Vaccin Sanofi : la médiocre stratégie française

L’annonce victorieuse d’un vaccin Sanofi susceptible d’être commercialisé aurait mérité d’être mieux analysée par les commentateurs.
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Vaccin Sanofi : la médiocre stratégie française

Publié le 19 mai 2021
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Par Loïk Le Floch Prigent.

Dans l’esprit de bien des Français Sanofi est une société nationale héritière d’une grande tradition, en particulier dans le secteur des vaccins avec le prestige de Pasteur et Mérieux. Plus c’est gros et plus cela passe dans les médias mais c’est la honte au front que les chercheurs français entendent les commentaires élogieux à propos de cette percée tardive.

Sanofi n’a plus un comportement de société nationale mais celui d’une multinationale classique finissant par renier jusqu’à la langue de la patrie d’origine. La phase 3 envisagée sera exécutée aux États-Unis et au Honduras et financée par la BARDA l’instance américaine chargée de promouvoir la sortie de tous les vaccins contre la Covid.

Il est clair que le caractère classique de ce vaccin permettra aux laboratoires français de le produire aux côtés de toute la production de vaccins jusqu’ici centralisée dans l’Hexagone… mais pas seulement !

Les nouvelles générations de vaccins par ARN-messager ou adénovirus n’ont pas été encouragées ces dernières années par Sanofi.

Il y a bien eu une tentative désespérée avec la Biotech « Translate Bio » de Boston pour montrer un engagement vers le futur, mais rien ne sera prêt avant un certain temps. La difficulté avec les anciens programmes est que l’adaptation à des variants du virus n’est pas évidente.

Le produit actuel en phase expérimentale concerne le virus d’origine et son variant sud-africain, contrairement aux formules actuelles qui peuvent répondre rapidement à tous les variants, anglais, brésilien, indien…

Plus le temps passe et plus il apparait que la technologie ARN-messager a révolutionné en réactivité, en vitesse, en flexibilité, tout le secteur de la vaccination et notre seule fierté nationale est d’en avoir été à l’origine. L’autre approche par adénovirus a montré aussi ses performances, mais elle est basée sur une bonne compréhension des animaux, en particulier les singes et suppose que l’on ait maintenu une grande compétence en ce domaine : pour Sanofi c’est le drame en 2015, avec le rachat de Mérial filiale animale par l’Allemand Boehringer, cassant ainsi le concept « one health » véhiculé alors par la recherche mondiale.

Enfin, les chercheurs à l’origine de l’ARN-messager ont tous espéré et demandé le soutien de Sanofi-vaccins sans l’obtenir. Ils se sont donc tournés ailleurs, vers des sociétés éloignées des vaccins (Pfizer) ou des organismes plus récents (Moderna).  L’absence de Sanofi (et de Merck, autre champion théorique) tient donc à une erreur stratégique à la fois de la compagnie sensée représenter nos couleurs et des instances de l’État, car le gouvernement et ses administrations ont un rôle central pour la recherche, le développement, la mise sur le marché et les préconisations.

Il y a donc eu défaillance d’ensemble dans un secteur où hier encore nous représentions mondialement l’excellence.

Vaccin Sanofi : devant une telle faillite comment se redresser ?

D’abord en ne se payant pas de mots, les collaborations actuellement en discussion entre les sociétés productrices et Sanofi concernent essentiellement le flaconnage, pas la peine de pavoiser quand il s’agit de conditionner !

Ensuite il faut arrêter de saupoudrer l’argent du plan de relance à raison d’un million par-ci par-là pour éviter les trop grandes pertes d’emplois avant les élections. Cela ne sert à rien, même pas électoralement, car on fausse la concurrence et on met en difficultés des entreprises qui restaient en bonne santé. Si tout porte à croire que l’ARN-messager est la filière d’avenir, il faut regrouper les experts en la matière et leur demander de définir un programme d’action.

Il faudra alors concentrer les liquidités disponibles pour que ces équipes aujourd’hui dispersées, démunies et désespérées, se remettent au travail à la fois pour faire avancer la recherche et l’industrie nationale et que la France redevienne un des phares de la protection de la santé humaine comme elle l’était encore il y a peu.

