Le couvre-feu, symbole d’un pouvoir politique hors contrôle

La décision importante d'instaurer un couvre-feu concernant toute la population a été prise au doigt mouillé. Ce constat rend cette mesure draconienne et liberticide encore plus inacceptable.
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Le couvre-feu, symbole d’un pouvoir politique hors contrôle

Publié le 30 avril 2021
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Par Finn Andreen.

Même ceux qui approuvent la gestion gouvernementale de la pandémie sont certainement en train d’attendre, avec une impatience printanière, la levée des restrictions sanitaires qui accablent les Français depuis plusieurs mois.

Mais ni Élisabeth Borne, la ministre du Travail, ni Emmanuel Macron lui-même, vers lequel tous les regards se tournent, n’ont pour le moment voulu confirmer que le couvre-feu sera bientôt abrogé (il semble que cela le soit définitivement le 30 juin 2021).

Le couvre-feu que subit la France depuis des mois rappelle forcément la guerre, ou du moins devrait le faire, même pour la majorité ne l’ayant jamais vécue. Cependant, le couvre-feu imposé le 21 août 1944 par l’occupant allemand alors que les alliés étaient en train de libérer Paris, a été moins strict que celui imposé par le gouvernement français aujourd’hui :

De plus, le couvre-feu n’est traditionnellement pas une méthode utilisée pour protéger la population en temps de paix, mais pour laisser le champ libre aux autorités en temps de guerre ou d’insurrection.

L’exécutif est encore une fois décrédibilisé par ce décret de couvre-feu car assez peu d’efforts sont faits pour qu’il soit respecté. Par exemple, il n’y a pas de patrouilles qui circulent la nuit pour s’assurer que les rues sont vides.

Pourtant, Macron a déclaré en mars 2020 que le pays était en guerre contre le coronavirus. Dans ce cas, c’est bien une drôle de guerre : cette fois l’ennemi est un virus et l’armée française a été très peu mobilisée pour lutter contre la pandémie, contrairement à ce qui a été le cas dans plusieurs autres pays, par exemple en Russie et en Chine.

Ceci est du domaine de la farce, ou plutôt de la tragédie. Car outre les références martiales, le couvre-feu rappelle aussi l’incompétence et la négligence du gouvernement dans la gestion de la pandémie depuis février 2020.

Lorsque le couvre-feu a été déclaré fin 2020, il n’y avait pas de données prouvant qu’il serait efficace contre la pandémie. Et quand celle-ci sera derrière nous, il sera évidemment difficile d’attribuer spécifiquement au couvre-feu, aussi respecté (ou pas) soit-il, une quelconque relation de cause à effet avec le taux d’incidence du Coronavirus.

Il semble donc qu’une décision aussi importante qu’un couvre-feu impliquant toute la population française ait été prise plus ou moins au doigt mouillé. Ce constat rend cette mesure draconienne et liberticide encore plus inacceptable.

Les libéraux ne cessent de répéter depuis un siècle et demi, avec un succès malheureusement assez limité, qu’il est nécessaire de comprendre les conséquences involontaires de chaque décision étatique supposée régler un problème.

Le couvre-feu est l’une des mesures les plus oppressantes qu’ait jamais connue la France. Il a été décrété par l’exécutif, sans aucun débat, ni avec le Parlement, ni avec les spécialistes. Cette mesure n’a évidemment pas non plus été votée par les Français, alors qu’elle a un impact significatif sur leur vie quotidienne, bien que la France soit, nominalement au moins, une démocratie.

Mais les démocraties ne pas sont des régimes politiques stables, contrairement à ce que pensait Francis Fukuyama quand il a évoqué la fin de l’Histoire. Elles tendent en permanence vers l’oligarchie, comme l’a énoncé Robert Michels. Ceci est particulièrement vrai pour les régimes présidentiels.

