Éolien off shore : personne n’en veut mais nous l’aurons quand même

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Éolien off shore : personne n’en veut mais nous l’aurons quand même

Publié le 25 mai 2021
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Par Michel Negynas.

Lorsqu’on fait remarquer aux aficionados de l’éolien qu’il faut 4 GW d’éolien pour remplacer un GW de nucléaire ou de gaz, et qu’en plus, on ne sait pas quand on les aura, la réponse est souvent : mais avec les éoliennes off shore, tout change…

Or on a déjà l’exemple de l’Allemagne. Elle en a installé près de 8 GW, avec des engins de près de 200 mètres de hauteur.

Au hasard, prenons la courbe des capacités éoliennes en Allemagne de la dernière semaine : l’offshore est en bleu… on voit bien qu’il varie exactement comme le on shore. Certes, le bilan global est un peu meilleur, soit environ 40 % au lieu de 25 %, mais il est tout aussi intermittent que le on shore. Il ne résout donc en rien le problème principal des énergies aléatoires : il leur faut en parallèle un réseau équivalent de centrales pilotables à la demande.

En outre, les coûts d’investissement sont énormes, surtout si on inclut les coûts de raccordement au réseau continental. Il est vrai que RTE en fait cadeau aux investisseurs, aux frais des consommateurs et des contribuables. À Dunkerque, il en coûte 250 millions d’euros pour raccorder 600 MW d’éoliennes.

Enfin, tous les possesseurs de bateau savent que la mer est un milieu d’une agressivité constante : bonjour les frais de maintenance !

Envers et contre tout

Le 22 mai, La Tribune titrait : « Feu vert à un nouveau parc éolien au sud de la Bretagne. »

Le gouvernement a donné son feu vert au projet d’implantation d’un parc éolien flottant au sud de la Bretagne, à l’ouest de Belle-île, selon une décision parue au Journal officiel. La zone retenue est située au sud de l’île de Groix et à l’ouest de Belle-île. Cette décision intervient alors que les projets éoliens dans la baie de Saint-Brieuc et au large de Dunkerque suscitent de fortes tensions.

Personne ne veut de ces engins en mer. Même le gouvernement Belge s’émeut pour le projet de Dunkerque :

Le gouvernement belge, préoccupé entre autres par l’impact visuel pour le tourisme et pour les routes maritimes du port d’Ostende, avait proposé de modifier l’implantation des éoliennes pour en faire un parc franco-belge, bien plus loin des côtes.

Ainsi, les Belges s’inquiètent pour la saison touristique de Knokke-le-Zoute, mais le cas de Belle-Ile ne semble pas ébranler Mme Pompili.

À Dunkerque, outre les riverains, la Ligue de protection des oiseaux et six partis politiques demandent un référendum : les malheureux ! Ils ont oublié l’affaire de l’aéroport de Notre Dame des Landes ! L’écologisme idéologue se rit des référendums !

C’est la même chose à Saint Brieuc, où il y a même des actions violentes de protestation.

Le projet de Belle-Ile

Ce projet fait partie d’un pilote de quatre fermes éoliennes flottantes en eau profonde : Faraman, Gruissan, Leucate, Groix-Belle-Ile. En effet, la France a un potentiel assez limité en on shore posé sur le fond marin : ses plateaux continentaux peu profonds sont assez étroits. L’éolien flottant pourrait résoudre le problème.

On pourrait se réjouir de voir s’éloigner ces engins de la côte. C’est oublier qu’on court aussi après le gigantisme : en Écosse, le projet Hywind comporte des éoliennes de 260 mètres de hauteur, de 80 à 120 mètres de structure immergée, avec des rotors de 154 mètres de diamètre. Même loin en mer, ça ne passera pas inaperçu. Et on ne peut quand même pas aller trop loin : pour ses 30 MW de capacité, Hywind nécessite 10 millions d’euros juste pour les câbles de raccordement !

Ces quatre projets sont destinés à préparer 2050, car selon RTE, il paraît que nous en aurons besoin à cette échéance pour atteindre 50 GW en offshore.