Comme on peut le voir ce n’est pas tant l’argent qui a manqué dans cette aventure ratée, pas plus que les compétences françaises puisque dans toutes les entreprises ayant réussi il y a des élèves de nos institutions, mais c’est la volonté et la stratégie qui n’ont pas répondu présentes.

Quand on entend les débats sur le crédit impôt recherche, quand on le voit année après année devenir bureaucratique et déchiré de toute part, on ne peut que se demander où nous avons la tête : une avancée incontestable, un vecteur de succès, un exemple pour le monde entier, étrillé et vilipendé par des vents contraires jusqu’au point où cette merveille est désormais devenue méconnaissable. On dégoûte les chercheurs, on méprise un des instruments les plus utiles, on ne permet pas aux individus de faire respirer leur travail au point qu’ils finissent par s’expatrier et on finit par se gargariser de fausses nouvelles qui entretiennent certains egos.

Si nous n’avons pas la volonté (et pas seulement le discours) de retrouver notre excellence dans le domaine pharmaceutique, nous ne traiterons pas les causes de nos insuffisances constatées. Parmi les multiples aspects du déclin du pays il y a eu la propension française et européenne à maltraiter l’industrie chimique et biologique à coups d’interdictions multiples environnementales.

Sans vouloir amorcer la justification de cette politique comme celle de la Commission européenne, programme REACH, il est clair que ces normes et règlements ont fait fuir les implantations industrielles dont nous déplorons aujourd’hui les délocalisations vers l’Asie.

Tant que nous importerons des produits dont les normes de fabrication seront moins strictes que les nôtres, nous nous plaindrons de notre manque de compétitivité. Mais dans un domaine très automatisé ne prenons pas le prétexte des salaires pour expliquer nos difficultés, elles proviennent de notre naïveté et d’une aversion de beaucoup de citoyens (y compris beaucoup d’élus et de responsables administratifs) à l’égard de notre industrie.

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  • jacques lemiere
    19 mai 2021 at 6 h 49 min

    sanofi est une entreprise privée… quel interet de discuter de ses échecs, puisqu’elle va les payer…???

    ça regarde sanofi…

    si il y un sujet, il est plus vaste c’est bien le role des interventions de l’etat, le cadre législatif voir l’atmosphère idéologique… le sujet serait donc en quoi l’avis de mme michu aurait il causé le foirage d’une entreprise..

    En outre, pourquoi diable un « pays » se sent t-il « tenu » qu’une entreprise nationale..(??) trouve un vaccin…???

    c’est la course à l’echalotte aux entreprises du futur…
    faut aller sur mars , faut faire de l’ia…

    ce sont des multinationales…les gens bénéficient des progrès fait dans les autres pays…

    ou alors on discute en tant qu’ investisseur potentiel..car ce sont eux qui doivent bénéficier par contre au point de vue financier des bonnes stratégies..

    avec la cerise sur le gateau un anti vaccin arn peut parfaitement AUSSI se « plaindre » que la « france » ne produise pas de vaccin..

    vous dites fierté nationale, vous aurez des impots, ça pourrait être une souscription volontaire, un vaste appel à du capital.. bien sur , mais faut pas rêver..

    on a pas de vaccin « national »? pas grave! , on pas non plus d’ecrans plats ou je ne sais quoi…

    même le constat que le pays n’innove plus ne me gêne pas…si c’est le résultat du choix des gens de se la couler douce…

    la seul chose qui m’ennuie est l’idologie visant à INTERDIRE les innovations…

    En gros, ce qui m’nnue c’est le « faucheur volontaire »..

    c’est comme parler de l’electronucelaire… à des consommateurs.. faut pas se plaindre par la suite que les politiques s’en mêlent MAL…

    • L’intérêt est de constater que les plus grands producteurs de vaccins ( Merck, Sanofi et GSK ) ont loupé le coche par volonté de rester dans un domaine « tried and tested » in compatible avec un programme d’urgence.

      La fossilisation des mammouths n’a donc pas permis la production de masse des vaccins anti-covid qu’on aurait pu espérer, ce qui fait durer la crise.

