Les éléments du progrès : les pesticides de synthèse (5)

Les pesticides ont été une technologie agricole véritablement révolutionnaire qui a contribué à notre situation actuelle d'abondance alimentaire.
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Les éléments du progrès : les pesticides de synthèse (5)

Publié le 31 janvier 2021
- A +

Par Tony Morley.
Un article de HumanProgress

Cultiver les cultures et élever les animaux qui nourrissent la population est une lutte permanente contre la détérioration induite par les parasites. L’agriculture produit une quantité anormale de calories, stockées dans un seul endroit : un trésor bien trop tentant pour un grand nombre de parasites. Les humains luttent contre les causes de la destruction et de la perte des récoltes depuis plus de dix mille ans.

Cependant, ce n’est que depuis quelques centaines d’années que la science et la technologie agricoles ont pu faire pencher la balance de la lutte contre la perte des récoltes en faveur de l’Homme. Les annales de l’Histoire regorgent d’exemples de  destruction et de perte de récoltes causées par les parasites, ce qui a souvent entraîné famine et pauvreté généralisées.

Entre 1845 et 1850, par exemple, un mildiou virulent s’est installé dans les champs de pommes de terre en Irlande, détruisant rapidement la quasi-totalité des récoltes. La famine a été immédiate et, sans accès à un réseau commercial vaste et varié de denrées alimentaires ni à une source plus variée de denrées disponibles chez soi, la famine s’est rapidement installée.

Le fléau qui a ravagé l’Irlande au milieu des années 1800 a fait plus d’un million de victimes. Entre 20 et 25 % de la population a soit péri de famine, soit immigré aux États-Unis ou dans d’autres pays.

L’application de fongicides modernes sur les champs irlandais aurait entièrement évité la famine. Malheureusement, il faudra encore une centaine d’années avant que de tels fongicides soient inventés.

Les pesticides sont une catégorie extrêmement large de composés chimiques, naturels et synthétiques, que les humains utilisent pour contrôler les plantes, les insectes, les animaux, les champignons, les bactéries et un large éventail de microbes infectieux ou destructeurs.

L’expérimentation de pesticides et d’herbicides naturels a débuté modestement en 2000 avant J.-C. dans le sud de la Mésopotamie, avec l’application de soufre en poudre sur les cultures maraîchères.

En 1550, un certain nombre de pesticides d’origine naturelle mais très toxiques étaient utilisés en Europe, notamment l’arsenic, le mercure et le plomb. Ces pesticides chimiques d’origine naturelle ont été largement utilisés jusqu’à ce que les premiers pesticides synthétisés en laboratoire soient mis au point, à partir des années 1940.

À partir des années 1950, de nouveaux pesticides synthétiques innovants ont été développés et testés en mettant progressivement l’accent sur la réduction de la toxicité chimique, du volume de pesticide nécessaire pour obtenir leur efficacité et un coût global pour l’agriculteur. Ces trois indicateurs de performance déterminants ont aidé les agriculteurs à produire davantage de cultures et à nourrir davantage de personnes et d’animaux à un coût moindre, permettant de réduire le recours au débroussaillage des terres.

L’application de pesticides sur les cultures agricoles a transformé les agriculteurs et ceux qui achètent les produits issus de l’agriculture. L’amélioration spectaculaire des rendements a permis de maintenir le coût réel des denrées alimentaires à un niveau nettement inférieur à celui qui aurait été atteint sans l’utilisation de pesticides.

L’utilisation moderne de fongicides aux États-Unis, par exemple, permet d’éviter entre 50 et 90 % des pertes de récoltes de fruits et légumes. À l’échelle mondiale, l’utilisation responsable des herbicides, insecticides et fongicides modernes permet d’éviter une perte de récolte annuelle moyenne d’environ 50 %.

En 2005, l’application de pesticides à l’échelle mondiale a permis d’éviter une perte de récoltes s’élevant à près d’un demi-billion de dollars. Avec les engrais et les équipements industriels modernes, les pesticides ont été et resteront partie intégrante de l’alimentation d’une civilisation humaine en pleine croissance.

