Présidentielles 2022 : Macron – Le Pen ?

Est-il pertinent de refuser un duel Macron-Le Pen au deuxième tour de la présidentielle 2022 ? Observons l’état actuel de l’opinion publique.
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Présidentielles 2022 : Macron – Le Pen ?

Publié le 18 mai 2021
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Par Patrick Aulnas.

À un an du scrutin présidentiel de 2022, il serait périlleux de faire des pronostics. Mais il est utile d’ausculter l’opinion par la technique des sondages. Ils sont concordants : si l’élection avait lieu aujourd’hui, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’affronteraient au deuxième tour. On peut s’en désoler, mais mieux vaut s’en consoler. La démocratie est d’abord un art du compromis, ce que nos concitoyens semblent oublier.

Les Français veulent du neuf mais se résolvent à ne pas l’avoir

Selon un sondage réalisé du 5 au 8 février 2021 par l’Ifop pour Le Figaro, 67 % des Français anticipent un duel Macron-Le Pen, mais 70 % souhaiteraient une autre configuration. Les deux chiffres ne sont pas contradictoires. L’émotion supplantant toujours la raison en politique, le désir un peu vague de renouvellement se heurte au réalisme sociologique. Ce duel représente en effet le clivage politique majeur existant aujourd’hui dans l’opinion publique.

Car sondage après sondage, il ne fait aucun doute que l’état actuel de l’opinion conduit à un second tour Macron-Le Pen. Par exemple, un sondage Ipsos-Sopra Steria d’avril 2021 publié par Le Monde place Marine Le Pen en tête au premier tour (26 %) et Emmanuel Macron en seconde position (25 %). Étant donné la marge d’erreur, on peut considérer que les deux politiciens sont à égalité. Les autres candidats sont très loin derrière, Xavier Bertrand arrivant en troisième position avec 16 % des intentions de vote.

Le duel Macron – Le Pen est le plus représentatif

Le duel Macron-Le Pen représente donc l’hypothèse de deuxième tour reflétant le mieux l’état de l’opinion. Si, à eux deux, ils recueillent plus de 50 % des intentions de vote au premier tour, c’est évidemment que les nombreux autres candidats potentiels ne parviennent pas à rassembler les électeurs sur leur nom.

Nous sommes loin de certaines élections du passé comportant un candidat rassemblant largement dès le premier tour. En 1965, Charles de Gaulle atteint 44,65 % des suffrages et François Mitterrand 43,25 % en 1974, mais il est battu par Valéry Giscard d’Estaing au second tour. En 2007, Nicolas Sarkozy réalise un score de 31,18 %.

Mais ce sont là des exceptions. Les candidats capables de rassembler largement à droite ou à gauche sont rares. En 1995, Lionel Jospin arrive en tête au premier tour (23,3 %) et Jacques Chirac second (20,84 %). En 2012, François Hollande (28,63 %) devance Nicolas Sarkozy (27,18%). Et en 2017, Emmanuel Macron (24,01 %) devance Marine Le Pen (21,3 %).

Les chiffres actuels ne s’écartent donc pas sensiblement de plusieurs élections présidentielles précédentes.

Macron – Le Pen : de l’idéologie au marketing politique

Quelle est alors la spécificité de l’élection de 2022 ? La même que celle de 2017. L’affrontement gauche-droite qui caractérisait l’élection présidentielle depuis le début de la Cinquième République, a disparu. Il a été remplacé par un clivage qui peut être appréhendé de multiples façons. Centre contre droite nationale (extrême droite selon certains) ? Ouverture au monde contre repli identitaire ? Anywhere contre somewhere ? Modérés contre radicaux ? Les réponses appartiennent à chacun mais doivent être nuancées.

L’aspect idéologique ayant disparu, le pragmatisme domine et une partie de l’électorat se sent perdue. Gauche et droite portaient, du moins dans les discours, deux visions du futur (libérale contre socialiste). Ce clivage idéologique n’existe plus dans l’affrontement Macron-Le Pen qui oppose deux pragmatismes. Les deux politiciens cherchent à conquérir des segments de l’électorat avec des propositions adaptées. Une optique marketing en quelque sorte.

Par exemple, Marine Le Pen a considérablement adouci son discours sur l’Europe (on ne la quitte plus). Emmanuel Macron a durci ses positions sur la sécurité (il doit mordre sur la droite classique).