      Pour quelques informations complémentaires à l’article de LLF-P, https://www.ft.com/content/657b123a-78ba-4fba-b18e-23c07e313331

      • jacques lemiere
        19 mai 2021 at 7 h 46 min

        oui…mais le floch e me parme pas de la boulangerie du coin qui a fait des mauvais choix et qui a péricliter…

        il y a un truc qui me gêne qui est que le sort de sanofi me concerne.. or si je ne suis pas actionnaire ou investisseur…

        on ne peut pas déplorer l’interventionnisme étatique et avoir un discours de cette nature me semble t il , il ya une contradiction…ou au moins la mise en ouvre de forces qui vont conduire presque immanquablement à l’interventionnisme..

        • jacques lemiere
          19 mai 2021 at 7 h 47 min

          périclité

        • Sa conclusion évoque une aversion générale pour l’ industrie. Il n’ a pas tort. On pourrait ajouter que pour une entreprise en France, compte de tenu de l’ instabilité des politiques liées à l’ emploi et la fiscalité, il est difficile d’ établir des stratégie à moyen et long terme. C’ est une sorte de savoir faire ( voir loin) qui se perd. Faute à l’ état. Qui plus est, investir se heurte à présent à l’ écologisme. Faute à l’ état, qui se permet une main plus lourde en matière de normes et règlementations que Bruxelles.
          Effectivement on s’ en fout de Sanofi, à ce compte là, vive la destruction créatrice, sauf que rien ne vient derrière pour prendre le relais. Pour qu’ une véritable économie de valeur ajoutée redémarre, on ne fera pas l’ économie d’ une intervention de l’ état!

          • jacques lemiere
            19 mai 2021 at 12 h 46 min

            oui;;;

            pas sanofi le vrai sujet , à la rigueur on pourrait essayer d’illustrer quelque chose..

  • Sanofi fait ce qu’il veut et pas certain qu’il n’ait pas fait le bon choix de ne pas s’affronter à l’industrie americaine avec ses financements sans limites. Suffit de voir le traitement fait à l’astrazenica.

    • Avant de proclamer la victoire des technologies de génie génétique, comme les vecteurs à ARNm et autres adénovirus, il faut attendre au moins 10 ans pour être certain qu’il n’y a pas de modifications de notre génome qui pourraient être néfastes.
      On fait de l’expérimental sur un ou deux milliards d’êtres humains.
      Sans moi.

      • surtout pour une maladie somme toute peu dangereuse pour laquelle il existe des traitements facilement disponible.

      • Si on a une peur panique de modifications génétiques contraires à tout ce qu’on sait de la génétique, il faut aussi attendre 10 ans pour être sûr que le virus ne cause pas de modifications génétiques non plus…

      • Vous croyez que les scientifiques sont aussi ignorants que vous en biologie?

  • Merci à l’auteur de cet article qui nous explique les causes et les conséquences de la « médiocre stratégie française » en matière de recherche et de capacité productive; l’exemple Sanofi est probant!
    La France est devenue une grande machinerie administrative dirigée, à tous les niveaux, par des imposteurs obnubilés par le maintien de leurs privilèges et de leurs prérogatives

    • l’auteur montre que Sanofi est une entreprise internationale privée qui a fait un mauvais choix mais arrive encore à mettre le blâme sur l’état, il faut le faire.

  •  » car le gouvernement et ses administrations ont un rôle central pour la recherche, le développement, la mise sur le marché et les préconisations »

    Je suis toujours ennuyé avec Le Floch-Prigent car ses analyses sont bonnes mais toujours contradictoire, montrant à quel point l’état est nuisible et appelant en même temps à ses financements.

    L’échec de Sanofi n’est pas très intéressant en soi. De mauvais choix stratégiques, ce n’est pas la première entreprise qui suit ce chemin. La question est de savoir pourquoi il n’y a aucune autre entreprise en France qui a émergé. La répons est simple : la France socialiste rend impossible la création de sociétés gagnantes. Ce n’est pas seulement vrai dans le domaine de la santé mais dans tous les secteurs ! Tous, sans exception ! Et il n’y a pas de vaccin contre le socialisme.

    • mouai, il y a plein d’entreprises qui réussissent en France. A un moment, il faut arrêter de blâmer l’état pour tous les échecs de certains de nos entreprises qui font des mauvais choix.