Selon une étude de Bearing Point, on recense aujourd’hui un potentiel de 240 GW en éolien flottant dans le monde. En France, selon l’association professionnelle France Énergie éolienne, on estime le potentiel à 6 GW ! Soit tout de même 1000 éoliennes de 6 MW grandes comme la Tour Eiffel, qui donneront au mieux l’énergie équivalent à moins de deux EPR…

On prend donc le risque de casser dès maintenant le tourisme sur nos plus belles façades maritimes pour, éventuellement, en 2050, produire l’équivalent de deux EPR… On prépare l’éolien pour 2050, dont les équipements durent 25 ans, alors qu’il n’a encore pas été pris de décision pour le nucléaire, dont les centrales durent 60 ans…

Et que représentent 50 GW d’off shore, cités comme objectif en 2050 par RTE ?  Même avec des tours Eiffel de 12 MW, le maximum envisagé, cela fait 4000 engins, 1000 km de côtes sur une file et 50 GW de réserve pilotable à terre pour les périodes d’anticyclones.

Et tout ça pourquoi ?

À l’occasion d’un point presse ce mardi 11 mai, Régis Boigegrain, directeur exécutif des affaires maritimes de RTE, le gestionnaire du réseau de transport électrique : «

L’éolien flottant en France va être nécessaire pour tenir nos objectifs de neutralité carbone.

En refusant le référendum aux Dunkerquois, la ministre avait déclaré :

L’éolien offshore est vital dans une logique de décarbonation, une énergie très compétitive, incontournable pour atteindre l’objectif de 40 % d’énergie renouvelable dans notre mix électrique en 2030.

Mme Pompili, Sciences Po Lille, et Régis Boisgegrain, école des Postes, ignorent que le nucléaire n’émet pas de CO2, et que KW et KWh ce n’est pas la même chose. Cela peut se comprendre de par leur formation.

Mais pourquoi diable sont-ils à ces postes de responsabilité, sur un sujet qui nécessite quand même un minimum de compréhension technique ?

 

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  • jacques lemiere
    25 mai 2021 at 7 h 02 min

    alors oui..on se demande…mais bon comme ces gens sont capables d’imaginer savoir ce que les gens consommeront en 2050…

    alors pour la vue ou l’impact sur la vie animal ou autre, je peux comprendre que les gens râlent mais pourtant la vue ne leur appartient pas, pas plus que la faune sauvage, aussi ce sont des lois qui d’ailleurs enfreignent le respect de la propriété qui empêchent en général de faire ce qu’on veut « chez soi » ou sur le domaine public..
    alors je suis partagé..ce n’est pas un argument valide si on accepte l’idée de l’interet commun qui serait connu par l’état, base de toute politique publique…..

    pour les lignes électriques par contre qui passeront sur des propriétés privées..

    « interet général » en général implique spoliation , et par ailleurs la législation de protection des paysages implique aussi la spoliation des gens de la jouissance de leurs biens..

    • Jacques, dans ce cas précis, où est l’intérêt public et par qui est-il défini ? S’agit-il de la lutte contre les émissions de CO2, c’est faux. On ne fait que substituer une électricité décarbonée à une autre, nucléaire et hydroélectrique, qui l’est encore moins et au bilan, on augmentera nos émissions parce qu’il faudra de plus en plus de centrales à fossiles pour compenser l’intermittence de l’éolien.
      Cela ne permet pas non plus de supprimer de centrales nucléaires, pour autant que cette suppression soit d’intérêt public, ce qui est pour le moins douteux, puisqu’il faudra garder toute la puissance de toutes ces centrales pilotables pour les jours d’hiver sans vent.
      Cela n’améliore pas les finances des citoyens puisque le développement de l’éolien s’accompagne implacablement de l’augmentation du prix de l’électricité pour les ménages, comme on le voit partout en Europe.
      L’intérêt public n’est donc pas ici expliqué par l’Etat, qui au contraire ne semble pouvoir convaincre que par des discours ignorant les faits et la rationalité. Il ne peut donc convaincre que par les méthodes de la « communication moderne » c’est-à-dire la propagande et le mensonge permanent pour faire prendre aux citoyens des vessies pour des lanternes, comme le fait sans arrêt Madame Pompili et son équipe de  » communicants »