L’application des pesticides ne se limite pas à l’agriculture intensive à grande échelle, car l’utilisation de pesticides naturels et synthétiques a également un rôle à jouer dans l’agriculture biologique.

Beaucoup trop nombreux sont ceux qui pensent que les aliments biologiques sont produits sans l’utilisation de pesticides. C’est faux. L’agriculture biologique est fortement dépendante d’un certain nombre de pesticides naturels qui sont au moins aussi toxiques, s’ils sont mal utilisés, que leurs homologues synthétiques.

Le sulfate de cuivre d’origine naturelle, par exemple, est largement utilisé dans la production biologique de raisins, de pommes de terre, de tomates, de pommes et d’autres fruits et légumes.

Au cours des cinq dernières décennies, les chercheurs ont travaillé avec diligence pour améliorer les avantages des pesticides, tout en réduisant les effets négatifs de leur utilisation.

Toutefois, il est toujours important de reconnaître que l’utilisation des pesticides modernes n’est pas sans risque. Lorsqu’ils sont utilisés de manière excessive et/ou incorrecte, les pesticides peuvent avoir un impact indésirable sur les plantes, les animaux et la santé humaine.

La bonne nouvelle, c’est que les chercheurs et les agriculteurs continuent à travailler sur des méthodes permettant de réduire la quantité de pesticides nécessaires pour protéger les cultures, grâce à des systèmes plus précis et plus efficaces de pulvérisation guidée par GPS et à des modes avancés de détection des parasites.

Ces deux méthodes permettent aux agriculteurs de lutter contre les petits parasites localisés avant que l’infection ou l’infestation ne se généralise.

Dans les décennies à venir, le rôle des cultures génétiquement modifiées (GM) dans la réduction de l’utilisation des pesticides va révolutionner l’agriculture. L’incorporation de gènes sélectionnés de lutte contre les infections et les infestations dans des cultures clés peut aider de nombreuses cultures agricoles à résister aux parasites et aux maladies, sans avoir recours à un traitement externe aux pesticides.

Aujourd’hui, les pesticides restent une protection très modeste mais solide contre les ravages de la nature qui, sinon, chercherait à dévorer ou à détruire les cultures, les matières premières et les animaux qui nourrissent l’humanité.

Leur utilisation a été l’une des rares technologies agricoles véritablement révolutionnaires qui ont contribué à notre situation actuelle d’abondance alimentaire.

Sur le web

Voir les commentaires (19)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (19)
  • Les avantages des pesticides de synthèse sont évidents..visibles ..

    les inconvénients possibles sont de trois ordres la « pollution » en tant que telle, l’impact sur les écosystèmes naturels, l’impact sur la santé humaine..

    Dans une optique de progrès conventionnelle, ces inconvénients quand ils existent sont à relativiser et à comparer à ce qui se passerait si on en utilisait pas.. avec le coté trivial qu’il serait sans doute nécessaire de cultiver plus de surface donc de réduire les surfaces naturelles restantes..

    Pourquoi l »e peuple » aurait il la légitimité a interdire les pesticides de synthèse? et selon quel moyen?

    si il existe un impact sur la santé humaine des non utilisateurs volontaires..clair… la modalité , régulation ou dédommagement.

    si il existe un impact sensible sur des écosystèmes qui sont vus comme un bien commun..

    A priori ça semble simple..ça ne l’est pas.. car tout est dans le clair et dans le sensible…

    tout le jeu des anti pesticides de synthèse est de monter en épingle des effets parfois juste hypothétiques …en omettant de rappeler les conséquences de l’alternative…

    Ils n’ont pas de solutions meilleures mais ils critiquent..et en plus ils s’en foutent, en ultime argument ils peuvent vous affirmer que la culture n’est pas vraiment nécessaire, n’a t on pas aussi convaincu les gens qu’ils surconsomment? n’ t on pas convaincu les gens que le prix de ce qu’ils achètent va essentiellement dans la poche de leclerc ou autre intermaché?

    l’alternative « renouvelable » pour l’énergie, c’est multiplier le prix par 2 ou 3 e ( je ne sais pas trop) t quelque chose comme 60% de consommation effaçable..;.alors si ça passe..YAKA faire pareil avec la nourriture..

    les gens ont avalé des conneries..sinon des absurdités..

    ils ont un autre atout.. tout comme ils peuvent attaquer de façon paradoxale la liberté économique en utilisant le capitalisme de connivence, ils peuvent dénoncer le « système agricole » qui est aussi for connivent…. certains problèmes ont été crées pas les subventions..