La légèreté avec laquelle les libertés individuelles des Français ont été sacrifiées montre pour la énième fois qu’un tel pouvoir de décision ne devrait jamais être concentré sur un petit groupe de personnes. Il s’agit d’abord d’un problème de système politique, puis d’un problème de personnes.

Cette conclusion est importante, car nous entendons souvent : « si seulement Untel était au pouvoir ! » C’est le pouvoir politique lui-même, si souvent néfaste pour la société, qui doit être contraint de se retirer du devant de la scène sociale et économique, car il empêche beaucoup d’acteurs de jouer leur rôle naturel dans le pays. Une pensée ici pour les entreprises

En fait, le couvre-feu et autres décrets supposés nécessaires pour lutter contre la pandémie sont surtout le fruit de calculs politiques, de politiciens et hauts fonctionnaires ayant surtout à l’esprit leur réélection et leur carrière. C’est la logique tout à fait naturelle selon laquelle éviter un échec électoral ou manquer une promotion sont plus importants que le bien-être de la société française.

Dans une crise, toute autre chose égale par ailleurs, le politicien et le haut fonctionnaire préfèrent donc toujours agir plutôt que ne pas agir. Aussi nuisibles que soient leurs actions, ils n’en sont généralement pas tenus pour responsables et peuvent alors se présenter comme héroïquement fermes et déterminés en temps de guerre. Il faut montrer que quelque chose a été tenté.

Même s’ils pourraient être accusés d’incompétence par l’opinion publique, ils pourraient moins facilement être accusés d’indifférence ou de négligence par celle-ci.

La gestion de la pandémie par le gouvernement français laissera sur le long terme un grand désarroi chez des millions de Français, des séquelles psychologiques, des augmentations des cancers et autres maladies n’ayant pas pu être dépistés et traités à temps.

Le couvre-feu est un exemple de plus de la rapide dégradation de la liberté individuelle en France, comme ailleurs dans le monde occidental pendant la pandémie.

Alors que l’État parvient à peine en période normale à assurer le régalien et la santé dans une des sociétés les plus taxées au monde, en période de crise il s’en prend à la liberté individuelle. Le pouvoir politique est clairement hors de contrôle, ce qui est inacceptable dans une démocratie représentative.

Benjamin Constant avait déjà compris les conditions sine qua non pour le bon  fonctionnement d’un système représentatif :

Les peuples qui, dans le but de jouir de la liberté qui leur convient, recourent au système représentatif, doivent exercer une surveillance active et constante sur leurs représentants, et se réserver, à des époques qui ne soient pas séparées par de trop longs intervalles, le droit de les écarter s’ils ont trompé leurs vœux, et de révoquer les pouvoirs dont ils auraient abusé.

Les élections arrivent, régionales d’abord, puis présidentielle et parlementaires. Les Français auront alors la possibilité de donner leur soutien à la politique sanitaire liberticide de leurs représentants, symbolisée par l’outrance du couvre-feu actuel. Une autre option consiste à suivre le conseil de Benjamin Constant et d’utiliser les urnes pour révoquer les pouvoirs de ceux qui en ont abusé.

 

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  • jacques lemiere
    30 avril 2021 at 6 h 34 min

    interdire les gens de sortir de chez eux par un gouvernement supposé démocratiquement représentatif a quelque chose de curieux…

    on peut comprendre une personne qui vous suggère de ne pas le faire, en expliquant pourquoi.. mais ça…

    mais bon isolez votre maison, n’achetez plus de voitures à moteur thermique , isolez votre maison. changez de chaudière .etc…. car vous le voulez… ben si , vous nous avez élus…

  • Hendrik Streeck , directeur de l’institut de virologie de l’hôpital de Bonn :  » le taux de mortalité lié au covid est en réalité beaucoup plus faible qu’il n’est dit ; il faut arrêté de dramatiser et retourner à une vie normale  » ; des paroles saines dans un corps sain …voilà , voilà , voilà …

    • Et la vie normale, c’est négliger la performance du système de santé, se moquer de l’hygiène, faire payer les riches et laisser crever les vieux. On comprend que certains en aient la nostalgie.

