxes, il est nécessaire aujourd’hui d’être bac+12 pour tout comprendre, même pour un simple artisan, droit du travail, urbanisme, environnement, fiscalité …
    2- Notre système éducatif est totalement inadapté, au nom de l’égalitarisme, pour former les ouvriers et employés dont les entreprises auraient besoin.
    3 – Toute tentative de création d’entreprise dans de nombreux secteurs fait l’objet de blocages par les écolos, zadistes, syndicats.
    Alors Monsieur Bayrou, vous avez du pain sur la planche pour réformer tout cela, mais je doute que vous en ayez les compétences et surtout le courage de taper dans la fourmilière.
    Attendons de voir, peut-être le père Noel 2021 ?

  • Exactement, les entreprises ont besoin de plus de liberté et de moins de taxes.
    Commençons par la liberté et supprimons les taxes au fur et à mesure.
    Voilà un plan simple et pas très difficile à mettre en œuvre.
    Notre commissaire au plan est attiré par la gamelle : indemnités, prestige… Comme le Rantanplan de la BD ❗

  • Une fois de plus les hommes du public veulent diriger les hommes du privé, tant il est plus facile de voir la paille dans l’oeil du voisin que la poutre dans le sien. C’est bien la catastrophique gestion des activités publics et de l’argent récolté par les impôts qui devrait faire l’objet de toute leur attention. Mais pour beaucoup d’entre eux cela signifierait la fin d’une existence parasitaire. Il leur est donc beaucoup plus urgent de désigner le privé comme nœud du problème économico-sociale français. Dans une demi conscience qui tangue entre bêtise et aveuglement volontaire, ils continuent ainsi à nous précipiter sur les récifs de l’incurie.

  • Aucun danger !
    Le poste de Bayrou, totalement Bidon, est la pour préparer la présidentielle.
    Morceler artificiellement la clientèle centriste et faire croire a quelques Gogos, qu’ils votent librement pour un autre programme.

  • Oui les entreprises ont besoin de plus de libertés ; çà tombe bien notre pseudo démocrate béarnais vient de prendre position en faveur du  » passeport  » vaccinal anti covid permettant divers accès aux français méritants ( entendez obéissants voire serviles !!) qui prouve son attachement aux libertés !!!! Donc n’attendons rien de ce coté ; par contre il est assez vraisemblable qu’une nouvelle couche de réglementations et de contraintes vienne plomber encore un peu plus notre économie !!!! Parions que les résultats ne seront pas au rendez-vous et que ce sera la faute des industriels qui n’auront pas joué le jeu ou pire qui n’auront regardé que leurs intérêts sans vouloir s’immoler sur l’autel du collectivisme habilement camouflé par un plan !!! Après les échecs du plan calcul ou du plan métallurgie et d’autres confier l’orientation du futur essentiellement technique du pays à un littéraire en dit long sur l’intérêt réel porté à la réindustrialisation de la France ( c’est comme confier le pilotage de nos avions de ligne à un pratiquant de la course à pied !!!!!) !!!! je vais plagié H16 mais  » ce pays est foutu  » !!!

  • La consanguinité entre l’administration et les politiques est telle qu’il devient banal d’admettre que les erreurs et les échecs soient une somme d’expériences justifiant les promotions !!!! Donc rien d’étonnant à ce que notre pseudo démocrate béarnais ait pu bénéficier de cette  » planque  » pour laquelle il n’a aucune compétence mais qu’il va vouloir occuper avec forces interventions qui conduiront comme les plans calculs ou machines outils à encore plus de désindustrialisation !!!! Mais Bayrou s’en moque , il ne sera plus en fonction quand nous constaterons les dégâts , par contre nous serons toujours là pour payer les conséquences !!!!!

  • Les commentaires sont fermés.

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