  • Il suffit de renommer les « pesticides de synthèse » « biocides chimiques » pour déclencher un réflexe pavlovien de rejet.

    Comme tout réflexe, il ne laisse aucune place à la réflexion, d’autant plus que l’image mentale de l’agriculteur bio, en Europe, est celle d’un petit fermier vivant frugalement en communion avec la nature et sans souci aucun de profit, tout en produisant abondamment fruits et légumes goûteux et nourrissants.

    Je me souviens de la tête effarée d’écolo-bobos découvrant une fromagerie « bio » , à l’opposé de leurs présupposés, toute en équipement industriels, blouses blanches, inox et carrelages immaculés – pas de patriarche barbu et sale, pas de chèvres gambadant joyeusement, rien que de l’industriel pur et dur ( et sûr )

    Et France 24 découvrant avec horreur, il y a deux ans, la réalité des productions agricoles bio, mais industrielles à grande échelle, en Espagne

  • Excellent article. Un peu de réalisme pour tenter de contrebalancer les torrents d’articles anti pesticides (de synthèse).

    • la vraie question elle est similaire au nucelaire..et à tous les dadas écolos..

      qu’est ce qui rend légitime une interdiction éventuelle des pesticides..

      l’appréciation de la nuisance..

      à mettre en parallèle avec la réintroduction du loup..clairement certaines nuisances imposées à autrui ne gênent pas beaucoup..

      petit à petit le domaine où les gens s’estiment légitimes à interdire des trucs s’aggrandit..

  • L’article le dit mais je pense qu’il faut le répéter. L’agriculture sans pesticides c’est 50 à 90% de pertes. Les promoteurs du bio qui prétendent faire du zéro pesticides sont des menteurs. Ou alors ils font la promotion de la misère. Dans ce cas ce sont des criminels.

    • bah on surconsomme qu’ils disent.. on gaspille qu’il disent..il leur suffit de convaincre le pékin de faire un lien…

      si on ajoute les idées stupides relatives à l’emploi..

      « ça va créer des emplois »..

      en effet …ramasser les doryphores à la main..

      les gens pensent des absurdités…et des contre vérités.. grosso modo la france de grand papa c’etait « mieux.. »

  • La mécanisation, la génétique, la chimie des phytos et des fertilisants ont permis, en un demi-siècle de diviser par trois la part alimentaire dans le budget des ménages. Personne ne se plaint de cette baisse. Mais maintenant, les ventres repus veulent forcer les agriculteurs à se passer de tous ces moyens, et revenir à des modes de culture du début du 20ème siècle sans vouloir se rendre compte que c’est économiquement impossible. Sans ces moyens précités, les rendements chutent, le nombre de travailleurs est devenu insuffisant pour se passer de la mécanisation et des herbicides, sans fongicides pas de récolte décimée par le mildiou (exemple des pommes de terre irlandaises de 1850).
    Bref, le consommateur français préfère la nourriture importée, produite dans des conditions chimiques interdites en France pour que la campagne française soit un espace de loisirs pour citadins, indemne de prétendue « pollution ».

  • J’eusse préféré le terme de « biocide ».
    « Pesticide » est un terme connoté, amplement utilisé par les écolos afin de diaboliser insecticides et herbicides…

    • biocide tueur de vie, pesticide tueur de vermine..
      chacun son opinion, mais si il faut jouer à la course à l’echalotte verbale avec des gens comme les écolos..on va courir vite!!!! connoter est leur spécialité.. les mots n’ont plus de sens mais des connotations..