      • Je ne suis pas certain de comprendre votre point …

        • Oui, le couvre-feu commence à avoir de sérieux effets sur certains commentateurs…

        • Je ne suis pas certain de m’être bien expliqué, mais il me semble que pour beaucoup, les avantages de la vie normale sont de pouvoir faire comme si le risque n’existait pas et de le défier ouvertement plutôt que de se comporter avec un minimum de bon sens et de couper ainsi l’herbe sous le pied aux directives gouvernementales. Un minimum de bons sens qui ne coûte quasiment rien et qui n’a rien à voir avec les couvre-feux, confinements, masques seul en plein vent, mais rien à voir non plus avec les « Bisons-nous Folleville » que certains avancent comme les joies de la vie « normale ». Ca vous embête de ne pas garder les mains sales comme avant ? Eh bien faites un effort, parce que si le credo du libéralisme est de pouvoir garder les mains sales en toute liberté, il est condamné à rester marginal…

          • Viviez vous, avant le COVID et les confinement, comme si ebola, la peste, les maladies cardiovasculaires, le SIDA etc. n’existaient pas, en cherchant globalement une vie plutôt saine et une exposition limitée aux situations vraiment problématique. Ou alors aviez vous construit tous vos comportement autour de l’évitement de ces problèmes ? Si vous choisissez la réponse 1 (le plus probable en toute honnêteté) pourquoi pour une maladie bien moins dangereuse devriez vous changer totalement votre vie ?

            • Je choisis en effet la réponse 1, mais d’une part je me permets de ne pas vous faire confiance quand vous affirmez que le covid est bien moins dangereux que, mettons, le sida, et d’autre part je me tue à expliquer que je ne défends que des changements ultra-mineurs mais effectifs à la vie de chacun.
              La recherche d’une exposition limitée aux situations vraiment problématiques, ne voyez-vous pas que les défenseurs du retour à la vie d’avant la rendent impossible, en rejetant et moquant ceux qui s’y livrent ?

        • J’ajoute que la vie d’avant s’est montrée ultra-vulnérable à la combinaison covid-action étatique. Le retour à cette vulnérabilité N’EST PAS SOUHAITABLE à mon avis.

      • jacques lemiere
        1 mai 2021 at 16 h 07 min

        en fait, michel n’a pas tort…d’abord, le virologue s’exprime mal… et il dépasse le domaine de la science…

        il aurait du dire…justement, moi je suis virologue je peux vous estimer un taux de mortalité, vous donner les populations les plus à risque, je peux même essayer de prévoir la dynamique de l’épidémie……

        il aurait du dire retirer la science ne peut pas vous dire grave ou pas…la science ne peut pas vous dire ayez peur ou pas… le rôle de la science n’est pas de conseiller… ce sont les scientifiques qui poussent à l’action politique qu’il aurait du « rappeler à l’ordre »…

        mais quand il ya une simple grippe et que les gens sont au courant, des tas de gens modifient leur comportement pour deiverses raisons ,; avec le covid pareil… donc la question n’est pas de retourner à la normale mais de rendre la gestion de leur santé aux individus..le covid existe, envoie des gens à l’hosto…les gens le savent..

        un virologue n’est pas plus que n’importe qui capable de savoir si empêcher les hosto d’etre débordés justifie de ruiner des tas de gens..
        tout comme d’aillerus aucun scientifique ne peut savoir si x morts de moins sur la route justifie dé passer de 90 à 80 km::h sur la route..

        certes on peut d’amuser à calculer le « prix » d’une diminution de l’espérance de vie d’une personne.. on peut ajouter pour la collectivité… sauf que c’est con, arbitraire et dangereux…

        • jacques lemiere
          1 mai 2021 at 16 h 13 min

          si vous voulez un scientifique peut vous dire.. nous avons constaté ‘espreancede vie des tabagique est de x années de moins que les non tabagiques..