Les positionnements purement émotionnels deviennent dans ce contexte un élément majeur. La haine ou l’adulation de Macron ou de Le Pen représentent pour les citoyens les moins avertis un médiocre substitut à un choix idéologique. Les idéologies sont de gigantesques subterfuges mais la manipulation politique des sentiments est le degré zéro du fonctionnement d’une démocratie. Seul un pragmatisme raisonné et raisonnable est compatible avec le nécessaire compromis démocratique. Il ne faut ni aimer ni haïr les dirigeants mais seulement apprécier froidement leur action.

La gauche s’effondre

L’électorat de droite se partagera assez facilement entre Macron et Le Pen. Les dirigeants nationaux de LR (Les Républicains) renâclent mais ne convainquent personne. Ils semblent même jouer un mauvais rôle puisque leurs propositions empruntent aussi bien à Macron qu’à Le Pen. Des alliances commencent déjà à se nouer entre LREM et LR à l’échelon local, comme on le voit en région PACA.

Il en ira différemment pour la gauche, très divisée sur de multiples questions qui n’intéressent d’ailleurs qu’un tout petit nombre de militants. L’électorat de la gauche modérée pourra facilement voter Macron au deuxième tour de la présidentielle. Mais à partir d’un certain niveau d’idéologisation, cela devient impossible. Ces gens-là s’imaginent que la politique doit construire une autre société et ne supportent pas le pragmatisme macronien. L’abstention de gauche risque donc d’être très élevée dans le cas d’un duel Macron-Le Pen.

Certains hurleront à la non représentativité de l’élu, voire à son illégitimité. Cette rengaine est désormais bien connue. Elle vient de personnes n’ayant rien compris à la démocratie représentative, qui n’est bien souvent que la sélection du candidat le moins rejeté. C’est en définitive une excellente solution. Rien n’est pire en démocratie que l’enthousiasme pour un dirigeant politique.

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  • La gauche n’a d’autres projets que de vider les caisses déjà bien entamées par un  » on rase gratis » à la Mitterand dont on paie encore les conséquences néfastes. Son second projet n’étant que d’augmenter nos dettes et troubles par son  » on prend tout le monde islamiste à bord », que le Français rejette avec vigueur. En dehors de ça, ils vont fermer les centrales nucléaires mais n’ont rien pour les remplacer…..

  • je n’ai aucun enthousiasme pour les politiciens ; mais entre un macron qui n’aime pas la France et une le pen qui l’aime viscéralement et qui tire la sonnette d’alarme depuis longtemps , vous savez hein …..

    • Le Pen aime plus la gamelle que la France. Ou était elle donc lors des votes du pass sanitaire ?

  • et j’ajouterai que si macron et tout les ex dirigeants avaient pris à bras le corps les problèmes d’insécurité , hé ben on n’en serait pas là ; voilà ;

    • En effet, et ils auraient pu aussi prendre à bras le corps les problèmes économiques, cela aurait été bien aussi. (c’est à dire, à ce sujet, moins mis leurs doigts gourds dedans…)

  • En attendant, Macron vs Lepen, je ne vois pas beaucoup de libéralisme, ni d’un côté ni de l’autre, et comme me disait un client, « mordu par le chien ou mordu par la chienne… »

    • l’intérêt de Marine Le Pen, c’est que du coup, il y ait un peu de changement dans tous les politico-fonctionnaires (dircab et autre secrétaires généraux) qui nous gouvernent réellement (les ministres ne sont que des paravents interchangeables).

    • 🙂 🙂

  • La gauche domine outrageusement dans l’ éducation, la culture, les médias, la justice, les services publics……..La gauche s’effondre?

  • Attendez donc la fin des régionales pour anticiper l’avenir. Lepen-macron en 2022….impossible, la justice s’occupera de lepen avant et les électeurs fusilleront macron au premier tour…

    • Possible que Macron fasse tout pour que Le Pen ne puisse pas se présenter en 2022…

      • Impossible: Le Pen est le pillier du système. L’idiotie utile des socialistes comme le fut son père.

      • C’est son adversaire le plus sérieux et pouvant l’empêcher de passer le premier tour.

  • « Certains hurleront à la non représentativité de l’élu, voire à son illégitimité. Cette rengaine est désormais bien connue. Elle vient de personnes n’ayant rien compris à la démocratie représentative … »

    Je dois faire partie de ces personnes qui n’ont rien compris à la démocratie représentative.