    • Le grand prétexte des écolos est le danger pour la santé. En fait, comme pour les OGM, il n’y en a aucun! L’espérance de vie est passée de 65 ans en 1945 à 85 pour les femmes et 80 pour les hommes. Mes parents qui ont consommé des pesticides toute leur vie sont morts de cause naturelle à 93 ans! Alors pour un danger sanitaire il est plutôt bénéfique pour l’homme. Bizarrement tout ce que les écolos dénoncent est ainsi.

      • quand bien même…on n juge pas une chose en regardant juste d’hypothétiques problèmes..

        • « Mes parents qui ont consommé des pesticides toute leur vie  »
          Ils mettaient un peu de fruits et légumes avec?

    • « Biocide » est utilisé pour désigner des substance destinées à combattre les organismes nuisibles par une action chimique ou biologique, par exemple des produits de traitement des locaux d’élevage, de protection du bois, des désinfectants des insecticides ménagers…
      « Pesticide » est un anglicisme qui a réussi à rentrer dans le dictionnaire il y a 20 ou 30 ans… dont le terme exact est produit phytosanitaire ou phytopharmaceutique.
      Dans la réglementation de l’Union Européenne, ce terme regroupe l’ensemble des produits phytopharmaceutiques et des produits biocides.
      Quant aux produits phytopharmaceutiques ce sont des produits destinés, à protéger des végétaux ou des produits végétaux contre tout organisme nuisible (fongicides, insecticides…), assurer la conservation des produits végétaux (fongicides, insecticides…) ou détruire des végétaux indésirables (herbicides)

  • Alain Cohen-Dumouchel
    31 janvier 2021 at 17 h 31 min

    99,99% des pesticides que nous ingérons annuellement sont ceux contenus naturellement dans les plantes. Car toutes les plantes sécrètent des pesticides pour se défendre contre leurs prédateurs naturels.
    Ces pesticides naturels ne sont jamais testés par les contempteurs des pesticides de synthèse qui partent du principe que tout ce qui est naturel est bon (la Nature est bienveillante).
    Pourtant lorsque l’on applique les mêmes critères de test aux pesticides naturels qu’à ceux de synthèse (injection massive de la substance testée à des rongeurs) on s’aperçoit que nombre de pesticides naturels devraient être classés « cancérogènes ».
    Tout ceci pour dire que
    1) les méthodes actuelles de détermination de la dangerosité d’un produit sont au mieux imparfaites, au pire totalement fausses dans le cas pratique des faibles doses.
    2) vu les quantités infinitésimales de pesticides de synthèse qui parviennent dans nos assiettes, l’argument de la dangerosité spécifique des ces substances ne tient pas.

    • oui et non..à mon opinion,

      ce qu’il faut relativiser est l’importance des résidus de pesticides dans notre expositions à des composés chimiques potentiellement dangereux…

      on ne connait même pas l’impact global de l’expostion chimique globale sur les cancers ou autres maladies.. et les résidus chimiques sont une part faible…associés par ailleurs à des avantages certains!!

      c’est l’histoire des gens qui ont peur des résidus pesticides dans les cigarettes..ou l’alcool…

    • Sur une pomme, les chiffres (INRA si je me souviens bien) avaient été avancés de 1 % de pesticides artificiels, 99 % de naturels, sécrétés par la pomme elle-même dont 37 % ayant des propriétés cancérigènes mais à si faibles doses que le risque est minime.