  • Et oui, on paie l’aversion à l’industrie en route depuis 30 ans ….sous les coups de boutoir constants de l’idéologie écolo, appliquée lâchement par des politiciens démagogues, incompétents, majoritairement issus de la fonction publique, qui n’ont donc jamais su comment on gagne de l’argent, comment on maintient une position concurrentielle, comment on crée de la richesse à répartir, vivant avec l’argent des autres, élevés à seulement savoir comment on taxe, on prélève, on ponctionne, on taxe en guise de bonne conscience au nom de l’intérêt général bien sûr…..!!! A débouché sur des boulets réglementaires européens et français, genre règlement REACH, qui ne s’appliquent pas à nos concurrents, ….. les patrons de l’industrie, généralement interchangeables public /privé, issus de la haute fonction publique omniprésente et omnipotente ont cautionné sans vision ni résistance ces politiques qui ont acheté la paix sociale trop heureux de laisser s’installer les usines « Seveso » dans des pays à bas coûts, ont laissé filé à l’étranger la R&D nationale plombée par des organisations etatiques steriles comme le CNRS, plombée par l’idéologie du slogan « patrons hors des facs » isolant l’université dans sa pauvreté, plombée par le foisonnement des prétentions et l’empilement des multiples guichets d’aide à l’innovation mulipliant les postes inutiles de « ceux qui nous veulent du bien »….. Lâcheté de la désindustrialisation du pays conseillée par des consultants type Mac Kinsey, BCG,…. faux nez de la financiarisation de l’économie mondiale concentrée : Ex disparition de Pechiney ,perte d’autonomie de Lafarge,…. de tant d’autres capables de peser sur les marchés mondiaux .
    L’industrie, chimique en particulier, nucléaire aussi et autre, n’a pas su faire en sorte d’arrêter de faire peur dans son mode d’organisation ( fabrication à la chaîne, cadences, émissions de fumées, mystères des impacts environnementaux mal expliqués…) et dans la compréhension des ses produits ( perte de confiance dans le progrès technique…). Déficit d’information, relayé par des médias et journalistes à culture littéraire et peu scientifique, incapacité à expliquer de façon crédible tenants et aboutissants économiques : ex: qui dans la presse sait parler simplement des ACV ( Analyses de Cycle de Vie)? Des critères de certification ? De la normalisation ? Voilà quelques explications du déclin de ce pays engoncé dans son confort acquis, aveuglé dans son sentiment de supériorité, se croyant encore phare du monde, son modèle français pathétique, …..

    • « faux nez de la financiarisation de l’économie mondiale concentrée »

      Oups ! Vivement un repli de la France sur elle même sans financement. On pourra se jumeler avec la Corée du Nord et le Bhoutan.

  • Tout cela va dépendre des résultats de la campagne en cours. Si Sanofi a raté le coche d’une révolution technologique, il va souffrir.
    Si la technologie ARNm se dégonfle (en termes d’efficacité ou de dangerosité,) Sanofi sera en bonne posture.

  • Gordon,….. vous savez très bien que la mondialisation est financière d’abord pour procurer des revenus élevés aux actionnaires, en particulier à des actionnaires étrangers de fleurons français cotés en bourse qui ainsi financent les caisses de retraites de la Californie par exemple… tout ça parce que l’idéologie coco dominante a refusé un jour il y a longtemps les fonds de pension à la française, qui auraient pu financer nos propres retraites… on a préféré toujours la socialisation des risques et pertes assumées par les autres plutôt que la responsabilisation pour sécuriser par son travail et son anticipation…
    Pour ce qui est de l’accès aux financements pour se doter des ressources nécessaires pour un développement mondial, vous savez très bien aussi qu’il y a dans le monde des masses énormes de capitaux inemployées qui cherchent où s’investir (private équity) en dehors des bourses dans des projets attractifs . Il suffirait que les conditions d’exercice des entreprises soient plus favorables (impôts, emplois….) pour drainer ces capitaux et générer un cercle vertueux cumulatif…
    l’aversion au risque, le principe de précaution,l’assistanat, la honte sociale pour ceux qui échouent à créer biens et services, la hargne anti patrons- les vrais- ( quel sacerdoce dans une PME ici …!), la haine des riches,…. ne créent pas un climat favorable au maintien et au partage de la prospérité dans ce pays.