          il ne peut pas vous dire il faut interdire de fumer pour ne pas déborder les centre anticancers..

          et point bare… c’est pas de la science..c’est de la politique et j’aouterais de l’utilitarisme.. ça réduit les gens à l’etat de bétail..

          voila le parallèle…

          • jacques lemiere
            1 mai 2021 at 16 h 26 min

            alors il y a un paradoxe…

            c’est l’argument » il faut empêcher le naufrage du système de santé »..

            parce que avec le covid ce système n’existe plus ou est mis tète par dessus pied.. , la logique de la quasi criminalisation des comportements pouvant transmettre le covid devrait aboutir à la conclusion que les gens qui choppent le covid « par négligence » devraient être refoulés pour laisser le fonctionnement « normal » des hôpitaux…

            ce n’est pas cohérent avec le fait que les patients du covid sont prioritaires..

            on peut comprendre la rage d’une personne comme Michel , si j’ai bien compris, qui FINANCE un hôpital public et qui voit un zozo qui s’amuse à lécher les poignées de porte dans les supermarchés lui interdire de fait de pouvoir utiliser un truc qu’il finance..!!!

            tout le monde n’est pas égal au moment de PAYER pour l’hopital…

            ceux qui payent pour les autres peuvent râler au moment de payer pour des cons..

            tant que l’hopital sera public…

            • jacques lemiere
              1 mai 2021 at 16 h 29 min

              faut pas mélanger les problèmes, l’hopital public EST un problème… sa collectivisation incite fortement à une normalisation forcée des comportements, l’objectif de réduction des couts incitent à interdire TOUT ce qui à impact sur la santé…

              para ailleurs il y a le covid… sa mortalité..etc,

    • contrôler les élus et le gouvernement tout au long de leurs mandats respectifs, voilà une partie de la solution !
      Si on ne les prend pas sur le fait les mains dans le pot de confiture, ce n’est plus la peine de courir après eux

      • Un référendum ? Et alors? Ils n’en auront que faire! Des manifestations initialement pacifiques ? Hop on envoie l’armée avec des flash ball. La seule chose paradoxale c’est le laxisme général de l’état vis-à-vis de ce qu’il se passe dans certaines banlieues. Des généraux à la retraite qui font un constat là dessus et tentent de prévoir ce qu’il se passera si rien ne change ? Des putschistes nous dit-on.

      • Il faut surtout leur interdire les décisions autres que de « gestion au jour le jour ». Il n’y a pas tant de VRAIS motifs de législation, et ceux là devraient exclusivement être traités par référendum. Et l’administration qui exécute tout cela ne devrait pas être permanente et remplie de permanents, mais de contractuels avec des contrats « de mission » (étant payés sur la réussite d’un élément particulier, ils auront réellement intérêt à être efficaces : le montant encaissé sera le même si le problème est réglé en 2 mois ou en 6 ans, mais s’il est réglé en 2 mois ils peuvent ensuite travailler sur autre chose !).

  • Pour réduire les contacts il fallait élargir et non pas restreindre les horaires. Ca ne me dérange pas d’aller faire mes courses à 22 heures et de laisser le créneau 18 /19 h à ceux qui ont d’autres contraintes.
    Obliger les gens à rester chez eux à 19 h est une honte absolue. C’est un confinement pour les gens qui travaillent la journée et c’est une brimade totalement inutile. Tout ça parce que je ne sais plus qui a dénoncé « l’effet apéro » dénonçant les « jeunes qui prenaient des bières dans la rue ». Oulala quel scandale. En revanche dans le TGV, toutes les places sont vendues et vous pouvez passer 4 heures enfermé avec 60 personnes. Mais dans certaines gares, après une belle journée de boulot, si vous arrivez à 19 h 10, plus moyen d’acheter la moindre bouteille d’eau et ne parlons même pas d’un sandwich même s’il vous reste 4 heures de trajet avant d’arriver chez vous. En France en 2021 c’est normal. Et c’est censé bloquer la pandémie.
    Le problème n’est pas l’absence de contrôle : qui a envie d’être dans la rue à 22 h dans cette ambiance glauque de fin du monde.
    Le cadeau des « 21 h » prévu pour le 19 mai (histoire de ne surtout pas inclure le we de l’Ascension) est insupportable. On nous donne le susucre petit à petit… Si on est sage.
    J’éprouve un sentiment de malaise grandissant devant cet amoncellement de mesures idiotes et notre impuissance à pouvoir faire quelque chose.

    • Tellement d’accord, sur tous les points.

    • Mais voyons, c’est d’une lumineuse évidence : couvre-feu à 19h pour lutter contre « l’effet apéro », donc les magasins ferment tous à 18h45, donc donc les gens rentrent sagement chez eux, non…?
      Il faudrait être pervers pour s’imaginer que les gens iraient tous s’entasser dans les magasins entre la fin du boulot et le début du couvre feu pour faire leurs courses… ou alors peut-être juste connecté à la vie réelle…?

    • Il reste une solution : éliminer le bulletin en marche et en mettre un autre au hasard dans l’urne en juin prochain et surtout l’année prochaine.

  • Pour éviter que les gens s’entassent, il faut non pas restreindre mais étendre les horaires. Ca ne me dérange pas de faire mes courses à 22 h et de laisser le créneau 18/19 h à ceux qui ont d’autres contraintes.
    Ce couvre-feu à 19 h est une honte, une brimade inutile et contre-productive. Et le cadeau « 21 h » prévu pour le 19 mai, je crois que c’est pire. Pourquoi 21 h ? On attrape le covid entre 21 et 23 h ? On nous donne le sususcre petit à petit si on est sage.
    Et je crois que dans le malaise que j’éprouve, le pire, c’est de voir tous ces gens qui en réclament encore. Qui ont trouvé un sens à leur existence en montrant du doigt les égoïstes qui refusent de vivre muselés ou comme des taupes.

    • Désolée pour le doublon, je croyais que mon premier message n’était pas passé.

    • en 1940, combien ont trouvé du sens à leur existence en dénonçant à la Kommandatur (enfin quelqu’un qui les écoutait) ?

    • « Et je crois que dans le malaise que j’éprouve, le pire, c’est de voir tous ces gens qui en réclament encore »
      A une collègue infirmière (bac ++), j’avouais avoir été surprise par l’amende de 405 € (3*135€) « généreusement » octroyée à des personnes buvant un verre de rosé sur une plage ; celle-ci m’a rétorqué « normal c’est interdit la consommation d’alcool : Le gouvernement a annoncé en fin de semaine dernière l’interdiction de la consommation d’alcool sur la voie publique dans le but de prévenir les rassemblements
      https://www.lefigaro.fr/faits-divers/mesures-anti-covid-405-euros-d-amende-pour-avoir-consomme-du-rose-sur-la-plage-pres-de-montpellier-20210405
      Je rigole avec elle, 4 personnes, ce n’est pas un rassemblement, elle me répond en gros ‘dura lex sed lex »
      Là, je la regarde, me demandant si c’est du second degré, de l’ironie, de la moquerie, non, elle est sérieuse, ces gens ont eu l’amende qu’ils méritaient.
      J’ai haussé les sourcils comme dans la pub Intermarché « je ne crois pas ce que je vois »

  • Notre pauvre gvt ne sait plus quoi faire pour garder la tête hors de l’eau alors il accompagne l’épidémie en faisant croire qu’il agit pour notre bien et c’est pour tout comme ça, que cela soit le chômage la délinquance l’immigration, il ne brasse que du vent. Serait il sous tutelle sans qu’on le sache ?
    Alors on va passer à 21h le soir, youppi notre semi dieu est abonné à la chaîne météo, le jour rallonge et les uv assainissant l’atmosphère…