      • Pour ce qui est de l’augmentation des émissions de CO2, c’est déjà le cas depuis 2 ans avec un appel de plus en plus fréquent à la filière gaz dans un contexte certes particulier (plusieurs centrales nucléaires en arrêt du fait du retard de maintenance pris avec la crise sanitaire) mais qui démontre bien ce que tous les gens sérieux prédisent depuis longtemps concernant une des conséquences du développement des énergies renouvelables intermittentes dans un pays où la production électrique est presque entièrement décarbonée.
        Une autre conséquence étant comme vous le soulignez, l’obligation de surdimensionner le parc de production en puissance pour pouvoir répondre à cette intermittence; surdimensionnement qui s’accompagne d’une sous-utilisation des moyens pilotables indispensables, augmentant encore les coûts globaux de l’électricité. Sur ce point également, il suffit de constater l’envolée des factures pour voir que ces prédictions évidentes se réalisent.
        Mais dans un monde qui marche sur la tête, il ne faut plus s’étonner de rien

      • jacques lemiere
        25 mai 2021 at 13 h 14 min

        mais je ‘en brane du CO2… je ne dis pas ça, je dis un paysage ne vous appartient pas..la mer ne vous appartient pas… les oiseaus sauvages ne vous appartiennent pas..
        tout ça ce n’ets pas que jem’en branle, je ne suis pas légitime à interdire des éoliennes pour ça…

        je ne veux pas avoir mon mot à dire sur les éoliennes autrement que via le fait de pouvoir choisir d’acheter leur electrocute..point barre. or ça ne se produira pas..

        je réfute justement l’interet public.. mais

    • La vue est en effet un très mauvais argument, c’est du Tartuffe. Comme si un investissement de l’argent du contribuable dans une technique non-rentable et pénalisante pouvait devenir acceptable si ça ne se voyait pas ! Trop de gens comprennent les éoliennes comme une pancarte peu esthétique Ici l’Etat investit pour votre bien et votre avenir alors que c’est Ici les gouvernants gaspillent votre argent pour leur réélection et leurs petits copains exclusivement.

      • Rien n’interdit aux simples citoyens que nous sommes de faire imprimer de jolis autocollants doté d’une colle très résistante pour rétablir la vérité sur ces pancartes 🙂

      • Vous avez raison, même si la destruction des paysages ne fait que s’ajouter à la gabegie financière, je peux vous assurer, pour être directement confronté au problème, que ça reste un argument tout à fait recevable quand vous avez une habitation en face et à moins d’un kilomètre d’un parc éolien!

        • Par ailleurs, selon les promoteurs de cette forme d’énergie, il parait que l’éolien ne fait pas beaucoup de bruit et réduirait les pertes en ligne en étant une production locale, que ça ne dégrade pas les paysages et que les habitants des campagnes sont des cons de les refuser…

          Pourquoi alors ne pas les implanter en ville?

          Les gens des villes sont intelligents (eux votent écolo…) et par consequent les accepteront surement. Les villes étant d’aspec artificiel, ça ne dégradera pas les paysages, l’emprise au sol est faible donc pas trop de problème de foncier, les infrastructures necessaires au travaux sont proches (centrale a beton, gare…) donc réduction de l’impact transport, les pertes en ligne réduites a leur minimum, et en sus on peut profiter des transfos de distribution .
          Donc ça ne pose aucun souci et comme ça, ça mettrait tout le monde d’accord.

      • jacques lemiere
        25 mai 2021 at 13 h 16 min

        non désolé il n’y pas à parler de rentabilité sans marché libre…
        des gens seraient sans doute prêts à payer plus cher, pour une électricité erratique ça les regarde…

        • Marché libre, ok, ce serait idéal, mais déjà en son absence une information loyale sur les aspects coûts serait un premier pas.

    • Michel Negynas
      25 mai 2021 at 8 h 26 min

      Vous dites: alors pour la vue ou l’impact sur la vie animal ou autre, je peux comprendre que les gens râlent mais pourtant la vue ne leur appartient pas,

      Le raisonnement est purement économique: si les touristes et les navigateurs de plaisance délaissent des côtes gangrénées par des parcs éoliens , c’est une perte de valeur pour ces régions.