    Excusez moi de lire CP.

    • Depuis Condorcet revisité par Arrow on sait bien que la notion même de préférence collective est vide de sens.
      Ceci étant, le mode de scrutin uninominal à deux tours est un des plus absurdes qui soient.

    • Moi ce que j’observe c’est que « la démocratie représentative » ne prend pas en compte lors des élections quelles qu’elles soient des opinions oubliées des votes blancs (voire des abstentionnistes) qui sont en France une vraie majorité! Quand on voit qu’un Macron a été élu avec péniblement 20% des votants inscrits, ça laisse un peu rêveur de parler de démocratie non ? Ne serait-ce pas notre système électoral qui est à revoir quand les électeurs qui veulent ni de la peste ni du choléra soient systématiquement renvoyés dans les cordes à cause des défauts du système?

      • Les votes blancs devraient en effet être pris en compte comme « parti candidat », et refaire le match s’il est majoritaire.
        Par contre, je ne suis pas d’accord concernant les abstentionnistes : il y a trop de paramètres possible pour une abstention (désintérêt, impossibilité de voter, absence non prévue, etc.).
        D’ailleurs, pour les régionales/municipales et compagnie, il faudrait un vote à 1 seul tour : cela permettrait d’avoir une vraie représentativité dans l’assemblée

        • Quelle qu’en soit la raison, un abstentionniste est un inscrit qui n’a pas voté, soit qu’il ne vote jamais, soit qu’il ne se sent pas concerné par la politique. Un abstentionniste régulier devrait au bout d’un certain nombre d’absences des scrutins, être rayé des listes électorales, ou s’il ne refuse, être considéré comme votant blanc.
          Les choses seraient ainsi beaucoup plus claires, mais ce n’est bien sûr que mon avis!

          • Avis intéressant concernant le fait d’être rayé des listes électorales au bout d’un certain nombre d’abstention. Mais pas d’accord pour le considéré comme vote blanc, car ce n’est pas du tout la même chose pour moi.
            Mais c’est clair que ce sujet est assez complexe et avoir une opinion tranchée et difficile !

    • + 10000…l’auteur fait comme l’ Etat il nous prend pour des demeurés.

  • Je ne partage pas l’enthousiasme de mon estimé collègue pour ce système électoral de « sélection du candidat le moins rejeté ». pour côtoyer quantité de gauchistes, de socialistes et autres communistes, je sais qu’ils ont encore mal où je pense d’avoir voté Macron en 2017 pour sauver la France du péril blonde. Pas sûr qu’ils recommencent en 2022.
    Un autre système serait à mon sens plus efficace, notamment un vote avec classement et serait élu celui qui a le plus de points.

  • Macron pragmatique? J’ ai beaucoup ri. Il a le pragmatisme du faux semblant. Vivement l’ alternance, quelle qu’ elle soit.

  • Avoir le choix entre le caca rose bobo de Macron et celui rose coco de MLP, non merci.

  • « L’aspect idéologique ayant disparu, le pragmatisme domine….. » Je ne vois guère de pragmatisme dans un système totalement conçu pour arriver toujours au même résultat, et surtout au pire et jamais au meilleur ( pour les électeurs évidemment), sauf à faire le jeu des professionnels de la politique qui en vivent grassement sans aucun risque.

  • M. Aulnas, si les sondages doivent décider dorénavant du président de la république en France, alors, inutile d’aller voter !

    • Personne n’a jamais dit que les sondages décident. Ils ne sont qu’une technique d’étude de l’opinion. Ils permettent de savoir ce que pensent les gens à un moment précis. Selon l’auteur, les sondages actuels donnent Macron et La Pen en tête. Aujourd’hui, pas forcément dans un an.

  • L’affrontement gauche-droite est toujours présent, puisque la gauche et la droite sont relatives à la manière de siéger dans l’assemblée et non à des idéologies.

    Cela fait au moins depuis les années 80 que la droite française n’est plus très libérale. Le libéralisme existait encore à 3% avec Madelin pour finalement s’éteindre complètement dans les années 2000.

    Le Pen est la candidate favorite pour la droite et Macron le candidat favori pour la gauche.

    La nouveauté pour la gauche avec Macron, c’est un éloignement des camarades communistes. Macron est un social-démocrate progressiste et écologiste, qui s’inscrit dans l’évolution du socialisme suite à la chute de l’URSS.