    • Pourtant c’est chaud, car l’institut pasteur vient de modéliser une 4e vague à partir de juin ! Il faudrait du coup le ramener à 15h le couvre feu, et pas 21h (si on suit le raisonnement) 😀

      • L’institut Pasteur… Y a 40 ans il y avait sans doute des génies parmis eux… Retraités depuis ou partis…. En juin, tout le monde est vaccinés, la guerre est finie, on entre dans la routine, une piqûre tous les 4 mois, notre général est promu Maréchal en 2022 ou direct empereur on ne sait pas encore le peuple décidera.

        • Il va faire comme les palestiniens… Sauf qu’au lieu de stabilité et égalité « démocratique », il utilisera l’argument de la stabilité « sanitaire » : « tant que 100% de la population française n’est pas vaccinée, je reste président ! » ^^

    • Question: Macron est-il bête ou méchant?
      Réponse: l’un n’exclut pas l’autre.

  • Il y a malheureusement une contradiction entre le diagnostique (que je partage) et la solution.

    Vous écrivez que c’est le système lui même qui est la cause du problème, « Il s’agit d’abord d’un problème de système politique ». Du coup, changer les personnes en « ’utilis[ant] les urnes pour révoquer les pouvoirs de ceux qui en ont abusé » ne changera fondamentalement rien. Vous mettrez les prochains abuseurs en place.

    Le chemin est donc le changement de système. Mais celui-ci passera obligatoirement par une crise majeure et dont les issues ne sont pas toutes un paradis libéral.

    • Bonjour, oui, je suis d’accord avec vous, j’ai noté que cela peut etre interpreté de cette maniere. Mais il faut faire ce que l’on peut. Et l’un n’empeche pas l’autre. De plus, c’est aussi en votant constamment pour des programmes libéraux, des vrais, au niveau local, régional, et national, que l’on participe au changement de systeme politique.
      Ensuite il faut évidemment aussi faire plus que cela, car il faut aller vers un changement de constitution pour réduire dramatiquement le pouvoir de l’executif et le diluer.

      • Voter pour des programmes libéraux, OK, mais encore faudrait-il que le choix soit disponible !

        Sinon on est d’accord, il faut réduire drastiquement le domaine d’intervention de l’état. Ce n’est malheureusement pas la dynamique que l’on constate.

      • N’oubliez pas que les listes libérales s’allient systématiquement à LAREM en ce moment… Donc ça ne donne pas du tout envie, désolé… 🙁

        • En fait il n’y a pas de libéraux en France (ou même ailleurs) en politique. Pour faire de la politique vu notre système il faut aimer s’occuper contre leur volonté de la vie des autres, et apprécier de gérer une administration pléthorique. Pas très libéral, donc pas très attirant pour des libéraux.

  • Je ne suis pas du tout de l’avis attribué ici à Benjamin Constant qu’il faut des mandats électoraux courts pour laisser le peuple révoquer les gouvernants perçus comme incompétents.
    Le peuple est lui-même incompétent pour juger des effets à moyen terme des décisions prises.
    Lorsqu’à peine élu on doit déjà entrer en campagne pour l’élection suivante, les réformes nécessaires sont impossibles parce que douloureuses et on maintient sa popularité plutôt que de réparer ce qui doit l’être.
    Le double avantage du mandat présidentiel de sept ans était que les bonnes décisions avaient plus le temps de faire leurs preuves … et les mauvaises aussi si l’électorat n’est pas trop aveugle.

    • La longueur du mandat ou du pantalon, on s’en fout. Le pouvoir des élus quels qu’ils soient et des technocrates doit être drastiquement réduit. L’idée qui consiste à penser que les électeurs sanctionnent une bonne ou une mauvaise politique est stupide, tout comme croire à l’homme providentiel. Le pouvoir rend con et dingue à la fois. Avoir la bonne personne aux manettes serait juste un hasard.
      Il y a 67 millions de Français qui s’élisent chaque matin pour faire des trucs et mener leur barque. Ils s’organisent au mieux de leurs intérêts, ils n’ont besoin de personne pour réussir ou foutre leur vie en l’air. Il faut juste qu’on nous foute la paix et qu’on nous laisse en liberté.