    • Marius Sonpeneu
      25 mai 2021 at 10 h 02 min

      Bien sur qu’elle sait forcément ce que sera la consommation en 2050. Puisque les gens ne veulent pas réduire leur consommation, elle sera réduite de force, automatiquement… La consommation sera donc celle permise par ce qui sera disponible. épicétou 🙂

      • @Marius ! vous avez raison, votre « épicétou » est à appliquer à toute cette hérésie ! C’est haut, c’est moche, c’est cher, ça ne produit que quand c’est possible, ça produit des tonnes de GES avant même d’être fabriqué, transporté, mis en oeuvre, personne n’en veut, mais vous en aurez quand même pour la bonne et unique raison que ça rapporte des voix aux politiciens et des sous à leur bande de copains et des fonds de pension étrangers ! épicétou, qu’on se le dise !

  • Monsieur Negynas, vous n’avez encore rien vu : en ce moment, de l’estuaire de la Gironde au Sud de la Vendée, notre gouvernement s’est mis en tête d’installer de gigantesques parcs d’éoliennes posées de 260 mètre de haut dans un Parc naturel marin protégé par les lois françaises et européennes sur l’environnement. Allez voir sur le site du collectif NEMO http://www.eolien-oleron.fr. Vous serez édifiés. L’écologisme, c’est en train de devenir la peste verte.

  • la caractéristique de la connerie est qu’elle n’a pas de limite !

    • Surtout si nous ne l’arrêtons pas. Il est vrai que l’énergie à mettre pour l’arrêter et supérieure d’un ordre de grandeur à celle nécessaire à l’énoncer.

  • N’oublions pas que les rêves humides des boboso-escrolos est l’interdiction de la propriété privée pour aboutir à une société de castes, avec une caste dirigeante qui a tous les droits (la caste avec le fameux Pass’Droit) et une caste de servants (celle avec le Pass’Vert / Pass’Vaccinal / Pass’Marx) qui n’a rien et a le droit de se trimballer en vélo jusqu’à la prochaine gare…en espérant qu’il ne faille pas attendre le train aussi longtemps que Godot…

    Tous les calculs montrent que pour arriver à 0 émissions d’ici 2030 ou 2035 (ça ne change pas grand chose), il faut déployer environ 1GW toutes les 3 semaines environ rien que pour charger un parc de véhicules électrique équivalent au parc à combustion interne existant…et les énergies renouvellable ne permettent pas d’y arriver…seuls le nucléaire et les Small Modular Reactor permettraient d’y arriver…mais heureusement, le principe du frein à disque façon Gaston Lagaffe est appliqué à la lettre dans ce pays et dans l’UE d’une manière générale, les recherches sur le sujet sont interdites…du coup, les Suisses, les Américains et les Anglais vont beaucoup rigoler quand ils verront que l’UE a réussi l’exploit de revenir dans les années 45-50…

    En passant, personne ne parle des réformes que le gouvernemaman espagnol est en train d’essayer de faire passer (avec application de l’intégralité du programme avant 2035) et qui ressemblent très étrangement aux préconisations de Karl Marx (pardon Klaus Schwab)…plus de vélo, plus de transports en commun, plus de gouvernemaman, moins de voitures, moins d’énergie, plus de propriété privée, …

    • @ Charles.W = oui le programme Espagnol devance un peu le futur nôtre, nous ne devrions pas trop rester longtemps à la traîne ! Le programme K.S. est pour le moment suivi à la lettre, du moment que certains l’ont gobé sans roter, les autres devront suivre sans broncher ! Vous y êtes ! (mais hélas !)

  • « L’éolien offshore est vital dans une logique de décarbonation »

    Cet argument « logique » de la ministre est presque rassurant à mon sens.
    Parce qu’il arrivera bien un moment où le balancier de l’hystérie carbonophobe repartira dans le bon sens comme dans les années 1970 au cœur de l’explosion industrielle. On comprendra par la force de l’évidence que le supplément de CO2 ne réchauffe plus rien du tout et favorise la végétation dont la surpopulation a bien besoin. Et le démantèlement de ces forêts de ventilateurs créera de nombreux emplois nécessaires à l’intérêt public.