  • Parler d’avantages est tres reducteur quand on voit les consequences sur le nombre de captages d’eau fermes pour pollution aux phytos!!!l’homme a peut etre profite d’une alimentation genereuse en quantite avec l’avenement de la chimie mais a perdu en qualite a cause des residus responsables de cancers d’infertilite((toutes les maladies en lien avec les perturbateurs endocriniens)…rien que dans mon canton 90 % des agris crevent de cancers lies aux phytos et c »est le CHU qui le dit.sur ce site qu’est contrepoints vous faites l’apologie de la chimie mais quand vous entamerez votre 1ere chimio vous aurez le verbe moins haut!tous les insecticides devraient etre interdits car par definition non selectifs et surtout les neonicotinoides du fait de leur remanence ….quand j’utilisais des produits phytos le jeune qui me les vendait,me les livraient ces produits et juste le fait de trimballer des bidons et des cartons dans sa voiture l’ont rendu sterile ,il n’avait pas 25 ans….les analyses du chu sont formelles c’est le cocktail de poisons qu’il a promene qui sont la cause….je sais que les interets economiques des firmes et des coops pour l’industrie chimique agricole permettent d’asservir les agriculteurs,de les rendre dependants mais un jour ils font comme moi,ils envoient balader tous ces dealers et se reapproprient leur independance!avec des collegues en bio nous relevons les defis de produire sans phytos des cultures tres sensibles aux ravageurs en utilisant l’agronomie les cultures associees etc…avec des resultats stupefiants comme des feveroles non bruchees et des colzas indemnes des attaques de meligethes…et des rendements tout a fait honorables mais surtout pour une agriculture durable….l’agriculture conventionnelle a dans sa majorite abandonne l’elevage,leurs sol s’en vont avec l’erosion et la fin des mines de phosphore et dé potasse qui approche va parachever son extinction….il restera des sols vides et morts…d’ailleurs pourquoi la france importe de plus en plus son alimentation?parce qu’aujourd’hui on produit des gros volumes de ble pour l’export ou pour l’ethanol des reservoirs de voitures pareil pour les betteraves sucrieres bien que la recolte soit 30%inferieure a la normale on ne manquera pas de sucre dans les supermarches!!!!ce sont les producteurs d’ethanol de betteraves qui font la tronche!!!!j’invite tous les lecteurs de cet article d’aller consulter les analyses d’eau du robinet pour qu’ils voient le cocktail de poisons qu’ils ingerent car le probleme n’est pas la quantite de chaque molecule mais l’effet cocktail…aujourd’hui tous les habitants de l’agglo du havre n’ont plus acces a l’eau potable mais comme aucun autre captage que celui d’yport ne peut fournir 15000m3 /jour l’ARS donne une derogation pour distribuer cette eau impropre…a qui le tour?

    • Mort de rire : « vous faites l’apologie de la chimie mais quand vous entamerez votre 1ere chimio… ».
      Heureusement que la chimie est là pour fabriquer la chimio qui a de plus en plus de chance de vous guérir de la plupart des cancers !

    • euh dans votre canton 90% des agriculteurs meurent de cancers liés aux phyto..
      maintenant on veut voir ça..

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Armand Paquereau.

Après le gel du printemps et les pluies diluviennes de l’été qui ont retardé, compliqué voire ruiné les récoltes de céréales et le mildiou qui a sévi dans les vignobles et les cultures de pommes de terre, la tavelure dans les vergers, il a bien compris que les agriculteurs avaient besoin que l’on s’occupe de leur moral.

Il a annoncé une enveloppe de 600 millions d’euros par an pour indemniser les agriculteurs victimes de catastrophes climatiques et les aider à s’assurer contre les risques moyens. Ces fonds... Poursuivre la lecture

Par Pascal Kleber.

L’enfer est pavé de bonnes intentions. Les croisades écologistes et antispécistes ne dérogent bien évidemment pas à la règle. Les exemples ont été nombreux ces dernières années : qu’ils aient comme sources des émissions grand public ou des groupes d’activistes, ils ne font que brouiller la réalité. En bout de chaîne, les consommateurs se retrouvent trop souvent incapables de faire le tri parmi les informations. Car si la démarche des lanceurs d’alerte semble souvent louable, les effets pervers sont nombreux : cela co... Poursuivre la lecture

Par André Heitz.

 

« Toutes les idéologies politiques qui ont voulu modifier le monde paysan ont échoué parce que le monde agricole ne peut être géré par des théories, il est régi par la réalité. »

Olivier de Kersauson

La pandémie a bon dos

Le 31 août 2021, le journal Le Monde, avec AFP, publiait dans sa rubrique « international » « L’état d’urgence alimentaire est déclaré au Sri Lanka, qui traverse une grave crise économique ».

En chapô :

En pleine vague de Covid-19 qui fait plus de 200 victim... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles