Crise sanitaire : retour sur des choix calamiteux

Comment dans cette crise, les médecins ont été écartés des traitements, eux qui peuvent permettre d'éviter en amont que l'hôpital ne soit saturé ?
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Crise sanitaire : retour sur des choix calamiteux

Publié le 5 avril 2021
- A +

Par Paul Touboul.

Quels enseignements tirer des comportements de notre monde contemporain lors de l’épidémie de coronavirus arrivée en Occident il y a plus d’un an maintenant ? À l’évidence, globalement, l’attitude face à la virose pilotée par l’action gouvernementale a montré chez nous des caractéristiques inédites.

Des débuts de crise très clivants

L’ambiance a été marquée par une dramatisation des faits cultivée à l’envi, une tonalité excessive associée à la délivrance d’informations, la volonté affichée par les médias d’imposer un point de vue, celui des autorités, dans un domaine pourtant matière à controverses médico-scientifiques, l’évolution rapide vers une politisation de la gestion de crise avec d’un côté la doxa dominante de plus en plus intransigeante et de l’autre une minorité de rebelles accusée ipso facto de complotisme.

Et l’on a même vu les médecins se séparer en deux camps, dont une partie, légitimiste dans la lignée des conseils de l’Ordre, appuyant haut et fort la politique gouvernementale.

Il y a eu au départ cette période de cafouillage où le pouvoir a paru dépassé par la déferlante Covid-19, d’où la panique créée par le débordement des services de réanimation dans les hôpitaux. Les critiques se sont alors multipliées, ciblant avec prédilection le manque de protection de la population due à la carence en masques et en tests de dépistage.

Mais la grande affaire à ce moment-là a été l’opposition au libre usage par les praticiens de l’association hydroxychloroquine-azithromycine comme traitement de la virose. La hargne avec laquelle ce bannissement a été maintenu par la suite contre toute évidence, alors que les preuves de son efficacité s’accumulaient, reste matière à interrogation.

La proposition de recourir en première intention à l’hydroxychloroquine pour traiter les sujets infectés semble avoir heurté les membres du conseil scientifique, d’autant qu’on avait affaire à une molécule, disons, ancienne et utilisée depuis plusieurs décennies dans la prévention du paludisme. Étant donné son innocuité, rien n’interdisait pourtant d’y recourir comme antiviral, une propriété qu’appuyaient nombre d’études.

Et là le couperet est tombé : il n’en était pas question, le produit n’ayant jamais fait l’objet d’évaluation contrôlée dans le traitement de la Covid-19. Entretemps le remdesivir, un antiviral de la firme Gilead, a émergé comme alternative. Et à son sujet, plus aucune réserve et une autorisation d’utilisation dans le cadre de l’épidémie délivrée par les autorités sans la moindre preuve d’efficacité anti-Covid tirée d’études préliminaires.

Des questionnements émergent

Alors qu’en conclure ?

1) l’exigence d’efficacité basée sur les preuves était en fait à géométrie variable ;

2) aux yeux des experts d’aujourd’hui, les vieux médicaments, même recyclés, sont censés ne pas tenir la route face à des produits marqués du sceau de la modernité ;

3) l’aspect financier peut être en cause comme facteur qui départage les deux options, celle retenue étant de loin la plus coûteuse ;

4) l’intéressement notoire de scientifiques, conseillers du gouvernement, dans les choix recommandés conduit à mettre en question leur indépendance ;

5) enfin les décisions gouvernementales en la matière n’échapperaient pas à l’influence de Big Pharma.

Traiter en amont n’a jamais été envisagé

L’opprobre sur l’hydroxychloroquine n’a jamais été levée en dépit d’une littérature sur le sujet de plus en plus abondante qui en attestait l’efficacité.

D’ailleurs les pays qui en faisaient un usage large comme en Afrique témoignaient, à l’encontre de la Covid-19, de bilans sanitaires des plus favorables.

Cet entêtement de nos gouvernants semblait pourtant bien ancré, se traduisant de leur part, à l’occasion d’interpellations sur la question, par le rejet désinvolte d’une option dont le sort était considéré comme réglé une fois pour toutes.