    • C’est surtout que cette affirmation est totalement fausse. La durée de vie moyenne d’une éolienne constatée en Allemagne est de 7 ans (et elles sont presque impossibles à recycler du fait des composites utilisés)…et la plupart des éoliennes sont fabriquées en Chine, donc rien que l’extraction des matières premières, l’énergie nécessaire à leur fabrication et l’énergie nécessaire à leur transport devraient suffire à invalider cette proposition, puisque l’essentiel de ces activités requièrent du combustible fossile.

      • « la plupart des éoliennes sont fabriquées en Chine ». Dans ce domaine, c’est faux. La plupart des éolienens installées en Europe sont fabriquées en Europe (Danemark, Allemagne et Espagne pour les plus gros industriels). Et seules les modèles avec technologie multipolaire (Enercon par exemple) utilisent des aimants permanents contenant des terres rares.

        • Vous avez raison, cependant, il convient de se poser la question de pourquoi MHI Vestas communique sur le fait que 83% de ses émissions de CO proviennent de la fabrication, de ses fournisseurs et de sa chaine d’approvisionnement :

          – où sont les mines de terres rares ? En Afrique, en Russie et surtout en Chine…
          – où sont fabriqués l’essentiel des granulés de plastique entrant dans la composition des éoliennes ? En Chine…
          – où sont fabriquées l’essentiel des batteries utilisées pour lisser la production ? En Chine…

          Dans le détail des émissions de CO2, les leaders européens communiquent les données suivantes:
          – Siemens Gamesa Renewable Energy (68% pdm en 2020 sur l’UE) : un total de 27,9kT de CO2 sans plus de détails (donc pas franchement décarboné)
          – MHI Vestas (23,9% de pdm en 2020 sur l’UE) : pas de total, mais une répartition de 83% production/fournisseurs, 4% installation, 13% transport (exploitation seule…exit le bilan de la fabrication des camions, et de leurs navires)
          – Bard Engineering (4% de pdm en 2020 sur l’UE) : pas de détail / activité (mais pas décarboné au vu de leur site)
          – GE (1.4% de pdm en 2020 sur l’UE) : pas de détail / activité, mais le chiffre est probablement aussi réaliste que les bilans qui leur ont valu une amende de 200 millions de dollars l’an passé…

        • @Gerald 555 – oui les Enercon les plus em………tes pour les riverains ! un véritable cauchemar. Vous oubliez aussi la pollution par la dispersion dans l’atmosphère du bisphénol A contenu dans les pales, comme l’a récemment démontrée une étude Danoise (+ la nécessité de poncer ces pales pour supprimer la couche d’insectes venus se suicider dessus, les particules sont alors dispersées en grande quantité)
          Ce qui prouve aussi que la biodiversité tant réclamée par nos chers écolos ne peut cadrer avec leur demande de girouettes !

      • La durée de vie d’une éolienne c’est plutôt 20/25 ans et pas 7 ans. Mais c’est peu par rapport à une centrale nucléaire (60 ans).
        Effectivement, comme dit Gerald 555, les fabricants sont européens.
        Concernant l’utilisation des terres rares, la technologie multipolaire, qui en consomme, va sans doute se généraliser, car elle évite le multiplicateur mécanique à engrenage, qui rend la maintenance difficile.

        • De plus les aimants améliorent aussi le rendement à basse puissance, et comme une bonne partie de la production est faite à basse puissance, ça augmente substantiellement la rentabilité.

        • Oui et non:
          – Oui, car c’est effectivement leur durée de vie annoncée par les constructeurs…
          – Non, car généralement ces dernières sont remplacées tout les 5 – 10 ans par des designs plus efficaces…

          Ensuite, actuellement, leur recyclage est loin d’être optimal, on a exactement le même problème qu’avec les autres composés en fibre de verre…et comme avec le duroplast des bonnes vieilles trabant d’Allemagne de l’Est, la seule solution est de découper les pales en petites pelottes et de les inclures dans des sols, des isolants et d’autres matériaux de construction…seulement, divers problèmes subsistents:
          – quid de la nocivité de ces pelottes de fibre de verre sur le long terme ? (je pense à l’amiante)
          – quid du fait qu’on ne puisse pas recycler les pales des parcs éoliens offshore du fait de leur exposition au sel (cf ce qui se passe à Royan avec les bâtiments des années 40-50 construits avec du sable directement prélevé en mer)
          – quid des champs remplis de centaines de pales d’éolienne qu’on peut observer en Allemagne ou en Californie
          – quid des milliers de pales d’éoliennes qui ont été enfouies au fil des années faute de solution de recyclage ?