    • Bonjour, quelques points pour vous répondre. D’abord Constant ne parle pas ici de mandats courts ou long, mais commente les conditions pour le fonctionnement d’un systeme représentatif. Et il a raison.
      Ensuite, je suis d’accord avec vous que cela est utopique car le peuple est incompétent de s’occuper de ces affaires. Mais cela est un autre sujet, a traiter une autre fois.
      Je ne pense pas que l’on puisse dire que 5 ans est « court ». Tout dépend ce que l’on fait la premiere année, et meme les fameux premiers 100 jours. Mais regardez le cas de Macron en 2017 avec l’essence et l’ISF…

      • non, le peuple n’est pas incompétent pour s’occuper de ses affaires : il faut d’abord que le pouvoir, la loi, laisse le peuple pouvoir s’occuper de ses affaires.

      • D’accord en grande partie mais je pense aux correctifs libéraux essentiels au redressement ( réduction des dépenses publiques, de la redistribution, de la fiscalité sélectivement confiscatoire, de la retraite par répartition, du sabotage syndical …) qui seraient très mal vécus pendant des années avant de démontrer leurs bienfaits pour la prospérité générale. Ce serait plus facile avec 7 ans devant soi, surtout face à un peuple confit de jalousie.
        Quand au Président, il lui a suffi d’écorner le mini APL ou le stupide ISF pour déclencher une fureur alors il ne peut plus que barboter dans la fange vu le peu de temps qui lui reste.

    • jacques lemiere
      1 mai 2021 at 18 h 05 min

      « Le peuple est lui-même incompétent pour juger des effets à moyen terme des décisions prises. »

      d’abord pourquoi à moyen terme…

      et ensuite… euh…tout…

      non 7 ans a l’avantage…de la stabilité idéologique et donc politique supposée mais ça montre ou indique que les politiques savent qu’ils nuisent au moins à l’economie…

      si vous voulez si tous les matins la fiscalité sur les carburants change, les gens n’achete plus de bagnoles…

      • jacques lemiere
        1 mai 2021 at 18 h 12 min

        non l’essentiel de l’action politique en économie est de prendre à paul pour donner à pierre… alors certes en prétendant qu’un jour , à moyen terme pourquoi pas, paul y retrouvera son compte..

        c’est le déni de la liberté de choisir et aussi d’etre con d’une courte minorité..

        bon l’electronucelaire français est présenté comme un succès… question..pourquoi…

  • Les Véran, Macron et autres medecins bureaucrates vivent depuis Mars dernier un orgasme permanent d’arbitraire qu’ils prolongeront aussi longtemps que possible.
    Comme Traoré avec Mme Halimi, ils ont jeté la liberté par la fenêtre, et comme Traoré, ils plaideront la Bouffée de pouvoir délirante, et n’auront pas de procès.

  • Le gouvernement n’est représentatif de rien du tout puisqu’il n’est pas élu mais nommé.

  • Hier soirs des dizaines de policiers à la gare pour un bagage oublié. Combien à la station de métro des Izards où les dealers font leur business ?

  • Et oui car dans un cas, l’état encaisse l’argent, et dans l’autre il le sort de sa poche.

  • Nos gouvernants sont à la recherche d’ennemis invisibles tout le temps. Hier, c’était le CO2; mais il tue lentement, peut-être dans un siècle… Le virus, lui, peut être la semaine prochaine, haha… Donc, là facile de foutre tout le monde au trou en préventive.

    • Le Co2 n’a pas tué les dinosaures lorsqu’il était entre 4 et 10x supérieur au taux actuel… Bien au contraire, c’est grâce au Co2 que les plantes se developpent (demandez a n’importe quel fleuriste), et par conséquent la vie.