Et l’on a continué à faire la sourde oreille face à toute autre proposition de traitement d’attaque de la virose faisant appel à des produits existants qui avaient pu, en dehors de leur champ d’action habituel, montrer une réelle efficacité en la matière.

Mutisme sur la vitamine D pourtant d’un intérêt certain appuyé par plusieurs travaux probants. Dédain affiché à l’égard de l’ivermectine, médicament antiparasitaire, dont la revue de 27 études par le Dr Tess Lawrie, directrice d’une société de conseil en médecine basée sur les preuves, a montré qu’il réduisait de 83 % la mortalité due au Covid-19 et qu’en prophylaxie son efficacité était de 88 %.

Ce produit est d’ailleurs diffusé en Inde, au Mexique, et pour l’Europe en Slovaquie et en République tchèque. Pourquoi refuser tout traitement de la maladie à sa naissance alors que le passage aux formes plus graves expose au risque de perte de contrôle ? Le gouvernement a-t-il fait son deuil de l’approche traditionnelle des épidémies confiée d’abord aux médecins chargés de délivrer les premiers traitements ?

Les médecins laissés de côté en pleine crise sanitaire

Force est de constater l’exclusion des praticiens de tout traitement de la Covid-19. C’est une première, tant leur rôle restait jusqu’alors primordial dans l’administration des premiers soins. Et l’on doit s’interroger sur le pourquoi d’un choix aussi délibéré et maintenu farouchement jusqu’à maintenant.

Qu’est-ce qui dans cette épidémie, à la différence de toutes les autres dans le passé, a conduit à agir autrement et à court-circuiter l’étape initiale de toute maladie ?

On pouvait imaginer qu’à l’ère des dépistages à tout-va, les nouveaux contaminés seraient introduits au plus vite dans la chaîne de soins, à commencer bien sûr par le généraliste qui en est le premier maillon, qu’une surveillance serait mise en œuvre pour dépister un défaut d’oxygénation, prélude à aggravation, et qu’un traitement à visée antivirale, et dans certains cas anticoagulant, serait immédiatement mis en œuvre. Tuer le mal dans l’œuf, rien de plus logique. Et le concours des médecins de première ligne est, dans cette optique, essentielle.

Or rien de tel n’a eu lieu. Les praticiens ont été privés de leur rôle. Il a été clamé haut et fort que la maladie au début ne requérait pas de traitement spécifique. D’ailleurs aucun médicament n’était censé être d’une quelconque utilité en la matière. Cela a été dit et redit sur tous les tons et relayé sans modération par les médias. Il y a bien eu, dans la stratégie sanitaire, ce choix délibéré, un choix qui ne s’est jamais démenti avec le temps et qui, encore une fois, se démarquait des modes opératoires du passé.

Cela, à mon avis, a été lourd de conséquences. On s’est accoutumé à l’idée d’une maladie d’autant plus dangereuse qu’elle était imprévisible, sans reconnaitre qu’en fait elle était laissée libre d’évoluer à sa guise. En dernier ressort a été sortie du chapeau la vaccination avec des produits derniers-nés de l’ingénierie la plus avancée, option ultime qui ajoute à l’évidence de notre déroute.

Il est, encore maintenant, difficile d’appréhender la logique de la politique pratiquée. Pourquoi en fin de compte dépister intensivement si c’est pour rester les bras croisés et ne pas anticiper les évolutions compliquées ? Une prise en charge dès le début par un médecin armé d’outils efficaces parait aller de soi. Et ces outils existent, l’expérience accumulée depuis n’ayant fait que le confirmer.

Il y a un entêtement des autorités à persévérer dans un refus qui concourt à maintenir l’épidémie dans une tonalité tragique où s’inscrit notre impuissance. Cette option est associée à la mise sous cloche d’une population transie d’inquiétude. Il est certes nécessaire de surveiller l’épidémie, de comptabiliser les contaminés, en étant conscient que les chiffres délivrés sont certes liés à l’ampleur de la circulation virale mais qu’ils ont aussi, comme corollaire, une progression de l’immunité collective.