          Ensuite, pour la durée des centrales nucléaires, on peut largement les faire durer plus de 60 ans à condition de les maintenir correctement…

          • Sources: BBC, Los Angeles Times, Die Zeit, Global Fiberglass Solutions

            • @Charles.w – + 1000 ! comment se fait-il que nos décideurs n’aient pas eu vent de ces problèmes ? Ou s’ils les ont connus pourquoi ont-il persévéré dans ce choix imbécile autant qu’irresponsable ?

          • Pour la durée de vie des éoliennes, factuellement, elle semble trés liée à la durée des contrats subventionnés. Remplacer le parc permets de repartir sur un nouveau contrat et éviter de devoir vendre au prix marché. La durée d’exploitation est donc de l’ordre de 15 à 20 ans.

            Exemple récent: https://viaoccitanie.tv/les-8-eoliennes-du-parc-de-rivesaltes-demantelees-et-remplacees/

            Vous noterez les explications fumeuses du journaliste… A se rouler par terre!

    • Je pense qu’à terme vous avez raison mais je ne sais pas combien de temps il faudra pour que ce constat soit établi officiellement. A mon avis, il ne le sera jamais et on trouvera de bonnes raisons pour expliquer que le rôle du CO2 dans le réchauffement climatique a bien été celui prédit mais que de nouvelles circonstances ont bouleversé un peu les prédictions pourtant apocalyptiques (probablement d’ailleurs grâce à l’action pertinente et efficace de nos politiques énergétiques. Une bonne campagne de désinformation et quelques articles d’explications des ‘décodeurs’ de nos merveilleux journaux que sont devenus le Monde et Libération feront avaler cette mystification.

    • @mc2 = le rêve n’est pas interdit, mais il ne faut pas en abuser !

  • J’aile bien l’idée des cadeaux faits avec l’argent des contribuables…
    J’aimerais connaitre depuis 20 ans le montant de tout l’argent dépensé pour ces folies éoliennes et solaires : ça a commencé dans les années 2000 avec la folie de l’éolien sur tous les toits : combien d’installations fonctionnent encore, avec toutes les usines de panneaux européennes fermées depuis. Dernièrement, vu sur l’A75, qui traverse quelques uns des plus beaux paysages de France, peu avant de quitter le Cantal, TOUTE UNE COLLINE DEBOISEE et couverte de panneaux solaires.
    Combien d’éoliennes qui ont plus de 20 ans fonctionnent encore ? et effectivement des éoliennes en mer, cout d’entretien faramineux. Quid de ces installations en fin de vie ?

  • Ha si, le patron de Total en veut !!!

  • Dans un pays aux centrales nucléaires et aux barrages hydroélectriques les ventilateurs géants ne servent à rien… Idem pour les panneaux solaires qui peuvent à la rigueur servir pour ceux pouvant les payer sans subventions. Economiser 5 milliards sur la facture EDF serait le bienvenu.

    • Faire 5milliards de cadeau…. Jamais, et pour la peine vous aurez 5 milliards de plus pour vous être plaint

      • Très certainement en plus, car ils n’ont clairement pas dû prendre en compte la maintenance et les remplacements… 🙂

  • Je pense que la France n’a pas vraiment le choix elle est devenue trop dépendante de l’ue, on lui dit de mettre ça là et ils mettent ça là sinon l’oncle piscou ferme son coffre-fort à double tours.