      • Hé oui. Tout comme les périodes chaudes (qui causent l’augmentation du CO2, et non l’inverse, because dégazage des océans) ont toujours été propices, à la vie en générale, à l’activité humaine en particulier. Alors que les périodes froides ont elles beaucoup tué.

  • vous ne comprenez rien ; nous sommes en guerre contre un virus qui se promène et rampe dans les rues la nuit : le coronavirus n’aime pas le soleil il préfère la nuit, le froid et l’hiver , c’est pour cela que les mesures de confinements suivent les horaires du soleil et les saisons ; vous serez de nouveau confiné à la rentrée quand vous vous serez tous contaminés sur les plages avec le variant brésilien, qui d’ici là, aura traversé l’atlantique

    • C’est pas faux. Ce virus est très fragile. Il ne tient que très peu de temps à l’air libre brassé, résiste très mal aux UV, et donc les contaminations en plein jour à l’air libre sont rarissimes. Cela dit, elles sont également rarissimes la nuit à l’air libre. Le brassage de l’air (ouvrir les fenêtres, être dehors) étant LA mesure « barrière » la plus efficace et de loin, on ne comprend d’ailleurs pas pourquoi on colle du gel partout, on oblige au port du masque n’importe où, on force les gens à se tenir à une certaine distance (trop faible ET trop grande pour faire sens) mais on n’oblige pas les fenêtres des lieux accueillant du public à rester ouvertes, les transports en commun à fermer, et les gens à se tenir dehors le plus possible (rouvrir les terrasses pourrait faire baisser les contaminations… il semble que ça se soit produit au Texas).

      • Tout à fait. Mais quand on préconise de ne pas revenir aux temps d’avant, avec leurs fenêtres fermées, on se fait descendre en flammes…

  • c’est le gouvernement qui doit être abrogé

  • Selon Véran, non, il n’y a pas de cas indiens en France (déclaré mardi) ^^

  • Encore un article plutôt partial qui veut nous culpabiliser . N’étant pas du même bord politique que le M. le Président MACRON, je suis bien placé pour croire qu’il n’a pas failli. Mais, il faut bien voir les chantages au milieu desquels se débat l’exécutif français : firmes pharmaceutiques, politiques européennes, interventionnisme US, cluster liés à l’immigration sauvage…
    Décidément, il y en a qui font mine de rien comprendre tout en débitant leurs saintes messes : M. MACRON ne risque pas de perdre l’élection sur le covid, mais sur autre chose… et cela révulse la politique politicienne.
    Important : un vote anti-MACRON signifierait aussi une défiance envers notre système de santé et son personnel qui a bien assumé.

    • jacques lemiere
      1 mai 2021 at 16 h 53 min

      il est impossible dans le cas d’espece de dissocier la gestion du covid avec les autres questions sur lesquelles se joueraient l’election,

      parce que justement la gestion du covid ne se limite pas DU TOUT à une question sanitaire..

      ce n’est PAS une gestion sanitaire…c’est plutôt justement de décider qui va casquer pour le covid de qui d’ailleurs!!!?? …et comment…

      donc si on me sort un sondage parfaitement valable où une majorité se déclare satisfaite de la « gestion sanitaire » se ne sera qu’un comptage banal de qui accepte de faire payer les autres dans ce pays…ou pas loin de cela…

    • « notre système de santé et son personnel qui a bien assumé. »
      C’est de l’humour?

      • jacques lemiere
        2 mai 2021 at 8 h 07 min

        la question est « assumer quoi.?, »..
        puisque justement les AUTRES soins normaux ont être parfois quasi suspendus…

        je ne ferais pas de reproches de toutes façons aux soignants si le système de santé est débordé.. ça peut arriver de façon évidente..

        le problème est ailleurs..politique est aussi dans le mythe de la sécu..

  • Les commentaires sont fermés.

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