Ajouter au dépistage les soins actifs délivrés individuellement aux sujets infectés, lesquels auront été en plus isolés, et l’on a une vraie politique à opposer à l’épidémie et non pas une stratégie défensive basée sur l’évitement qui laisse toute latitude au virus d’imposer sa loi.

Le bilan à ce jour des mesures sanitaires est plus que jamais source d’interrogation. On garde l’image de gouvernants perpétuellement aux abois, dépassés par une virose toujours vivante en dépit de mesures draconiennes aux effets socio-économiques désastreux. L’impression a été que l’on n’a jamais eu la moindre maitrise sur le cours des choses mais plutôt que l’on s’en remettait à la bonne fortune, le tout associé à un autoritarisme et une intransigeance grandissant au fil du temps.

En plus d’être inefficace, la gestion de la crise n’a pas fait montre de ces traits qui sont la marque de pays confiants dans leur force. Le nôtre a révélé à cette occasion des lacunes profondes. Saura-t-on par la suite faire retour sur cette saga, se livrer à une analyse sans complaisance des errements et en tirer des enseignements pour l’avenir ? Vu le spectacle navrant délivré par nos élites pendant la crise, il est permis d’en douter.

 

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  • Comme bien des gens je porte un regard très critique sur la gestion de la pandémie, ce qui revient à dire que je ne comprends pas quelque chose qui échappe à tout bon sens. Une crise sanitaire, sociale, morale et économique est le signe d’ un pouvoir politique qui n’ a plus aucun pouvoir et qui témoigne même de sa parfaite vacuité. Le chef d’ orchestre est ailleurs, et nous ne sommes rien du tout au milieu de ce bazar, tout juste un troupeau de viande à tatouer, tondre et shooter pour quelques milliers d’ euros par semaine.

    • au contraire c’est un Etat qui a trop de pouvoir sur les gens et la société …qui en deviennent de bons petits moutons et courbent l’échine même si le maître fait défaut à tous les niveaux.

  • jacques lemiere
    5 avril 2021 at 8 h 28 min

    l’évaluation des médicaments repose sur des standards mais in fine vous avez une évaluation du bénéfice risque…qui elle ne peut échapper à la subjectivité..

    et on va répéter que ce qu’on a appris en matière de médecine basée sur la preuve , c’est que ce n’est pas l’affaire d’un prescripteur de juger de l’efficacité d’un médicament, on SAIT que ça foire….. autrement dit l’avis des médecins vaut quelque chose proche de zéro en la matière..

    alors proposez une alternative de validation… tapez sur la table et dites moi je vais faire mieux..

    ajoutons que souvent les médecins sont les premiers à se plaindre des mécanismes de marché.. ce sont souvent des collectivistes…qui se plaignent des effets du collectivisme. ce sera donc un mieux dans le collectivisme…ça promet.

    Par exemple vous devez aussi supprimer la notion d’exercice illégal de la médecine;.
    et le remplacer par le fait d’arborer sur sa porte « médecine reposant sur la preuve scientifique validée par tel organisme »..la liberté de soigner c’est ça..

    Sans controle de l’etat vous auriez d’ailleurs une « médecine alternative ».. des médecins soigneraient des gens avec des incantations vaudou.. et fondamentalement c’est un problème entre médecin et patient.

    il faut savoir ce qu’on veut..

    La pratique de la médecine moderne c’est comme vendre du bio, cela va avec le respect d’obligations somme toute simplement contractuelles.

    vous voulez l’etat quand ça vous arrange.

    • Je met rarement un moins mais là je suis obligé.
      Vous oubliez l’expérience professionnelle des médecins, ils sont sur le terrain, ils soignent comme ils pensent qu’il faut soigner. Et quand ils ne disposent de rien, ils cherchent.
      La pratique de la médecine moderne… C’est quoi ce bobard ?

      • Il parait que l’on va étendre la méthode aux incendies de forêt! Laisser bien prendre le feu, attendre qu’il s’étende attisé par le vent et ensuite envoyer les Canadairs!
        Comme pour le coronamachin, que des avantages! on va vendre des armadas de Canadairs et de camions de pompiers, ça va faire des emplois et en plus dégager des terrains pour implanter des panneaux solaires!
        On sait que ça marche pour la pratique moderne de la médecine, alors y a plus qu’à….