    • La hargne anti-patrons – les vrais – est d’autant plus violente qu’elle est le fait à la fois des parasites étatistes et des faux patrons des réseaux mafieux qui sont depuis longtemps (en fait, partout et toujours) les pires obstacles à la liberté de travailler.
      Ceci dit pour compléter votre propos, car la mentalité mafieuse est aussi une mentalité de parasite qui prolifère pour empêcher les gens de travailler à leur développement,

    • J’avais cru comprendre que vous déploriez la mondialisation de la finance. Tant mieux si je me suis trompé. Sur le reste je suis d’ailleurs plutôt d’accord avec votre analyse.

  • Encore quelqu’un qui croit que l’état français est capable de gérer la recherche. La meilleure chose que l’état peut faire est de ne pas se mêler de recherche appliquée. J’ai participé deux fois au crédit impôt recherche, la première, ils nous ont fait un contrôle pour refuser le statut des chercheur à nos chercheurs et nous faire deux fois le prix du crédit. La deuxième, le fonctionnaire qualificateur était corrompu, nous avons arrêté les dégâts. Il faut fermer ces agences, viere tous ces fonctionnaires et diminuer les taxes correspondantes à ces coûts inutiles.

  • On rappelle quand même que Sanofi à travers de nombreuses niches fiscales, ne paie quasiment aucun impôt sur les sociétés. Donc à un moment il faut arrêter de trouver des excuses à cette entreprise qui a simplement fait de mauvais choix.

    • Ca n’est pas avec des arguments comme celui-là qu’on va arriver à ce qui devrait être la situation fiscale normale, un impôt sur les sociétés flat tax à faible taux et pas de niches…

      • non mais il ne faut pas sortir l’argument de la fiscalité pour l’échec de Sanofi. On a l’impression que certains récitent leur gamme anti-France sans même réfléchir si ça s’applique à la situation

  • 1. Sanofi a en cours un projet de vaccin ARN Messager avec Translate Bio, très en retard par rapport aux autres, mais comme il est possible qu’on ait besoin de ces vaccins encore longtemps, ça leur permettra peut-être de regagner un peu la confiance des investisseurs.
    2. L’histoire de Sanofi est intéressante : A l’origine, c’est tout simplement une branche d’Elf Aquitaine (donc quasiment étatique, puisque EA était à 75% possédé par l’état). Elle a été créée en 1973 avec les « windfall profits » du fait de la crise pétrolière et de l’explosion du prix du brut. A l’époque, les pétroliers ne savaient pas quoi faire de tout ce pognon. EA a eu l’intelligence de se diversifier dans la pharmacie, et d’en charger des gens remarquables et compétents (Jean-René Sautier et Jean-François Dehecq) et créa donc ce qui, après les privatisations rondement menées par les gouvernements de droite comme de gauche, et la vente par petit bout par Total des actions Sanofi, est devenu un des plus gros membres de Big Pharma.

  • Vous dites que l’erreur viens de ne pas avoir utilisé l’ARN messager.
    Il semble que le vaccin russe qui ne l’utilise pas non plus donne des résultats intéressants: https://www.vidal.fr/actualites/26583-vaccin-gam-covid-vac-sputnik-v-plus-efficace-que-les-autres-vaccins-a-adenovirus-recombinant.html

    Qu’en est t il et est ce que sanofi n’ont ils pas non plus raté dans leur domaine de conaissance ?

    • Sanofi a probablement raté l’idée de prendre des intérêts dans des projets qui explorent des pistes diverses, via des start-ups, en plus de la principale qu’ils explorent eux-mêmes. Manque d’ouverture d’esprit et de décentralisation, modèle top-down… En Russie, ils ont connu un siècle de hiérarchie incompétente et les chercheurs ont appris à faire malgré elle en la court-circuitant, pas en France.

  • Donc c’est manifestement de la propagande au second degré, visant à semer le doute alors qu’il faut avoir l’esprit particulièrement tordu pour penser que les vaccins puissent avoir un quelconque effet sur la fertilité.

  • En santé vitesse précipitation et éthique ne vont pas ensemble. Personnellement je ne pense pas me vacciner mais si je dois c est sanofy qui aura ma préférence. Et qui peut dire aujourd’hui si ces soi soi-disant labos innovants ne vont pas payer leurs précipitations.
    Je trouve que sanofy a fait un choix moral et que pour une fois qu on pense santé avant business on devrait les féliciter

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