    La nouveauté pour la droite avec Le Pen, c’est le retour au nationalisme avec des relents royalistes (Le Pen règne sans partage sur le RN).

    Le Pen est une cruche vide, mais elle a peut-être un entourage plus raisonnable que la clique à Macron.

  • Quelle tristesse que cet article ! Pas une seule fois vous ne semblez regretter qu’aucun candidat ne donne de perspectives à long terme aux français, que ce soit en matières de décentralisation, d’organisation du travail, de mise au pas des banlieues, de la croissance de l’Europe vers l’Est pour contrer et les USA et la Chine ? Peut-être n’est ce pas ce que les Français veulent mais on ne traite que du très court terme en France et on ne réagit qu’en fonction des sondages et des élections !

    • Il est clair que le slogan « combattre la bête immôôôônnndee » est un programme assez court termiste ^^

  • J’imagine bien un Zemmour surprise au dernier moment, qui va en fait remplacer à lui tout seul le parti LR qui ne semble pas décidé à se renouveler. A noter qu’alors qu’il n’est candidat nulle part, il a déjà une campagne pour lui, qui selon ses dires n’est pas organisée par lui-même mais des personnes se revendiquant des mêmes idées que Zemmour (cf Les amis de Zemmour). Je pense que Zemmour a bien plus de chance que Marine Le Pen face à Macron, car il porte un discours avec plus de cohérence, ce qui attire de plus en plus, et cela se voit sur les résultats des émissions auxquelles il prend part.

  • Si effectivement 70% des français souhaitent une autre confrontation, pourquoi un Trump français ne saisirait pas le pouvoir?
    Macron a déjà profité du vide en 17, sans parti, sans programme_ et d’une justice aux ordres.

  • Patrick aulnas toujours égal à lui-même

  • Je pense que comme vous et moi M. Macron se désole de voir que le socialisme colle à la peau des français comme une lèpre.
    Il ne peut plus qu’implorer St Jude, patron des causes perdues.

  • si la gauche se rassemble (Verts, FI, PS, PC), elle peut gagner si elle affronte le RN. Et quand on voit ce que les Verts font dans les mairies où ils ont été élus avec un minorité de votes, ça peut faire peur.

  • « Elle vient de personnes n’ayant rien compris à la démocratie représentative, qui n’est bien souvent que la sélection du candidat le moins rejeté. C’est en définitive une excellente solution »
    Impayable Mr Aulnas ! Au moins vos propos engendrent un débat, c’est leur intérêt principal.
    Rappelons que Macron a été élu par à peine 15% des français en âge de voter (ceux qui ont voté pour lui au 1er tour, seul vote d’adhésion véritable au candidat) et qu’à ce titre, même si son élection est légale, elle ne lui confère en rien une légitimité. Macron est soutenu par moins d’un français sur sept !

    • C’est malheureusement faux, car notre système est fait comme tel.
      Pour vous montrer un exemple venant de ma commune (400 habitants) lors de l’élection du maire (et son équipe) :
      Le maire sortant était dans une liste désignée par une autre personne. Cette dernière a été élu, et l’ancien maire/candidat s’est retrouvé en dernière position de la liste des conseillers municipaux en terme de vote… De ce fait, la décision des habitants semblait claire… Eh ben non, il a été désigné par la suite par les conseillers municipaux comme maire… Donc on se retrouve avec le maire que tout le monde avait rejeté lors des élections…
      Ma compagne étant chinoise, autant mettre le même système que chez eux : un « représentant » de quartier qui vote pour tout le quartier (« représentant » que personne n’a jamais vu et n’a jamais lu son programme bien entendu). Au moins, le système est transparent chez eux, pas comme chez nous où on nous fait croire à un quelconque libre arbitre…

      • Je signale à Maniaco que le maire n’est pas élu par la population mais par le conseil municipal. Libre à lui et à tous ceux qui le souhaitent de proposer une élection au suffrage universel direct. Il faut convaincre pour changer la loi. C’est la démocratie.
        Si le maire était élu par la population, vous retrouveriez exactement la problématique de l’élection du Président de la République. Il pourrait être élu par une minorité de la population du fait des abstentions.

        • J’ai mal expliqué en effet. Ce que je voulais dire c’était que la tête de liste du conseil municipal aurait dû être logiquement le maire, surtout si l’ex maire était en dernière position dans la liste… (à moins que c’était clairement une manoeuvre)

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