        • Euh, c’est pas ce qui se fait en Australie, sous la pression écolo-bobo-rupin?

          • Je ne sais pas, c’est loin l’Australie, et avec la folle qui veut interdire aux gosses de rêver de voler, on n’est pas près d’y aller voir!

            • Ce qui est bien avec cette méthode, c’est la destruction systèmatique de la biodiversite.

      • « La pratique de la médecine moderne… C’est quoi ce bobard ? »
        C’est interdire de prescrire et d’utiliser l’hydroxychloroquine et autoriser sans restriction l’homéopathie ( sous prétexte que si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal non plus!)

        • L’Ivermectine est moins dangereuse que le Doliprane.

          • Je ne dis pas le contraire, mais il y a sans doute d’autres médicaments ( que l’on n’a pas essayés contre le corona) qui auraient peut-être donné quelques résultats positifs.

      • jacques lemiere
        5 avril 2021 at 11 h 37 min

        la médecine moderne dite basée sur la preuve… qui ne vient pas tout à fait des ..médecins.. il y a d’autres médecines, et placebo oblige, la plupart « marchent »..en terme de satisfaction des malades.

        Moi je dis simplement foutez l’ état dehors..avec la conséquence que les crétins se soigneront comme ils veulent.

        nous assistons à des querelles dont la nature est essentiellement politique car systématiquement mal placée.

        On va résumer..
        En gros..on veut la liberté de prescrire…mais pas vraiment.. hein, en restant sérieux…on ne va pas autoriser n’importe qui à être médecin..

        Et le mot clef est l’autorisation de la pratique de la médecine… les médecins « modernes » demandent l’intervention de l’état.

        Et là problème, le professeur critique l’action de l’etat, mais réalité ,des instances d’autorisations officielles des médicaments et traitements.. mais d’une façon trop circonstancielle pour que ça soit « acceptable »…
        l’acceptation des traitements repose sur des procédures et certes de la subjectivité lors de l’evaluation du bénéfice risque..

        boutboul prétend critiquer l’etat…mais ce n’est pas ce qu’il doit faire.. il doit dire ce qui pèche dans les procédure et j’ai bien peur que ça se limite à mon avis est meilleur que le leur…

        raoult boutboul et beaucoup d’autes c’est jamais que c’est moi qui aie raison…ils ne sont pas constructifs si le système merde , on réforme. les PROCEDURES .. mais penser que le système ne peut fonctionner que si les gens qui le gère sur le moment sont plus lucides que les autres pose problème.

        ce système n’a pas pour but d’r éviter les foirage , « il a pour but pour définir les limites des responsabilités individuelles quand ça foire.

        • Que celui qui veut bouffer du Remdesévir en bouffe arrosé de Doliprane…
          Laissons les gens se responsabiliser. Sinon, il existe toujours des ponts, des trains, des camions, des rivières glaciales, des cordes, des couteaux de boucher, des sacs en plastique, des somnifères…
          Faut-il tout interdire sous prétexte d’accident?

      • L’expérience professionnelle des médecins ! Laissez moi rire, jaune !
        « Ils sont sur le terrain« …
        Le confinement vous empêche d’aller constater, au bord des routes, le nombre de banderoles « Plouletrou recrute deux médecins et un dentiste », banderoles qui persistent depuis des mois.
        Quant à soigner comme ils pensent devoir soigner, quelle différence avec gouverner comme il pense devoir gouverner, l’autre zouave ?
        La mise en place d’un système de certification indépendante et privée de la compétence est la seule manière que je voie de s’en sortir, la foi aveugle dans ce que raconte celui ou celle qui a le titre de médecin (ou de président, ou de ministre, …) est justement ce qui nous a conduit à l’impasse actuelle.

    • +1
      Un médecin isolé n’a pas assez de recul pour valider une thérapeutique. La plupart des médecins prescrivent une molécule sur des arguments triviaux, publicité, visiteuse médicale, petits cadeaux.
      Qu’ils lisent ‘prescrire’, qui a un biais collectiviste évident, mais c’est la seule référence en France. Au royaume des aveugles..
      Ps quant au monopole de la médecine aux médecins diplômé d’état, tout à fait d’accord.