    • Comme disait l’autre, l’Allemagne est parvenue à imposer en temps de paix ce qu’elle n’est pas parvenue à imposer en temps de guerre…malheureusement, il y a de fortes chances que cela se termine en temps de guère (guère de travail, guère d’argent, guère de culture, guère de …)

  • Des incapables, voilà ce que sont ces personnes placées à des postes en dehors de leur compétence. Si encore, elles étaient les seules, mais non, elles pullulent dans les plus hautes sphères de l’état, sur les bancs de l’Assemblée Nationale et dans les innombrables comités qui se croient importants partout en France. Vivement des cyclones et des ouragans pour détruire ces monstres hideux, coûteux et inutiles que sont les éoliennes !

    • Les monstres coûteux et à détruire sont de préférence ceux qui nous gouvernent, mais surtout il importe de mettre beaucoup de soin à choisir ce par quoi on les remplace, sinon ça ne sert à rien.

      • @ Michel, C’est vrai que depuis 40ans, en règle générale le successeur est pire que le précédant. Je pensais qu’on avait touché le fond avec hollande, mais je commence à douter.

        Dommage qu’un animal ne puisse pas se présenter aux élections. On en est à un point ou mettre une chèvre au gouvernement serait certainement mieux, comme ce fut le cas en Belgique lorsque ils ont eu une embellie économique lors d’une période ou ils n’avaient plus de gouvernement…

        • @Hervé2 – Les ânes sont plus jolis (ceux avec la croix de St-André) et au moins ils savent trouver les bons chemins ! Ce serait superbe de voir toutes ces admirables bêtes à l’Assemblée Nationale ! Et en effet la Belgique ne s’est pas écroulée sans gouvernement…

          • Les Ânes sont sympas aussi (et ça éviterait d’avoir à requalifier les occupants de la dite assemblée) . Seul bémol: leur langage n’est pas des plus harmonieux.

    • Bah ce sont tous des fruits de notre éducation nationale, les chiens ne font pas des chats, et oui, ils sont niais, peu intelligents, sans culture, fainéants comme nos anciens rois, accrocs à l’argent malgré tout surtout quand c’est le notre. Y a surement quelques bosseurs parmis eux mais, bon, quand on n’ a rien dans la tête…
      Vous avez raison, avec le réchauffement, ça va tanguer très dur en mer, mais le vent, les éoliennes adorent cela moins les gens maintenant ces instruments en fonctionnement. La mer, y a des jours, faut pas y mettre les pieds et si un jour un iceberg géant veut faire un booling…

    • @Mariah ! ma prière chaque soir à Eole !

  • C’est toujours navrant de constater que tous ces clowns qui prennent les décisions ne savent toujours pas qu’en France, on a 80% d’énergie décarbonée, soit 2x l’objectif à atteindre pour 2050… Ca fait peur… CPEF

    • 80 % d’électricité décarbonée. Au niveau de l’énergie, l’électricité ne représente qu’une portion de l’énergie finale consommée (25% – 30%). 70% de l’énergie consommée provient des fossiles. Outre l’électricité carbonée, il y a le fuel domestique/gazole
      /Kérosène, l’essence et le gaz qui restent incontournables pour le chauffage, transport, travaux publics, agriculture, groupes électrogènes des hôpitaux etc… Avez vous vu une minipelle électrique ? Un char d’assaut hybride ? Un Rafale à hydrogène ?

      • On parle de production d’énergie et fourniture d’électricité dans ce cas. Le kérosène et le carburant pour les véhicules, c’est un autre sujet.
        A moins que les écolos ont encore changé l’angle de leur attaque ? après le réchauffement devenu dérèglement, les émissions de CO2 sur place devenus émissions de CO2 sur toute la chaîne de production, ils vont changer toutes leurs références pour leurs analyses ?

  • Pas le moment d’acheter une bagnole à piles.

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Par Michel Negynas.

Calculer l’empreinte carbone seule d’un produit ou d’un service en vue de juger s’il est bon ou mauvais pour la planète est en soi stupide. Un produit peut être faible en CO2, mais incroyablement toxique, ou émettre beaucoup d’ozone… Le cas le plus connu est celui de l’automobile : le diesel fait baisser les émissions de CO2, mais augmente les émissions d’azote… c’est l’inverse pour les voitures à essence. Et alors ?

Mais que ce soit pour le seul CO2, ou l’ensemble des impacts environnementaux, calculer une «... Poursuivre la lecture

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