    • @lemière, vous melangez cause et consequences et vous semblez souhaiter de vos voeux le pire des collectivisme. La medecine n’a pas besoin de vous, de l’ordre ni des bidules etatiques qui nuisent au contrat entre le medecin et son patient. C’est aussi con que de dire que la france ou le monde est liberal. C’est du copinage etatiste et corporatiste à tous les étages

      • jacques lemiere
        5 avril 2021 at 11 h 40 min

        pas DU TOUT…..
        je souhaite que les médecins qui prônent l’approche actuelle de la médecine se libèrent de l’etat. au risque de l’emergence de médecines farfelues..le marché tranchera.. .je veux la fin de la prétention à l’objectivité d’un concept de santé publique..

        • jacques lemiere
          5 avril 2021 at 11 h 58 min

          boutboul veut toujours la force de l’etat…il ne veut pas de marché de la santé..
          il est comme gay qui veut la main de l’etat pour assurer et exproprier des gens si besoin pour construire du nuc.

          en clair les deux affirment savoir ce qu’est l’interet publique mieux que les autres..

          • @lemiere c’est bien ce que je dis. Vous faites des proces d’intention. C’est article est parfaitement clair. De plus n’importe que medecin sait qu’il faut traiter tot une maladie pour eviter qu’elle n’evolue. Faire gober aux gens que c’est faux est clairement criminel. Il est vrai que la colchicine, l’ivermectine et autres derivés polycycliques n’ont fait l’objet d’aucune recherche. Demandez aux dermatologues et aux internistes. Il traitent depuis longtemps certaines pathologies auto immunes et inflammatoire avec des molecules tombées dans le domaine publique. Libre marché oui oui mais c’est bien sûr…
            C’est comme anoner betement antibiotiques = antibacteriens sans comprendre leur mode de fonctionnement. J’entends encore des medecins prescrire des antibiotiques pour eviter les « surinfection ». Il faut traiter tôt selon les données scientifiques par ailleurs largement disponible.

    • Un médecin (au sens « seul dans son coin ») n’a pas beaucoup plus d’expertise sur l’efficacité d’un médicament que son patient qui consulte Internet. Il pourra en revanche diagnostiquer la maladie, éviter au patient des erreurs grossières et prévenir le détournement des drogues (au sens large) à des usages non médicaux.

      En revanche si vous connaissez les simulations informatique de « jeu de la vie », vous constatez que des choix aléatoires peuvent aboutir à des structures ordonnées. Si vous connaissez le phénomène « open-source » et sa théorisation du « bazar » constructif, vous constatez que la créativité non dirigée mais régulée par l’échange peut être plus efficace que la création organisée par une structure pyramidale.

      Le secret dans tout ça : la communication, la liberté de choix et la pertinence du choix. A comparer à la propagande, le dirigisme et les choix biaisés par de multiples considérations externes (honorables ou pas).

      J’aime bien faire référence à la potion magique du druide marseillais sous le terme de « quinine ». Elle a été utilisée depuis des siècles par les indiens de Andes car ils ont constaté ses propriétés antipyrétique. Difficile de juger rapidement de la pertinence d’un remède traditionnel dans une maladie peu connue, mais ce n’est pas le Dr Folamour qui a découvert les vertus médicinales de certaines plantes dont une grande partie de la pharmacopée est issue.

      • jacques lemiere
        5 avril 2021 at 11 h 47 min

        non..ambiguïté sur ce qu’est un médecin…
        un médecin en france obeit à certaines règles..

        les débats ici la notion de santé publique..
        le rapport de l’etat et de la médecine moderne… choix POLITIQUE.

        et un débat interne sur les procédures de validation des traitements..

        • « La médecine moderne »

          Il y a toujours un sens implicite de supériorité, imposé sans discussion par l’utilisation de l’adjectif « moderne ». Or si je crois globalement en la modernité, il faut aussi admettre qu’elle implique un faible retour d’expérience et qu’il ne peut y avoir de supériorité implicite dans chaque cas particulier.

          Dérive sémantique qui va de pair avec l’arrogance des « sachants » (n’en déplaise au Huffpost) et passe presque toujours inaperçue.

          • @alan bien d’accord. Ce modernisme est un fourre tout. C’est bien grâce aux techniques modernes qu’on a pu decouvrir les secrets bio moleculaires de molecules anciennes.

            • Une des choses positives dans une situation épidémique tout à fait nouvelle est justement la communication qu’ont fait les médecins, notamment généralistes, entre eux, ne supportant plus de laisser leurs patients sans soins, apparemment aidés par la « révolte » du Pr Raoult. Ils ont commencé à traiter certes à un moment où la cinétique de l’épidémie en France commençait à évoluer favorablement, mais l’analyse des chiffres pourrait montrer une accélération des progrès par rapport à la courbe initiale.
              La quantité de données apportées et échangées en moins d’une année tant en virologie, épidémiologie, réanimation que clinique est absolument colossale (on parle de 900 publications par jour à un certain moment de l’épidémie).

  • Laurent Lenormand
    5 avril 2021 at 9 h 01 min

    L’article pointe le doigt sur le cœur nucléaire du « scandale Covid »: le blocage forcené de tout traitement en phase précoce. Hydroxychloroquine, ivermectine, artemisinine, vitamines D et C en injection… tous ces produits ont été interdits, toutes ces pistes ont été délibérément fermées.
    Il y a derrière, à l’évidence, des enjeux financiers gigantesques. Le Covid est l’affaire du siècle pour l’industrie pharmaceutique. La facilité avec laquelle des produits sans intérêt (remdesivir, bamla-machin…) ont été autorisés et achetés en grande quantité est une preuve supplémentaire, mais le Big Money est évidemment les vaccins. Il ne fallait pas que quoi que ce soit vienne entraver le mantra « seul le vaccin nous sauvera », qui a été martelé depuis le tout début.
    Au-delà de la corruption généralisée par Big Pharma, il y a la complicité active de l’industrie médiatique et des majors de la Silicon Valley, qui ont massivement contribué à faire taire les opposants.
    Si on regarde l’image d’ensemble, une seule conclusion s’impose : le Covid est une gigantesque opération de prise de contrôle, à l’échelle mondiale, par une oligarchie politico-financière, en même temps qu’une aubaine extraordinaire, génératrice de profits colossaux.

    • Seul le vaccin vous sauvera…. On peut même se demander si le vaccin contre la grippe a sauvé une personne dans le monde.
      Grosso modo ce genre de vaccin est équivalent à tirer à pile ou face, ce virus mutant 50 fois par an… Face tu perd pile il gagne ?

    • Je ne suis même pas sûr qu’il s’agisse d’une manœuvre de nos politiques avec le big pharma. Cela nécessiterait une intelligence et une anticipation que nos gouvernants n’ont pas.

      Je pense plutôt qu’à partir du moment où l’Etat a décidé qu’il s’occupait d’une chose et qu’il était « forcement » le seul à en avoir les « compétences », il empêcherait n’importe quel autre acteur d’intervenir sur le sujet, ne serait-ce que pour ne pas prendre le risque de démontrer que l’Etat est inefficace et qu’on peut faire mieux sans lui!
      C’est là une chose insupportable pour n’importe qui se pensant incontournable et indispensable.

    • Le vaccin est une bonne affaire pour Big Pharma. Mais pourquoi le gouvernement nous pousse-t-il à nous faire vacciner? Quel est son intérêt? Des rétrocommissions? Y a-t-il quelque chose dans le vaccin qui permet au gouvernement de mieux nous contrôler? On ne nous dit probablement pas tout.

      • jacques lemiere
        5 avril 2021 at 11 h 53 min

        les maladies en général sont une « bonne affaire » pour « big pharma »..

        euh…. l’intervention de l’etat que beaucoup semble accepter signifie qu’il ya nécessairement des formes de « retributions. »..
        ne serait ce que des postes de bureaucrates!

        vous voulez la liberté ,vous ne voulez pas de retrocommissions aux politiques; dites état bas les pattes de la santé publique.! ..

        avec les conséquences..
        marché de la santé ..

    • @Laurent Lenormand = + 1000 ! d’emblée ! vous tout pigé !

  • Excellent résumé de la situation.
    De l’intérieur du milieu hospitalier, ce que j’en vois c’est : ne soignons pas, laissons le maximum de personnes se dégrader afin de remplir nos réas. C’est un parfait moyen de pression pour obtenir des crédits pour des lits et du personnel. En gros, la santé de la population ne compte pas : le plus important, ce sont les moyens alloués à l’hôpital. Celui-ci profite de cette crise pour obtenir ce qu’il réclame sans succès depuis des années. Et c’est immonde !!!

    • @Buckaroo : c’est exactement ça. C’est même criminel. La « santé collective » est la resultante de choix individuels. Pas un bidule manipulable à des fins electoralistes. Dans l’histoire de la medecine, aucun traitement n’a été inventé par le « collectif ».

    • J’ai du mal à imaginer un médecin laisser volontairement l’état d’un patient se dégrader, à moins d’être un individu complètement amoral, païen, dénué de tout scrupule. On trouve sans doute des gens comme ça parmi les médecins mais je ne peux pas croire qu’ils soient nombreux.

      • Si vous relisez mon commentaire, vous verrez que je ne parle pas de médecins…
        Nos hôpitaux sont gérés par des bureaucrates, ne l’oubliez pas. Les décisionnaires ne sont plus les médecins aujourd’hui. Toute la politique hospitalière est menée par de purs administratifs, notamment ceux qui ont fait l’EHESP, cette ignominie rennaise !

  • Elle a été bien récompensée, conseil d’état, présidente unitaid et même un truc dans un théâtre subventionné…. Buzyn, vice présidente à L’oms…. Le vice rapporte énormément… Y a que bachelot qui n’a rien palpé, seulement une voie de garage pour qu’elle se taise.

  • Je ne ferais aucune confiance en l’avis d’un cardiologue qui qui ne connait rien ou pas grand chose à l’HCQ et l’Ivermectine…Les seuls pays à s’en être sortis sont des « habitués » à ces SRAS…La COVID aura tout du moins permis de voire le poids du conspirationnisme basé sur l’ignorance dans ce pays..Terrible…

    • @sainté. Sophisme de mauvaise qualité. C’est probablement pour cela que l’inde n’a que 195k deces sur une population de 1,3 milliards et c’est egalement pour cela que la chine a utilisé des le debut la quercetine et la chloroquine en nous vendant l’enfermisme et le contact tracing…vous êtes bien aveugle.

      • Et que la Creuse ou le Finistère s’en sortent 10 fois mieux que la Seine-Saint-Denis ? Vous ne voyez que ce qui vous arrange, autre type d’aveuglement, bien dangereux.

        • Et le Bangladesh 10x mieux que la Creuse ne vous interroge pas?

          • L’âge moyen de la population et sa maigreur au Bangladesh étaient proverbiaux dans ma jeunesse. Mais si vous pouvez montrer qu’ils ne peuvent suffire à expliquer les différences, et qu’un autre facteur explique à la fois les différences entre le 23 et le 93 et celles entre le Bangladesh et le 23, je serai intéressé par votre analyse.

            • 10x- là ou ici, c’est peut-être tiré par les cheveux.
              mais alors, pour quelle raison, la Norvège fait elle seulement 2x moins bien que le Bangladesh, restant à la hauteur de l?inde,

              • Mais alors, pour quelle raison, la Norvège fait elle seulement 2x moins bien que le Bangladesh, pour le moment, restant à la hauteur de l’Inde, la Finlande talonnant la Norvège, alors que ces pays cèdent aux délires sanitaires de l’UE?

                C’est possible, ils le font. Les Français sont-ils trop bêtes pour comprendre?
                En tout cas, « l’élite » politico-sanitaire est dépassée, incapable.

  • En effet on a du mal à imaginer un médecin dans cette dérive et pourtant,l’APHP est un système sinon une machine infernale,refus de traitement précoce,combien de témoignages de soignants relatant que bien des patients sont en réa alors qui’ls pourraient être en chambre sous oxygène,le mépris de ces médecins vis à vis de leurs confrères de ville ou de cliniques privées,quid de cette fameuse prime COVID à l’hospitalisation?Quel journaliste osera poser la question à Hirsch par exemple le fameux directeur de l’APHP?

  • Lucentis a été optimisé pour une injection dans l’oeil, la taille/poids de la substance active est bien différente de celle d’Avastin. En conséquence il y a beaucoup plus d’effets indésirables après l’injection sans compter les risques d’infection liés à la manipulation d’Avastin, il faut prélever une petite quantité. Enfin Lucentis a été approuvé dans l’indication sur l’oeil au contraire d’Avastin pour d’autres indications. Utiliser l’un non autorisé et en modifiant sa concentration et son lieu d’injection pour faire des économies mais en augmentant les risques pour les patients et en plus en condamnant les 2 laboratoires (en Italie) c’est le comble du comble

  • Cet article dit exactement ce que je pense sur la gestion de cette pandémie et les traitements possibles mais ignorés.
    Reste à expliquer le pourquoi du comment du changement de classe (en vénéneux) de l’hydroxychloroquine, demandée en octobre 2019 et obtenue en janvier 2020.
    Soit avant la découverte officielle de ce virus. Et là, on tombe forcément dans ce que certains appellent complotisme.
    Rappelons que l’hcq avait été déclarée utile dans le traitement précoce des coronavirus par l’OMS en 2002

    • Le fait que l’HCQ ait changé de catégorie n’a pas de rapport avec l’épidémie de COVID-19. Il n’est pas non plus totalement illégitime qu’il rentre dans une catégorie plus surveillée au plan réglementaire et toxicologique. Le gros de la question est surtout l’arrivée prochaine ou en cours d’une nouvelle molécule de type anticorps monoclonal dans le cadre des pathologies inflammatoires où la prescription d’HCQ est vraiment reine.

  • C’est quoi ce délire truffé d’âneries. Tout cela sent la naphtaline. Moins de morys en Afrique, rien à voir avec la chloroquine, c’est la pyramide des âges de la population, ivermective en Inde, et l’épidémie est en plein développement… C’est vrai les chiffres doivent être faux… Tous faux évidemment… C’est bizarre, même les chinois s’en sortent mieux que tous et dans ces vieux médocs, très utiles mais pas la covid… Alors cet expert de pacotille fait sourire… de tristesse et c’était mieux d’aller se faire vacciner. Lamentable tout cela. Le libéralisme chez contrepoints, c’est le complotiste ridicule.

    • Ben oui, mais Contrepoints, comme les autres, est submergé par les lecteurs qui ne veulent entendre que ce qui confirme leur opinion gratuite et établie a priori.

    • On n’a pas besoin d’aller aussi loin que l’Afrique. On regarde le pourcentage de décès à Paris et à Marseille pour se faire une opinion. Au passage, les stats sur le COVID font un peu tache quant au bilan et à la réputation de certains hôpitaux parisiens.

  • Mon sentiment exactement. Merci pour votre article!

  • C’est déjà très complotiste !

  • J’ai peut-être manqué quelque chose, mais je n’ai pas trouvé trace dans les médias d’une étude conduite « dans les règles de l’art » (double aveugle randomisé) prouvant que l’association hydroxychloroquine-azithromycine fait mieux qu’un placebo. Elle fait peut-être mieux que rien, mais si elle ne fait pas mieux qu’un placebo, on peut se demander si, faute d’autre chose, il ne serait pas préférable d’administrer ce dernier.

  • Bravo pour ce constat objectif et accablant.
    Après plus d’un an, on en est toujours au même point, à patienter encore quelques « semaines qui seront déterminantes », à s’entendre dire que nous sommes sur une « ligne de crête ».
    Ce gouvernement n’est pas compétent, c’est une évidence mais on peut se demander ce qui anime réellement les autorités médicales.
    Pourquoi ce silence de la médecine libérale?
    Tous n’ont pas à craindre les foudres du Conseil de l’Ordre.
    Beaucoup de médecins généralistes sont proches de la retraite et ne risquent plus rien.
    Cette période laissera un champ de ruines économiques mais aussi morales.
    Combien de corruptions, de compromissions, de lâchetés ?

  • Les commentaires sont fermés.

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